Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 Convocation chez le sous directeur... [PV Augustus]

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Rei Akimera
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MessageSujet: Convocation chez le sous directeur... [PV Augustus]   Jeu 1 Nov - 13:11

Ah quelle magnifique journée qui s’annonce aujourd’hui ! Ironiquement parlant bien sûr. Non vous ne rêvez pas, je suis de mauvaise humeur aujourd’hui. Pourquoi cela ? Oh et bien, remontons dans le temps jusqu’à cette nuit, 2h du mat’. C’est un peu tout le début de l’histoire en fait. Je traînais comme toujours dans les rues, après avoir dépassé le couvre feu lorsque je me suis faite chopper par les gardes du corps de Tom. J’étais quelques peu entrain de faire griller du marshmallows en plein parc, mais c’est parce que j’avais déjà beaucoup de drogue dans le corps… Bref, donc je me fais retrouver puis ramener chez Tom qui m’attend de pieds fermes et qui à peine j’arrive me balance un coup de pied au cul m’ordonnant d’aller dormir. Ce que je fis bien que je n’étais pas fatiguée du tout. Dans la nuit, je me levais même pour essayer de m’enfuir mais manque de pot, ses gardes du corps me rappelèrent à l’ordre… Je ne m’endormis que vers 6h du mat’ pour me faire réveiller environ 2h plus tard à coups de poêle, à peine dès le matin. Le bruit incessant quand on tape un objet contre une poêle. Je dû alors me lever puis il me traîna dans la douche, une grosse migraine apparaissant. Je me lavais puis m’habillais bien que fatiguée comme pas possible puis me dirigeais dans le salon comme un zombie. Je m’écroulais dans le canapé allant me rendormir mais pas de chance pour moi, Tom me chargea d’aller lui acheter et son café et son journal. Il comptait faire de moi son esclave pour la journée ou quoi ? Mais bon, comme c’est lui qui tient mes comptes, je vais me comporter sagement et aller chercher son café et son journal. Manque de pot, quand je suis revenue 10min plus tard, Tom m’annonça que j’étais convoquée cette aprem dans le bureau du sous-directeur pour avoir encore passé le couvre feu, énième fois. Rah le connard, il m’a balancé ! Je savais bien qu’il n’avait pas de cœur finalement.

Enfin, je suppose que ce n’est pas le seul à s’être plaint de mon comportement pour que je sois aussi rapidement convoquée chez lui. Bref, pendant toute la matinée, je dus prendre les sautes d’humeur de mon manager, et donc pas pu retourner au pensionnat. Quelle plaie… Même si je pensais encore sécher les cours, j’aurais pu voir des gens au moins. Mais non, encore une fois, il ne va pas me laisser la paix… […]. Après une matinée des plus fatigantes, je partis pour le pensionnat. Enfin, c’est ce que j’étais censée faire à l’origine. Je me suis en quelque sorte arrêtée devant le parc pour aller jouer un peu de guitare. Non, je ne comptais pas jouer les mendiantes ! C’est juste que faut croire que j’ai tellement de talent que les autres viennent me voir pour jouer. Non, non je ne suis pas modeste pour ce coup-ci. Enfin bref, après ma petite tournée, je repartis cette fois-ci pour le pensionnat. Je m’arrêtais devant les grilles pour m’en griller une avant de voir arriver, l’air très en colère, un des surveillants. Tchi, à plus tout le monde ! Et là bien sûr, vous vous douterez que j’ai pris mes jambes à mon cou en rigolant mais manque de pot, j’avais pénétré dans l’enceinte du pensionnat et n’ayant pas regardé, je me suis pris la porte du hall en pleine face. Ironie du jour, By Rei Akimera… Un peu dans les vapes, même complets, j’ai bien sûre été rattrapée et voilà comment me retrouver à l’infirmerie, histoire de soigner mon nez qui saignait. J’ai vraiment du bien me cogner. Puis près de 2h plus tard, il fallait que je me rende chez le sous-directeur. Lequel, que je ne connais pas du tout. Espérons qu’il ne soit pas trop sévère, déjà je suis sûre qu’il prendrait peur en voyant mon dossier scolaire. Ouais, ici c’est bien connu, je dois être la seule élève qui s’est ramassée plus de 100h de colle en à peine 1 année. Oui, non je sais, je ne devrais faire la fière comme ça mais voyez-vous, c’est un secret bien gardé ce qu’il s’y cache en dessous.

Bref, je me rendis mains dans les poches, sac et guitare sur le dos dans le bureau de la secrétaire, en attendant que je sois reçu par le sous-directeur. Cte vieille chouette qui toujours me regarde froidement quand je dois passer par son bureau pour mes heures de colles, non effectuées. Tss… bah si on regarde bien, ce n’est pas comme si je faisais exprès que tout le monde me regarde de cette manière… J’attendis alors un long moment à me tourner les pouces avant qu’elle me fasse entrer dans le bureau du sous-directeur. Je me levais, repris mes affaires puis m’avançais jusque dans son bureau. Décoration simple mais c’est ce qu’il faut je pense. Je pus voir par ailleurs que son bureau avait l’air rempli de dossiers. Oh, non, je n’irais pas jouer la curieuse pour savoir ce qui peut y avoir dedans. Bref, je posais mon sac et ma guitare à l’entrée du bureau puis toujours debout, le regarda. Je me décidais enfin à dire quelque chose.

« Hum… Bonjour, Mr le sous-directeur… »

Ma voix paraissait un peu moins sûre qu’à l’habitude. Normal, je venais de rentrer dans le bureau du chef là si on peut dire… J’avais entendu dire que le directeur était parti en voyage d’affaires et qu’il ne reviendrait pas avant un moment alors bien sûr, c’était tombé sur le sous-directeur que de prendre en charge toute la maintenance du pensionnat et surtout recevoir une élève à problèmes…

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Hum:
 
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MessageSujet: Re: Convocation chez le sous directeur... [PV Augustus]   Ven 2 Nov - 19:40

-Augustus…Augustus…Augustus…Pourquoi ?

Haha…je n’en sais absolument rien. Pourquoi j’ai accepté ce poste ! Sous-directeur…j’aurais encore mieux fait de m’engager comme flic…enfin non. Avec ma maladresse latente, je pense que j’aurais tué des gens au lieu de les sauver. Et ce n’est même pas comme si j’aimais les gosses…ils me font peur ! Surtout les adolescents…Le liquide bouillant qui fume dans ma tasse ne m’inspire pas confiance. C'est mon premier jour en tant que sous-directeur de ce pensionnat. Et ça me les brise de devoir gérer cet amas de chair fraîche en pleine floraison. Ils sont grands en plus…je trouve qu’ils le sont de plus en plus. Et en grandissant, ils ont plus de cm de violence que les années précédentes. Il faudrait, je sais, que j’arrête de regarder les informations « Un élève à pris en otage sa classe » « Deux gosses de dix et douze ans ont tué une petite vieille pour le plaisir » Moi, ça me fou la trouille. Oh je sais je sais, je ne suis pas petit et rachitique comme la plupart des bureaucrates de ce pays. Tout petit nippon rondouillard passé un certain âge. Je suis même plutôt bien loti pour mes trente ans. Oui, c’est vrai, si je ne fais pas attention, j’aurais tendance à attraper un petit gras autour de la taille et sur le ventre. Mais je fais attention. Enfin j’essaie. Mais là n’est pas la question. Je suis donc loin d’être fragile physiquement. Ma taille est un sacré atout, mais cela ne change rien. Et les filles sont plus violentes que les mecs paraîtraient. Cela ne m’étonne guère. Donc non. Je ne sais pas pourquoi j’ai pris ce poste. J’ai peur des gosses, je déteste la paperasserie et surtout, devoir hurler à longueur de journée, ce n’est vraiment pas mon truc.

-Pourquoi…

Je continue de me parler, assis à ma table de cuisine. Ça sent la peinture, le café mêlé aux toasts grillés. La maison a encore besoin de retouche, mais elle est pas mal déjà. Et là, c’est ma vie qui aurait besoin de retouche. Propulsé de simple petit (façon de parler) étranger à la petite vie tranquille, aux richesses luxuriantes et à la flemmardise qui n’est plus à faire, à un homme important…assez important en tout cas pour être respecter des professeurs, personnes qui, par le passé, peinait avec moi, et crains par les élèves…Et c’est là tout le problème ! Les élèves ne craignent plus personne. Je le sais, j’ai été professeur pendant sept longues années. Une vie selon moi. Les filles draguent, les garçons jurent…ça me met dans l’angoisse. Car c’est connu. Plus on a de pouvoir dans les papiers, moins on a de chances d’être appréciés…dans la réalité. On va me dire qu’un type avec une gueule comme la mienne ne peut décemment pas être détesté. D’autant que ce type aux allures de prince charmant (impression dut à ma chevelure blonde probablement…rha les clichés) est loin d’être un mauvais bougre. Mais je n’ai pas le droit de copiner avec les gamins. Je n’ai plus le droit. Avant, je pouvais me le permettre, j’avais presque leur âge. Là, j’ai presque l’âge d’être leur père pour certain…ou leur frère. Enfin. Donc ouais, je me demande pourquoi j’ai pris ce poste…

-Je suis en retard…

Je prends ma tasse. Du moins le crois, mais je ne fais que la renverser sur la table et regarder, inévitable accident douloureux, le liquide brunâtre se glisser, pareil à une rivière, le long du marbre avant de me tomber sur les cuisses. C’est brûlant…très chaud. Trop chaud. J’étouffe un cri de douleur pour me lever vivement, faisant tomber la chaise qui tombe avec grand bruit sur le sol carrelé de la cuisine. Je jure en plusieurs langues et me retourne pour aller retirer le pantalon et me mettre une serviette froide sur les guibolles. Cela m’est arrivé plus d’une fois, alors je connais les gestes. Sauf qu’il n’y a pas toujours une chaise pour vous faire obstacle. Et je me retrouve vite par terre, mon menton fait la rencontre fulgurante et douloureuse de mère catelle. Je reste affalé. La douleur se diffuse dans ma mâchoire et me fait oublier totalement que je suis censé être brûlé. Je roule finalement sur le dos et y reste un long moment. Assez en tout cas pour me dire que mon premier jour de boulot officiel va être le jour le plus merdique de la terre. Je me redresse lentement. Mes os craquent. C’est presque agréable. Sur pieds, je retire mon pantalon avec la lenteur d’un paresseux atteint d’arthrite, le faisant glisser sur mes chevilles, avant de tenter en sautillant de l’éjecter, avant de me faire moi-même voler en direction du couloir. Chance ou pas, j’atterris sur un coffre de bois que j’avais chiné quelque part dans le fin fond du Guatemala. Me relève avec la marque d’un dieu inconnu sur le torse. Par bonheur, ma chemise était restée ouverte. Autrement, elle aurait été déchirée. Je me dresse sur mes pieds en maudissant ma loose et grimpe quatre à quatre les marches me séparant du premier.

-Y a des jours…

Je me masse la mâchoire et le menton tout en me rendant dans ma chambre pour me changer. Ce n’est pas avec un pantalon brunis de café que je vais faire bonne impression. J’enfile donc un jeans aux genoux troués (Ce n’est pas parce que je suis le sous-directeur que je dois enfiler un de ces vieux costumes en tweed) et retire ma chemise pour la troquer contre un pull à losange bleu foncé et bleu clair, col en V. Un coup de peigne et mes santiags aux pieds, je me retrouve dans une rue froide et silencieuse. Il faut dire que le quartier n’est guère habité par d’autres personnes que des septuagénaires et des jeunes mères de famille qui se tue à la tâche après avoir mené leurs enfants à l’école ou à la crèche. Je suis arrivé un peu comme un ovni. Un géant blond au milieu des nippons, célibataire en plus d’être trentenaire. Pour les personnes âgées, je dois être un de ces étrangers qui passent plus de temps entre les cuisses des jeunes asiatiques du coin qu’au travail. Pour les vieilles célibataires, je suis probablement un petit gigolo « Il faudra qu’on l’appelle un de ces jours » et pour les jeunes mères de famille, un amant potentiel. Tant qu’elles ne vont pas croire que je suis un futur beau papa pour leurs mioches, moi ça me va. Je n’ai, une fois de plus, rien contre les gosses…ils me font juste peur, surtout si le mioche en question à toutes les chances de devenir un de ces trucs à deux pattes commençant à avoir un duvet d’homme et des pustules. Droit ce que je dois rejoindre maintenant, d’un pas souple. Oh non, je ne vais pas courir. Je risquerais non seulement de me casser quelque chose, mais en plus, je suis encore trop flemmard pour me mettre à courir. Il n’y a pas, pour moi, de reine rouge qui risque de me couper la tête…quoi que…

-Bonjour mademoiselle !
-Bonjour monsieur le sous-directeur. Vous êtes en retard et vous avez un rendez-vous dans moins d’une demi-heure !
-Vous êtes de toute beauté. Quelle chance j’ai d’avoir une telle secrétaire !

Le charme fonctionne toujours, sauf avec les dragons. Eux, il n’entende que ce qu’ils veulent entendre. Des excuses.

-Je vais voir de quoi il retourne. Ne vous en faites pas, je serai prêt à temps !

Et je claque la porte avant qu’elle n’ait le temps de me dire quoi que ce soit de désobligeant sur ma tenue ou que sais-je. Je la connais depuis hier, quand je suis venu pour la prise de contact avec mes futurs employés. Enfin puis-je les appeler ainsi ? Avec le départ du directeur, du moins son absentéisme inexpliqué, c’est moi qui doit prendre en charge les élèves et les responsabilités qui m’incombe sont plus importantes encore que celles que j’aurais dus avoir au départ. Gérer légèrement est devenu « La vie du royaume est entre tes mains » pas intérêt de me louper. Je l’ai promis à un ami…on en revient donc au pourquoi. Après avoir plié soigneusement mon manteau et l’avoir posé sur une chaise, je commence à sortir les papiers qu’il me faut trier. Et d’un bureau propret de petit nouveau, on se retrouve avec le capharnaüm d’un avocat des divorces. Et je commence la paperasse, trouve le petit billet qu’on m’avait laissé pour que je mette à jour le dossier d’une certaine Raine…reine…enfin quelque chose A qui mera je sais pas quoi. Mais je n’ai pas le temps, car je dois aussi accueillir un élève…un une ? Je ne sais plus…merde quoi. C’est trop de trucs d’un coup. Je me baisse après avoir fait tomber ma montre…il faut que je la trouve. A quatre pattes sous le bureau, j’entends à peine la porte et me cogne violemment lorsque j’entends une voix. C’est en me massant le crâne que je me redresse, me trouvant face à une jeune femme à la chevelure lisse

-Ho…

Je reste un instant pantois, comme si c’est ma secrétaire qui avait en fait rajeunit à mon insu, comme si c’était une revenante, avant de me souvenir de mon boulot.

-Ha oui…que puis-j faire pour vous mademoiselle ?

Ma voix est comme toujours, et ce malgré l’embarras premier, profonde et chaude. Je continue de me masser le haut du crâne, m’assoyant sur un siège qui roule mais que je rattrape de justesse pour m’asseoir dedans. Je me tape les genoux avant de baisser ce maudit fauteuil à la bonne taille. Ce bureau a été fait pour un lilliputien…il faudra que j’y remédie….
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Rei Akimera
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MessageSujet: Re: Convocation chez le sous directeur... [PV Augustus]   Ven 2 Nov - 22:29

J’étais toujours debout, devant ce bureau qui semblait minuscule avec tous les dossiers éparpillés dessus. Je regardais ensuite la personne qui devait me recevoir ; le sous-directeur. Puis chose aussi surprenante qui soit, je me demandais ce qu’il pouvait bien fabriquer avec la chaise et le bureau même. Je croisais quelques peu les bras. Drôle de personnage si vous voulez mon avis. Je le regardais faire jusqu’à ce qu’il soit complètement installé à son bureau et qu’il prit la parole, en me regardant.

-Ha oui…que puis-j faire pour vous mademoiselle ?

Hum… plutôt grand, blond. Ah oui non pardon, je divague mais fallait bien que je le regarde un peu non. Ah ouais, la raison de ma venue… Quelle ironie tout de même hein. Je me fais convoquer dans le bureau du sous-directeur et moi qui croyais que j’allais avoir à faire à quelqu’un de super méchant, froid enfin et j’en passe, je viens de me rendre compte que c’est tout l’inverse. Ne serait-ce que par ses gestes. Bon, après je peux me tromper, même certainement mais… quelque chose me dit que ma première pensée est juste. Je pris alors l’initiative, sans qu’il me le permette, d’aller m’assoir dans un des fauteuils en face de son bureau puis le regardais, peu d’expression sur mon visage. Enfin, je n’espère pas non plus qu’il ait oublié qu’il avait un rendez-vous. Sait-on jamais, je devrais peut-être lui rappeler.

« Rei Akimera, votre rendez-vous… »

Bien sûr, j’ai dis ça d’une voix très douce. Pas question de me faire mal voir par le sous-directeur, ce serait la mort directe je pense… Les profs, c’est une chose mais pas le sous-directeur. D’ailleurs, je suis presque certaine qu’en m’envoyant chez le sous-directeur, ils se sentent délester d’un poids en moins. Bande d’hypocrites… m’enfin, je ne peux pas leur en vouloir, c’est moi qui leur met la misère les rares fois où je me pointe en cours. Ouais c’est con à dire mais je m’en veux presque d’être ce que je suis. Ah je sais bien que ça arrangerait de plus un peu tout de le monde que je parte une bonne fois pour toutes de ce pensionnat mais manque de pot, et même si je voulais me casser dans un autre pays, je ne pourrais pas. Ouais à cause d’un incident tout de même grave et d’un autre un peu moins grave mais qui fait son ampleur, je suis fichée chez les flics et impossibilité de partir du pays, à part si je suis accompagnée et surveillée. Mais bon, comme Tom n’est plus là à présent, cet abandonneur de mes deux, impossibilité de voyager. Tom nous abandonnant, on a plus vraiment de manager avec le groupe alors quoi ? On ne se voit plus comme avant et je déteste ça. Enfin, là n’est pas exactement la source de mes malheurs…

Je veux bien entendu parler de Yoru et Eiven, ces deux sales pestes qui vivent en moi. Pourquoi peste ? Tout simplement… parce que Yoru vient quand ça l’arrange pour faire quelques petits dégâts sur son passage et elle me pompe mon énergie et mes souvenirs. Quant à Eiven… quand elle ne chiale pas en venant prendre ma place, c’est les leçons de morale, à tir la rigot qui passent sur son chemin. Je ne sais pas si elles font ça pour me protéger de la certaine réalité dans laque je vis moyennement, l’ayant déjà un peu quitté depuis pas mal de temps mais… ça commence au plus profond à m’ennuyer. Quelle vie de merde, je vous jure. Ca m’en donnerait presque envie de mourir pour être effacé de ce monde et ainsi adios tous mes problèmes… mais non, je tiens trop à la vie pour ça.

J’avais laissé l’homme devant moi qui était, disons le assez jeune pour un sous-directeur, c’est aussi un peu ça qui m’avait déstabilisé, il faut le dire. Je le regardais toujours, appuyant un bras sur l’accoudoir du fauteuil, tâtant un peu mon nez encore douloureux. Je suppose que pendant le temps où j’étais perdue dans mes pensées, il a dû prendre un moment pour regarder en vite fait mon dossier scolaire. Enfin, ce serait mieux pour lui quoi. Puis d’un air comme las, je pris la parole.

« Je parie que vous allez me faire la leçon de morale… »

Comme tous les autres d’ailleurs… Je ne sais pas pourquoi mais j’y attendais bien à ça. C’est tellement venu un reflexe que je suis obligée de prendre un ton las. Je me contentais de rester sagement assise sur mon siège, le regardant et prête à recevoir.

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Hum:
 
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MessageSujet: Re: Convocation chez le sous directeur... [PV Augustus]   Dim 11 Nov - 4:14

Mon rendez-vous….rendez-vous…J’avais un…et je me remémore la minute précédente. Pas celle où je me mange à moitié le bureau. Mais plus avant. Non…après le moment où je me suis carbonisé les noix avec mon café. « blablablaretardblablabla…rendez-vous dans moins d’une demi-heure. » Elle avait dit moins d’une demi-heure, pas dans cinq minutes ! Et la préparation psychologique alors ? Je regarde le spécimen d’adolescente en face de moi et la dévisage longuement tandis qu’elle me donne son nom.

-Hem. Oui. C’est embarrassant.

Oui, je le suis. Embarrassé comme jamais encore. Car je n’étais préparé à rien. J’avais passé le dossier d’une Rei A qui quelque chose. Je ne savais même pas…en farfouillant un peu de mes longs doigts, je tombe sur le bon. « Akimera » Ha oui. C’est comme cela que ça s’écrit. Bon. Je fronce les sourcils et tente de faire passer ma lecture rapide pour une forme de réflexion concentrée. Je suis vieux et j’ai besoin de reprendre contenance. Voilà ce que je tente de faire croire. Alors que je sais que je ne suis pas encore l’ancêtre atteint de parkinson, je sais que pour les moins de vingt ans, je fais déjà partie de ceux qu’on regarde avec un peu de mépris respectueux (moins pour certains cela dit) dans les yeux. Je suis de ceux qu’on matte et si l’une de nos amies à le malheur de dire « Il est trop beau » on répondra « Arrête, il pourrait être ton père ! ». J’avais certes gardé un visage presque juvénile, mais bon. Cela n’empêchait pas mes jeunes ennemis de toujours de me trouver cet air de vieux. Peut-être mon eau de Cologne au musc ?


-Je vois que tu es dans mon bureau pour…différents…larcins….qui ne sied visiblement guère aux mœurs de monsieur le directeur et le corps enseignant.

J’avais envie d’utiliser corps comme cor. Cors aux pieds. Oui. Pour moi, les enseignants actuels, c’était ça. De vulgaires cors. Quelque chose d’inutile et désagréable. Je ne dis pas que tous le sont. Certains sortent du lot. Quand j’en faisais partie, j’essayais de me démarquer. Mais la plupart…ils n’en veulent qu’à l’argent. Un métier facile pour un bon salaire. Une poignée d’étude…et tout irait bien. Ensuite il suffisait de savoir que l’on était le maître et eux les élèves. De véritables moutons et nous, les bergers. Ils obéissent et gobent ce qu’on leur sert…alors que les jeunes ne se laissent plus leurrer. Ils ne sont pas idiots. Pas totalement du moins. Certains sortent même carrément du lot et d’autres, des rangs…comme cette jeune femme au vu de son dossier. Je saisis mes lunettes, dans le tiroir du bas.

-Je suis désolé, je viens tout juste d’arriver alors…

Je chausse les lunettes, me crevant un œil au passage, pour faire bien les choses. Madame la loose n’était pas prête à me laisser un peu tranquille semble-t-il. Je la regarde un instant et soupir. Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps le rôle de père la morale.

-Ce n’est pas bien vous savez.

Triple idiot. Bien évidemment qu’elle les sait. Elle n’est pas née de la dernière pluie la gamine. Elle semble même plutôt sûre d’elle avec une pointe de…autre chose dans le regard. Mais je ne suis pas là pour la psychanalyser non plus. Je parcours deux trois feuillets rapidement. C’est difficile de déchiffrer l’écriture d’un autre homme, d’autant que cet homme est une femme en fait…c’est la secrétaire. Oups ? Hum. Je rage un peu, tapote les feuilles pour les fourrer dans le dossier comme je peux, avant de retirer mes lunettes et les poser devant moi, me mettant à les triturer un peu.

-On ne va pas se leurrer et je ne vais pas continuer ce jeu qui ne me va pas. Vous demandez pourquoi serait totalement stupide, car comme tous bons criminels, on répondra soit « Parce que » Soit « Va te faire foutre ». Et bien que j’ai espoir que vous ne soyez partisanne ni de l’un ni de l’autre, il faut que nous analysions ensemble le pourquoi. Il faut que je connaisse la maladie avant de la soigner.

J’ai beaucoup parlé et j’ai peur de lasser. Personnellement, si je sais écouter, quand j’étais ado, j’avais horreur des presque monologue aussi long que le fleuve Titicaca de mon père. De ma mère aussi et pire, de quelqu’un extérieur qui était payé à me faire la morale. Je sens le regard désapprobateur de la secrétaire. Enfin. J’ai l’impression de le sentir à travers la porte. Mais quoi ? Est-ce que je dois me contenter de remplir des dossiers avec des noms et des numéros dessus ? Accueillir ces mêmes numéros dans mon bureau et leur faire une morale longue comme la constitution américaine pour ensuite les relâcher avec un avertissement pour au second convoquer les parents et les accablés et enfin, après la troisième fois, leur envoyé leur gamins dans les dents en disant qu’il n’y a rien à faire ? « Envoyez-les dans une institution spécialisée. Vos enfants ont trop de problèmes et ils vont probablement finir drogués ! » Ha non. C’est hors de question. Et si je pensais que ce job serait chiant, j’en suis certain désormais. Mais si en plus de le trouver chiant je le rends encore plus ennuyeux ? Alors shit. Et puis zut. Ces jeunes n’ont pas besoin de seconds parents qui leur hurlent dessus. Ils ont besoin de quelqu’un qui puisse écouter. Et qui n’aime pas les questions. J’ai vu que d’être trop pressant et curieux n’amène jamais à rien.


-Je lis donc que vous avez manqué beaucoup d’heures de cours…que vous rentrez souvent après le couvre-feu…et qu’il vous est arrivé de venir en cours en retard…et de ne pas du tout participer.

Je claque le feuillet que j’avais soulevé pour me permettre de lire les quelques lignes tracées en résumé sur le haut de la pile. Il fallait dire que le dossier de cette jeune femme était assez impressionnant. Elle était pourtant jeune et c’était aussi épais que la plupart des encyclopédies qui trainaient sur les étagères à côté de trophées qui me venaient de ma jeunesse. Comme quoi, si ma loose ne date pas d’hier, j’avais tout de même un talent quelque part.

-Je vais me permettre de dire que tout cela est totalement stupide. Tellement stupide que je devrais prendre ce tas de papier et le faire brûler en un grand feu de joie au milieu de ce bureau. Bureau que je vais faire brûler avec…

Oui, car il était bien trop petit pour contenir ma carcasse contusionnée et marquée de bleu. Je rabattis une mèche rebelle qui vint se mettre devant mes yeux et me laissai aller en arrière sur mon siège, prenant garde de ne pas m’effondrer, bien que je le crus assez longtemps pour avoir ce sursaut ridicule que l’on a lorsqu’on sombre dans un rêve.

-Mais je ne peux pas, car j’ai certaines responsabilités. Et vous aussi mademoiselle…ou alors vous devriez en avoir…voyez-vous, j’ai été un adolescent particulièrement con. Le genre de petit con qui aime emmerder le monde et chier sur le bureau d’un professeur trop guindé de mon école privée.

J’allais tenter de parler de moi pour qu’elle s’ouvre un peu. La règle d’or des enseignants et autres bureaucrates universitaire, est de ne pas, de ne jamais, s’impliquer avec un élève. Parler de sa vie privée, bref, laissé ce dernier entrer un peu dans votre vie de dehors, celle que vous avez après l’école. Moi je vais la transgresser cette règle. Car dans le bureau que j’occupe, la vie des ados est dans chacun de mes papiers. Je connais…enfin…je possède tout ce qu’il y a à savoir d’eux. Je pourrais lire pour en apprendre un peu plus sur la jeune femme, mais je ne vais pas pousser le vice. C’est tellement mieux d’entendre les choses par le ou la concerné.

-Mais j’avais une raison. Et si elle était mauvaise pour mon entourage, pour les adultes, entre autre, pour moi, elle était très bonne. J’en avais ras le cul que l’on me dise ce que je devais faire. Et puis j’avais besoin de faire le pitre, car j’étais doué en classe. Et cela ne m’apportait pas seulement des amis…Mademoiselle Akimera…est-ce que je peux vous appeler Rei ? Moi, je vous le dit. Suivre les cours, ce n’est pas facile. Certains professeurs semblent même avoir eu un diplôme soporifique. Mais si je n’avais pas travaillé, si je m’étais contenté de faire le pitre, je ne serais pas là aujourd’hui. Je serais probablement en train de faire quelque chose pour gagner ma croûte…et ce quelque chose serait probablement moins confortable.

Bon c’est vrai, mon boulot n’était pas le meilleur et mon siège était loin d’être confortable. Mais j’essayais juste de détendre l’atmosphère, ayant parlé sur un ton de confidence parfois, me penchant légèrement au-dessus de mon bureau, ayant prit également un ton légèrement moqueur sur certaines choses. A aucun moment je n’aurai usé de celui que l’on sert en général, celui du « Tu es l’élève, alors tu ferme ta gueule et tu écoute ! »
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Rei Akimera
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MessageSujet: Re: Convocation chez le sous directeur... [PV Augustus]   Mar 13 Nov - 17:11

Oui c’est sûr que c’était un peu embêtant… Je restais bien sage sur mon siège, me demandant à quoi m’attendre. Je le regardais parcourir le gros dossier scolaire qu’était le mien. J’haussais un sourcil toujours en le regardant. Je me doute que les feuilles volent de partout vu comment il y en a. Après, je suis juste entrain de me dire que notre sous-directeur allait d’être le roi de la malchance. Ca m’en fait sourire pour le coup. Enfin, quoi qu’il en soit, ce sera la seule personne que je respecterais ici. Les profs ne sont là que pour faire chier et je me trouve dans une position très délicate à présent.

-Je vois que tu es dans mon bureau pour…différents…larcins….qui ne sied visiblement guère aux mœurs de monsieur le directeur et le corps enseignant.

Ouais on pouvait le dire, différents larcins. Enfin, c’est parce que je voulais bien, sûr et certain même. M’enfin, il commençait à me donner mal à la tête à parler avec des mots un peu bizarre, qui sortent de mon vocabulaire. Je sais que je devrais être plus ou moins habituée avec mon métier mais non… ça me sidère toujours. Je le suivais toujours du regard, lorsqu’il prit ses lunettes et me dire qu’il s’excusait d’être nouveau quoi. Je clignais des yeux un peu surprise tout de même puis lui sourit. Ce n’était rien, je ne lui en voulais pas du tout. Je fronçais par la suite les sourcils, le voyant se crever un œil en chaussant ses lunettes. Ouais loose complète quoi… je ne dirais rien, je ne suis pas d’humeur à me moquer de quelqu’un. J’en ai déjà bien assez que si je pouvais je me casserais d’ici. Oui, j’en ai tellement envie. Bref, j’attendis ensuite quelques secondes avant de voir qu’il commençait à me dire que ce n’était pas bien ce que je faisais. Bien sûr que je le savais, mais cela ne m’empêchait pas de le faire. Je le regardais attentivement, l’homme devant moi qui regardait quelques feuillets de mon dossier avant de poser ses lunettes et me regarder.

-On ne va pas se leurrer et je ne vais pas continuer ce jeu qui ne me va pas. Vous demandez pourquoi serait totalement stupide, car comme tous bons criminels, on répondra soit « Parce que » Soit « Va te faire foutre ». Et bien que j’ai espoir que vous ne soyez partisane ni de l’un ni de l’autre, il faut que nous analysions ensemble le pourquoi. Il faut que je connaisse la maladie avant de la soigner.

Hum what ? J’ai peur de ne pas avoir tout compris là. Je me remémore avec sérieux, avec attention, non je ne fais pas partie des bons criminels qui répondent soit par « parce que », soit par « va te faire foutre ». Non, je ne suis comme ça qu’avec les profs et les gens qui m’énervent au plus haut point. Mais je ne pense pas être une criminelle pour si peu. Enfin, s’il savait mon passé, si. Bref, j’écoute juste, je n’ai rien à dire, tout est vrai dans ce qu’il dit alors j’ai juste à me taire et à écouter la leçon de morale que je me prends. Enfin, si on peut appeler cela une vraie leçon de morale…

-Je lis donc que vous avez manqué beaucoup d’heures de cours…que vous rentrez souvent après le couvre-feu…et qu’il vous est arrivé de venir en cours en retard…et de ne pas du tout participer.

Hum ouais… J’en ai juste rien à faire des cours, des profs et vu ce qu’il s’est passé il y a pas mal de temps à présent… Je n’ai pas envie de retourner en cours. Et surtout, pour ce que je fais ; c'est-à-dire rien du tout. Je ne parle pas, je me contente de regarder la fenêtre à longueur de journée, bon oui okay, je mets les pieds sur la table mais à part ça je ne perturbe pas le cours. Ca, c’est quand j’y vais bien entendu. Je sursautais légèrement en entendant le claquement du dossier tellement qu’il était épais. Ca me faisait un peu ressortir de mes pensées.

-Je vais me permettre de dire que tout cela est totalement stupide. Tellement stupide que je devrais prendre ce tas de papier et le faire brûler en un grand feu de joie au milieu de ce bureau. Bureau que je vais faire brûler avec…

Je riais intérieurement. Qu’il le brûle ce stupide tas de papier, qu’il le brûle… Même son bureau qui avait l’air en effet trop petit pour lui. C’était la seule chose qui pouvait enlever un peu mon inquiétude et ma mauvaise humeur de me retrouver ici. Certes, je n’étais pas bien, c’était une leçon de morale, certes pas comme les autres, mais c’en était une…

-Mais je ne peux pas, car j’ai certaines responsabilités. Et vous aussi mademoiselle…ou alors vous devriez en avoir…voyez-vous, j’ai été un adolescent particulièrement con. Le genre de petit con qui aime emmerder le monde et chier sur le bureau d’un professeur trop guindé de mon école privée.

Hum… Je sais bien que l’on a tous les deux des responsabilités. Je le sais très bien… mais je ne sais pas la tentation de faire la pire des conneries est trop tentante. Par contre, je ne savais pas trop où il voulait exactement en venir en parlant de lui. Je ne sais pas ouais… je n’arrive pas à savoir où il veut vraiment en venir mais je vais me contenter d’écouter attentivement. Il a captivé mon attention sans le vouloir.

-Mais j’avais une raison. Et si elle était mauvaise pour mon entourage, pour les adultes, entre autre, pour moi, elle était très bonne. J’en avais ras le cul que l’on me dise ce que je devais faire. Et puis j’avais besoin de faire le pitre, car j’étais doué en classe. Et cela ne m’apportait pas seulement des amis…Mademoiselle Akimera…est-ce que je peux vous appeler Rei ? Moi, je vous le dit. Suivre les cours, ce n’est pas facile. Certains professeurs semblent même avoir eu un diplôme soporifique. Mais si je n’avais pas travaillé, si je m’étais contenté de faire le pitre, je ne serais pas là aujourd’hui. Je serais probablement en train de faire quelque chose pour gagner ma croûte…et ce quelque chose serait probablement moins confortable.

Tiens donc… lui aussi n’avait l’air d’aimer les ordres qu’on lui donnait, du moins lui dire ce qu’il devait faire. Il peut m’appeler Rei, ça ne me gêne pas, au contraire, je me sentirais mieux que lorsque l’on m’appelle par mon nom de famille. Surtout ce nom maudit… Oui c’est sûr, enfin bon, pour moi les profs sont tous les mêmes alors bon, ça ne change pas grand-chose au fait que je suis dans son bureau. Seulement, je commençais à me détendre. Peut-être était-ce le fait que ce n’est pas vraiment une leçon de morale qu’il est entrain de me faire, non c’est bien plus. Ca va dans la confidence mais c’est comme si ça attirait mon attention. Je regardais quelques minutes mes deux mains, celles avec qui je fais des choses qui ne devraient pas être… celles avec qui je tente chaque jour un peu plus de renvoyer dans le plus profond de mon esprit Yoru et Eiven, mes deux personnalités.

« Vous pouvez m’appelez Rei… et… puis-je vous tutoyer ? J’ai un peu de mal avec le vouvoiement à vrai dire. »

J’avais dis cela avec une pointe d’ironie dans le ton. Mais c’est vrai que je détestais vouvoyer quelqu’un. Même avec des profs, j’arrivais à les tutoyer. Surtout le prof de math qui a super peur de moi à cause de la fois où Yoru s’en ai prit à la classe par mon intermédiaire… et que j’ai failli une fois de plus aller au poste de police. Je l’ai vraiment échappé belle cette fois-ci, je dois dire. Je commençais à replier mes genoux puis mit mes bras et ma tête dessus, regardant le sous-directeur, un demi-sourire sur les lèvres.

« J’avoue avoir beaucoup de mal avec les ordres… même ce qui est l’ordre d’aller en cours. Quand j’y vais, je ne dérange même pas le cours mais je me fais virer tout de même… Si vous saviez le nombre d’heures de colle que j’ai… Une petite partie de moi, celle que je veux montrer en est fière, mais au fond de moi, je n’en suis pas si fière que ça. J’ai quelque peu un énorme problème à pouvoir changer et m’assagir vraiment… »

Je soupirais car c’était évidemment vrai. Ce problème n’était autre que Yoru. Certes, c’est une partie de mon vrai caractère, une très grosse partie mais malheureusement, je commence petit à petit à me rendre compte que ce n’est pas bien du tout ce que je suis entrain de faire. Pour Eiven, c’est différent, j’ai refoulé mon côté pleurnicharde d’avant et les donneuses de leçons pour essayer de ne pas trop m’attacher aux gens et devenir froide avec tout le monde mais là, ça ne marche pas très bien car je le sens qu’elle prend de plus en plus de place. Entre elles deux, je n’arrive pas à changer de comportement comme je le voudrais et vraiment pouvoir sympathiser avec tout le monde sans préjugés.

« C’est usant la vie… je me bats presque tous les jours contre mes deux personnalités… *je relevais un peu la tête en arrière, une main sur les yeux et un sourire faussement joyeux* J’ai… développé un trouble de la personnalité mais ironie du sort, je ne m’en rappelle plus quand. »

C’était très bizarre, je commençais à parler de moi mais je crois que ça me faisait du bien de pouvoir me confier comme ça. Jamais personne ou du moins vraiment très peu de gens dans le corps enseignant en sache autant que lui à présent.

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MessageSujet: Re: Convocation chez le sous directeur... [PV Augustus]   Mer 19 Déc - 18:35

Bien entendu, en me frottant l’œil tué par ma lunette, j’écoutais. Je ne suis pas habitué à être une sorte de psy pour ado en difficulté, car j’ai pas signé pour ça. J’ai signé pour rendre service avant tout, et pour m’occuper de paperasse. Il a fallut que le directeur soit absent et qu’au final je me retrouve à un rang bien au-dessus de tout. Paperasse, gérer les ados, être le psy de service, l’intendant au bon déroulement du pensionnat. Je devais voir car prochainement, un élève à motricité restreinte viendrait échouer par ici. Alors je dois voir ce qu’il faut faire pour. Et j’endossais maintenant la casquette du médiateur et psychiatre. Car c’est bien d’un psychiatre dont cette gamine aurait besoin.

C’est peut-être un peu méchant de dire ça comme ça. Non c’est carrément pas mon genre de faire ça. Juger les gens avec des troubles. Je connais tout ça. J’en ai connu assez et ma famille nombreuse possède aussi ses tares et ses tracas.

-Fais seulement. De toute manière, vous le n’est là que pour marquer une sorte de différence polie entre bonnes gens. Nous sommes de bonnes gens, mais nous n’avons pas besoin de ce genre de frontière…

Bien entendu, j’avais connu des jeunes avec bien plus de difficultés que cette fille. Certains ayant connus viols, meurtre violent, commis même…(Après on s’étonne que j’aie un peu peur des jeunes ?) mais cela ne changeait rien au regard que je lui portais. Ce n’est jamais facile de se rendre compte qu’on a presque tout eu dans la vie alors que d’autres, si jeunes, qui ne devrait pas connaître d’autre souci que la puberté et le passage à l’âge adulte, leur première fois, et j’en passe, se retrouve à devoir se soucier de choses qui devraient être commise d’office à nous, la vieille génération.

-Tu es donc…bipolaire ?

Car là, ce n’est visiblement pas un simple cas de schizophrénie, mais un cas de dédoublement de la personnalité. Et on ne le répètera jamais assez, l’un et l’autre n’ont rien à voir ensemble. Ce sont deux formes distinctes de maladies mentales. J’aurais été tenté de lui demander pourquoi elle est ici, au lieu d’un endroit plus appropriés, avec des gens pouvant réellement lui venir en aide autrement qu’en lui collant des heures et des rendez-vous chez moi. Mais en même temps, est-elle assez « folle » pour mériter de se retrouver avec des cinglés ? Non. Bien sûre que non. Cette jeune femme à plus l’air perdu que démente.

-Dis-moi…Rei. Je parlais sur un ton doux, comme toujours, très calme. Pas de fausses notes dans ma symphonie de mots, car je ne jouais pas un rôle. Tu penses que le suivit des cours est rendu difficile par une de tes autres toi ? Ou parce que tu sembles ne pas apprécier d’être forcée à quelque chose ?

Après tout, moi-même, je n’aimais pas les cours. J’avais l’impression d’être un mouton, suivant tous les autres au pâturage, tous les jours et ce pendant assez longtemps pour en sortir comme un grand ado. Simplement par ce refus d’obtempérer et de faire comme tous les autres, devenir un adulte aigri et détestant les jeunes…oh je ne les aime pas plus que ça, puisqu’ils m’effraient, mais je n’oublie pas que moi aussi, j’ai été ado. Je me repousse à l’aide du bureau et me lève, sans encombre cette fois, car resté comme un clown dans une mini-voiture, c’est usant pour les articulations. Je fais craquer mes os en me rendant vers la fenêtre qui se trouvait derrière moi, dos à la demoiselle. Je regarde les gens dehors, les oiseaux, les dernières lueurs d’un Soleil pâle qui tend à percer à travers les nuages.

-Je ne sais pas trop ce que je dois faire…de toi.

J’ai bien entendu. J’ai beaucoup écouté. Mais que devais-je faire ? Je n’allais pas lui coller des heures de colle quand même ? Pour quoi ? Pour la forme et parce que c’est le règlement ?

-Si je suis correctement ce que demandent les règles de cet établissement, je devrais te mettre une mise à pied et un renvoi sur quelques jours du pensionnat. Car tu as beaucoup d’heures de colle à ton actif et passé un certains nombres, je devrais te renvoyer temporairement. Mais…

Je me tourne vers elle, soupirant lentement. Je devais avoir le visage vieillit de dix ans. C’est peut-être un peu abusif, mais c’est l’impression que j’avais. Il faut dire que pour un premier jour de travail, on ne me donne pas le dossier le plus simple à traiter. D’autant que d’après la secrétaire, je suppose qu’elle dirait qu’un renvoi définitif mettrait un stop à trop de souci causé par la jeune femme.

-…mais ce serait inutile. Totalement inutile. Car ce n’est pas comme si tu le faisais exprès…n’est-ce pas ? Bien sûr que non…

Je m’avance vers le bureau et prend un petit papier, post-it, si l’on veut, sur lequel je griffonne deux trois trucs. Je souris à Rei et m’absente pour aller vers la secrétaire. En ouvrant la porte, je vois qu’elle en profite pour voir Rei, comme si elle voulais savoir si je l’avais faite pleurée ou pire. Je me penche vers elle, lui tendant le papier avec un petit sourire charmeur. Elle va probablement…

-Pardon ?! Hurler…elle fait pire. Elle se lève et m’empoigne par le col, les lèvres tremblantes. Vous allez vraiment faire ça ? Mais vous savez qu’elle cause du tort depuis belle lurette ? Depuis son arrivée. Je ne pense pas que…
-Je sais ce que je fais mademoiselle…J’essaie de décrocher ses doigts de mon vêtement, ce qui est plus difficile que je ne l’aurais cru de prime abord. –On ne m’a pas nommé à ce poste pour mes beaux yeux. Il va falloir apprendre à me faire confiance.

Elle finit par relâcher et se rassied tout en me fusillant du regard pour téléphoner ensuite. Je reviens dans le bureau en lissant mon haut, refermant la porte derrière moi pour aller me rasseoir, mais attention, cette fois, je le fais sur le coin de mon meuble, à quelques centimètres de la chaise qu’occupe Rei.

-Voilà qui est fait. Je souris. Je suis certain que la prochaine question sera : qu’as-tu fais ? Je me trompe ?


Dernière édition par Augustus A. Hiroito le Ven 21 Déc - 18:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Convocation chez le sous directeur... [PV Augustus]   Ven 21 Déc - 18:04

Je le regardais toujours attentivement. Quelque part, je crois que je commence à mieux me sentir. J’arrive même à parler de moi, c’est que ça commence à aller bien. C’est surtout très bon signe…

-Fais seulement. De toute manière, vous le n’est là que pour marquer une sorte de différence polie entre bonnes gens. Nous sommes de bonnes gens, mais nous n’avons pas besoin de ce genre de frontière…

Je souris ; au moins une bonne chose pour moi. Je pouvais le tutoyer, ça me donnait une certaine confiance. Je me sens bien plus proche des gens quand je peux tutoyer et c’est vrai que le vouvoiement n’était là que pour marquer la différence d’âge, de hiérarchie. Je me détendais de nouveau, m’asseyant cette fois-ci en tailleur sur mon siège. Pourquoi… Pourquoi était-ce la seule personne qui avait réussi à me rendre bien plus aimable et de meilleure humeur en si peu de temps ? Je n’ai jamais vraiment aimé les adultes car ils sont toujours là à vous détruire sur n’importe quoi. Mais pas lui. Ouais bon, la girouette qui est dans ma tête, sors de là ! Je commence à faire tout un tas de compliments et je ne sais quoi. Ca ne va plus du tout.

-Tu es donc…bipolaire ?

Bipolaire… d’un extrême à un autre… Je ne sais pas si je l’étais vraiment enfaite, je n’en sais rien du tout. Je penche pour le oui car parfois je laisse aller mes pulsions les plus violentes qui soient et ce par l’intermédiaire de Yoru, puis parfois c’est ce côté si naif, gamin que je déteste qui surgit lorsque qu’Eiven se manifeste. C’est en fait super compliqué à savoir même pour moi. Ca me perd vraiment trop facilement… C’est fou que quelques mots puissent venir à vous faire remettre en question sur des tonnes de choses. Dans mon cas, ce serait le comment du pourquoi je me fiche totalement des cours, puis ensuite, pourquoi je n’en fais qu’à ma tête et… bah etc quoi. Il y a tellement de chose que je crois que ça prendrait des plombes et des plombes pour tout référencer… et ma tête exploserait déjà bien avant.

-Dis-moi…Rei. Je parlais sur un ton doux, comme toujours, très calme. Pas de fausses notes dans ma symphonie de mots, car je ne jouais pas un rôle. Tu penses que le suivit des cours est rendu difficile par une de tes autres toi ? Ou parce que tu sembles ne pas apprécier d’être forcée à quelque chose ?

Hum ? J’arquais un sourcil. Pourquoi il me dit ça ? Je l’ai bien vu qu’il me disait tout cela avec calme et douceur. Puis je ne pense pas qu’il jouait de ce fait un rôle. Les gens m’étonneront toujours par moment. Avant de répondre quoi que ce soit, je le regardais se relever en prenant multitude de précautions pour ne pas tomber ou autre. Ouais le roi de la Loose quoi m’enfin, je ne peux pas me moquer vu ce qui m’est arrivé ce midi. Sérieux, je déteste les portes en vitre… On se fait bien trop avoir. Mais le bruit du craquement des os me fit comme un choc électrique, réveillant certaines de mes pulsions. Oh non Rei, il ne va pas falloir que je recommence encore une fois. Il était dos à moi, à présent. Je pouvais certainement voir toute une carrure impressionnante tout de même devant moi. A ce moment-là, j’avais envie de jeter un œil dans mon dossier ne serait-ce que pour voir ce que les profs avaient mis sur moi. Toutes leurs remarques dégoûtantes à mon encontre…

-Je ne sais pas trop ce que je dois faire…de toi.

Si tu savais mon pauvre… Il n’y aurait certainement pas grand-chose à faire de moi et la secrétaire serait bien trop contente si tu devais me renvoyer définitivement du pensionnat. Ouais je la vois déjà, elle avec son air perfide crier de joie…

-Si je suis correctement ce que demandent les règles de cet établissement, je devrais te mettre une mise à pied et un renvoi sur quelques jours du pensionnat. Car tu as beaucoup d’heures de colle à ton actif et passé un certains nombres, je devrais te renvoyer temporairement. Mais…

Ouais j’en étais sûre qu’il allait me dire ça, du moins que j’entendrais les paroles de mise à pied et renvoi du pensionnat. Je le regardais toujours, bien qu’un peu plus gênée, comme me faisant un peu plus petite. Oui j’étais en quelque sorte gênée, on pouvait le lire assez distinctement sur mon visage. Enfin son mais est entrain de m’intriguer là. La suite, la suite !

-…mais ce serait inutile. Totalement inutile. Car ce n’est pas comme si tu le faisais exprès…n’est-ce pas ? Bien sûr que non…

Euh… je peux revenir en arrière quelques secondes ? Non ? Erf enfin pas la peine. Avant je faisais exprès oui, même vraiment exprès de ne pas venir en cours, de me prendre des heures de colles parce que j’en avais strictement rien à foutre. Enfin encore aujourd’hui mais en fait, ce n’est plus du tout pareil vu avec ce qui s’est passé quand j’ai laissé mes pulsions violentes prendre le dessus. Je le regardais ensuite pour voir qu’il prenait un post-it marquant des notes dessus. Je n’ai pas pu voir lesquelles malheureusement… Je le suivis du regard pour l’entendre aller donner le mot à la secrétaire qui… se mit à hurler… Je l’écoutais ensuite assez attentivement, me disant que je la ferais bien mourir celle là si je pouvais mais non, je ne pense pas en être assez capable (ref : re édition de l’histoire de Rei). J’ai envie de regarder ce qui se passe mais je ne veux pas passer pour la fille qui profite alors que je ne pense pas du tout que cela soit vrai. Enfin, je me demande bien ce qu’il y avait d’écris sur ce bout de papier quand même. C’est sûr que c’est quelque chose qui n’a pas du tout plu à la secrétaire alors… cela veut dire que le sous-directeur vient de prendre ma défense ?

J’en suis toute perturbée que je ne vis pas tout de suite qu’il s’était assis près de moi sur un coin du bureau puis me parler.

-Voilà qui est fait. Je suis certain que la prochaine question sera : qu’as-tu fais ? Je me trompe ?

Euh oui, ça c’est sûr et certain même. Je posais mon regard sur lui, complètement étonnée, finissant par moi-même abandonner et arborer un sourire presque chaleureux.

« Alors ça oui, je veux bien savoir ce que tu as fais pour l’avoir autant mise en colère. »

Je mis ensuite presque à rire mais pas d’un rire froid ou méchant, un rire doux cette fois-ci. Il avait réussi à m’avoir en quelque sorte. Il en fallait pour me voir sous cet angle, perdue de toute protection futile que j’avais assez bien gardé.

« Je ne pense pas que cela t’étonne mais avant je faisais exprès de me prendre des heures des colles. Maintenant, j’essaie de faire attention… et disons juste que j’ai toujours détesté qu’on m’impose à faire quelque chose, comme ce qui est d’aller en cours. »

Puis chose bien plus surprenante, je me levais et partis le prendre dans mes bras. Personne n’avait mis à jour la vraie Rei ; personne n’avait encore réussi cet exploit en un an. Une année que je suis là et c’est le seul ! Merde, ça me réjouit tellement. Je n’avais pas envie de quitter ces bras ; j’avais parlé, il m’écoutait et avait réussi à faire remonter mon cœur à la surface.

"Merci... Jamais personne n'avait jusque là percé à jour le côté chaleureux enfoui en moi... Je ne sais même pas comment décrire ce que je ressens."

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