Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 | La paix n'existe pas pour moi, c'est ça le problème. | }PV Ana Lias{

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Ace Seikan
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MessageSujet: | La paix n'existe pas pour moi, c'est ça le problème. | }PV Ana Lias{   Jeu 26 Juil - 21:36

|J’ouvris un œil, puis le deuxième. Je constatai avec découragement que c’était le jour. Bon, j’avoue, pas difficile de ne pas le remarquer quand vous êtes du genre à dormir les rideaux ouverts. Puisque je me couchais plus tard que mes colocataires, je les ouvrais au moment d’aller me coucher. Je déteste littéralement dormir avec des rideaux fermés. Je n’aime pas ça. Ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas, mais une chose est sûre, c’est que je ne trouvais aucune utilité aux rideaux. Ouais, d’accord, pour empêcher la lumière du soleil d’entrer dans la pièce, mais si vous détestez à ce point notre cher soleil, aller donc dormir au sous-sol, là où il n’y a pas de fenêtre. Pour ma part, je n’aimais ni la lumière ni l’obscurité. Je n’aimais rien dans cette foutue vie en ce moment. Ma vie est un enfer éternel auquel je ne pouvais pas échapper, il faut croire. Pourquoi? Parce qu’à chaque foutue tentative de suicide que je faisais, je la ratais. Pourquoi étais-je si mauvais que ça? Je n’en avais aucune putain d’idée. M’enfin, ce qui importait en ce moment était le fait que je me réveillais de nouveau dans ce monde pourri. Bien que je n’aille tenté de me tuer la veille, je détestais toujours autant me réveiller après une dure nuit remplie de cauchemars. C’était toujours pareil. Insomnie quand tu nous tiens. Mon pire cauchemar était de ne jamais pouvoir quitter cette terre maudite. Je sais bien que c’est impossible de vivre pour l’éternité, mais que voulez-vous? Je ne contrôle pas ça, moi.

|Je soupirai en passant ma main dans mon épaisse tignasse obscure. J’avais retouché mes repousses hier, parce que je ne pouvais pas supporter de voir à quel point j’ai les cheveux naturellement blonds. Mais cela fait tellement longtemps que je me teins les cheveux en noir que je ne me rappelle même plus quelle tête j’ai en blond. M’enfin, tant mieux, puisque je haïssais avoir cette couleur de cheveux. Je trouve que le noir me va vachement mieux. Je m’assis dans mon lit et m’étirai les bras en baillant. Je regardai autour et comme toujours, je constatai que j’étais seul dans la chambre. J’avais l’habitude. Je n’allais à aucun de mes cours, alors je dormais aussi longtemps que je le pouvais. Je posai les pieds sur le sol et me dirigeai vers la fenêtre. Ma chambre étant située au deuxième étage, je pouvais observer la cours de haut. Il y en a quelques-uns qui portèrent leur regard vers moi, mais ils ne firent pas plus attention à moi que cela. C’était tant mieux puisque je hais me faire fixer avec mépris. M’enfin. Il faisait très beau dehors et il devait faire chaud. Plus qu’à l’intérieur, je veux dire. Malgré la chaleur de l’été, je dormais avec un bas de pyjama long et noir, ainsi qu’avec mon éternel chandail de Nirvana. Mon groupe favori. Et puis je m’habillais avec des jeans peu importe la température extérieure. Je ne porte pas de shorts. Il n’en est absolument pas question.

|C’est avec cette pensée que je me dirigeai vers mon armoire à vêtements. Ouais, j’avais enfin décidé de ranger mes vêtements où il le fallait au lieu de les laisser dans mon sac. Je m’étais finalement résigné à passer beaucoup de temps dans ce foutu pensionnat. J’ouvris les portes de l’armoire et pris des jeans troués que j’enfilai après avoir enlevé mon pyjama improvisé. Je mis ma ceinture dont la boucle formait une tête de mort. Je sortis une camisole violette et décidai de ne pas en mettre trop puisqu’étant chaleureux, j’allais avoir trop chaud. Surtout qu’aujourd’hui, j’allais voir Sarah… Je ne parlais pas de me suicider, mais d’aller lui rendre visite sur sa tombe. Bien que le suicide étant une option alléchante… Bon, ok! Je n’étais pas assez con pour aller me suicider tout de suite, alors qu’il y avait plein de monde qui passait çà et là. Non, j’allais au moins attendre ce soir, que la nuit soit tombée. Pour l’instant, je mis mes converses violets et pris ensuite mon eye-liner avec le reste de mon maquillage. Je me dirigeai vers le miroir et me maquillai, mon ombre à paupière étant de la couleur de ma camisole. Cela ne me prit pas beaucoup de temps puisque j’étais habitué. Le résultat était parfait. Mes yeux ressortaient beaucoup avec de la couleur foncé autour d’eux, puisque mes yeux sont du plus bleu que vous ne verrez nulle part ailleurs. Je me regardai un moment et décidai de me dessiner des signes sur le visage, le cou, les bras et les mains avec mon eye-liner. Cela me prit un moment, mais après quelques minutes, tout était parfait. J’avais un peu l’air morbide, mais surtout, j’avais l’air exactement de ce que j’étais : un emo.

|Je pris la clé de la chambre et sortis enfin dans le couloir. Il n’y avait personne, mais c’était normal puisque tout le monde étaient dehors ou autre part dans le pensionnat qu’aux alentours des dortoirs. Il y a des choses bien plus intéressantes à faire que de rester vautré dans sa chambre ou être proche de celle-ci. Choses que je ne fais pas, puisque je suis du genre à faire tout pour que personne ne vienne me déranger. Je me dirigeai vers l’escalier et me préparai aux regards des autres. Quand on se comporte comme moi, il est clair qu’on se fait remarquer. Même si on essaie d’être le plus invisible du monde. En fait, c’est exactement le contraire qui arrive. Mais je crois que cela faisait assez longtemps que je vivais ici que les autres savent tous, sans exception, que je suis le suicidaire de service. Tous et chacun savent que j’ai l’esprit torturé et je suis rendu à un stade où les autres me regardent bizarrement, mais moins qu’avant. Non, maintenant, j’y vois de la pitié dans leurs regards et je trouve ça pathétique. Ils essaient tous d’être gentils avec moi, alors que je n’arrête pas de les envoyer bouler. M’enfin, quand j’arrivai au rez-de-chaussée, peu de regards se tournèrent vers moi. Il était temps, putain. Au détail près que ceux qui me regardèrent le firent de façon beaucoup plus accentué. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir un mec avec des dessins sur le visage, les bras et autres. J’esquissai un sourire et passai mon chemin sans rien faire et sortis du pensionnat.

|Me retrouvant sous le soleil, je remarquai que j’avais bien raison d’avoir pensé qu’il faisait chaud aujourd’hui. Il n’y avait pas de vent et le soleil n’était pas caché par les nuages. En bref, c’était une superbe journée d’été. C’est sous cette chaleur que j’entrepris de me diriger vers le cimetière en pensant que j’aurais tout donné pour avoir Sarah à mes côtés en ce moment. Après quelques minutes de marche, j’arrivai à destination. Je poussai la grille et entrai pour immédiatement me diriger vers sa tombe. Je m’agenouillai devant sa sépulture et posai ma main sur la pierre chaude. Pourquoi le destin avait-il fait en sorte qu’elle meure? J’étais même soupçonné de l’avoir tué et de ne pas m’en rappeler. Comment aurais-je pu faire une chose pareille à la fille que j’aimais par-dessus tout? S’ils me voyaient en ce moment, ils verraient bien que je peine à vivre sans elle et qu’elle l’envie de la rejoindre me fait faire des actes stupides comme le suicide! Ça me met hors de moi. Ils pensent que j’ai assassiné Sarah simplement parce que je suis la dernière personne à avoir été avec elle avant qu’elle ne meure. C’est stupide comme raisonnement. Complètement stupide et insensé. Alors que je fixai les écritures sur la pierre tombale, j’entendis du bruit à proximité. Je roulai les yeux. Non, mais merde! Je ne pouvais jamais avoir la paix dans ce bas-monde? Pourquoi faut-il qu’à chaque fois que je recherche la tranquillité et la solitude à un autre endroit que dans ma chambre, je sois dérangé? De plus, la plupart du temps, c’était par des filles. C’était exaspérant à la fin. Pourtant, je ne bougeai pas d’un poil. Pas la peine de l’attirer vers moi, qui que cela soit.

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Dernière édition par Ace Seikan le Mer 10 Oct - 0:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: | La paix n'existe pas pour moi, c'est ça le problème. | }PV Ana Lias{   Mer 8 Aoû - 7:16

J'étais dans mon lit, coucher et la tête à l'envers, entrain de chercher une inspiration. Mon carnet dans mes mains, entrain de mâchouiller mon crayon. Mais rien ne me venait. Le vide totale, la malédiction de la feuille blanche quoi! Mais bon, faut dire que rester dans ma chambre n'allais pas vraiment m'aider à crée une image. Mais je n'avais pas d'idée de lieux. Aucun ne m'inspirais vraiment, ou bien je l'avais déjà fait. Enfin, je décidais quand même de me levée et de faire l'effort de m'habiller et sortir.

Direction ma penderie. Je pris les premières choses qui me vinrent en main. Dont une camisole noir avec une veste rouge et un jeans. Ensuite, je me dirigeais vers les toilettes. Pour aujourd'hui je décidais de laisser mes long cheveux rouge libre de tout mouvement. Donc, pas de cheveux attacher. Je passais ensuite au maquillage, quelque chose que je fais rarement, mais sa m'arrive parfois. Je me mis maladroitement du crayons noir autour des yeux, puis asseyant de masquer ça je me mis du fard à paupière rouge. mais bon, disons que ce n'étais pas extraordinaire. Je finis en me mettant du mascara puis je fut enfin prête pour sortir.

Quand je déambula dans les couloirs, je fus heureuse de constater que les gens avaient finalement finis par s'habituer à ma couleur de cheveux, un peu extravagante. Et donc, aucun regard se tournèrent vers moi. Je me dirigea vers le parc ou je pensais pouvoir voir quelque chose d'inspirant. Malheureusement, peu importe le nombre d'heure passer dehors rien ne me vint, aucune inspiration n'étais là. Et vu la chaleur qu'il faisait je décidais de rentrer.

Je m'assis dans les couloirs, décourager. C'est alors que je vis quelques visages se retourné à l'approche de quelqu'un. Pensant que s'était Daryl, puisque qu'il fait tournée les têtes sur son passages, je tournais immédiatement la tête prête à lui sauter dessus, pour qu'il m'aide. Daryl est une excellente source d'inspiration avec sa cicatrice, le problème c'est qu'il n'aime pas poser pour les artiste tel que moi. Quand je les rencontrer il a quand même fallut que je fasse du kendo avec lui pour accepte et sa ma même valu une côte brisé.

Mais je me trompa, c'était un garçon à l'allure peu ordinaire. Ce n'étais pas Daryl, mais se mec valais quand même de l'or. Avec le maquillage qu'il sait mis sur le visage en plus, sa ne pouvait que faire quelque chose de formidable! Je me levais, alors que celui ci traversait la porte pour sortir dehors. Quand j’arpentai le couloir, les quelques gens qui l'habitais commencèrent à parler du garçon. Comme quoi s'était le suicidaire de service, et qu'il allait sûrement retenter le coup aujourd'hui. Mais ho! Il est hors de question que se mec meurt! Quand j'aurais finis il pourra faire ce qui veut de son corps, mais tant que je n'aurais pas un portait de lui, personne ne mourra sans mon consentement.

J'essayais de le suivre discrètement, ce qui marchais jusqu'à maintenant, mais lorsque nous arrivâmes au cimetière je me figea. Mais qu'est qu'on foutais ici! Je ne savais pas si je devais continuer ou non. Alors je commençais à me dire mentalement les points positifs et négatifs du lieux. Commençant par les négatifs. C'est lugubre et les fantômes l'habite. Les points positifs. Je n'ai jamais dessiner se lieux et je dois absolument poser ce mec.

Je ravala donc mes craintes et rentra dans le cimetière. D'abord hésitante, puis ensuite me sentant ridicule. Ce lieux n'était en aucun cas lugubre ni un tant soit peu effrayant. Enfin, le jour. Et puis, il est impossible que des fantômes sortent à la lumière du jour. Je me dirigea vers le garçon, et je pus finalement le revoir, j'allai m'assoir dans un emplacement où je pourrais bien le voir sans que celui-ci puisse. Trouvant le bon endroit, je m'assis et sortie mon carnet et mon crayon. Puis commença à crayonner.

Ça devait bien être la première fois, qu'un de mes modèles abordais une telle expression. Ont pouvait très bien ressentir la tristesse qui abordais son regard. Je ne savais pas qui il pleurait, mais en tout cas il devait vraiment l'aimer. Je me sentais vraiment mal de lui voler ce moment sans sont consentement. Je décidais quand même de finir et d'aller le voir ensuite. Si il ne veut pas que je garde se dessin et bien...Je le déchirais...Bon sa va me briser le cœur, mais je n'ai pas envie de violer l'intimité des autres quand même.

Finalement terminé, je pris une grande inspiration et me leva...Ne pouvant m’empêcher de faire du bruit. Ben oui la discrétion c'est pas mon fort, je suis même étonner d'avoir réussir à ne pas m'avoir fait voir jusqu'à maintenant. Je m'approchais de lui, sentais déjà que je le dérangeais. J'avais même un peu peur de lui parler, sans savoir pourquoi, alors je ne fis que déposer mon dessin devant lui, espérant qu'il ne le prenne pas trop mal. Un peu en vain n'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: | La paix n'existe pas pour moi, c'est ça le problème. | }PV Ana Lias{   Mar 6 Nov - 5:14

|J’avais totalement raison en pensant que quelqu’un m’observait. Comme toujours. Et je détestais avoir raison sur ce point. Pourtant, je n’avais pas du tout remarqué la présence de l’autre pendant mon chemin jusqu’au cimetière. Je m’étais agenouillé devant la tombe de Sarah et j’avais posé ma main sur sa pierre tombale. Puis je m'étais mis à éprouver plus de tristesse que d’habitude. Assez pour que cela se voit dans mes yeux, mais pas pour que je laisse couler des larmes. Je les laissais sortir seulement dans ma chambre lorsque j’étais seul. Et avec les colocataires que j’avais, je pouvais me le permettre puisqu’ils sortaient de la chambre avant moi et y revenaient avant moi. J’avais toute la journée en plus de toute la nuit. On s’entend que je pleurais sans un bruit. De toute façon, cela ne m’arrivait pas vraiment souvent. J’aimais mieux cacher mes sentiments et les vivre seulement à l’intérieur de moi. Je savais que c’était malsain, mais je n’y pouvais rien. J’avais appris à vivre comme ça pendant deux années complètes. M’enfin. Tout cela pour dire que j’avais entendu du bruit non loin de moi. Je n’avais rien fait pour savoir qui c’était ni pour que la personne soit portée à venir vers moi. En fait, je ne voulais absolument pas que cette personne m’approche. Surtout pas alors que j’étais en train de me recueillir sur la tombe de Sarah. Ce serait une atteinte à la vie privée. À ma vie privée. C’était tout ce qu’il me restait de bien dans ce monde pourri, alors je ne voulais pas que quelqu’un ose venir me déranger.

|Pourtant, mes espoirs furent vains. Malheur à cette personne. Malheur au dessin qu’elle me fourra sous le nez pour que je puisse le voir. C’était moi. À l’endroit précis où je me trouvais. Au lieu d’agir sur le coup, je pris tout de même le temps d’admirer les talents de l’artiste qui m’avait dessiné. Des coups de crayon précis et chaque détail étaient représentés sans le moindre oubli. Ce dessin était parfait. Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de le trouver laid. Laid, car il avait été fait sans mon consentement et que l’on avait porté atteinte à ma vie privée. Chose que je ne pouvais pas supporter du tout. Puis je sortis de ma non-émotivité pour lui arracher le dessein des mains sans pouvoir éviter de le chiffonner un peu. Je me levai et posai mon regard sévère sur le visage de la jeune femme. J’étais en colère.

|« Pourquoi as-tu fait ce dessin de moi? Surtout sans mon consentement? Je ne pose pour personne! C’est une atteinte à ma vie privée! Tu te rends compte de ce que tu as fait? Je vais garder ce dessin et le brûler! »

|Je ne voulais pas que l’on se souvienne de moi après ma mort. Je voulais être oublié. Je voulais que les autres se demandent qui j’étais quand ils verraient l’annonce de ma mort. Je voulais qu’ils affirment ne jamais m’avoir vu alors que ce n’était pas le cas. Je serrai les poings avec force, bousillant encore un peu plus le dessin qui reposait dans ma main. Sans doute voulait-elle le garder et même si elle acceptait de le détruire, je savais que cela lui ferait de la peine de perdre un si beau dessin. Seulement, je ne pouvais pas lui permettre de le garder. Je ne savais pas ce qu’elle en ferait et même si elle me le disait, je ne voudrais pas plus. J’inspirai profondément en la regardant, elle et ses cheveux flamboyants. Je ne crois pas que je pourrais lui pardonner de sitôt pour avoir fait un tel acte. Ce n’était pas tellement criminel, mais je me sentais sale. Comme si on m’avait jeté dans la boue pour me prendre en photo. Bon, ce n’était peut-être pas tout à fait ça, mais je ne savais pas comment le décrire autrement. Puis aussi spontanément que de façon imprévisible, je fourrai le dessin dans la poche de mon pantalon, l’abîmant pour de bon. Mais je m’en foutais royalement.

|« Qu’est-ce qui t’es passé par la tête? De me suivre et de me dessiner? Tu ne comprends donc pas que je suis un type suicidaire? Et que je veux la paix par-dessus tout? Si je décide de me suicider devant toi, vas-tu prendre ton calepin et ton crayon et me dessiner dans ma mort? De toute façon, ce n’est pas comme si je pouvais obliger tout le monde de me foutre la paix. Ce que j’aimerais bien. Mais évidemment, il faut des personnes comme toi. »

|Je soupirai, exaspéré. Pourquoi les personnes comme elles existaient? Je ne le savais pas du tout et je crois bien que je ne le saurai jamais. Je roulai les yeux et décidai de m’éloigner un peu, car sinon je ne pouvais pas garantir de me retenir de la cogner. Je n’ai pas pour habitude de frapper des filles, mais quand elles le cherchaient, cela ne me dérangeait pas le moindrement du monde. Puis, ne pouvant plus me retenir, je laissai partir mon bras vers l’avant et frappai l’arbre près de moi du plus fort que je pouvais. Je crois bien que je me fracturai plusieurs os de la main. Mais je n’y prêtai pas attention. Cette douleur m’aida à reprendre mon calme. Après quelques secondes de pur silence, j’observai ma main. Elle était sacrément amochée. Mes jointures étaient foutues et ça saignait beaucoup. Je ne pouvais plus bouger ma main du tout. Putain. Juste l’idée de devoir passer par l’infirmerie en rentrant me foutait en rogne de nouveau. Je détestais aller me faire soigner. Je ne voulais tout de même pas que cela s’infecte.

|Je finis par reporter mon attention sur la fille. Je lui jetai un regard rempli de dédain. Je ne l’aimais pas. Oh non, pas du tout. C’était une très mauvaise première rencontre. Mais je devais avouer que j’avais vu pire comme rencontre. J’avais vu pire et j’avais vécu pire. Je secouai la tête et me dirigeai de nouveau vers la tombe de Sarah. Je m’agenouillai de nouveau devant sa pierre tombale et y posai doucement ma main valide. Je ne prêtai plus aucune attention à la fille présente.

|« Désolé Sarah… Je me suis fait déranger. Tu sais à quel point je t’ai aimé et que je t’aime encore tout autant même si tu ne fais plus partie de ma misérable petite vie. Tu étais la seule chose que je ne méritais pas et pourtant, je t’avais. Mon amour pour toi est éternel et même dans ma mort, je t’aimerai toujours autant. Je veux juste que tu me pardonne pour mes tentatives de suicide, mais il faut que tu saches que tu me manques tellement… Ma vie sans toi ne vaut plus rien. Tu étais ma seule raison de vivre. Littéralement. Je t’aime… »

|Je me relevai et, sans un regard pour la fille encore debout près de moi, je me dirigeai vers la sortie du cimetière. J’espère que ce que j’avais dit à Sarah la rendra mal à l’aise et qu’elle se sentira coupable. Je savais que c’était méchant, mais je m’en fichais puisque j’étais comme ça. C’était un côté de moi qui ne disparaîtrait probablement jamais.

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