Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]

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Quincy N. Turner


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MessageSujet: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Lun 12 Nov - 15:01

La fumée nous aveugle

Voilà maintenant trois jours que Quincy s’était installé dans son pensionnat. Il avait croisé ses partenaires de chambre une ou deux fois, mais n’avait pas encore eu le temps de leur parler. L’ambiance étant très orangée à l’extérieur, en effet il devait être pas loin de dix-sept heures. Dehors on pouvait entendre certains élèves ayant fini les cours, ainsi que dans les couloirs. L’atmosphère « fin de cours » était la préférée de Quincy, les gens étaient plus détendus et donc lui aussi. Il avait invité quelques potes dans sa chambre pour se fumer quelques p’tits trucs. Il y avait deux mecs et trois filles avec Quincy, il avait bien évidemment quelques idées en tête. D’ailleurs ce dernier était déjà en caleçon, allongé sur son matelas qu’il avait mis par terre, son join en main et une minette dans ses bras. Il y avait énormément de fumé dans la salle, ainsi que l’album de Quincy qui tournait pour l’ambiance musicale. Ils avaient ouvert la fenêtre et énormément de fumée en sortait, il n’avait absolument pas pensé à ça, ils étaient tous dans leurs délires, ces délires que seuls les gens défoncés peuvent comprendre. En effet, il rigolait beaucoup, mais Quincy comptait bien orienter la conversation vers le sexe, quand l’occasion se présenterait. Son arrivé au Japon n’avait pas était anodine, avec la rencontre de la belle Suzuki, et il voulait que ça continue, il voulait que toutes ces journées ou presque, soit spéciales et ponctuées de moments inoubliables. Les gens avec qu’il il trainait pour le moment n’était pas vraiment des amis, c’était plus des fans, que des amis, mais il préférait ça, à être seul.

Il était impossible que ses anciens ennemis le trouvent ici. Sa popularité était grandissante, mais pas encore assez grande pour que les gens prennent des photos de lui pour les foutre sur internet. Donc à ce niveau-là, il était couvert. Pour son business, il pourra toujours créer ses morceaux ici, ses potes avaient déjà trouvé un studio. Le problème c’était les clips, mais ce n’était pas très grave, le temps qu’il serait ici ses clips seront tourné en studio vert. Tout était parfait dans le meilleur des mondes. La fumette n’a pas le même effet sur tout le monde, certaine personne, rigole énormément, d’autres pensent être plus inspiré que d’habitude, et d’autre encore son fatigué et affiche un visage neutre. C’était le cas d’une des filles dans la salle et tout de suite, Quincy pensa à Suzuki. Ce dernier éclata de rire et se leva pour raconter l’histoire à ses potes. Pour le moment il était le seul en sous-vêtement. Il prit la parole avec une voix calme et nonchalante :

« Hé… Il faut qu’j’vous raconte ça… En arrivant ici, j’suis parti au Macdo et j’ai rencontré une meuf en mode Frigide ! Elle était bonne, mais sincèrement j’sais pas c’est quand la dernière fois que le petit train est passé, si tu vois ce que j’veux dire »

Dit-il en éclatant de rire, voyant que ses potes riaient autant que lui, il en rajouta une couche :

« Ouais… hé, ouais, c’est à ce demandé si en dessous il n’y a pas une jungle dense et repoussante ! Avec sa faune personnelle ! »

Éclat de rire encore plus fort, puis :

« Ouais et puis je suis sûr qu’elle…. »

Quand soudain ...


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Suzuki Daichi


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Lun 12 Nov - 22:35


« Le sentiment de la fausseté des plaisirs présents et l'ignorance de la vanité des plaisirs absents causent l'inconstance. »



J’étais encore convoquée chez le directeur en fin de journée alors que je n’avais plus que 2 heures à tenir … Dès qu’il y a un pépin, c’est pour ma gueule. Pour la plupart, la fin de journée rime avec délivrance et se décompresser mais non pour moi, c’est le pire ! Je dois courir après tous les cons qui font des conneries et ça, surtout à la fin des cours parce qu’ils croient qu’ils peuvent tout faire en dehors des cours. Enfin, je me demandais bien ce qu’il me voulait cette fois.

D’un pas lent, je rejoignis son bureau. La secrétaire, avant même que je dise quoi que ce soit, m’indiqua qu’il était libre et qu’il m’attendait. Sans blague, manquerait plus que j’attende. Je passais devant elle d’un air indifférent, faisant claquant mes hauts talons sur le sol pour signaler mon arrivée. Vêtue tout en noir et en gris, mes vêtements reflétaient mon état d’esprit mais peut-être que si ça ne m’allait pas, j’aurai déjà changé de style mais apparemment cela faisais ressortir mes grands yeux bleue et mes longs cheveux blonds ondulés. Je portais précisément un débardeur gris clair sous un long gilet noir en laine et en bas, une paire de collant noir avec un short en jean délavé gris et des chaussures à hauts talons noires. Tout le monde ici était habitué à me voir ainsi, je crois que si demain je mettais ne serais-ce qu’une seule couleur vive, on me regarderait bizarrement. Sans toquer et sans gêne, j’entrais dans le bureau du principal.

« Que se passe-t-il ? »

Demandais simplement, sans passer par 4 chemins. Pas de courtoisie ni de salutations distinguées, il savait très bien à quoi s’en tenir avec moi et c’est bien pour ça qu’il me demandait toujours de régler ses affaires urgentes, il savait que je m’en foutais de la diplom atie et lui de même.

« Des élèves viennent de porter plainte car dès qu’ils ouvrent la fenêtre, ils ont de la fumée qui entre dans leur chambre et apparemment ce groupe d’étudiants fume des joints, réglez ça et rapidement ! »

* Ils n’ont qu’à fermer la fenêtre et arrêtez de faire chier * pensais-je mais j’évitais de le dire, me contentant d’acquiescer de la tête et de ressortir du bureau aussi vite que j’y étais entrée.

Franchement, il venait de m’appeler pour ça … A Noel, je lui commanderai des talkies walkies. Alors comme ça, il ne m’indiqua même pas un numéro de chambre mais si c’était aussi évident qu’il le dit, je le verrai assez rapidement. Je fis le tour de l’établissement pour me retrouver en direction des dortoirs. Une fois dans la cour, je relevai la tête et … Effectivement, ils semblaient s’éclater pas mal mais ce n’est pas de ma faute s’ils ne sont pas discrets ! Ils n’auront qu’à aller frapper leurs voisins de paliers qui les ont dénoncés. Je montais les marches deux par deux mais m’arrêtant devant un miroir de l’étage, je décidais d’attacher mes cheveux dans une haute queue de cheval comme j’avais déjà un chouchou au poignet et je laissais juste ma frange et quelques mèches. Le seul truc pratique avec mes cheveux, c’est qu’ils sont volumineux alors je peux faire quasiment ce que je veux avec ! M’enfin … Je repris ma route. 20, 24 … 27 … 30 … 31, c’était là, pas de doute là-dessus on n’entendait qu’eux sur tout l’étage entre la musique et leurs rires mais avant d’entrer sans toquer, pour ne pas perdre mes mauvaises habitudes et garder l’effet de surprise, je décidais de lire les noms des locataires sur la sonnette quand mes yeux restèrent figer quelques instants sur le dernier de la liste : Quincy N. Turner. Non, il n’y avait pas moyen ! Mais qui sait, avec un peu de chance, ce n’était pas lui de fauteur de trouble bien que ça m’étonnerais. Et bien sûr, ce que je redoutais le plus se confirma avant même que je rentre, je pouvais reconnaître sa voix. Il me fatiguait déjà. Ma main posée sur la poignée, je m’apprêtais à entrer sans prévenir quand je stoppais ma main.

« Hé… Il faut qu’j’vous raconte ça… En arrivant ici, j’suis parti au Macdo et j’ai rencontré une meuf en mode Frigide ! Elle était bonne, mais sincèrement j’sais pas c’est quand la dernière fois que le petit train est passé, si tu vois ce que j’veux dire »

Dit-il d’un ton détaché avant d’éclater de rire avec les autres dans la pièce. C’était ce genre de type … À fumer, boire et à raconter sa vie en parlant bête sur le dos des autres. Bon, nous étions loin d’être amis et franchement, ça n’arrivera jamais mais quand je pense que j’ai failli lui dire pour l’accident … Que je suis stupide. Heureusement qu’à ce moment-là, j’ai été trop submergée par mes émotions parce que l’entendre le crier sur tous les toits me tuerai. Surtout que je ne savais qu’il était un élève d’ici. Lui non plus, d’ailleurs, ne savait pas à quel établissement je travaillais ce qui voulais dire qu’il ne s’attend pas du tout à me voir débarquer. Je le ferai regretter. Ce n’est pas comme si ses mots me blessaient mais qu’est-ce que ça pouvait lui foutre quand est-ce que j’ai baisé pour la dernière fois ? Mais ce n’était pas fini et de loin pas le pire comparé à ce qui allait arriver.

« Ouais… hé, ouais, c’est à ce demandé si en dessous il n’y a pas une jungle dense et repoussante ! Avec sa faune personnelle ! »

Il marqua une courte pause avant de poursuivre de plus belle.

« Ouais et puis je suis sûr qu’elle…. »

C’en était trop, il allait morfler. Que je me fasse insulter par les autres sur mon caractère, mon style vestimentaire, ma gueule … N’importe quoi mais parler de cul, ce n’est pas comme si y avait que ça dans la vie et j’en savais quelque chose. Du sexe sans amour n’est pas du bon sexe alors il ne devait pas être gâté le petit. Qui plus est, comme si j’avais une « faune personnelle » ... Ce qu’il ne savait pas, c’était qu’il est était en train de jouer sur mon terrain avec mes jouets et qu’il était complètement défoncé, pour ne pas changer les bonnes habitudes. D’un coup, j’empoignais avec force la poignée, j’en avais assez entendu. Lorsque j’ouvris la porte, une grosse fumée se dégagea de la pièce pour se dissiper quelques mètres plus loin dans le couloir. Les jeunes s’arrêtèrent tous de rire et notre jeune Quincy se tut. Je restais là, m’adossant contre la porte, je les regardais les uns après les autres, les reconnaissant tous et toutes.

« Mais continuez, faites comme si je n’étais pas là … Je suis curieuse de savoir la suite ! Aller Mister Quincy, tu sûr que quoi ? »

Lui demandais-je sur un ton ironique. Malgré la distance qui nous séparait, je lui lançais un regard noir. À moitié inclinais contre le cadre de la porte, je me redressais et commençais à marcher vers le milieu de la pièce, faisais claquer mes chaussures au sol. Tous les « amis » de la pseudo-star se relevèrent et commencèrent à le regarder avec de gros yeux. Ils cherchaient tous un échappatoire à leur calvaire mais la seule sortie possible se trouvait derrière moi. Je me postais en face de l’intéressé et je le regardais de bas en haut, affichant un rictus.

« Dis-moi, je ne savais pas que pour fumer il fallait se mettre à moitié à poil ! Il t’en faut donc si peu pour être excité et bander ? »

Je me tournais ensuite vers le groupe composé de 2 mecs et de 3 filles.

« Pourquoi êtes-vous si pétrifiés ? Vous avez peur que je vous foute 10 heures de colle ? Soit vous dégagez tout de suite et c’est Quincy qui se prend tout ou vous restez comme des potes et vous partagez la sanction ! »

Mais inutile de dire qu’ils partirent tous en quelques secondes. Et je ne sais pas pourquoi mais je m'y attendais. Alors c’était avec des gens comme ça qu’il trainait ? Je me tournais, regardant Quincy du coin de l’œil, je me baissant pour choper le joint sur la table. Je tirais une latte avant de l’écraser dans le cendrier.

« Ta merde, elle est dégueulasse et on t’a jamais appris qu’il valait mieux être seul que mal accompagné ? Et alors, finis ta phrase de tout à l’heure, je suis curieuse de connaître la fin ! »


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Quincy N. Turner


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Mar 13 Nov - 3:21

« Ouais et puis je suis sûr qu’elle…. »

La porte claqua, et Quincy pouvait entrapercevoir une silhouette. Mais à cause de la fumée, il n’arrivait pas très bien à voir qui c’était. Quelques secondes après, une fois que la pièce était devenue « respirable », il put reconnaitre la belle Suzuki. Son cœur joua aux montagnes russes, tout d’abord il monta, vous savez ces haut-le-cœur que l’on a lorsque l’on voit une personne qu’on pensait ne jamais revoir. Puis il descendit, se souvenant que Suzuki était une surveillante dans un établissement scolaire. Puis remonta encore, ce souvenant qu’il pourrait découvrir pourquoi elle s’était échappée. Elle les fixa un temps, le regard que Quincy était entrain d’encaisser était terriblement sombre, elle allait se venger… C’était donc en caleçon, la bouche entrouverte et le join au bout des doigts que Quincy resta là, impuissant.

« Mais continuez, faites comme si je n’étais pas là … Je suis curieuse de savoir la suite ! Aller Mister Quincy, tu es sûr que quoi ? »

Il se replaça, les bras le long du corps, ne sachant quoi dire, il préféra se taire et observer la réaction totale de Suzuki. Le silence régnait dans la salle, seule la musique de Quincy résonnait doucement. Un peu plus tôt il avait dit a c’est potes, que si quelqu’un venait, il lui donnerait quelques liasses et le problème serait réglé. Mais il n’avait pas prévu avoir Suzuki en colère en face de lui. Bien que la situation était spéciale, il avait déjà remarqué que son envie pour cette fille n’était pas partie, son visage, lorsqu’elle était énervée, lui plaisait aussi beaucoup, c’était un charme différent. À chaque fois que son visage s’animait, c’était beau. Mais il ne pouvait définitivement pas lui dire maintenant. Il ne jeta même pas un seul coup d’œil, a ses anciens partenaires, bien qu’il sentait le poids de leurs regards du coin de l’œil. Il savait très bien ce que leurs regards disaient : « Bah alors mec !? Passe-lui une putain de liasse !!! ». Mais passer une liasse a Suzuki maintenant, n’aurait fait qu’empirer les choses.

« Dis-moi, je ne savais pas que pour fumer il fallait se mettre à moitié à poil ! Il t’en faut donc si peu pour être excité et bander ? »

Elle tenait sa petite vengeance, la situation faisait que, Quincy ne pouvait rien faire.

« Pourquoi êtes-vous si pétrifiés ? Vous avez peur que je vous foute 10 heures de colle ? Soit vous dégagez tout de suite et c’est Quincy qui se prend tout ou vous restez comme des potes et vous partagez la sanction ! »


Quincy ferma les yeux, non pas pour prier ou supplier, mais plutôt parce qu’il était sur de la réaction de ses « amis » et qu’il n’était pas fier que Suzuki est déjà compris. Il entendit donc les bruits de pas, partir a toutes vitesses vers un endroit plus sûr. Ceci durait depuis plusieurs années maintenant, les gens de son label, ou ceux qu’il avait connus dans le business de la musique, l’aimaient seulement pour sa popularité, ou parce qu’il pouvait leur apporter quelque chose. Dans son ancienne bande, il ne pouvait appeler personne ami, avec toutes les histoires de trahison, de coup de pute… C’était comme si, dans sa tête, il avait toujours était normal de trainer avec des personnes juste par intérêts. Ces filles, il voulait coucher avec, ces mecs, ils avaient de la drogue. La dernière fois qu’il a participé à une rencontre sans arrière-pensée, c’était la dernière fois qu’il avait vus ses parents. Mais Quincy rouvrit les yeux, quand il entendit Suzuki tirer un coup sur le join. Il avait un léger rictus, il la trouvait cool, pour une surveillante coincée. Puis, elle replongea son regard dans le sien :

« Ta merde, elle est dégueulasse et on t’a jamais appris qu’il valait mieux être seul que mal accompagné ? Et alors, finis ta phrase de tout à l’heure, je suis curieuse de connaître la fin ! »

Quincy laissa un petit temps, toujours en affichant son léger rictus, il essayait de faire le beau le temps de trouver une idée, oui, une idée pour se sortir de cette situation. Il finit par trouvait quelque chose. La meilleure défense, c’était l’attaque, ce n’était pas un secret. Il décida donc d’utiliser le même genre de réplique, qu’il avait dite comme première phrase, durant leur première rencontre.

« Drole de façon de faire, pour te retrouver seule avec moi, mais okay, je prends. Je suis vraiment content de te revoir Suzuki »

Il ne voulait pas afficher ses faiblesses, Suzuki avait déjà compris, inutile d’en parler. Il préféra changer de sujet. Il s’approcha doucement d’elle, plaça chacune de ses mains sur les épaules de la jeune fille, regarda intensément son œil droit, puis gauche et dit :

« Tu vois un mensonge dans ça ? »

Toujours aussi tranquillement, il alla chercher deux verres et une bouteille de Malibu, qu’il posa sur un plateau, puis sur le matelas posé par terre. Par cette phrase, Quincy voulait lui démontrait, que même s’il faisait l’idiot en se moquant d’elle, il était réellement content de la voir. Après tout, il ne pensait jamais lui parler à nouveau. C'était donc toujours debout et en caleçon qu'il ajouta :

« Maintenant je suis bien accompagné, tu vas pas encore tout gâcher en me mettant le deuxième vent le plus gros de tous les temps... Hum...? »


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Mar 13 Nov - 15:13


« Voler dans les airs est comparable à une histoire d’amour - non pas du point de vue de l’attirance sexuelle, mais en tant qu’expérience qui enrichit la vie. »



Toujours postée devant lui, debout, les bras croisés sous ma poitrine, je le fixais intensément. Ses moindres gestes et expressions étaient épiées. Apparemment, je voyais une facette de lui que je n’ai pu voir à notre première rencontre … Son rictus mal à l’aise le trahissait clairement, il était gêné … Il y avait de quoi vu la merde qu’il venait de raconter sur mon dos sachant que j’ai tout entendu. Sans parler de ses « pseudo-amis » qui se sont fait la malle devant moi. Franchement, je ne comprenais pas comment pouvait-il être avec des gens comme ça … Il voyait très bien que ce n’étaient que des profiteurs, là quand tout va bien et qu’ils peuvent recevoir mais une fois dans la merde, comme avant, ils retourneront leur veste comme si ils ne le connaissaient pas. Y avait pas à dire, il était vraiment un malchanceux que je travaille pile au même établissement qu’il fréquente et que je le prenne sur le fait accompli. Surtout dans une tenue pareille ... Comptait-il coucher avec les filles ce soir, dans la même pièce que les autres mecs ? Je me retins de lui poser une telle question car l’imaginer me suffisait amplement pour le moment. Cherchant du regard le sien, je plongeais mes yeux dans les siens. Finalement, après plusieurs secondes, il semblait reprendre vie car pour le moment, celui qui affiché un visage terne n’était pas moi, pour une fois, mais bel et bien lui. Enfin, il allait parler.

« Drôle de façon de faire, pour te retrouver seule avec moi, mais okay, je prends. Je suis vraiment content de te revoir Suzuki »

Drôle de contre-attaque surtout. Il savait très bien ce que je pensais et que si je pouvais le tuer en lui faisant avaler le joint, je le ferai mais je ne pouvais pas … Malheureusement. Comme au fast food, il essayé de reprendre le dessus en gardant toujours la même tactique pour s’en sortir : la dérision. Cependant, sa dernière phrase, je ne la croyais pas un instant et ça, il semblait le ressentir car il se rapprocha de moi, déposant ses mains sur mon épaule avant de me regarder dans les yeux, passant d’un œil à un autre comme un condamné qui essaye de sauver sa peau en jurant qu’il n’a rien fait.

« Tu vois un mensonge dans ça ? »

Durant quelques secondes, à peine, je faillis le croire mais je me rappelais rapidement des propos qu’il tenait à mon égard. Il était totalement discrédité, quoi qu’il fasse ou qu’il dise, cela ne changerait pas mon avis sur lui. Il avait merdé … Avant même que je ne lui laisse une chance … Voulait-il vraiment que je lui dise la vérité ? Car oui, lui comme moi savions qu’il pouvait très bien mentir. Il préférait ne pas le savoir ou l’entendre de ma propre bouche car il n’attendit pas que je lui réponde pour repartir en direction des bouteilles d’alcool. Que comptait-il bien faire ? Je restais perplexe un instant, spectatrice de ses actions.

« Maintenant je suis bien accompagné, tu vas pas encore tout gâcher en me mettant le deuxième vent le plus gros de tous les temps... Hum...? »

Il ramena deux verres, une bouteille de Malibu et … je lâchais un sourire. Comme si j'étais une bonne compagnie ... Il essayait de m'amadouer mais je n'étais pas un chaton ... Plutôt une lionne. Pouvais-t-on appeler ça un vent ? Peut-être. Je ne l’avais pas envisagé comme ça. Je tournais la tête et vit une liasse de billets sur la table de chevet. Surprise ? Un peu mais plus rien ne m’étonnais.

« Désolé mais je ne bois pendant mes heures de travail. Alors, tu les as payés pour qu’ils viennent ou tu comptais payer les filles pour une pipe? Demande-leur de te rembourser alors parce qu’elles ne semblaient pas avoir le temps … Je me demande bien pourquoi ? Ce n’est pas comme si j’étais frigide ou bien ? »

Dis-je comme si de rien était ... Comme si je ne comprenais pas que l'on puisse me voir ainsi ... Frigide ? Moi ?Ah bon ?! J'esquivais un sourire ironique mais ayant froid avec tous ces courants d’air, sans lui demander et me sentant un peu comme chez moi, j’allais fermer la fenêtre mais comme j’étais petite malgré les talons, je me due me pencher énormément dans le vide pour choper le cadre de la fenêtre pour le ramener vers et la fermer. Un instant, un très court instant, l’idée de tomber ou plutôt se sauter me traversa l’esprit. Pas mal serait mal à l’aise dans une telle situation … Après tout, j’étais une surveillante et lui un élève réunis dans sa chambre, lui à moitié nu mais honnêtement, cela ne me dérangeais pas. Certainement parce que je ne le prenais pas encore pour un homme ou quelque chose dans ce genre. Pourrait-il être vexé que je ne le prenne pas au sérieux ? Non, il savait très bien comment j’étais. Et puis, il ne manquerait plus que je sois gênée … J’ai déjà vu le corps nu d’un homme, d’un vrai … Et vu le nombre de fois où je m’introduisis dans les chambres des étudiants sans toquer pour leur dire d’arrêter de baiser, de faire moins de bruit et de ne pas sécher pour ça. La plupart du temps, c’était eux qui se sentaient mal et faisaient tout ensuite pour ne plus me croiser dans les couloirs mais pour éviter que tous les regards soient à nouveau braquer sur nous, je fermais également la porte de la chambre. Plus que quelques heures avant que la rumeur se soit répandue dans toute l’école : « La pionne sans cœur et un mec sortit de nulle part sont dans la même chambre et elle n’est toujours pas ressorti. Apparemment c’est le même type qui était déjà avec elle au Mac Do y a quelques jours, des groupes d’élèves les avaient déjà repérés. » Je risquais ma place mais lui aussi. Si j’aime jouer avec le feu ? Possible mais il en fallait plus pour se faire renvoyer car après tout, rien n’était encore fondé et nous ne faisions rien de mal. Sans un mot, j’allais m’asseoir sur son lit. Comment savais-je que c’était le sien ? Je pouvais reconnaître son tee-shirt balancé dessus.

Une fois posée, alors que je ne faisais plus attention à ce qu’il faisait depuis plusieurs minutes, il se servit un verre je crois … Enfin je fus tellement absorbée par mes pensées qu’il fallait que je me détente alors je plongeais ma main dans la poche externe de mon long gilet en laine noire et en sortant un paquet de cigarette. Sur mon passage, je fis tomber mon téléphone qui s’éclata au sol, la coque arrière étant de l’autre côté du lit, la batterie à côté du téléphone et … Une photo de Nabuo posée à l’envers. Je l’avais complètement oubliée celle-ci ! Décidemment, je devais me détendre … Je me penchais pour récupérer tout sans un mot, prenant soin que Quincy ne voit pas la photo et même s’il l’a vu, il ne fit aucune remarque dessus. Je le remercierai plus tard pour sa gentillesse … Ou pas. Je sortis une cigarette du paquet, le briquet et l’allumais avant de tirer une longue latte, la première, la meilleure. Je sentais la fumée m’empreignais comme si j’étais aspirée. Voyant le jean du jeune homme à côté de moi, je le lui lançais sur la tête, amusée du fait que j’avais réussi à bien viser. C’était rare !

« Tiens habille toi sinon ils vont se faire des idées déjà que des rumeurs sont en train de se former. En sortant ils vont te demander si tu as réussi à trouver la sortie dans la forêt noire ! »

Rétorquais-je en lui lançant un clin d’œil. Rancunière ? Juste un peu et il avait très bien compris l’allusion avec la faune personnelle à laquelle il faisait référence tout à l’heure. Je repris une latte de la clope, assise au milieu du lit, adossais contre le mur, je fermais les yeux. Tenant la cigarette dans une main, je posais mon autre main sur mon front. Qu’il s’habille ou non, ça m’était plutôt égal en fait parce que pour le moment, mon cerveau était en mode off. Maintenant que je m’étais vengée correctement de l’affront qu’il m’avait fait, je commençais à déstresser. Je repensais à mon arrivée dans la chambre et à ses fameux camarades qui s’étaient barrés comme des rats, les salops. Cependant, son état d’esprit m’intriguait alors il me devait bien des explications et vue la dernière question qu’il me posa, à laquelle je n’avais pas répondu au Mac Do, je pouvais également me permettre de lui soumettre mes suppositions. D’une voix calme, presque douce, ignorant il se situait dans la pièce ou ce qu’il faisait, gardant toujours mon bras par-dessus mes yeux, je m’adressais à lui.

« Tu m’as demandé pourquoi j’ai peur d’être heureuse ? Mais toi, pourquoi as-tu peur de te retrouver seul ? Tu es prêt à trainer avec des gens qui ne t’apporterons rien à part profiter de toi et tu l’acceptes … Pourquoi ? Tu prends tout à la rigolade et tu n’es jamais sérieux mais pourquoi n’oses-tu pas être honnête avec tes sentiments au lieu de faire semblant que tout va bien ? »

Je ne savais pas pourquoi ça me préoccupais ce qu’il faisait mais finalement, il était très mal placé pour me juger car il était encore pire que moi. Je ne suis pas honnête avec mes sentiments mais ça, ce n’est un secret pour personne. Je ne les partage pas, certes, mais je dis ce que je pense et ne prétend pas être quelqu’un que je ne suis pas. Peut-être que je considérais ce gamin un peu différent, juste un peu, de par son style et ses manières d’agir … Oui, je le voyais encore comme un enfant qui ne savait pas quoi faire de sa vie et qui s’éparpillait dans tous les sens et au final, qui n’aboutit à rien. Est-ce que je ressentais de la pitié ? Pas vraiment, ce n’était pas ce genre de sentiment que j’éprouvais. Je me demandais quand même ce qu’il était en train de faire ou s’il comptait me répondre … Oui, il allait certainement me répondre mais en déconnant comme d’habitude. En parlant d’habitude …

« Tu sais que quand je te croise, tu es toujours défoncé ? »

Lui fais-je remarqué alors qu’il ne m’avait toujours pas répondu mais j’avais trop la flemme d’ouvrir les yeux. Peut-être est-il tout simplement en train de se préparer un verre ou de s’habiller mais je pouvais entendre son souffle … Il n’était pas loin. Qu’avait-il prévu ?



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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Mar 13 Nov - 17:29

« Désolé mais je ne bois pendant mes heures de travail. Alors, tu les as payés pour qu’ils viennent ou tu comptais payer les filles pour une pipe? Demande-leur de te rembourser alors parce qu’elles ne semblaient pas avoir le temps … Je me demande bien pourquoi ? Ce n’est pas comme si j’étais frigide ou bien ? »

Oh ça il l’avait déjà fait, et plus d’une fois, payer des filles avec des corps de rêves, pour pouvoir coucher avec. Ou coucher avec les filles présentes dans ses clips vidéo. Pour lui c’était une routine, mais, cette fois, l’argent était destiné au surveillant qui viendrait les déranger. Il était un peu trop tard maintenant, pour régler l’affaire de cette manière. Donc Quincy se contenta de regarder la liasse, silencieux, puis de reposer ses yeux sur Suzuki. Il ne préférait rien ajouter pour le moment, histoire de la laisser se calmer un instant. Elle se déplaça jusqu’à la fenêtre pour la fermer, elle se pencha d’une façon très sexy, effectivement Quincy avait une vue admirable. Il pencha légèrement sa tête sur le côté, affichant un sourire idiot, les yeux braqués sur les fesses de Suzuki. Il aurait aimé qu’elle porte un gilet un peu plus court histoire de pouvoir… Hum, passons. Quand elle se retourna, Quincy se reprit rapidement et fit mine de se servir un verre pour passer inaperçu, cela semblait fonctionnait. Enfin… Suzuki semblait n’avoir rien à faire de ce que faisait l’adolescent en caleçon pour le moment, et ça l’arrangeait bien. Bon… Elle était loin d’être idiote, elle avait déjà dû apercevoir les nombreuses tentatives de Quincy afin « d’observer son corps ». Et une femme comme Suzuki devait être habituée au regard des hommes. Une fois ceci fait, elle alla se poser sur le lit de Quincy. Elle avait refusé l’invitation à boire, mais ne comptait pas partir tout de suite, il était ravi. Quincy vida son verre en une seule fois et en buvant il put remarquer que Suzuki avait laissé tomber son portable et qu’une photo était cachée à l’intérieur. La personne sur la photo était toujours un secret pour Quincy, mais il put apercevoir que ce fut la première chose qu’elle ramassa. Déjà trop de vannes et de gaffe pour aujourd’hui, il ne voulait pas en rajouter une couche, bien que la partie « honte » de son cerveau soit souvent éteinte, il connaissait tout de même les limites. Une fois tout remis en place, Suzuki s’alluma une clope.

« Tiens habille toi sinon ils vont se faire des idées déjà que des rumeurs sont en train de se former. En sortant, ils vont te demander si tu as réussi à trouver la sortie dans la forêt noire ! »

Elle semblait moins en colère, Quincy laissa échapper un léger rire. Il y avait plus de silence que de mots pendant leur conversation, mais étrangement, ils n’étaient pas gênés. C’était comme si, il était tout à fait normal de laisser de longue pose, comme si chaque mot était difficile à lâcher, mais que ceci était complètement assumé.

« Tu m’as demandé pourquoi j’ai peur d’être heureuse ? Mais toi, pourquoi as-tu peur de te retrouver seul ? Tu es prêt à trainer avec des gens qui t’apporterons rien à part profiter de toi et tu l’acceptes … Pourquoi ? Tu prends tout à la rigole et tu n’es jamais sérieux mais pourquoi n’oses-tu pas être honnête avec tes sentiments au lieu de faire semblant que tout va bien ? »

Elle lui donna le coup de grâce, elle avait parfaitement cerné les faiblesses de Quincy. Et elle lui lança en pleine figure, comme il l’avait fait avant. Habituellement, il voulait éviter ce genre de conversation, tout faire pour y échapper. Mais avec Suzuki, il se disait qu’en se rapprochant un peu, il pourrait connaitre son secret, voire plus.

« Tu sais que quand je te croise, tu es toujours défoncé ? »

Après la dernière phrase de Suzuki, il enroula son pantalon autour du cou et sauta sur le lit, à côté d’elle. Il lui prit la cigarette des mains et tira un coup. Il tenta de faire des ronds de fumée et ajouta d’une voix calme :

« Tu vois c’est marrant parce que ta deuxième question est la réponse à la première. Quand tu fumes, tout va bien, la vérité n’existe plus. Tout est mieux… »

Un temps. Deuxième tentative de ronds de fumée, puis…

« …Avec ces connards, c’est du donnant donnant, ces filles, j’avais envie de me les faire et ces mecs avaient plein d’herbe en trop. »

Il lâcha la fumée encore une fois et ajouta enfin :

« Tu sais, il faut que t’arrêtes de réagir comme ça, les gens vont finir par croire que tu as vraiment une forêt là-dessous, en tout cas moi c’est ce que je crois, attends nan enfaite j’sais pas, laisse-moi vérifier »

Il déplaça rapidement sa main vers l’entrejambe de Suzuki et commença à le tâtonner. Il ne savait pas si c’était l’alcool, la fumette, ou la pose sexy qu’elle avait prise tout à l’heure qu’il lui ordonnait de faire ça, mais il le faisant bel et bien. Il se doutait qu’il allait se faire dégager, mais rien ne pouvait lui empêcher d’essayer. Certes, Quincy faisait l’idiot, mais il n’avait jamais était aussi sincère envers quelqu’un depuis bien longtemps… Je me demande ou cela va mener…


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Mar 13 Nov - 19:53


« Voler dans les airs est comparable à une histoire d’amour - non pas du point de vue de l’attirance sexuelle, mais en tant qu’expérience qui enrichit la vie. »



Mais qu’est-ce que tu fous ? Je n’ai pas tardé à avoir ma réponse. Comme il ne répondait pas, je voulus retirer mon bras de devant mes yeux et voir où il se trouvait mais je n’ai pas eu le temps. Mon corps sursauta lorsqu’il sauta sur le lit et rebondit plusieurs fois à cause des ressorts. Par reflexe, je retirai mon bras et ouvris grand les yeux pour voir exactement où il se trouvait ou ce qu’il foutait … Mis à part faire du trampoline. J’eus à peine le temps de me remettre et de réaliser qu’il se trouvait juste à côté de moi, qu’il me piqua la clope et se mit à la consumer, essayant de faire des ronds avec la fumée.

« Tu vois c’est marrant parce que ta deuxième question est la réponse à la première. Quand tu fumes, tout va bien, la vérité n’existe plus. Tout est mieux… »

Je réfléchis un instant à ce qu’il venait de dire tandis qu’il marqua une pause pour rejouer avec la fumée. Il n’avait faux, boire et fumer … c’étaient juste pour ne plus se sentir maître de soi, planer, oublier nos problèmes … Les rares fois où j’étais soûle, c’était pour être tous consciente de la réalité. Pour une fois, il marquait un point mais je ne le luis fis pas remarquer, curieuse de savoir ce qu’il allait ajouter.

« …Avec ces connards, c’est du donnant donnant, ces filles, j’avais envie de me les faire et ces mecs avaient plein d’herbe en trop. »

Donc c’était l’excuse qu’il se donnait ? Du soi-disant donnant donnant alors qu’il donnait plus ce qu’il recevait juste pour ne pas être seul. Ce n’est agréable pour être d’être seule … moi non plus, malgré l’image que je veux donner en proclamant que je m’en fou d’être seule, je n’aimais pas cette sensation mais me faire utiliser est la dernière chose que je voulais. Même en utilisant les autres aussi, les relations basées sur les intérêts font plus de mal que de bien. Je tournais la tête vers lui, regardant son visage de près … ou du moins je ne l’avais encore jamais vu d’aussi près au point que j’inhalais la fumée qui s’échappait de sa bouche.

« Tu sais, il faut que t’arrêtes de réagir comme ça, les gens vont finir par croire que tu as vraiment une forêt là-dessous, en tout cas moi c’est ce que je crois, attends nan enfaite j’sais pas, laisse-moi vérifier »

Finit-il par lâcher tout naturellement. Je n’eus même pas le temps de réagir ou de le repousser que je sentis déjà sa main à travers le jean et le collant se frotter contre mon entrejambe. Je ne comprenais plus comment nous en étions arrivé à ce stade-là ni pourquoi il faisait ça … M’en voulait-il de lui avoir gâché son coup avec les autres filles ? Je ne pouvais tout simplement pas le laisser me toucher ainsi mais le pire ce n’était pas le fait que ce soit lui mais qu’il le fasse ainsi en le prenant si à la légère, à moitié défoncé, voir totalement, sur un coup de tête … Je ne pouvais pas le décrire que je ressentais mais je me sentais comme déçu mais comment pourrai-je être déçue alors que je n’attends rien de lui … On ne peut être déçue que si on s’attend à quelque chose …

* Qu’est-ce que j’attends pour le repousser bordel ? * pensais-je.

En fait, je ne pouvais pas le laisser faire, hors de question. Je repensais à ses mains … Combien de filles avait-il touché jusqu’ici ? Il me considérait alors comme toutes ces filles ... Je relevais la tête vers, lui lançant un regard noir. Il n’avait pas le droit de me toucher en utilisant un ton aussi détachant.

« ARRÊTE, ne me touche pas comme si je n’étais qu’une distraction ! Je … »

Criais-je. Silence. Je m’arrêtais nette dans mon discours. Je ne voulais pas continuer. Je … C’était vraiment désagréable de se sentir utiliser comme tous les autres. Je n’aimais vraiment pas ça. Comment pouvait-il vivre ainsi ? Je relevais mon regard vers son visage encore si près du mien que je pouvais respirer l’air qu’il expirait. Bien que je voulais qu’il retire sa main, je ne me dégageais pas. Surement voulais-je lui donner l’impression que je n’étais pas du tout ébranlée par ce qu’il venait de se passer. Je repris la clope de sa main et tirais dessus avant de la lui mettre dans la bouche pour dire qu’il pouvait la finir.

« Je ne suis pas de celle que tu peux payer ou tripoter comme ça alors ne me prend pour une de ses filles de tout à l’heure »


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Dernière édition par Suzuki Daichi le Mar 13 Nov - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Mar 13 Nov - 21:10

La température de la salle était passée de froid à chaud en quelques minutes. Quincy avait toujours sa main placée sur l’entrejambe de Suzuki, à effectuer de petite caresse. Il pensait vraiment qu’elle allait réagir au quart de tour, mais il y avait comme une hésitation chez elle, comme un conflit intérieur. Quincy ne savait pas très bien comment interpréter tout ça, il décida simplement de continuer. De nombreuses aventures a lui c’était déroulé dans une chambre, nombreuses de ses aventures c’était passé avec de l’alcool et de la drogue, mais dans très peu de ses aventures il devait séduire la femme qu’il avait en face de lui. En général il savait pourquoi ils étaient là, et ils le faisaient. Ou quand c’était des groupies, il n’avait absolument rien à faire. Mais cette fois c’était différent, la femme en face de lui était très loin de toutes ces « catégories. » Effectivement, après quelques secondes, Suzuki se braqua et cria :

« ARRÊTE, ne me touche pas comme si je n’étais qu’une distraction ! Je … »

Les yeux ronds, Quincy ne savait pas trop ou cette colère allait mener. Il avait retiré sa main, la laissant flotter juste au-dessus. Il savait déjà où elle voulait en venir, mais il se contenta d’attendre la suite. C’était assez ironique, parce que lorsque tu commencçais à réussir dans la musique, tu avaisl’impression qu’absolument rien n’était impossible. Quand tu commençais a t’acheter des nouvelles voitures, nouvelles fringues, quand tu voyais que les gens riches te montraient désormais du respect, tu avais l’impression que le monde était à toi. Mais toutes ces grandes choses ne servaient absolument à rien dans cette situation.

« Je ne suis pas de celle que tu peux payer ou tripoter comme ça alors ne me prend pour une de ses filles de tout à l’heure »

Il posa sa main sur la cuisse de la jeune fille et continua ses caresses.

« Je ne comprends pas… Je pensais que tu avais envie toi aussi… »

Il s’approcha d’elle encore légèrement, avec ses lèvres, il pouvait effleurer les siennes. Il lui chuchota :

« Mais tu as raison… Tu n’es pas une de ces filles, alors qui es-tu ? Je vais être le seul à m’ouvrir un peu ce soir ?... »

Il déposa un baiser, sur le coin de la bouche de Suzuki, comme pour retarder le moment tend voulus, comme le calme avant la tempête. Comme vous pouviez le voir, avec elle, il éclatait tous ses scores de sensualité, il n’avait jamais eu à charmer de cette façon auparavant. Mais ça lui plaisait, d’ailleurs, ça l’étonnait lui-même, à quel point ça lui plaisait de séduire une fille intéressante. C’était comme si l’art avait retrouvait sa valeur. La main de Quincy parcourait le corps de la jeune femme, partant de la cuisse, passant sur le ventre, continuant sur la poitrine, puis tranquillement redescendre pour recommencer. Il se redressa un peu, montra du regard et d’un léger coup de tête la cigarette dans la main de Suzuki, pour lui faire signe de porter la cigarette à sa bouche, il mima d’une façon ridicule : « Regarde je ne peux pas le faire moi-même, mes mains sont prisent ». Il finit par ajouter :

« Alors je t’écoute… Si je ne prends pas soin de toi, je vais finir par être hanté moi aussi hein ? »

Suzuki était une solitaire, et Quincy avait vu la photo cachait dans son téléphone, il en avait conclu qu’elle avait perdu quelqu’un d’important pour elle et qu’elle était hantée par le passé. Derrière ses aires de dur et de rigolo, Quincy réfléchissait, et il réfléchissait bien.

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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Mar 13 Nov - 22:01


« Voler dans les airs est comparable à une histoire d’amour - non pas du point de vue de l’attirance sexuelle, mais en tant qu’expérience qui enrichit la vie. »



« Je ne suis pas de celle que tu peux payer ou tripoter comme ça alors ne me prend pour une de ses filles de tout à l’heure »

Je ne voulais qu’il me prenne pour une conne. Il croyait que je ne savais pas que tout ce qui l’intéressé, c’était de coucher ? Que ce soit moi ou une autre, j’étais sûre qu’il ne voyait même pas la différence tant qu’il obtenait ce qu’il voulait. Heureusement, il avait compris le message. Du moins, c’est ce que je pensais dans un premier temps … Il ne tarda pas à reposer sa main contre mon collant au niveau de la cuisse, recommençant ses caresses. Je le regardais, lui lançant un regard d’incompréhension totale. Que lui fallait-il de plus pour qu’il arrête ?

« Je ne comprends pas… Je pensais que tu avais envie toi aussi… »

Comment sa voix pouvait être si douce et calme dans une situation pareille ? Ce qui me faisait le plus peur dans tout ça, ce n’était pas le fait d’être avec un inconnu sur un lit mais la détermination avec laquelle il agissait. Il savait exactement ce qu’il voulait, ce qu’il faisait et comment il allait y arriver. Cette maîtrise due à ses différentes conquêtes, apparemment, m’effrayée totalement comme si pour lui, tout ce qu’il me faisait ne signifiait rien. Comme s’il voulait se faire un café : il allume la machine, attend, prend sa tasse et la boit avant de la foutre dans le lave-vaisselle pour en prendre une nouvelle, propre. Ou est-ce que tout cela allait me mener ? Réfléchissais-je trop ?

Perdue dans mes pensées depuis à peines quelques secondes, il me fit revenir au présent en s’approchant de plus en plus de mon visage, effleurant doucement mes lèvres.

« Mais tu as raison… Tu n’es pas une de ces filles, alors qui es-tu ? Je vais être le seul à m’ouvrir un peu ce soir ?... »

À quoi faisait-il allusion et que entendait-il par « s’ouvrir » ? S’il avait dit ça, c’est qu’il avait déjà sa petite idée derrière la tête car je doutais franchement qu’il puisse me demande ça d’un coup, sans raison. Il voulait une réponse mais à quoi … Il déposa un baiser au coin de mes lèvres mais je ne pus le repousser car de un je ne m’y attendais pas et de deux j’étais complètement perdue. Bien sûr, j’essayais de donner une image cool de moi mais il était vraiment bizarre depuis quelques minutes déjà. Ce n’était pas lui qui se moquait d’elle devant tous ses potes … Alors pourquoi être aussi intéressé ?

Néanmoins, il ne s’arrêta pas en si bon chemin, il voulait aller plus loin. Il recommençait ses caresses, parcourant tout mon corps de bas en haut en effleurant ma main à travers mes habits. Mais qu’est-ce que je foutais ici ? Je n’avais même pas la force de la pousser pour sortir de cette situation. Intérieurement, j’essayais de me convaincre que ce n’était que par simple curiosité car je ne voulais pas y avoir une autre raison. Subitement Quincy se redressa et me fit un signe de la tête en direction de la clope tout en lui mettant en évidence le fait qu’il ne pouvait pas lui-même la mettre dans la bouche puisqu’il avait les mains prises mais comme si j’allais exécuter tous ses désirs … Je le narguais en tirant une nouvelle fois sur la cigarette, sans la lui passer pour le moment.

« Alors je t’écoute… Si je ne prends pas soin de toi, je vais finir par être hanté moi aussi hein ? »

Hanté ? Pourquoi hanté … Non, j’avais très bien compris son insinuation mais d’où venait-il sur ce sujet ? Il tenait vraiment à ce que je lui dise une partie de moi, déjà au Mac Do, encore maintenant … Nabuo, voyait-il ce que je faisais ? Je me le demandais bien si de là-haut, il était fière de moi mais j’en doutais. J’étais tout le temps de mauvaise humeur, froide et solitaire et là, j’étais dans le lit d’un inconnu avec un inconnu … Qui me parlait de mon ex, décédé depuis un an … La douleur était encore vive et ça, Quincy avait bien compris et pourtant, il ne me ménageait pas. C’est sûr, ce type, je le haie définitivement, il était mon pire ennemi … Il me poussait à bout en tout. D’abord il me taquine, il dit du mal de moi, il essaye de me séduire puis il me balance la réalité en pleine face. C’est le pire … Alors que je commençais à oublier, un peu le passé depuis quelques minutes. Je sentais une boule se fermer au niveau de ma gorge qui m’empêchait même de respirer correctement. Que pouvais-je bien faire … Je ne voulais pas lui montrer mes faiblesses. L’avait-il fait exprès pour que je lui balance une partie de moi ? Les larmes commencèrent à me monter aux yeux tandis que j’essayais de les retenir. Désormais, je fuyais son regard, passant ma main sur mes yeux pour ne pas le regarder et puis, pour qu’il ne voie pas mon visage. Je n’arrivais même plus à m’énerver et ou à m’enfuir comme la dernière fois. Ma voix était devenue faible, quasiment inaudible.

« Il était tellement différent de toi … C’était un type génial qui n’aurait jamais dû mourir mais un jour survint cet accident en voiture … Je survécu et je me suis réveillé après 3 semaines plongée dans le coma. Ce n’est que là que je sus que lui … qu’il … était mort et moi j’étais toujours là. Lui, il … me respectait ! Il m’aimait … je n’étais pas invisible ou un simple jouet parmi d'autres ... C’est ce que tu voulais non ? Une partie de ma vie ? Tu es satisfait ? La prochaine fois que tu seras de nouveau défoncé, tu pourras le dire à tout Rayen. »

Ma dernière phrase était dite sur un ton très sarcastique. Je lui en voulais clairement, j’avais mis tellement de temps à apprendre à cacher mes points faibles. Je voulais oublier en venant ici et sans cesse, le passé me rattrapé quoi que je fasse … Mes larmes se mirent finalement à couler le long de mes joues alors que je me cachais toujours le visage. Voilà comment en quelques secondes, l’ambiance pouvait totalement changer. Je me sentis si pathétique de lui avoir raconté, qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ?


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Mer 14 Nov - 20:18

« Alors je t’écoute… Si je ne prends pas soin de toi, je vais finir par être hanté moi aussi hein ? »

La réaction de Suzuki ne se fit pas attendre. Elle essayait de camoufler ses émotions au possible, mais lorsque que son visage s’animait, cela ne passait pas inaperçu quand on l’a connaissait un peu. Quincy a grandi dans le ghetto de Chicago, il avait souvent dû défendre ou aider des filles dans des situations délicates. Comme faire semblant de les connaitre pour que ses potes la lâche, il avait était témoin de beaucoup de choses. Belles et affreuses, enfin pour lui les femmes devaient être protégées. Et quand il vu Suzuki fondre en larme, certain de ses souvenirs refit surface, ces femmes battues, ces femmes violée, tuée, qui même si elle avait surement des choses à se reprocher, ne méritait pas ça. Bien sûr, le problème de Suzuki était différent, mais sa détresse était la même.

« Il était tellement différent de toi … C’était un type génial qui n’aurait jamais dû mourir mais un jour survint cet accident en voiture … Je survécu et je me suis réveillé après 3 semaines plongée dans le coma. Ce n’est que là que je sus que lui … qu’il … était mort et moi j’étais toujours là. Lui, il … me respectait ! Il m’aimait … je n’étais pas invisible ou un simple jouet parmi d'autres ... C’est ce que tu voulais non ? Une partie de ma vie ? Tu es satisfait ? La prochaine fois que tu seras de nouveau défoncé, tu pourras le dire à tout Rayen. »

De sa façon décontracte habituelle, il prit Suzuki dans ses bras la serrant fort. Il n’avait pas vraiment réfléchi, il l’avait fait. Quincy c’était ça, peu importe combien de temps il connaissait une personne, peu importe les formules et les manières qui te font être normal, peu importe le politiquement correct, lui il n’écoutait que son instinct. Et à ce moment précis, son instinct lui ordonnait de serrer Suzuki contre lui. Il prit la télécommande de sa chaine Hi-fi et monta légèrement le son, histoire que personne dans le couloir ne puisse entendre. Il faisait ça pour que le secret de la belle surveillante reste un secret et qu’elle puisse aussi conserver son image de femme forte. Parce qu’après tout, c’était comme ça qu’il la considérait, car certes, elle n’avait cassé la gueule à personne, elle n’avait vendu aucun CD, elle ne posait pour aucun magasine, mais pendant toutes ses années, elle avait gardé un lourd secret pour elle seule, sans faire chier personne. Beaucoup de gens devenaient aigris, ou dépressifs, pas elle. Elle avait simplement décidé de tout cacher. Quincy aussi avait vu beaucoup de gens mourir, il avait même vaincu des fusillades. Mais personne d’important à ses yeux. Il voyait tellement de ses potes finir en taule ou mort, qu’il avait vite compris qu’il ne fallait pas s’attacher. Mais grâce a ça, il avait aussi compris que pour oublier le passé, il fallait d’abord l’accepter :


« Parle-moi de se Nabuo… Il était plus beau gosse que moi ? Je suis sûr que nan ! C’est difficilement possible ! »

Dit-il, amusé. Il voulait qu’elle en parle, qu’enfin elle puisse se livrer corps et âme a quelqu’un. Et si pour ça, il devait passer pour le salopard qu’il la forçait un peu, il le ferait quand même. Il fallait qu’elle accepte, qu’elle puisse parler de Nabuo, comme de n’importe qu’elle autre sujet, qu’elle fasse son deuil. Et pour ça, elle devait en parler, peu importe à qui, il fallait qu’elle se livre. Comme je vous l’avais dit plus tôt, Quincy avait une empathie très développée, sous ses airs de dur, il pouvait comprendre les gens bien mieux que le commun des mortels. Quincy avait déjà ses plans en tête, il allait l’aider à accepter la mort de Nabuo, puis ensuite, il lui ferait oublier, en lui montrant que dans ce pensionnat, il y avait vraiment moyen de s’éclater…

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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Dim 18 Nov - 3:20


« Voler dans les airs est comparable à une histoire d’amour - non pas du point de vue de l’attirance sexuelle, mais en tant qu’expérience qui enrichit la vie. »



Je venais de lui parler de Nabuo, j’en revenais toujours pas que j’ai pu prononcer son prénom tandis que mes larmes continuèrent de couler le long de mes joues. Je faisais tout pour me cacher le visage, c’est tout ce qu’il me restait à cacher … Il ne savait pas que j’avais une sœur que je déteste, des parents qui ne m’ont jamais prêté d’attention et il n’avait nullement besoin de le savoir. Pour le moment, je voyais cette situation comme une défaite car je n’ai pas réussi à préserver mon image de fille forte ni à l’oublier. Je ne voulais plus y penser mais ça semblais impossible car à peine on m’évoquait des termes proches de la mort, je me sentais comme paralysée – Le souvenir du sang sur mes mains et autour de moi me hantait encore les nuits … Je n’ai jamais su si c’était le mien ou le sien car ma tête était tournée à l’opposé de lui mais si seulement j’avais l’aider … Je me sentais coupable car si ce jour-là, je n’avais pas voulu aller au zoo, on aurait pas croiser ce putain de camion !

Alors que mon corps se crispa, les bras de Quinçy vinrent me tirer vers lui. Un court instant, je voulus me débattre mais je lâchais prise pour me laisser faire. Je n’avais plus la force de me battre ou de riposter … Moi qui voulait cacher mon visage avec mon bras, j’abandonnais, plongeant mes yeux remplis de larmes vers lui … Pathétique. Minable. Faible. Coupable. Voilà ce que j’étais. Le jeune homme prit d’une main la télécommande, sans relâcher son étreinte et augmenta le volume de la musique. Avec le son de sa voix et de sa présence, je me sentais peu à peu plus apaisais bien que j’avais toujours ce nœud dans la gorge qui m’empêcher de respirer correctement. J’oubliais presque qu’il était quasiment nu et je m’en rendis compte lorsque ma tête vint se poser contre sa peau et plus précisément, son torse. Plus le temps passait et plus je m’habituais à l’odeur du cannabis mélangé au tabac. En fait, ça allait bien – J’essayais de reprendre sur moi, inspirant et expirant calmement.

« Parle-moi de se Nabuo… Il était plus beau gosse que moi ? Je suis sûr que nan ! C’est difficilement possible ! »

Je laissais échapper un rire que je tentais de dissimuler. N’importe quoi ce gosse. Comment comparer l’incomparable ? J’hésitais à lui répondre car je ne savais pas pourquoi ça l’intéressait autant tout à coup de m’aider alors que je n’avais rien fait pour lui part être moi-même et le rembarrer plusieurs fois. Ma tête posait entre son épaule et son cou, je fermais les yeux, cherchant mes mots. Je ne voulais pas dire n’importe quoi à son sujet … En fait, je ne voulais même pas en parler mais je me sentais comme obliger pour « vider mon sac ». La musique en arrière son depuis mon arrivée, je devais avouer que lorsque je le rencontrais, je ne le voyais franchement pas chanter malgré son style mais je commençais à m’y faire aussi. C’est là que je me rendis compte qu’une année était vite passée dont 3 semaines dans le coma et que je n’arrivais déjà plus à me souvenir de la voix de Nabuo. J’avais tellement honte de moi … Comment pouvais-je oublier une chose aussi importante ? Étais-je condamnée à oublier peu à peu tous les souvenirs jusqu’à ce qu’un jour, il ne m’en reste aucune comme s’il n’avait jamais existé ?

Mes larmes avaient cessées de couler mais mes yeux étaient toujours rouge voir boursouflés alors heureusement que je n’avais pas l’occasion de me voir dans un miroir sinon je ne me serai faite peur. Je pris une dernière inspiration et décollais ma tête du creux dans lequel je l’avais déposée pour relever mes yeux bleus vers lui … Enfin … J’avais pour habitude de regarder les autres mais là, je me sentais mal à l’aise alors je commençais à détourner le regard, préférant fuir le sien.

« Je ne sais même pas pourquoi je te répond ! »

Répondis-je en soupirant, faisant mine d’être blasée mais je continuais tout de même après une courte pause.

« Même si ça me fais chier de l’avouer, il te ressemblait un peu. Bien sûr qu’il était plus beau ! Bon, il n‘était pas noir mais il avait aussi beaucoup de tatouages. Un type bien qui se faisait toujours remarqué et très apprécié et pourtant il jeta son dévolu sur moi … pauvre fille solitaire. Il vint également à ma rencontre lorsque je mangeai seule à une table et se posa sans gêne et ce chaque jour jusqu’à ce que nous sortions ensemble. Et … c’est to … enfin non, il était un dieu pour moi ! Il embrassait comme un dieu, faisait l’amour comme un dieu, plus beau qu’un dieu et plus gentil. Je me demande s’il n’avait pas pitié de moi … Si seulement je n’étais pas tombé amoureuse de lui il … serait encore en vie. »

Mes derniers mots résonnaient encore dans ma tête. Si seulement je n’avais pas existé dès le départ plutôt … Cela aurait arrangé tout le monde, j’en étais persuadée. Je ne pouvais pas expliquer le lien que j’étais en train de créer avec le jeune rappeur ni ce qui me poussais à lui révéler de telles choses mais je me sentais un peu mieux ici que là-bas. Là-bas, c’est le reste du monde. Mon front vint se poser contre son torse mais je pouvais entendre des bruits de pas se rapprocher de plus en plus vite. Cela ne laissait rien présager de bon … On put entendre, malgré la musique, une phrase, une seule émanant d’une voix féminine :

« Heureusement que j’ai prévenu le directeur, imagine elle sort vraiment avec Quincy … On ne pourra plus mettre le grappin dessus et profiter de sa tune ! Elle va être virée c’est sûre. »

Cette voix, je … ou plutôt nous était familière. J’étais certaine que c’était l’une des trois filles qui étaient là avant. En quelques secondes, l’information monta au cerveau mais c’était mort, je ne pouvais plus rien faire à part attendre mon arrêt de mort. Et il valait mieux que ce le soit sinon l’autre pouffe ne voulait pas crever dans les minutes suivantes. Je relevais la tête, l’incompréhension se lisait sur mon visage … Je ne savais pas comment y échapper. Me cacher ? Je pouvais déjà entendre le trousseau de clés du directeur. Il cherchait le numéro 31 parmi toutes celles dont il disposait. Je n’avais plus le choix … Bien que ce ne soit certainement pas la meilleure ! J’attrapais la main de l’étudiant et je sautais du lit, le tirant par le bras pour qu’il me suive jusque dans la salle de bain que je fermais à clé une fois celui-ci à l’intérieur.

« Putain putain putain je fais quoi ? »

Sans raison, je le poussais sous la douche et alluma le jet d’eau alors que j’étais à côté de lui, également dans la douche sous le jet d’eau et qu’il fallait à peine 5 secondes pour que je sois trempée de la tête au pied. Sans parler qu’au début, l’eau est toujours glaciale ce qui me fit frissonner. Mon maquillage se mit à couler mais ça ne pouvait pas être bien pire que lorsque je pleurais. Sayé la porte d’entrée s’ouvrit. Je retins ma respiration, laissant couler l’eau sur mon corps. Il ne devait ni me voir ni m’entendre. Collée au corps du garçon, je me suppliais du regard de m’aider. Je ne demandais jamais d’aide, non, jamais, sauf aujourd’hui. Petit à petit, je me reposais sur quelqu’un d’autre que sur moi-même mais tout était de sa faute, s’il n’avait pas fumé de joint.

« Monsieur Turner, êtes-vous là ? »

Le stresse montait en moi, je devais certainement avoir oublié mon portable sur la table de nuit mais bon, le directeur ne pouvait pas le reconnaître il ne l’avait jamais vu ! Heureusement que je ne l’avais pas oublié dans la poche celui-ci … Je me rapprochais de Quincy très lentement pour ne pas qu’il remarque qu’il y ait deux personnes dans la salle de bain et je me mis à chuchoter à voix basse :

« Aide moi sinon je vais être virée, répond un truc ! Je ne vais pas te laisser l'autre conne pour que tu puisses lui sauter dessus une fois que je serai renvoyée, tu rêves ! »

L’eau était enfin chaude, je retirais le chouchou qui maintenait mes cheveux attachés. Cela ne servait plus à rien après tout.


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Quincy N. Turner


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Dim 18 Nov - 22:16

Parfois les rencontres étaient étonnantes. Il était déjà arrivé plusieurs fois à Quincy de rencontrer des personnes avec qui sa façon de penser coller parfaitement. Dans son business on rencontrait de nouvelles personnes chaque soirs. Puis il avait cette habitude de parler aux gens comme s’ils les connaissaient depuis des années. Parfois cela aidait, parfois cela empirait. Avec Susuki c’était encore une fois différent, il n’avait pas encore eu le temps de voir si leur façon de penser était « compatible », mais le fameux mur de glace entre eux était tombé très vite. A cause… Non plutôt grâce, aux réactions de Suzuki et au côté tactile et à l’aise de Quincy, il était déjà plus proche d’elle que de certaine personne avec qui il avait l’habitude de trainer. Et tout ça en trois jours. Plus il la gardé serrée contre lui, plus il voyait a quel point elle se sentait coupable et seule, et cette fois-ci pas dans le sens sexuel. Bien qu’il était doté d’une grande empathie, il ne pouvait qu’imaginer ce qu’elle ressentait. Et donc, comme on pouvait s’y attendre, Quincy adorait la situation, bien qui Suzuki soit triste, il ne voulait pas qu’elle parte. Pour la première fois, il faisait attention au détail, comme, le parfum qu’elle dégageait, la chaleur de son corps, le rythme de son cœur. Mais très vite il se secoua la tête et pensa à autre chose, pour lui, ce genre de pensée n’était que des faiblesses.

« Je ne sais même pas pourquoi je te répond ! »

« Même si ça me fais chier de l’avouer, il te ressemblait un peu. Bien sûr qu’il était plus beau ! Bon, il n‘était pas noir, mais il avait aussi beaucoup de tatouages. Un type bien qui se faisait toujours remarqué et très apprécié et pourtant il jeta son dévolu sur moi … pauvre fille solitaire. Il vint également à ma rencontre lorsque je mangeai seule à une table et se posa sans gêne et ce chaque jour jusqu’à ce que nous sortions ensemble. Et … c’est to … enfin non, il était un dieu pour moi ! Il embrassait comme un dieu, faisait l’amour comme un dieu, plus beau qu’un dieu et plus gentil. Je me demande s’il n’avait pas pitié de moi … Si seulement je n’étais pas tombé amoureuse de lui il … serait encore en vie. »

Quincy avait pensé à plusieurs blagues à lâcher sur ces mots. Mais il se retient, il ne pouvait pas faire ça systématiquement, puis là, le moment ne se prêtait pas vraiment. Mais quand Suzuki lâcha sa dernière phrase, le jeune rappeur ne put s’empêcher de rire légèrement. Ce n’était pas un rire de moquerie ou de pitié, c’était plutôt ces rires qui disaient gentiment: « Rolala ! Mais c’est quoi cette façon de penser ! » Suzuki avait essayé plusieurs fois de lever les yeux vers Quincy, mais elle finissait toujours par détourner le regard. Au plus grand regret de notre chère adolescent qui désirait plus que tout l’embrasser. Il savait pertinemment que ce n’était guère le moment, mais que pouvait-il faire contre ses pulsions ? Le côté sérieux et réfléchi de Quincy ne restait jamais très longtemps, ses pensées étaient envahies par les différentes façons qu’il pouvait mettre en œuvre pour coucher avec la belle surveillante. Mais décidément, ces façons se faisaient rare, effectivement, lorsqu’une fille pleurait, bonne chance à n’importe qu’elle homme pour conclure. En général, après que Quincy remarquait que la fille avec qui il essayait de coucher était intouchable, il la jetait tout simplement. Cette fois, il sera l’étreinte, plus fort.

« Heureusement que j’ai prévenu le directeur, imagine elle sort vraiment avec Quincy … On ne pourra plus mettre le grappin dessus et profiter de sa tune ! Elle va être virée c’est sûre. »

*Rah ! La salope ! Elle ne peut pas s’occuper de son cul celle-là… très joli cul certes, mais… putain !*

Pensa Quincy en fronçant les sourcils. En effet, il connaissait déjà cette voix, c’était une des trois filles qui était avec lui avant l’arrivée de Suzuki, celle avec la plus grande gueule. Décidément, elle n’était pas très intelligente, en partant du principe que Quincy sortait effectivement avec Suzuki, en quoi balancer sa meuf, le ferait revenir vers elle… Enfin bon, on lui demandait simplement d’être bonne. Quincy baissa le regard vers Suzuki et cette dernière commençait déjà à s’agiter légèrement. Pour le moment, il ne comprenait pas trop pourquoi s’exciter, jusqu’à ce qu’il entende le trousseau de clefs du directeur. Il restait plutôt cool, il se disait quand lâchant deux trois billet au directeur, il n’y aurait aucun, problèmes, en plus, une liasse était déjà prête pour lui. Mais ce n’était pas du tout le cas de la jeune femme, elle attrapa Quincy par le bras et fonça dans la salle de bain, une fois a l’intérieur elle regarda Quincy affolée et dit :

« Putain putain putain je fais quoi ? »

Les sourcils froncés et l’air légèrement débile, Quincy entrouvrit à peine la bouche pour répondre qu’elle le poussa dans la douche et monta à l’intérieur toute habillé avec lui. Ce n’était pas encore fini, elle alluma l’eau et se blottit contre lui. Beaucoup de monde aurait réagi autrement dans cette situation, mais voilà qu’elles étaient les premières pensées du jeune rappeur, une fois sous la douche :

*PUTAIN !! Pourquoi elle n’est pas habillée en blanc ?!*

Beaucoup de personnes auraient était aussi stressé que Suzuki dans ce genre de situation, mais Quincy se pensait intouchable grâce à son argent, il était très difficile de le déstabiliser. Et dans toute cette agitation, Suzuki ne remarquait pas que le rappeur avait posé ses deux mains sur ses fesses. Bien entendu, il ne comptait pas bouger pour le moment.

« Monsieur Turner, êtes-vous là ? »

Un grand sourire s’afficha sur les lèvres de Quincy, décidément cette situation, l’amusait beaucoup. Il ne répondit pas tout de suite et descendit son regard vers Suzuki :


« Aide moi sinon je vais être virée, répond un truc ! Je ne vais pas te laisser l'autre conne pour que tu puisses lui sauter dessus une fois que je serai renvoyée, tu rêves ! »

Avec un grand sourire, il ajouta de suite, avec le même volume et d'un air taquin :

« Jalousie ? »

Puis il leva la tête en l’air, pour que le son sortant de sa bouche atteigne plus facilement les personnes se trouvant de l’autre côté de la porte :

« Mais je vous en prie monsieur le directeur… Appelé moi Quincy ! »

Cria t-il comme ci ne rien n'était. Et tout de suite après sa phrase il... embrassa Suzuki. Il trouvait que la situation était parfaite pour un baiser, sous la douche tout habillée ou presque, épié par une jalouse et le directeur, c’était juste parfait. Les deux mains sur les fesses de Suzuki, Quincy commença des caresses remontant le long de son dos, l’embrassant avec une passion étonnante. Comment allait-elle réagir ? Pour le moment il s’en fichait, il vivait simplement le moment qu’il avait envie de vivre. Le directeur prit un certain temps avant de répondre, surement déboussolé par la réplique du jeune insolent. Mais cela finit par arriver :

« Hum… Tu es seul là-dedans ?! Je vais devoir entrer pour vérifier !! »

Dit-il d’une voix ferme en toquant à la porte. Quincy n’avait pas envie de répondre, il était trop occupé à embrasser Suzuki, il allait s’arrêter uniquement quand elle lui dirait d’arrêter…

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Suzuki Daichi


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Jeu 22 Nov - 1:29


« Voler dans les airs est comparable à une histoire d’amour - non pas du point de vue de l’attirance sexuelle, mais en tant qu’expérience qui enrichit la vie. »



La panique montait en moi, pire que les montagnes russes, mon cœur se mit à s’accélérer tandis que je voyais défiler dans ma tête un enchaînement de catastrophes telles que la perte de mon emploi, la perte de l’immeuble, le retour à la case départ à Tokyo ce qui impliquait le fait de revenir dans le foyer familial et être à nouveau dépendante … Si je pouvais appeler ça un foyer familial, un endroit où les parents ne remarquent même pas l’existence de leur fille ainée. J’étais tellement occupée dans mes pensées malgré l’eau qui, depuis une minute déjà, nous aspergée au point que l’on soit tous les deux trempés de la tête au pied sans parler de mes vêtement qui collaient contre ma peau … Je ne faisais plus attention à rien au point que je n’avais même pas remarqué les mains baladeuses de mon cher étudiant transféré. Rien de tout ça ne devait arriver, je devais garder ma place et continuer à vivre ici tout prix. Non mais sérieux, comment ai-je pu me retrouver dans une telle situation ? Je relevais les yeux vers Quincy, qui, pour le moment, j’avais envie d’étriper sur place me rappelant de la phrase prononcée par l’autre conasse. Je me retrouvais ici, à risquer tant de choses à cause d’un type qui couchait à droite puis à gauche et n’était intéressé que par les histoires de cul, de drogue, de fric et d’alcool … Je le fusillais du regard, tandis que je lui chuchotais quelques mots à l’oreille pour que le directeur ne m’entende pas.

« Aide moi sinon je vais être virée, répond un truc ! Je ne vais pas te laisser l'autre conne pour que tu puisses lui sauter dessus une fois que je serai renvoyée, tu rêves ! »

Et bien entendu, comme attendu de sa part, il ne me prit pas au sérieux et finit par sourire d’un air taquin. Toute cette histoire semblait bien l’amuser bien que je n’étais pas du tout du même avis.

« Jalousie ? »

Je secourais la tête instinctivement face à sa réaction. N’importe quoi, c’était du délire. Je n’étais encore jamais autant sur les nerfs depuis mon arrivée. À chaque fois que j’étais avec lui, il me vannait, se foutait ouvertement de moi puis essayait de me comprendre avant de m’agacer à nouveau. Je ne réfléchis même pas l’espace d’une seconde à sa supposée théorie de jalousie car je m’interdisais de ressentir un quelconque sentiment pour un homme après Nabuo. Sans parler qu’il n’était pas du tout mon type. Je l’observais du coin de l’œil, essayant de me rafraichir les idées.

« Mais je vous en prie monsieur le directeur… Appelé moi Quincy ! »

Mais que cherchait-il à faire ? Gagner du temps, pour quoi ? Je n’avais pas réfléchis mais le fait que je sois trempée ne faisait qu’empirer la situation car n’importe quel être humain nous verrait sortir de la douche à deux, mouillés se ferait la même idée en tête que celle que le directeur se fera lorsqu’il nous verra. Alors que je voulais à nouveau demander à notre rappeur ce qu’il avait prévu maintenant. Je relevais lentement mon visage pour essayer d’éviter le moins de gouttes possibles dans les yeux quand … sans prévenir … les lèvres de Quincy effleurèrent les miennes avant de littéralement m’embrasser, là, dans un contexte pareil alors qu’à peine 5 minutes avant je lui parlais encore de mon ex décédé. J’en revenais pas … Je n’arrivais même pas à bouger alors que mon cerveau n’avait qu’une idée en tête, lui mettre ma main dans sa tronche mais je n’avais pas le droit de faire ça : non pas que j’avais peur d’amocher notre petit mais plutôt qu’avec un tel bruit, je pourrai définitivement laisser tomber ma chance de m’en sortir. La haine … la colère … l’angoisse … Tous ces sentiments se mélangeaient en moi tandis que sa main remontait le long de mon dos. J’étais franchement énervé et raide tel un piquet pour ne pas faire exploser ma colère. Bien sûr, je ne pouvais que constater le sex appel qu’il dégageait. C’est sûr, je comprenais mieux pourquoi ces filles ne voyaient pas d’inconvénient à ce qu’il couche avec elles, il était très doué à force de s’entrainer … Mais ça ne faisais que me dégoûter davantage, comment osait-il me traiter comme les autres, comme un jouet que l’on prend et que l’on jette ? Au début, je méfiais de lui mais peu à peu j’avais changé d’avis sur lui, pensant un peu le comprendre mais finalement je m’étais trompée … J’aurai dû me fier à ma première impression … Cette situation semblait vraiment bien lui plaire. L’avait-il déjà fait dans une douche ou étais-je une nouvelle expérience ? Je doutais de la seconde hypothèse comme il semblait à l’aise. Outragée, utilisée … Je me sentais franchement male mais ce qui m’irritait le plus, c’était bien moi car mon énervement n’était pas dû à un baiser ou à un flirt avec un quasi-inconnu mais plutôt qu’il ne prenne pas au sérieux et qu’il me fasse la même chose qu’avec toutes les autres … Lui … alors que je commençais à avoir confiance en lui. Dégoutée, son baiser sonnait plus comme le baiser de Juda. Le baiser du traître qui avait encore le goût de l’alcool. Finalement, quelqu’un que nous avions presque oublié, à cause de qui nous étions retrouvés ici, nous ramena à la réalité.

« Hum… Tu es seul là-dedans ?! Je vais devoir entrer pour vérifier !! »

Grillée. Pas une seule fois durant le baiser je passais mes bras autour de lui ou de son corps. Je ne voulais plus l’approcher, la réaction de la pétasse de tout à l’heure me rappela à quel point nous étions de monde différent, aux valeurs différentes et surtout au passé différent. Stop, je ne pouvais plus le supporter. Sans un mot, je savais très bien ce que je faisais. L’espace d’un instant, je voulais bien lui faire vendre du rêve vu que je semblais bien l’intéresser pour coucher, là, maintenant. Il semblait chaud, voulait-il vérifier ma frigidité ? Cette pensée me fit sourire car finalement, j’allais enfin me venger de ses réflexions à mon arrivée ainsi que de l’idée qu’il avait de moi. Il voulait du Suzuki, il aurait du Suzuki.

Lentement, je me rapprochais de lui, collant ainsi parfaitement mon corps contre le sien et particulièrement ma poitrine contre son torse. Était-il surpris ? Je n’avais pas le temps d’ouvrir les yeux et de de reculer mon visage pour le constater ou non, je préférais jouer jusqu’au bout. Je prolongeais toujours son baiser, faisant même mine d’y prendre goût sous l’effet de l’eau ruisselant sur nos corps. Je devais avouer intérieurement que ce n’était pas si déplaisant mais je ne pouvais pas me permettre de me laisser aller, pas si proche du but … Et quand il s’y attendait le moins, j’attrapais sa langue avec mes dents puis je la mordis plus ou moins avec force. Plutôt avec force mais pas au point qu’il la perde, il ne pourrait plus chanter après … ce serait dommage pour ses fans. Je n’en faisais pas partie, d’ailleurs. Il semblait souffrir mais à mon grand soulagement, il ne lâcha pas un grand cri strident. Dans un murmure, je m’exprimais.

« Tu m’as franchement déçu. Je ne vois plus te voir, je ne suis pas une chose que tu peux acheter pour ensuite t’en débarrasser. T’étais-tu demandé ce que je voulais ? Tu es égoïste, tu ne penses qu’à toi mais en plus je vais te dire un secret, du sexe sans amour n’est pas du bon sexe. Un jour, tu penseras à moi lorsque ça arrivera. »

Désormais, je reculais de lui et quittais la douche, assez fière de moi mais je devais désormais affronter les foudres du supérieur. Je pouvais dire adieu à tout ça, c’était certainement la dernière fois que les élèves me verraient ici mais également la dernière fois que je verrai Quincy dans de telle circonstance … Je dirai même que c’était la dernière fois que je la vois ainsi car je devrais retourner dans mon ancienne ville. Je marchais avec mes chaussures trempées, mes long cheveux détachés où les gouttes d’eau ne cessèrent plus de goutter sur le sol … Je retournais ma tête vers lui, le mascara ayant coulé sous mes yeux. Mon regard voulait en dire long sur l’appréhension et la boule qui s’était formée dans mon ventre. J’avais totalement perdu mon assurance …

Désormais proche de la porte, je tendis la main pour ouvrir la poignée quand ma main se stoppait …


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Quincy N. Turner


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Jeu 22 Nov - 3:35

C’était bon… Oh oui, Quincy adorait tout ce qui était entrain de se passer. Pour lui, la situation était terriblement jouissive. Embrassant Suzuki comme s’ils étaient en couple depuis longtemps, la douche maintenant a température raisonnable coulant sur leur corps, habillé pour Suzuki et en caleçon, pour Quincy. C’était digne d’une comédie romantique, le héros avait enfin réussi à embrasser l’héroïne dans une situation qui dépassait, les premiers baisers habituel, réel. Les lèvres de Suzuki étaient chaudes et humides… D'accord, disons tremper… Et un début de vapeur commençait à se propager dans la salle. Le baiser passait par plusieurs étapes. Évidemment, tu n’allais pas mettre la langue directement lors de la première fois, c’était comme faire la levrette à la première baise. Ces magnifiques choses arrivaient soit au chanceux, soit aux gens qui aimaient l’alcool. En l’occurrence, Quincy et Suzuki étaient sobres, rien qu’à cause de ça, cela changeait beaucoup de chose pour le jeune homme. Les filles avec qui il avait l’habitude de passé les nuits, étaient souvent tout aussi bourrées que lui et acceptées tout ce qu’il leur faisait. Et donc, dans cette douche, avec une fille saine d’esprit, il faisait encore une fois les choses sans penser à ce que pouvait ressentir sa partenaire. Mais, bizarrement, sur ce coup-là, Quicy était persuadé que sa compagne serait d’accord avec lui, il n’avait pas fait attention à l’état d’alerte de cette dernière, trop occupé a balader ses mains un peu partout. Donc pour en revenir au baiser, le petit Quincy, commença sans la langue, avec de petits bisous répétés, et au début, il était le seul à jouer, comme s’il embrassait une poupée, mais il ne s’arrêta pas pour autant. Parcourant le corps de la belle surveillante… mouillée… D’accord ce n’était peut-être pas nécessaire… Quincy senti Suzuki enfin réagir, elle se colla a lui, et du fait des vêtements mouillés, il sentait la peau de la jeune femme, presque que comme si elle n’avait rien sur elle. Il enclencha donc la partie deux du baiser, en utilisant doucement, mais surement, sa langue. C’était parti, il allait enfin pouvoir voir ce que cela faisait de coucher avec… Non… Il allait enfin s’avoir ce que ça faisait d’embrasser une fille qu’il l’intéressé. Car, en effet, il n’avait aucune pensée perverse, durant son baiser, aucun flash sur ce qui allait se passer ensuite, non… Étrangement, il y avait seulement elle, lui, et son envie… Et attendez… De la douleur ?!
Les dents de la mordante Suzuki étaient entrain de presser la langue du playboy. Au début il crut qu’elle jouait, comme beaucoup de filles aimaient faire. Mais cette hypothèse ne resta pas très longtemps dans sa tête quand elle appuya encore. Il se tordit en deux, pencha la tête sur le côté en faisant une grimace et un cri chuchoté, tous deux aussi hilarant.


« Arrête arrête arrête… »

Supplia-t-il avec sa fameuse voix aiguë, avant que Suzuki ne reprenne immédiatement la parole :


« Tu m’as franchement déçu. Je ne veux plus te voir, je ne suis pas une chose que tu peux acheter pour ensuite t’en débarrasser. T’étais-tu demandé ce que je voulais ? Tu es égoïste, tu ne penses qu’à toi mais en plus je vais te dire un secret, du sexe sans amour n’est pas du bon sexe. Un jour, tu penseras à moi lorsque ça arrivera. »

En tenant sa langue entre deux doigts, Quincy ne put s’empêcher de rire. Pour lui il y avait de l’excellent sexe sans amour, mais il ne pouvait pas comparer, car il n’avait jamais connus les deux. Et il était persuadé que Suzuki non plus. Elle disait ça pour autre chose, elle disait ça, car elle ne voulait pas que Quincy la considère comme ses plans cul. Il pensait avoir enfin compris, avait-elle un début de sentiments pour lui ? Ou plus ? Après tout, c’était possible, elle avait bien dit plus tôt qu’il ressemblait à Nabuo. Mais un énorme quiproquo s’était installé entre les deux et c’était normal. Car depuis le début, Quincy essayait de lui montrer qu’elle était différente à ses yeux, mais peut être que son côté séducteur, faisait imaginer des choses à Susuki, c’était ce qu’il pensait désormais. Et il fallait y remédier. Avant que Suzuki mette fin à sa carrière et a son début de relation avec Quincy en ouvrant la porte, ce dernier plaqua sa main contre avec brutalité, les sourcils froncés et l’air sérieux, il enchaina un discours, changeant de volumes par moment:

« Mais putain Suzuki ! Depuis que tu as mis les pieds dans cette chambre, j’essaye de te montrer que tu m’intéresses grave, bien plus que les autres… Ouais depuis le début je… je… »

« JE SUIS NU !! »

« Et complètement ouvert à toi… Tu es resté dans la chambre non ? Tu aurais très bien pu partir directement ! Alors toi aussi, il y a quelque chose qui t’intéresse ici… Mais j’ai l’impression que même toi, tu ne sais pas ce que c’est… »

« Qu’y a-t-il Quincy ?! Tu es avec une petite amie ?! »

« JE N’AI JAMAIS EU DE PETITE AMIE ! »

« Il n’y a qu’avec toi que j’me comporte comme ça, en général avec les filles c’est… un, deux, trois, on baise. »

Maintenant dos à la porte, il voyait bien que Suzuki était terriblement stressé par la présence du directeur. Il fallait régler ça. C'était donc, les yeux fermé et quelque peu troublé, faisant face à la surveillante trempée de haut en bas, qu'il leva la tête pour crier :

« Monsieur le Directeur veuillez accepter toutes mes excuses, mais cette idiote vous a appelé pour rien, j’ai simplement oublié de lui donner l’argent que je lui dois. Et je n’ai pas ouvert étant dans la douche, elle vous a surement appelé pour trouver un moyen d’ouvrir ma porte. Dites-lui que sa liasse est sur le lit. »

Il fallait maintenant espérer que la petite jalouse accepte la proposition cachée derrière cette phrase, en prenant la liasse et en approuvant cette histoire. Heureusement, après quelques explications et autre chuchotements, on pouvait entendre que les visiteurs était entrain de partir.

La confusion totale régnait dans l’esprit de Quincy, qu’était-il entrain de faire? Il s’étonnait lui-même à dire de telles choses à Suzuki, et non pas parce qu’il les disait, mais plutôt parce qu’il les pensait…

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Suzuki Daichi


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Jeu 22 Nov - 22:03

Suzuki Daichi a écrit:

« Voler dans les airs est comparable à une histoire d’amour - non pas du point de vue de l’attirance sexuelle, mais en tant qu’expérience qui enrichit la vie. »



Un bruit sourd résonna dans toute la pièce. Il venait de donner un coup contre la porte avec force afin que je n’ouvre pas cette porte. Je ne comprenais pas pourquoi il faisait ça … Pourquoi ? Il ne m’avait encore jamais regardé d’une manière aussi sérieuse tout en fronçant les sourcils. Avait-il plus de facettes cachées que je ne pensais ? Il se mit à chuchoter :

« Mais putain Suzuki ! Depuis que tu as mis les pieds dans cette chambre, j’essaye de te montrer que tu m’intéresses grave, bien plus que les autres… Ouais depuis le début je… je… »

Je quoi ? … Il ne tarda pas à poursuivre sa phrase, d’une façon très inattendue !

« JE SUIS NU !! »

Cria-t-il. Je me demandais s’il l’avait ne serais-ce que remarqué car il continua son discours comme si de rien était tandis que le directeur était toujours de l’autre côté de la cloison. C’est sûr, il l’avait entendu mais en plus il avait gueulé pile la phrase qu’il ne fallait pas … Je ne pus m’empêcher de sourire alors qu’il avait l’air très sérieux. Si ce n’était pas mon poste qui était en jeu ou que cette scène aurait été joué dans un film, c’est sûr, j’aurai explosé de rire mais Quincy n’avait pas perdu son sérieux.

« Et complètement ouvert à toi… Tu es resté dans la chambre non ? Tu aurais très bien pu partir directement ! Alors toi aussi, il y a quelque chose qui t’intéresse ici… Mais j’ai l’impression que même toi, tu ne sais pas ce que c’est… »

Il n’avait pas tort mais je n’étais pas prête à me l’avouer et encore moins à quelqu’un d’autre. Je tournais le visage pour ne plus le regarder. Nous ne pouvions plus continuer dans cette situation, surtout que tout n’était plus qu’une question de temps.

« Qu’y a-t-il Quincy ?! Tu es avec une petite amie ?! »

« JE N’AI JAMAIS EU DE PETITE AMIE ! »

Répondit-il en haussant la voix. Le rappeur répondait très rapidement et enchaîné les phrases. Je donnais l’impression de ne pas l’écouter ou de ne pas être intéressée mais j’écoutais chacun de ses mots. Tout.

« Il n’y a qu’avec toi que j’me comporte comme ça, en général avec les filles c’est… un, deux, trois, on baise. »

Me rappela-t-il comme si j’avais envie de le savoir … Comme si cet argument allait changer quoi que ce soit entre nous. Il semblait venir tenir à ce que je change d’opinion sur lui, me prouver qu’il ne me voyait pas comme ces autres, justement, mais devais-je le croire ? J’étais plus que stressée … ne tenant même plus en place, je me mis à tourner en rond dans la pièce, à réfléchir à un moment de nous sortir de là. Je ne répondis pas à tout de suite à Mister Turner, bien trop pensive. En fait, en réalité … Je ne repensais pas un moyen de ne pas me faire virer mais je cherchais un moyen pour éviter le jeune homme après toute cette histoire. Je ne devais plus le revoir, ne pas revenir vers lui ou inversement car je ne voulais m’attacher à personne. Non, personne car je ne sais que trop bien à quel point la vie est imprévisible et que tout peut s’écrouler d’un jour à l’autre. Je ne pourrais pas supporter de souffrir une deuxième fois … Famille … Amis … Rien. Je ne voulais que ma propre personne alors finalement, comment pouvais-je l’insulter d’égoïste alors que j’étais pareille : je ne pensais qu’à moi. Comment blâmer quelqu’un qui nous ressemble ? Je devais mettre un terme à cette relation avant qu’elle ne débute vraiment. Finir une histoire qui n’est pas née.

Je commençais à avoir froid avec tous ces habits, relevant le regard vers Quincy, il préféra fermer les yeux. Dos à la porte, appuyé contre celle-ci, il se mit à parler à voix haute à l’intention de l’interlocuteur dans l’autre pièce. Je ne l’avais encore jamais vu ainsi … Était-ce moi qui le déstabilisé à ce point, lui, toujours si sûr de lui, n’affichant jamais aucune gêne comme s’il était inatteignable ? Que lui arrivait-il ?

« Monsieur le Directeur veuillez accepter toutes mes excuses, mais cette idiote vous a appelé pour rien, j’ai simplement oublié de lui donner l’argent que je lui dois. Et je n’ai pas ouvert étant dans la douche, elle vous a surement appelé pour trouver un moyen d’ouvrir ma porte. Dites-lui que sa liasse est sur le lit. »

Je le regardais, étonnée. Je n’avais encore jamais eu quelqu’un en face de moi avec cet état d’esprit … C’était la première fois. Je n’avais encore jamais eu autant d’argent pour pouvoir en profiter de cette manière mais honnêtement, je crois qu’en voyant Quincy, je préférais encore avoir moins d’argent et de ne pas me demander toute la journée si les gens qui m’entourent sont là pour moi ou pour mon argent qu’en avoir trop et être utilisé. Sans oublier d’utiliser les autres. Mais le plus choquant dans l’histoire, c’était que cela marchait. Ils commencèrent à quitter la pièce … Comme quoi ça leur suffisait. Aujourd’hui, s’il n’avait pas proposé cet argent, j’aurai tout perdu. Ma vie actuelle n’était basée que sur des bouts de papiers … Je trouvais ça si dévalorisant. Pathétique. Et je ne parlais pas du jeune afro.

Je devais avouer qu’il m’avait de nouveau aidé alors que jusqu’à présent, je n’avais rien fait pour mériter ça. C’est lui qui a toujours pris l’initiative de venir vers moi, comme il y a trois jours au Mac Do, bien que ce soit son égoïsme qui est parlé. Il devait être habitué à obtenir tout ce qu’il veut vu qu’il semblait avoir des fans et que lorsque j’entrai dans la chambre plutôt, je pus reconnaître sa voix sur le CD. Je n’avais encore jamais écouté ou entendu parler de lui mais après cette journée, j’irai au moins écouter une fois, juste par curiosité. Non pas que j’étais intéressée … Pour en revenir, je le tenais comme coupable de cette histoire mais il en a assumé les conséquences et me sortit même du pétrin alors c’est comme s’il n’y avait rien eu, pas vrai ?

Je le fixais intensément, il n’était pas si moche finalement avec son corps tatoué et le crâne quasiment rasé sans oublier sa musculature imposante. Non, je ne devais pas même laisser ce genre d’idée traverser mon esprit. Je ne pouvais pas rester là, avec lui et je ne parlais pas que d’aujourd’hui. Il devait continuer sa vie sans moi, tout serait tellement plus simple si nous nous n’étions pas connus. Je n’aurai pas à me poser tant de questions mais juste à suivre mes habitudes et lui de même. Il aurait pu tirer son coup voir ses coups et moi … moi … qu’est-ce que j’avais ? Rien.

Pendant un instant, un seul et pour la dernière fois, je mis mes pensées et mes appréhensions de côté pour le remercier. D’un pas lent, je me postais devant lui et penchais ma tête de côté en souriant. Il est vrai que depuis que j’étais avec le jeune étudiant, je souriais beaucoup plus que la normale mais après ça, tout redeviendrai comme avant et je pourrai enfin ressentir de l’indifférence face à tout le monde. Vivons le présent … Quelques secondes, uniquement. Ma main droite vint caresser sa joue mais sa joue était beaucoup plus chaude que ma peau. Un frisson parcourut mon corps mais non pas parce que je le touchais mais parce que j’avais de plus en plus froid avec les vêtements trempés.

- Merci, je n’aurai pas dû te sous-estimer. Je suis désolée, tu me pardonnes ? J’espère que tu n’as pas trop eu mal avant bien que tu l’as mérité ! Mais tu es quelqu’un de bien, ne l’oublie pas et surtout ne change pas ! Reste comme t’es !

Ma phrase résonnait franchement plus comme un adieu qu’un remerciement … Mon visage près du sien, comprenait-il où je voulais en venir ? Il n’y avait pas de place dans mon cœur pour quelqu’un d’autre mais pourtant, je me sentis submergée de tristesse de ne pas le revoir. C’était mon choix et pourtant je savais que j’allais ne pas être satisfaite mais je devais redevenir comme avant. Je n’aurai qu’à boire jusqu’à oublier. Après tout, seul 3 jours sont passés depuis notre rencontre …On s’oubliera vite. Il oubliera … que je l’ai embrassé. Tout prendra fin d’ici quelques minutes, je partirai sans laisser de trace mais pour le moment, mes lèvres vinrent se poser contre les siennes pour je ne sais quelle raison. Je voulais me persuader que c’était ma manière de le taquiner comme il l’avait fait lorsque l’on s’était rencontré. Finir en beauté … Peut-être que ça aurait pu aller plus loin, si je n’étais pas aussi têtue.

Je déposais plusieurs baisers sur ses lèvres, amusée par son visage. Je finis par passer une main derrière sa nuque, l’obligeant à baisser sa tête vers moi avant de déposer un dernier sur son front.

- Prends soin de toi Mister Quincy !

En fait, en peu de temps, je lui avais montré beaucoup de facettes bien qu’il y avait bien d’autres, je lui avais raconté une partie de ma vie. Il savait beaucoup de moi et je ne savais pas grand-chose de lui. Chose que je ne pourrai certainement plus lui demander.

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Quincy N. Turner


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MessageSujet: Re: La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]   Ven 23 Nov - 0:26

La chambre était enfin vide, mais la salle de bains abritait toujours deux individus. La petite stratégie de Quincy avait fonctionné. Pour lui, il n’y avait eu aucun doute, il savait pertinemment que ça stratégie fonctionnerai, connaissant la cible. Très souvent il réglait les problèmes de cette manière, tellement qu’au bout d’un moment ça en était devenu une habitude. Aujourd’hui il pourrait payer quelqu’un pour une place de parking plus intéressante, ou pour des places de ciné aussi. Le monde reposait sur ces petits bouts de papier et cela avait créé en lui une passion, presque, pour ces derniers. Bien que pas mal de ses chanson en parlait, pour le moment Quincy, n’avait qu’une chose en tête, Suzuki. Cette dernière était très étonnée de la manière de faire du rappeur pour se débarrasser des incrusteurs. Mais il ne remarquait pas ce genre de chose, pour le moment, il affichait un regard vide, comme si son corps était ici et son esprit dans le passé, encore entrain de vivre ce qu’il avait dit. Mais grâce à son tempérament, cela ne dura pas longtemps, il n’était pas de ceux qui se questionnait sans cesse sur le pourquoi des choses, non Quincy lui, préférait les vivres et les apprécier. Les mouvements de Suzuki lui firent reprendre légèrement ses esprits. Elle s’avança doucement vers lui, pencha la tête sur le côté, puis souri… A chaque fois que son visage s’animait, c’était beau… Il avait les yeux qui brillaient, comme un enfant devant une vitrine de super jouet, non, plus comme un homme qui comprenait enfin la définition du mot beauté. Il pencha lui aussi légèrement sa tête sur le côté, presque en mimant la jeune femme, il l’avait fait sans s’en rendre compte. Exactement comme lorsque l’on regardait un acteur très douer jouer à la télé, parfois on pouvait grimaçait en même temps que lui sur une émotion, et là, c’était pareil. La bouche entrouverte d’un millimètre, Quincy ne put remarquer la main de Suzuki venir se poser sur son visage, mais cela ne le surprit guère, c’était comme si, désormais, elle faisait partie de son environnement naturel :

- Merci, je n’aurai pas dû te sous-estimer. Je suis désolée, tu me pardonnes ? J’espère que tu n’as pas trop eu mal avant bien que tu l’as mérité ! Mais tu es quelqu’un de bien, ne l’oublie pas et surtout ne change pas ! Reste comme t’es !

Quincy fronça légèrement les sourcils, étonné, il ne s’attendait pas à ce genre de réplique. Voulait-elle partir ? Voulait elle qu’il lui court après ? Non, il savait très bien d’où venait cette réaction… Nabuo… Elle ne pouvait pas imaginer que quelqu’un le remplace. Mais c’était hors de question, il l’a voulait pour lui seul, et maintenant il en était persuadé, mais comment se battre contre un fantôme ? Il s’en fichait, il allait tout faire pour la séduire. Pour une fois, beaucoup de question se battaient dans sa tête, mais tout s’envola d’un coup lorsqu’il sentit les lèvres de Suzuki sur les siennes. Cette fois ci, c’était elle qui avait fait le premier pas, c’était un détail, mais pour lui cela changeait beaucoup de chose. Sa main était froide et humide, un frisson parcourut son corps, mais il était beaucoup trop occuper a apprécier le contact sincère de ses lèvres. Mais tout n’était pas rose, il y avait quelque chose qui n’allait pas avec ce baiser, comme un tout petit sentiment caché sous les autres, qui chuchotait a l’oreille de Quincy qu’il ne pourrait plus jamais revivre cela. Plus tôt il avait pris un de ses peignoirs en main pour lui donner et en lui embrassant le front, Suzuki lui prit des mains.

- Prends soin de toi Mister Quincy !

Elle prit ensuite la direction de la sortie. Quincy, un peu dépassé par les événements, ne comprit pas tout de suite le message caché de Suzuki. Mais cela ne mit pas longtemps a monter. Elle était maintenant dans la chambre et comptait vraiment partir. Prit a cours il dit les première choses qu’il lui passèrent par la tête :

« Oh tu ne veux plus me voir !? Ne compte pas sur moi pour faire comme ci je n’te connaissais pas ! Si tu veux m’éviter, quitte ce pensionnat !! »

La fameuse colère de Quincy faisait surface, on pouvait facilement l'entendre dans sa voix. C’était tellement simple pour elle de se montrer, de prendre le dessus. Son dernier mot claqua en même temps que la porte derrière Suzuki. Elle était partie. Mais elle... était là. Il frappa plusieurs grands coup dans la porte de la salle de bain, et plus il tapait, plus sa rage montait… Toute cette fumée avait aveuglé son jugement ? Il avait pourtant vaincu la même chose qu’elle non ? Tout semblait allait pour eux deux ? Alors pourquoi ? Mais bien sûr :

*Nabuo…*

Pensa-t-il en regardant le plafond, le visage crispé par la haine…
D’ailleurs, Suzuki n’avait pas encore vus cette facette du jeune homme, qui est une de ses facettes les plus populaires, comment réagira-t-elle en voyant de quoi est réellement capable Quincy ? D’accord il ne lèvera jamais la main sur elle mais… Sera-t-elle capable d’affronter cette colère comme Quincy affrontait ce fantôme ?...



HRP: ICI LA SUITE

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La fumée nous aveugle [PV:Suzuki Daichi]

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