Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé

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Suzuki Daichi


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MessageSujet: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Ven 23 Nov - 1:52


« La différence de l'infidélité dans les deux sexes est si réelle qu'une femme passionnée peut pardonner une infidélité, ce qui est impossible à un homme. »



« Ah Nabuo j’ai trop hâte d’être au zoo ! Les petits chiens ! Et tu sais quoi ? J’ai l’intention de me faire un tatouage, comme toi ! »
« Oh Suzu’ j’tai déjà dis que t’étais bien comme t’es, commence pas comme moi ! Tu es très belle comme ça ! On dirait un koala »
« Toi-même le Koala ! Tss si t’arrêtes pas je me tatoue le visage en plus ! »
« N’importe quoi mais n’importe quoi ! T’es vraiment incontrôlable mais c’est pour ça que je t’aime Je vais t’enfermer dans la cage des fauves ! »
« Pfffff chute ! NABUO Att…………….. »


Je n’eus pas le temps de finir ma phrase que la voiture fut projetée très loin. Nous venions de percuter un 3 tonnes et comme à chaque fois, je me réveillais en sursaut avec le cœur qui battait encore la chamade. Cela m’arrivais souvent de faire ce genre de rêve … Surtout au début mais maintenant, au fil des mois, c’est de plus en plus rare bien que je ne m’y ferai jamais. Tellement réel … J’en avais des sueurs froides. Je tendis ma main vers mon réveil qui m’affichait 22h30. Pourquoi étais-je au lit toute habillée ? Je n’en savais rien. Enfin si … les souvenirs me revenaient peu à peu, je voulais regarder la télévision en rentrant mais je m’étais endormie comme une merde.

Je me levais et me mis à me frotter les yeux encore maquillés. Affreux, la plupart de mes doigts étaient remplis de mascara et d’eyeliner. Après ce cauchemar, je n’arrivais jamais à me rendormir avant plusieurs heures sans parler que ces temps-ci je dormais vraiment male. Je me dirigeais vers la cuisine de l’appartement, vide, la moitié encore dans les cartons alors que ça faisais plus d’un mois que j’étais installée. Manque de motivation … parce que le temps, je l’avais. Je ne faisais plus rien après mon boulot à part venir mais ça devait cesser. Je devais me sortir tout ça de la tête le temps d’une soirée, une seule. Je voulais oublier que j’étais seule, que je n’avais pas d’amis, personne sur qui compter et surtout pas une famille. Je pris un grand verre d’eau avant de rejoindre la salle de bain et ma tronche était moins pire que ce que j’imaginais. Je me démaquillais très lentement, me déshabillais et allais dans la douche en faisant attention de ne pas me mouiller les cheveux sinon ils mettront un temps fou à sécher. La dernière fois que je suis sortie avec les cheveux mouillés sans les sécher avec le sèche-cheveux ils avaient mis des heures à devenir secs … Cette dernière fois était à peine il y a quelques jours lorsque je quittais la chambre de Quincy … Quincy. Que devenait-il d’ailleurs ? Plusieurs jours, voir une semaine, c’était déjà écoulée depuis cette soirée. Je ne l’avais plus croisé dans les couloirs, plus eu de nouvelles … d’un côté, c’était moi qui avais coupé court alors pourquoi devais-je avoir des nouvelles ? Il n’était pas du genre à courir après, à quoi je m’attendais. Je ne lui avais même pas donné mon numéro de téléphone, qui plus est, bien qu’il aurait pu le trouvé facilement. Mais je ne voulais pas qu’il l’ait ou qu’il m’envoie de message. Du moins, c’est ce que je me persuadais car depuis j’avais l’impression que cela faisait déjà une éternité que l’on ne s’était pas vu. Faut croire qu’avec le temps, nous oublierons même que nous nous sommes connus un jour.

Mais à quoi est-ce je pensais ? Sans parler de la personne bizarre qui m’envoyait des sms ces derniers temps alors que je ne connais toujours pas son identité. Ma vie était vraiment devenue frustrante ces derniers temps. Je continuais mes réflexions dans la douche où l’eau était encore tiède. Ici, l’eau prenait énormément de temps à se réchauffer mais pour le loyer que je payais, je ne m’en plaignais pas. Je finis par me doucher puis à ressortir en m’habillant rapidement parce qu’en plus de l’eau tiède, le chauffage fonctionnait une fois sur deux. Quelle merde, je sais. J’enfilais des sous-vêtements noirs en dentelles. Ce soir, je voulais me distraire. Il m’arrivais, rarement, certes, mais il m’arrivait de sortir, de me bourrer la gueule puis de coucher avec un type que je connais pas juste pour oublier et revivre cette sensation de plaisir mais ça n’a plus jamais était pareille qu’avec la personne que j’aimais. Non, c’était même de pire en pire, j’en prenais même plus plaisir mais je voulais entretenir un minimum d’activité histoire de ne pas devenir frigide, comme certains l’ont signalé. Non, je ne devais pas penser à lui, putain et pile à ce moment-là, je fis un trou dans le collant que j’étais en trop de mettre alors que j’en avais plus d’autre propre. Tant pis, il m’en fallait plus pour m’abattre, j’avais déjà vécue pire. De plus, je ne vivais pas loin du bar alors je n’aurai pas le temps d’avoir très froid. Je n’allais tout simplement que porter ma robe noir très serrée avec un corsé en haut et courte en bas. Je laissais mes cheveux détachés, recoiffant rapidement ma frange puis j’attrapais ma veste en cuir noir cintrée, mes compensées noires et l’accessoire de toutes femmes : le sac à main avec portable, clopes, pilule, mouchoirs, clés … Un sac à main quoi. Je quittais la pièce en prenant soin de bien éteindre la lumière derrière moi. Après tout, il n’y avait personne à part moi ici alors il y avait peu de chance que je me retourne un jour pour vérifier que quelqu’un soit là et qu’il aurait besoin de la lumière.

Je marchais à peine 3 rues que je me retrouvais devant le bar. Ok, j’avais froid mais pas pour longtemps. J’entrais mais comme prévue, la plupart était des hommes d’une trentaine d’années, quelques étudiants que je ne connaissais pas forcément et heureusement. Après tout, je n’avais que 19 ans et on pouvait facilement me prendre pour une élève. D’ailleurs, j’aurai pu en être une si je n’avais pas voulu quitter mon domicile familial. Passons, si j’étais venue ce soir, c’était pour oublier et m’envoyer en l’air.

Je me dirigeais d’un pas assuré vers le bar où il restait juste une place à côté d’un homme. Pas trop vieux, pas trop jeune … peut-être 25 ans ? Il était brun, d’origine asiatique, tout ce qu’il y avait de plus banal mais je m’en contenterai car il semblait m’avoir remarqué dès mon entrée dans l’établissement. Il faut dire qu’une blonde aux yeux bleus passait rarement inaperçue dans ce monde de brun et brunes aux yeux foncés. Il me proposa un premier verre, que j’acceptais bien volontiers. L’avantage avec le fait d’être une femme, c’était qu’il était facile de se faire ouvrir des verres.

« Un cocktail s’il-vous-plait, avec vodka ! »

L’homme sourit. Inutile de se présenter ou de poser des questions sur la vie de l’autre, on s’en foutait. Il semblait assez amusé par mon comportement lorsque je pris le second verre puis le troisième. Je supportais pas mal l’alcool par rapport à mon petit gabarit, du moins je vomissais toujours le lendemain si je buvais trop alors le temps de la soirée je n’y pensais pas. Je n’avais pas l’alcool mauvais non mais pour que je sois joyeuse, il me fallait au moins 6 verres, autant dire que j’en étais encore loin, je terminais à peine le troisième que le type commençait déjà à passer maladroitement son bras autour de mes épaules. Faut croire que l’alcool n’agissait pas du tout ce soir mais il faut croire que j’allais faire comme si, surement que ça viendrait avec le temps, je devais me changer les idées.

Mon interlocuteur se pencha vers moi et commença à me déposer des baisers dans le cul, se dirigeant peu à peu vers mon décolleté mais je ne réagissais pas, le laissant faire si cela pouvait lui faire plaisir. Je m’ennuyais vraiment mais j’espérais juste que je n’allais pas reste sobre très longtemps sinon le temps allait vraiment passer très lentement à ce rythme. Sa langue me dégoutait littéralement, trop c’était trop, j’en prendrai un autre plus loin.

« Dégage, tu me soûles. »

J’étais sur le point de lui dire que c’était compréhensible que sa femme aille voir ailleurs vu comme il était nul et qu’il pourrait au moins retirer son alliance mais ce n’était plus mes affaires. Je me relevais du siège du bar et alors que je voulais aller danser, le bras du garçon m’empêcha d’avancer. Que me voulait-il encore ?

« Oh, tu as vraiment cru que j’allais m’arrêter maintenant ? Tu es tellement bonne, reste donc ici que je te paye d’autres verres ! »

« Lâche-moi, t’es nul, sérieux ! »

Mais il semblait rien ne vouloir entendre, empoignant de plus en plus fort mon bras au point que j’en avais mal. J’avais beau me débattre discrètement, rien à faire, il commençait à me tirer vers lui avec une telle force qu’il m’était impossible de me dégager de son emprise. Sans me demander mon accord et malgré mon refus de vouloir rester avec lui, il reprit là où il en était resté en me léchant le cou devant tout le monde. J’en avais assez mais que pouvais-je bien faire ? Créer un scandale ? Apparemment, quelqu’un allait s’en charger pour moi. Quelqu’un que j’avais presque oublié l’existence ou du moins, que j’essayais d’oublier.


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Quincy N. Turner


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Ven 23 Nov - 4:04

« Oh…oh…oh…Oui… Quincy… »

« Mmmh oh ouais…Suzuki… »

« Suzuki ? C’est qui ça ?! »

« Hein ?! Nan ta mal comprit j’ai dit…euh… Suce Kiki »

« Mais je ne m’appelle pas Kiki… »

« Oh arrête de me souler… »

Une boite de mouchoir, la capote à la poubelle, le regard vide vers le plafond, n’écoutant rien de la demoiselle prêt de lui. Voilà la routine des soirées de Quincy depuis un certain temps. Il préférait aller dans les chambres des filles pour ne pas déranger ses colocs. Puis surtout pour pouvoir se barrer quand il en avait envie, au moins il n’était pas obligé de les virer méchamment. Il essayait de se sortir Suzuki de la tête, mais difficile de battre leur rencontre, même avec le plus beau cul du monde. Pendant cette semaine il avait pu tester toutes les sortes d’asiatique possible, les minces, les grosses, les légèrement enrobées, les à lunette, les droguées… Pas très romantique hein ? C’était exactement ça… Il essayait absolument tout pour oublier la belle surveillante. Que dites-vous ? Oh, où est passée son envie de conquérir le cœur de Suzuki ? Et bien… Lui-même, il ne le savait pas, il avait réussi à trouver son numéro, mais il n’appelait pas… Il refusait le refus, et au téléphone un refus était tellement simple à recevoir… Et à envoyer… Non il voulait la voir, dans les couloirs, la cour, la perm, n’importe. Mais le destin ne lui donna pas cette chance. Cela faisait une semaine qu’il n’avait pas vu Suzuki. Elle avait peut-être fait ce qu’il avait dit à la fin de leur rencontre et avait quitté le pensionnat… Non ce n’était pas possible, vus la peur qu’elle avait de se faire attraper par le directeur, elle n’avait aucune envie de quitter cet endroit. Quincy se leva du lit, mit son caleçon parsemé de conne de glace, puis son jean serré gris foncé, ses tennis Victoria, son débardeur moulant blanc et sa veste Jordan blanche et rouge ouverte. Il prit sa montre et son collier sur le petit meuble et sortit. La fille, légèrement choquée, commença à crier quand il ferma la porte derrière lui. Il plaça sa capuche sur la tête, mais pas entièrement, vous savez, posé au milieu du crâne, pour le style ! Il ne se dirigeait pas vers sa chambre, non, il sortait du pensionnat. Pour le moment il n’avait aucune destination, il regarda son téléphone et il était 21h43. Le truc cool lorsque l’on était une célébrité, c’était qu’on pouvait te payer pour que tu fasses acte de présence dans des lieux public, pour la promo. Il appela donc son agent, en lui disant qu’il voulait un bon club de strip, et dix minutes après, il était en direction de ce fameux club prêt à payer pour qu’il vienne. Quitte à s’amuser, autant gagner un peu de fric en même temps. Il prit quelques private show et quelques verre, puis il sortit. Je n’exagérerai pas en disant que toutes les filles lui faisaient voir Suzuki, mais parfois, il entendait une fille crier quelque chose qui ressemblait à ce prénom, ou il remarquait une fille de dos qui pouvait être elle… Et tout ceci l’énervait énormément ! Il quitta ce club, quand du monde commençait à arriver vers 22h30, 23h. Les mains dans les poches et les épaules relevées, Quincy se dirigeait maintenant vers un bar, un lieu avec des gens allant de 20 à 30 ans a peu prêt. Il n’était pas là pour trouver un coup d’un soir, il voulait simplement… Ne pas rentrer… Donc il préférait attendre ici plutôt que dehors…

Notre jeune veilleur commanda un whisky coca… Il détestait purement et simplement le gout de l’alcool, il buvait simplement pour l’effet, de quoi faire rire quelques puristes. Ce n’était pas dans ses habitudes de trainer seul dans un lieu public, il était toujours accompagné, souvent mal accompagné, comme disait Su… Non il ne voulait pas y penser, il releva la tête pour regarder autour de lui… Un couple qui semblait en être à leurs deuxièmes bouteilles, un petit gros les yeux remplit d’espoir en reluquant un groupe de fille, bien sur des groupes d’amis par ci et par là… Puis un lourd qui emmerdait une… Quoi ? Quincy baissa lentement sa capuche et plissa les yeux, il ne rêvait pas, la femme qui était entrain de se faire emmerdait par ce lourd était Suzuki… Il pencha la tête sur le côté et observa la scène quelques instants.


« Oh, tu as vraiment cru que j’allais m’arrêter maintenant ? Tu es tellement bonne, reste donc ici que je te paye d’autres verres ! »

« Lâche-moi, t’es nul, sérieux ! »

Sans aucune hésitation, Quincy prit la direction de la scène, le visage complètement neutre, il s’arrêta à côté d’eux et dit d’un ton calme, mais ferme :

« Va jouer ailleurs. »

C’était net, calme et précis. On pouvait facilement palper sa rage… Cette chose qui n’était pas réellement visible ou solide, mais que l’on pouvait facilement ressentir, comme le charisme, la honte ou la rage… Il était en colère contre les deux, pour l’homme il n’y avait même pas besoin de s’expliquer, mais pour Suzuki… Il était terriblement déçu de son comportement, alors c’était comme ça qu’elle essayait d’oublier leur rencontre, en couchant avec des mecs ridicules… Mais… il faisait la même chose… Oui, mais vous connaissiez les hommes mesdemoiselles, quand vous êtes importantes pour eux, vous n'êtes plus vraiment une femme, vous êtes leur bien le plus précieux… leur honneur… et bien que cela ne soit pas forcement juste, vous n’avais plus le droit à l’erreur. Mais Suzuki et Quincy n’en étaient pas à ce stade et heureusement sinon, l’homme ici présent serait déjà au sol, la gueule en sang. Mais attendez, vu le degré de colère actuel de Quincy, le jeune homme allait peut-être faire une bêtise. Depuis que sa petite phrase avait était dite, il ne regardait que Susuki, avec un air au moins aussi neutre que le sien. Le mec, un peu choqué, mit un certain temps à réagir, mais il ne pouvait pas se rabaisser comme ça devant un mec plus jeune que lui et surtout plus maigre. En effet, Quincy avait la même taille que lui, mais il était beaucoup, plus maigre. C’était donc avec la nonchalance des gens légèrement bourrés qu’il dit :

« Hé microbe… Ta copine là, elle veut plus de toi… Elle est v’nue ici pour boire, danser et bien sûr me suce… »

Premier coup.

Le coup de poing de Quincy était sec et rapide, placé sur la joue droite de sa cible à l’aide de son poing gauche. Il n’y avait aucune technique dans ses coups, son style, il l’avait créé dans la rue. Le mec un peu sonné était tombé de son siège, il était assis dos contre le bar et Quincy en face de lui. Certaines personnes commençaient a se retourner pour voir se qui était entrain de se passer. Quincy le regarda de haut quelques instants avec un mélange de rage et de dégout, il leva le pied et…

Deuxième coup

Troisième coup

Quatrième coup



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Ce sentiment d'avoir tout... Et ... rien à la fois.
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Suzuki Daichi


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Dim 25 Nov - 1:49


« Devant la passion, toute raison cède »



Non, pitié, tous sauf ça. Si, trop tard, c’était bien lui … Mister Quincy en personne, l’être que j’essayais d’éviter le plus possible ces derniers temps. Et comme si ça ne suffisait pas, j’étais accompagnée d’un type vraiment lourd … Moi qui parlais de mauvaises fréquentations la dernière fois en lui faisant la morale, je pouvais repasser ! Un court instant, je fermais les yeux comme pour réveiller de cette situation mais lorsque je les rouvris, il se trouvait juste à côté de moi. Son visage était étonnement … neutre. Non, il y avait un problème ! Ca ne collait pas du tout avec l’image qu’il renvoie d’habitude : type joyeux qui rigole de tout et n’importe quoi, qui s’en fou littéralement de tout en prenant tout à la légère … Non, il était trop sérieux. Son visage impassible et neutre pouvaient encore passer mais ses yeux ne le trahissaient que trop, je pouvais ressentir sa haine rien qu’en le regardant.

« Va jouer ailleurs. »

Dit-il d’un ton calme, trop calme. J’essayais de ne pas le fixer, assez mal à l’aise de la situation car il m’avait remarqué mais fallait positiver, il ne croyait peut-être plus que j’étais si frigide que ça … Non, le moment n’était pas approprié pour lancer une vanne, il semblait bien trop énervé bien qu’il ne le montrer pas encore. Il était une bombe à retardement, au moindre geste, il explosera. Je le savais, je le voyais, je le ressentais et quelque chose me faisais penser que l’autre n’allait pas s’arrêter à une simple phrase vu l’insistance avec laquelle il m’empoigna le bras quelques minutes plus tôt. Je me demandais ce qui avait pu le mettre dans un état pareil, avait-il passé une journée de merde ? J’aurai bien aimé lui demander mais il n’allait certainement pas me répondre tout de suite, ni plus tard, d’ailleurs. Le type me lâcha enfin le bras mais il ne bougea pas pour autant, gonflant presque même le torse comme un coq dans sa bassecour.

« Hé microbe… Ta copine là, elle veut plus de toi… Elle est v’nue ici pour boire, danser et bien sûr me suce… »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, non, il ne lui avait pas laissé cette chance, le rappeur frappa le premier. L’homme s’effondra au sol contre le bar, la main sur sa joue droite comme si cela allait l’aider à atténuer la douleur. Par surprise, je restais immobile face à la scène, me tenant debout à côté de l’étudiant qui venait de le mettre par terre. Rapidement, des regards se tournèrent vers nous, tous curieux de savoir ce qu’il se passait. En fait, même moi je regardais Quincy avec incompréhension mais il était bien trop furieux pour remarquer quoi que ce soit d’autre que sa victime. Moi qui pensais que ça allait être finie … Je sursautais au deuxième coup alors que l’homme était déjà à terre, il ne s’arrêta pas là, il reprit de plus belle, le frappant de plus en plus violemment. Non, je ne pouvais pas voir ça, c’était impossible … La vue du sang pouvait me faire vomir mais j’hésitais un instant à venir en aide à ce mec mais si je n’arrêtais pas l’afro immédiatement, il risquerait encore de le tuer. Il ne voyait clairement plus un être humain devant lui mais un défouloir. Des jeunes femmes se mirent à crier face à tout le sang qui s’échappait de la bouche du brun. Je commençais à m’inquiéter vraiment, quand allait-il s’arrêter ?

Les agents de la sécurité n’allaient pas tarder à arriver et ils allaient embarquer l’étudiant peu importe ses motifs. Jusqu’à présent, je faisais tout pour ne pas le regarder droit dans les yeux mais je devais intervenir car il était hors de question qu’il ait des problèmes à cause de moi car oui, cette fois, s’il se battait, c’était bien parce que l’autre m’avait insulté. Je pense plutôt que c’était un bon moyen de pouvoir exposer sa colère mais je ne savais pas comment … il a pu en arriver là. Surtout que je redoutais toujours des hommes violents … En temps normal, je serai partie sur le champ par peur mais dès l’instant où je vis Quincy, je ne pouvais plus bouger. Immobile devant tout ce sang, j’étais paralysée par la peur qui parcourait mon corps. Je ne le connaissais plus. Non, c’était trop, à ce rythme l’homme marié serait mort et l’autre en taule pour l’avoir tué.

D’un geste rapide, j’agrippais son haut et je le tirai vers moi mais il n’y avait rien à faire, il était comme dans un autre monde. Ne m’entendait-il plus ? Je tournais légèrement la tête mais je n’aurai jamais dû faire ça … tellement cet homme était amoché ! Pourtant, aucun homme du bar ne vint interrompre la bagarre ! Ils étaient inutiles, on n’était pas dans un jeu vidéo genre call of là, il y avait pas de vies illimités. Paniquée, finalement, malgré la peur, je me plaçais derrière lui et entourais son corps de mes bras, le serrant de plus en plus fort, quitte à lui faire mal. Au stade où j’étais, je pouvais tout essayer.

« MAIS PUTAIN ARRÊTE DE LE FRAPPER »

Un silence total régnait dans la pièce. Avait-il enfin reprit ses esprits ? Je tournais la tête et vis un verre d’eau encore plein sur une table alors sans rien demandé, je quittais le rappeur pour aller le chercher. Je le pris avant de retourner vers l’homme à terre et lui tendis. D’accord, c’était inutile et je pouvais à peine m’approcher de lui car la proximité de tout ce sang … me donnait envie de vomir. Je ne pouvais plus rester ici une seconde de plus. Vite, je me relevais et prit Quin’ par la main instinctivement sans me poser de questions pour aller plus loin, très loin de tout ça mais sans quitter le bar car si on sortait maintenant, il se ferait tout de suite grillé à la sortie. D’un pas rapide, je cherchais du regard un coin perdu … Vite … Bingo. Je vis un petit coin très sombre sous l’escalier qui menait à l’étage. De plus, il était noir alors il se fondrait très bien dans le décor. Quoi … Ce n’est pas comme j’étais raciste … ce n’est qu’une constatation !

Je le poussais violemment dans ce coin, bien que ma violence face à la sienne c’était du pipi de chat. En colère, il m’avait mis vraiment en colère. Non mais il était dingue ou quoi ? Lui-même s’était foutu de ma gueule l’autre jour devant ses faux potes et aujourd’hui plus personne n’avait le droit de parler bête sur moi ? Certes, il avait été héroïque mais il était allé trop loin ! Je posais ma main sur mon front comme pour essayer de me concentrer et de me calmer. Impossible. De temps à autre, il m’arrivait de parler plus fort que prévu … surement l’émotion.

« Sérieux, je te COMPREND plus ! T’avais qu’à le laisser parler ! Pourquoi l’as-t COGNER ? J’te rappelle que je suis FRIGIDE et que j’ai une FORÊT AMAZONIENNE dans le string alors de quoi t’es jaloux ? …. Merci mais ….. mais … ne fais plus jamais ça ! »

Je n’avais même plus la force de l’engueuler, j’eus tellement peur que on pouvait encore lire la stupeur dans mes yeux. Je le regardais à nouveau … Je voulus retourner vers le bar pour voir si l’autre allait bien mais je n’eus pas le temps de me faufiler dans la foule, les agents de sécurité recherchaient activement l’auteur de tout ça. Non … tout … mais pas ça. Ils ne devaient pas le trouver. Hors de question, après tout, nous ne sortions pas ensemble et pourtant il ne réfléchit même pas une seconde à me défendre … ce n’était pas non plus la première fois, il m’avait également aidé pour l’histoire avec le directeur, je devais lui rendre la pareille ! Moi qui ne voulais plus rien à voir avec lui … La dernière fois, cette fois, se sera vraiment la dernière.

Les hommes bleus se dirigèrent vers nous alors spontanément, la première chose qui me vint à l’esprit fut de l’embrasser pour nous faire passer pour un couple en train de fricoter. Sans prévenir alors que j’étais encore en colère contre lui, je collais mon corps contre le sien et déposais mes lèvres contre les siennes, fermant légèrement les yeux mais pas entièrement histoire d’être sûre que mon petit jeu fonctionnait. Mordillant d’abord sa lèvre inférieur d’une manière beaucoup, beaucoup plus douce que la dernière fois, je finis par jouer avec sa langue … pour je ne sais quelle raison car finalement ils ne voyaient pas ce genre de détails. L’esprit ailleurs, on pouvait entendre les bruits de pas s’éloigner à nouveau mais je ne cessais pas le baiser pour autant, ayant désormais les yeux entièrement fermés tout en remontant sa capuche sur sa tête et le plaquant de plus en plus contre le mur pour être sûr qu’on le voit plus. Mais ... sérieusement, j'étais folle de faire ça pour lui surtout qu'il m'agaçait par son comportement ! Oui il m'agaçait, j'en étais sûre ... Mais je ne pouvais pas m'empêcher de m'inquiéter pour lui. Était-ce vraiment la seule raison de cette passion fulgurante ?


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Quincy N. Turner


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Dim 25 Nov - 5:25

L’éducation. Ce seul mot pouvait changeait énormément de choses dans le comportement d’un individu. À Chicago, il était impossible pour un homme de laisser parler les gens. Il était inconcevable, de laisser quelqu’un piétiner ton honneur sans répondre. Sinon les répercussions étaient terribles. Si tu perdais le respect, tu perdais la vie. Dans les quartiers, encore plus que n’ importe où ailleurs, car même lorsqu’il était sujet de choses extrêmement futiles, par exemple, une bousculade dans la rue, les choses pouvaient prendre des proportions énormes. Les gens ne voyant ça qu’à la télé ou à la radio, cataloguée toujours ce genre d’histoire dans les : immatures. Et ils n’avaient pas totalement tort. Mais les réactions immatures dans une banlieue chic du Connecticut n’avaient pas les mêmes conséquences que celle des banlieues de Chicago. Et ce n’était certainement pas a 18 ans que l’on avait atteint son apogée niveau maturité. Quincy était un gentil, obligé de jouer au méchant, et il y jouait plutôt bien. Avant de devenir ou de réagir comme ça, il refusait catégoriquement de cogner quelqu’un jusqu’au sang. Il se souvenait parfaitement de ce jour d’été, dans la cour, en bas de son immeuble, à peine âgé de 11 ans, ses potes avaient attrapé un gamin de la « bande adverse », et ces derniers, trop peureux, pour agir, demandèrent a Quincy. Ce dernier s’avança et deux choix s’offrait à lui : soit, il refusait et passait pour une salope devant tous ses potes ainsi que les grands du quartier entrain de regarder, soit, il battait sa cible pour gagner du respect. À cause de ce conflit intérieur, Quincy finit par faire entre les deux. Il le cogna deux trois fois, sans trop l’amocher. Il ne gagna pas plus de respect et surtout, sa cible n’oublia pas son visage. Plusieurs jours plus tard, il retomba nez à nez avec eux et cette fois c’était lui la cible, son bourreau n’eut pas autant de clémence que lui et l’envoya a l’hôpital, pour rester polie. Depuis ce jour, il se jura de ne jamais faire preuve de clémence face à un adversaire de combat, peu importe la raison de l’embrouille. Et d’ailleurs, après cette décision, il fit beaucoup moins de séjours à l’hôpital, car il inspirait la peur… On le craignait sur ce qu’il pouvait nous arriver en le touchant… Plus jamais quelqu’un ne l’humilierait, plus jamais quelqu’un ne le soumettrait à nouveau. Maintenant, il avait le pouv…

« MAIS PUTAIN ARRÊTE DE LE FRAPPER »

Silence. Léger clignement des yeux. À droite. À gauche. Des regards. Du sang. Moi ? Quincy affichait un visage complètement vide de sentiment, comme ci rien ne s’était passé. Il était terriblement en colère contre cet homme, mais pourquoi ? D’accord il était bourré et avait lancé une petite vanne pour faire son intéressant, mais méritait-il un tel châtiment ? Oui. La réponse était oui dans la tête du jeune rappeur, mais il ne savait pas pourquoi. Il regarda Suzuki, comme pour trouver des réponses, mais cette dernière était trop occupée à donner un verre d’eau à la victime. Elle avait était témoins d’une tout autre facette de Quincy, une facette qu’il aurait surement voulu garder secret plus longtemps. Incapable de retenir cette rage, incapable d’expliquer le pourquoi de ses actes, Quincy était très perturbé. La main de Suzuki serra la sienne et l’emmena un peu plus loin, dans un coin sombre. Il prenait petit à petit conscience de ce qu’il venait de faire, et les répercussions que cela pouvait avoir sur Suzuki. Il avait était trop loin, ça réaction avait était choquante. Elle laissa un léger temps, puis ajouta d’une voix plus forte que d’habitude :

« Sérieux, je te COMPREND plus ! T’avais qu’à le laisser parler ! Pourquoi l’as-t COGNER ? J’te rappelle que je suis FRIGIDE et que j’ai une FORÊT AMAZONIENNE dans le string alors de quoi t’es jaloux ? …. Merci mais ….. mais … ne fais plus jamais ça ! »

Elle avait raison. Raison sur toute la ligne. Mais pourtant il n’avait aucune réponse pour chacune de ses questions. Jaloux ? Il réfléchit un moment, cela ne pouvait pas être ça… Quincy était tout sauf jaloux. Il décida donc de se poser intérieurement et de réfléchir cinq secondes. Pour une fois, il avait besoin de savoir le pourquoi du comment. Pourquoi était-il en colère. Il regarda les yeux de Suzuki, briller dans la peine ombre, regarda derrière elle, le chemin qu’il avait pris depuis la scène de combat. Puis il comprit, désormais il savait d’où provenait ça colère, et pourquoi elle était si grande. Elle venait de plusieurs choses en même temps : D’abord, il avait la haine contre lui et sa personnalité pour ne pas avoir couru derrière Suzuki dans les couloirs et ne pas la laisser partir, ensuite contre Suzuki qui allait surement coucher avec un gars ridicule et dégrader son honneur, puis ce lourd qui avait complètement fait débordé le vase. Oui vous aviez bien entendu, Quincy trouvait que les femmes qui couchait à droite à gauche dégradé leur image et leur honneur et pas un homme. Matcho ? Non, vous n’y étiez pas, c’était de la logique. Les femmes et les hommes ont des images, des atouts, et des faiblesses complètement différentes. L’homme peut coucher avec n’importe qu’elle fille sans perdre la moindre dignité vis-à-vis des autres, une femme non. Une femme est la reine de la séduction, elle décide qui peut ou pas essayer de la courtiser, les hommes non. Ce n’était que deux exemples, mais il en existait énormément. Et d’ailleurs, les personnes homme comme femmes faisant mine d’ignorer ces avantages ou inconvénients et beuglant qu'ils désirent avoir plus, ressortait par les yeux de Quincy, il les détestait. Il avait des sentiments pour Suzuki, c’était enfin accepté et assumé et de ce faite Suzuki devait faire attention a son image. Non, elle ne devait pas, c’était une femme libre après tout, disons plutôt qu’il voulait… Disons même qu’il voulait de tout son cœur que Suzuki ait une belle image. Voilà pourquoi tant de colère. Une fois éclaircit, la situation était assez paradoxale, car c’était comme si, la colère réclamait l’amour.

Mais à peine il eut le temps de se comprendre lui-même, que Suzuki commença un doux baiser. Il avait l’impression d’être Hulk en ce moment, le gros dangereux que seule la belle héroïne peut calmer. Et cela fonctionnait. Déjà avant le baiser, Quincy ne faisait attention a rien d’autre que ses pensées, désormais, il était sur Suzuki. Il n’avait même pas remarquait les personnes à sa recherche. Il n’avait pas l’habitude de ça, mais pour le moment, il se laissait guider, Suzuki menait la danse. Elle remonta sa capuche et le plaqua contre le mur, mais les réactions à l’instinct de Quincy firent vite de nouveau surface. Lentement, il serra Suzuki contre lui, l'enlaçant délicatement, puis fit volte-face et la colla contre le mur. Sa main droite plaquée sur le mur, placé sur la gauche de la belle surveillante et la main gauche sur sa joue. Sa peau était comme d’habitude légèrement plus fraiche que la sienne, même avec l’alcool. Sa gestuelle, à Quincy, était à la fois animale et sensuelle. Surement à cause du trop-plein d’émotion que les deux venaient de vivre. Il trouvait ce moment magique. Mais comme à chaque fois, cela ne dura pas. En l’embrassant, il prit conscience qu’elle avait pas mal de verre d’alcool dans le nez. Était-ce là, la seule raison pour laquelle elle se comportait comme ça ? Était-il le seul à être sincère pendant leur baiser ? Était-ce ça l’amour, ce poser des questions sans arrêt ? Horrible. Il s’arrêta sec, et regarda intensément Suzuki, encore une fois, il espérait trouver des réponses dans ses yeux, mais rien n’était jamais aussi simple. Il ne voulait plus juste coucher avec elle, il ne voulait plus juste un soir, il ne voulait plus juste faire connaissance, il voulait plus. Mais il n’arrivait pas à voir si c’était réciproque et ça le tuait. La suite des évènements s’enchaina très très vite. Il frappa dans le mur juste à côté de la tête de Suzuki. Il prit conscience qu’il lui avait fait peur. Il regrettait. Il recula de deux pas. S’avança à nouveau, puis dit d’une voix essoufflée par la bagarre et le baiser :

« Merde je… Je n’suis pas dangereux... »

Dit-il en caressant la joue de Suzuki avec l’extérieur de sa main, l'effleurant a peine, comme s'il ne s'autorisait pas a la toucher. Son ton était indescriptible, mais on pouvait facilement remarquer qu’il voulait absolument qu’elle le croie. La regardant avec de grands yeux, voyant la peur qu’il lui faisait ressentir. Il la quitta pour prendre la direction de la sortie… La peur était-elle toujours si utile, mon petit Quincy..?

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Suzuki Daichi


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Dim 25 Nov - 17:05


« Le désir et la colère sont les pires de tous les conseillers »



Ce doux baiser au goût vodka-pomme était plus destructeur que je ne le pensais … Loin d’être désagréable, là résidait tout le problème à mon sens. Je ne devais pas aimer ce baiser … Je pouvais apprécier d’embrasser un inconnu mais pas Quincy car il n’était plus un inconnu. Tout mon petit jeu ne résidait qu’à ça : oublier l’existence des personnes auxquelles je pourrai m’attacher. J’étais un être égoïste et froid mais quand il était près de moi, je n’arrivais pas à rester indifférente. Colère, culpabilité, nervosité, agacement, regret mais également affection, empathie, impatience et envie … voilà toutes les émotions que je pouvais ressentir les unes après les autres ou quelques fois plusieurs à la fois lorsque j’étais avec lui. Je m’interdisais de me l’avouer et encore plus de lui avouer mais alors pourquoi étais-je si naturelle quand il s’agissait de l’embrasser ? Pourquoi mes mains se posèrent derrière sa tête … Tellement agréable et désagréable à la fois car il ne faisait que nous enfoncer davantage dans cette envie l’un de l’autre. Je voulais m’échapper, encore, je le faisais si bien depuis quelques jours mais il fut plus rapide que moi.

Ses bras vinrent m’enlacer, m’empêchant même de penser que je pourrai, ne serai-ce qu’un jour, le quitter. Et comme si cela ne suffisait pas, il reprit le dessus en inversant les rôles. Je me retrouvais désormais dos contre le mur tandis que sa main gauche caressait délicatement ma joue … J’oubliais même le lieu où nous nous trouvions. L’alcool ? Non, c’était différent. Jusqu’à présent, lorsque je voulais sortir Nabuo de mon esprit, je sortais et me bourrais la gueule avant de coucher avec un inconnu. Ce cas de figure se produisait rarement, en effet mais cela m’étais déjà arrivée. Néanmoins, dans ces moments-là, alcool ou non, je n’y prenais jamais plaisir. Tout chez les hommes me dégoutait. Pas leurs fesses ou leur ventre mais plutôt l’alliance qu’ils portaient toujours à ce doigt, comme le type de tout à l’heure, cet engagement que l’on prend envers une personne et que l’on gâche ensuite. Si seulement ils savaient ce que ça fait que de se sentir seul. Ceux qui trompent ne se sentent jamais seul mais l’autre qui est cocu ? Je les détestais du plus profond de mon être car si Dieu existait, il ne m’aurait pris l’homme que j’aime et qui était fidèle mais une ordure qui était inutile. Quincy était volage, je le savais … Ce genre de chose se ressent mais pourtant il ne semblait pas avoir apprécié que je flirte ailleurs. Comme si j’étais une chose, sa chose. L’homme avait tous les droits mais la femme ne devait surtout pas décevoir ce dernier. Je ne voulais pas de ce genre de relation individualiste. Pourtant, le conflit que je menais intérieurement pour ne pas céder commençait à se fatiguer … Son odeur, je le connaissais déjà par cœur. Quant à sa peau, elle dégageait toujours la même chaleur. Tous ces détails que je ne voulais pas retenir étaient déjà ancrés en moi et cela n’avait rien à voir avec la vodka.

Une de mes mains quitta sa nuque pour se poser contre son torse mais à peine avais-je fais ce geste que le baiser s’arrêta net. Je rouvris les yeux, un peu étonnée. Pourquoi étonnée ? Je ne devais pas l’être, après tout, j’avais fait ceci pour l’aider à ne pas se faire prendre ! Déçue ? Surement mais je gardais un visage impassible devant lui. Il ne devait rien savoir à propos de mes sentiments. Le rappeur plongea ses yeux foncés dans mes yeux clairs, comme s’il cherchait une réponse à ses questions mais … Quelles questions ? Subitement, sa main, celle qui caressait ma joue un peu plus tôt, frappa avec violence le mur à côté de ma tête. Je sursautais, surprise de sa réaction à nouveau … impulsive. Mon cœur se mit à accélérer, encore sous l’émotion. Un instant, je crus même que ma tête était à la place du mur, des mèches ayant bougés au moment de son mouvement brusque. À mon tour je cherchais des réponses à mes questions mais il se contenta de reculer. J’étais perdue … Totalement paumée.

« Merde je… Je n’suis pas dangereux... »

Affirma-t-il d’une voix haletante. Enfin, affirmer est un grand mot car il ne semblait lui-même pas sur de ce qu’il avançait mais il cherchait plus à me convaincre moi, que lui. Malgré la distance qu’il avait prise, la paume extérieure de sa main effleura ma joue avec douceur. J’étais encore mélangée entre la peur qui pouvait m’inspirer lorsqu’il était en colère et impulsif et la délicatesse avec laquelle il pouvait toucher ma peau. Il me regardait à nouveau intensément, allait-il encore donner un coup autre part ? Non … sans un mot, il me tourna le dos et se dirigea vers la sortie. Mais que voulait-il à la fin ? S’il voulait me déstabiliser, il avait réussi avec brio. Je ne savais rien de lui, je n’avais même l’occasion de connaître son âge, son nom de famille … Des choses simples que l’on apprend dès la première conversation et que je ne savais toujours pas. Finalement, nous ne savions quasiment rien l’un de n’autre ou plutôt nous savions des choses plus intimes que ce genre de détails presque insignifiants que, malgré tout, j’aurai aimé savoir.

Seule, contre le mur, je passais une main sur la joue qu’il avait caressé … Pourquoi était-il comme ça ? Il ne devait pas quitter le lieu maintenant, il se ferait prendre ! Du moins, c’est la raison que je donnais à cette envie de le retenir mais que pouvais-je bien lui dire une fois que je l’aurai rattrapé ? Je n’avais pas le temps de réfléchir, d’un pas rapide, je me faufilais entre les personnes quand je me stoppais nette. Au milieu des personnes, je restais là, debout, impassible, à regarder la scène qui se déroulait devant moi. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait mais j’étais bien curieuse de le savoir. Maintenant que j’étais plus lucide, qu’avais bien pu faire Quincy pendant une semaine ? Je n’allais pas tarder à être au courant car une fille que je semblais déjà avoir croisé dans les couloirs de Rayen avait arrêté l’afro avant moi. Ils étaient à quelques mètres de moi mais j’étais derrière le jeune homme, il ne pouvait donc pas me voir et j’étais assez en retrait pour que même s’il tourne la tête, il ne puisse me repérer. Ils semblaient assez proche car elle passait son bras autour du sien et se mit à rire. Leurs visages n’étaient séparés que par quelques centimètres et la brune venait d’arriver, elle n’avait donc pas vu le stade de Quincy en mode pétage de plomb. Alors comme ça, elle était intéressée ? Je ne sais pas pourquoi mais il ne semblait pas rester indifférent vu qu’il ne la rejetait pas du tout.

Quel était ce nouveau sentiment que je ressentais ? Lui qui avait cogné un homme un peu lourd, je voyais qu’il se foutait clairement de moi vu ce qu’il faisait en mon absence. Ce n’est pas comme si nous étions un couple, non, nous ne sortions pas du tout ensemble et je doute même qu’un jour Quincy puisse sortir avec une seule fille à la fois. En colère, alors que je ne devrais pas, je restais encore un peu car la scène suivante était assez intéressante à regarder, surtout la partie où leurs têtes se rapprochaient. Il voulait jouer, j’étais partante mais il n’allait plus être déçu de mon comportement parce qu’il n’aura plus rien à attendre de moi si ce n’est que j’allais chauffer tous les mecs de ce bar. Il allait bientôt se rendre compte le plus dangereux n'est pas toujours celui que l'on pense.


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Quincy N. Turner


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Dim 25 Nov - 19:56

Tu es si différente.

Une forte poigne serrait son cœur. Tout se mélangeait dans sa tête, il ne savait pas ce qu’il voulait, il ne savait pas ce qu’il savait et il n’en pouvait plus. Tous ces… sentiments… Ce n’était vraiment pas son truc. Il aimait quand les choses étaient simples, faciles… D’où sa passion pour les filles faciles… Le cerveau et le cœur étaient deux camps ennemis, rares était les situations ou ils agissaient en bons alliés. Sur le trottoir, en face du bar, avec sa capuche sur la tête, Quincy réfléchissait. Il pensait à tout ce qu’il venait de se passer, il pouvait enfin se calmer un peu, l’air rafraichissant de la nuit aidant. S’engager avec une fille ? Officialiser un couple ? Il se sentait tellement loin de ce genre de choses. Mais pourtant il y pensait, même s’il ne savait toujours pas si Suzuki éprouvait quelque chose elle aussi, une partie de lui la voulait plus que tout. Une ambulance était arrivée pour aider le blessé et la scène s’était passée tellement vite, que personne ne semblait l’avoir encore remarqué. Il se décala quand même légèrement sur le côté du bar, histoire de ne pas rester en plein milieu. Il sortit de quoi se rouler un join, mais finit par tout ranger, voyant les flics faire des aller et retour, ce n’était vraiment pas le bon moment. On venait tout juste de lui attraper le bras, son cœur fit un bond, pensant une seconde que la police l’avait trouvé. Mais une fois qu’il releva son regard, il pouvait apercevoir la fille de toute à l’heure. Oui, il ne se souvenait plus de son prénom. Elle se blottit contre lui pour le saluer, et Quincy ne prit pas tout de suite conscience de sa présence. Encore une fois, son esprit était toujours bloqué dans le passé. Elle se mit sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Mais comme Quincy se fichait complètement de sa présence et donc de ce baiser, ne participa pas du tout. Une fois qu’elle eut terminé son petit numéro, elle lança un regard hautain vers Suzuki, voyant que cette dernière semblait intéressée par ce qu’il se passé. Elle se permit même de parler un peu plus fort que d’habitude pour que la belle surveillante puisse entendre :

« Hé mon Quincy ! « You’re so different » est troooop bien, je l’écoute en boucle ! Tu parles de qui dedans hum ? »

Dit-elle en continuant ses regards piquant vers Suzuki. Elle pensait vraiment que Quincy parlait d’elle dans cette chanson, la pauvre. Ah d’ailleurs cette chanson… Avec un titre pareil, on pouvait s’attendre à une chanson d’amour banal qui parlait d’une fille spécial. Mais non. Ce n’était pas du tout ça, cela parlait d’une fille terriblement différente de lui, qu’il n’arrivait pas à comprendre et à séduire. Mais qu'il désirait plus que tout. D’où le succès du morceau, effectivement, il avait été mis en ligne en début de semaine et il était déjà l'une de ses vidéos les plus vues. Un single. Et bien évidemment, c’était Suzuki qu’il lui avait inspiré. Les pensées de Quincy se remplirent alors des paroles de cette dite chanson, et il ne pouvait pas ignorer son envie d’éblouir son cœur, au moment où il écrivait ce texte. Il se retourna donc, et par chance elle était là. Elle n’était pas partie, elle écoutait, elle regardait en direction de… Merde ! Cette idiote venait d’embrasser Quincy sous ses yeux, il n’en pouvait plus des quiproquos, il fallait vite régler ça. Il s’avança vers Suzuki et l’emmena par la main, dans une contre-allée, sur le côté du bar. Un air sincère sur le visage, ça colère semblait loin désormais, il dit d’une voix douce :

« Faut qu’on arrête ce petit jeu, j’en ai marre… Je te veux Suzuki… Okay notre rencontre n’est pas banale, on peut même dire qu’on a commencé par la fin, mais je m’en fou… Je te veux ! »

Comme il l’avait si bien dit, Quincy en avait assez de ce petit jeu, il ne voulait pas qu’elle joue avec d’autres hommes. Deux minutes avant sa déclaration, il avait pensé à partir et essayer de l’oublier, mais à chaque fois un flash de Suzuki et un autre homme en pleine action s’affichaient dans sa tête, et il ne pouvait pas l’accepter. Sans lui laisser le temps de répondre, il enchaina :

Toutes ces filles-là ? Je m’en fou, si tu veux je supprime ma liste de contact, je jette mon téléphone même !! »

Dit-il en jetant son Smartphone dernier cri comme un vulgaire caillou. Son coté clown impulsif était de retour. Il se calma quelques secondes, un petit rire sur les lèvres et avant même que Suzuki puisse dire ou montrer une réponse, Quincy fut éjecté sur le côté, on venait de le pousser. Il perdit légèrement l’équilibre à cause de l’effet de surprise, mais se reprit rapidement. Il regarda en direction de la menace, et vit son ancienne partenaire de chambre, cette dernière était devant Suzuki les mains sur les hanches, elle semblait en colère et très sérieuse, car elle arma même un bras pour la gifler…

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Suzuki Daichi


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Dim 25 Nov - 21:46


« Les hommes veulent toujours être le premier amour d'une femme. C'est là leur vanité maladroite. Les femmes ont un sens plus sûr des choses: ce qu'elles veulent, c'est être le dernier amour d'un homme »



Une femme est bien plus dominatrice que l’homme mais elle l’est encore plus avec ses congénères. Oui, deux femmes qui se battent étaient largement plus violentes que deux hommes car si ces derniers se tapaient dessus, ils s’arrêtaient là mais le sexe féminin était plus complexe, bien plus sadique. Ongle, cheveux, sac à main, tout était bon pour faire mal à l’autre mais le plus important c’était que les insultes se poursuivaient même après le conflit. Un rabaissement permanent, des coups bas … voilà la férocité d’une femme en colère. À peine la nouvelle venue était là qu’elle imposait déjà Quincy comme sa chose. Oui, je parlais bien de chose car un être humain n’appartenait à personne en particulier et encore moins lorsque ce n’était pas réciproque. Du moins, c’est ce que je me disais concernant les sentiments du rappeur envers cette jeune femme et non pas parce que je prétendais être celle qu’il apprécie le plus mais plutôt parce qu’il n’était pas prêt à s’engager avec quelqu’un. Pourtant, alors qu’elle semblait le connaître au point de l’embrasser, elle ne se rendit pas compte qu’il n’était pas ce genre de type fidèle qui voulait un truc sérieux. Pathétique. Toujours en retrait, j’observais la scène mais les femmes ont comme un sixième sens pour ce genre de truc alors à peine avait-elle tourné la tête qu’elle me repéra. Oui, elle savait qui je regardais et ne semblait pas d’accord avec le fait de le prêter. Et moi, qu’avais-je à dire ? Aurai-je dû dire quelque chose ? Non, nous étions loin d’être ensemble et entrer dans son petit jeu serait me rabaisser. D’ici, je ne pouvais que voir son interlocutrice et le dos de l’afro … si seulement je pouvais voir son visage mais ça n’aurait changé finalement sur ce que je venais de voir et ce que je pensais déjà.

Alors que je m’apprêtais à repartir en direction du bar pour reboire un verre d’alcool, mon regard croisa celui de la jeune femme. Neutre, mon visage resta impassible ce qui semblait l’irriter horriblement. Se sentait-elle menacée ? Peut-être. Elle me lança un regard de défi comme pour ouvrir les hostilités. Elle attira même ma curiosité au point que je décide de rester encore un peu, savoir exactement ce qu’elle cherchait. Après, il pouvait bien quitter les lieux avec elle, j’en avais rien à faire … je me bourrais la gueule pour oublier. D’une voix claire et aigue, elle s’adressa à Quincy mais elle parlait tellement fort pour une personne qui se trouvait à côté d’elle que j’avais l’impression que son discours s’adressait plus pour moi que pour lui.

« Hé mon Quincy ! « You’re so different » est troooop bien, je l’écoute en boucle ! Tu parles de qui dedans hum ? »

Je ne savais même pas de quoi elle parlait en citant « you’re so different ». Étais-je censée le savoir ? Apparemment, elle parlait d’une chanson que le jeune homme avait écrite mais j’en avais aucune idée car en une semaine je n’avais faite aucune recherche sur son sujet histoire de ne même pas écrire son nom quelque part. En tout cas, si son but était de m’agacer en mon montrant qu’elle savait bien plus de choses sur lui que moi c’était à moitié réussi car oui j’étais agacée mais non pas pour l’image de couple qu’elle s’inventait. Son regard à mon égard était tellement hautain que si j’avais pu lui crever les yeux, je l’aurai fait.

Enfin, Quincy se retourna et me vit, spectatrice du petit manège que j’assistais depuis quelques minutes. Moi qui voulais le retenir, j’aurai mieux fait de quitter les lieux pour retourner à mon appartement ou de poursuivre ma soirée mouvementée … après tout, ça ne pouvait plus être pire. Apparemment, il semblait réagir rapidement. Pourquoi ? Il devait savoir que ce genre de choses ne me faisaient rien, il n’était pas obligé de se justifier … du moins, c’est ce que je voulais qu’il pense que je pense. Compliqué … Il ne se posa pas ce genre de questions, encore une fois sans rien me demander, il se dirigea vers moi, laissant complètement en plan la jeune femme, surprise. Étrangement, son regard n’était plus aussi confiant qu’elle voulait qu’il le soit. Sa main prit la mienne et il m’entraîna dans une ruelle juste à côté du bar, un endroit plus calme … Quincy était également plus calme plus tôt.

« Faut qu’on arrête ce petit jeu, j’en ai marre… Je te veux Suzuki… Okay notre rencontre n’est pas banale, on peut même dire qu’on a commencé par la fin, mais je m’en fou… Je te veux ! »

Il en avait marre de ce petit jeu ? C’était lui qui l’avait commencé au Mac Do et qui l’avait poursuivi dans la chambre. Et si le jeu s’arrêtait, là, maintenant, quelles seront les conséquences ? Qu’attendait-il par ne plus jouer ? Savait-il l’impact de ses paroles ? J’étais une fille impossible à vivre, déprimante, froide … Pourquoi moi ? Toutes ces questions, je n’eus pas le temps de lui répondre car il reprit la parole.

« Toutes ces filles-là ? Je m’en fou, si tu veux je supprime ma liste de contact, je jette mon téléphone même !! »

Voulait-il se justifier ? Me prouver qu’il était sérieux ? Il se doutait alors que je le croyais pas … Cependant, je ne voulais pas qu’il jette son téléphone mais je n’eus pas le temps de l’en empêcher. L’appareil atterrit au sol et se cassa. Jusqu’à où était-il prêt à aller pour me faire changer d’avis ? À l’écouter, je pouvais presque le croire mais mon passé me rattrapa. Nabuo … il était décédé. Je ne pouvais plus rien y faire, ça, je l’avais accepté mais s’il arrivait quelque chose à Quincy ? Que ferai-je ? Je ne voulais pas que ce genre de chose arrive, encore. D’où le fait que je m’interdise à une quelconque relation sérieuse. Si seulement il me considérait comme une inconnue, je pourrai coucher avec lui ou même l’embrasser sans que rien ne compte, sans que l’on se blesse … Je ne voulais pas m’attacher mais à partir du moment où on est blessé, où on s’inquiète pour l’autre, c’est déjà trop tard.

Il se mit à rire de son comportement tandis que je réfléchissais encore à ce que je pouvais bien répondre. Brusquement, je n’eus plus le rappeur face à moi mais l’étudiante de tout à l’heure. Elle était plus courageuse que ce que je ne pensais. Oui, il en fallait du courage pour me tenir tête aussi longtemps mais elle ne semblait pas consciente à qui elle s’adressait. Avec tout ce que j’ai déjà vécu, ce n’était pas une minette en chaleur qui allait me faire peur. Quincy ne comprit pas tout de suite ce qui lui arriva, je lui jetais un coup d’œil mais à peine refixais-je mon attention sur ma nouvelle interlocutrice qu’elle leva une main en ma direction, l’autre encore posée sur sa hanche. Elle aurait mieux fait de ne jamais faire ça.

Jusqu’à présent, je me contenais toujours et n’exposais jamais mes émotions à la vue de tous, mis à part le jeune étudiant qui avait déjà vu quelques facettes de moi qu’il n’aurait pas dû voir. Je n’allais pas lui donner cette joie que je me vois énervée. D’un calme naturel et d’une expression froide, j’attendais qu’elle bouge. Mon regard dans le sien, je la provoquais pour qu’elle le fasse. Son honneur était en jeu mais le mien également. Enfin, elle bougea sa main, pensant qu’elle allait m’en coller une sur la joue mais je l’arrêtais avant en l’empoignant par le poignet. Étonnée, elle entrouvrit la bouche mais j’étais déjà trop en colère. Avec le même visage neutre que Quincy affichait lorsqu’il frappa l’homme, je continuais de resserrer ma main sur son poignet tandis que mon autre main attrapa sa chevelure pour la tirer vers le sol, l’obligeant ainsi à se baisser devant moi. Ma voix était calme. Trop calme au point que l’on pouvait ressentir rien qu’en l’entendant j’étais sur le point d’exploser au moindre faux pas.

« Tu voulais me dire quelque chose ? Je te conseille de dégager de ma vue et j’espère pour toi ne pas te revoir de sitôt si tu ne veux pas que je fasse de ta vie un enfer tant psychologiquement que physiquement au point que tu regrettes ta venue à Rayen. Tu sais, l’ambulance est déjà là alors une personne ou plus ou en moins … »

Elle souffrait de douleur car à chacun de mes mots, je tirai davantage sur ses cheveux. Je n’étais pas une fille violente mais plutôt très menaçante. Elle avait oublié qui j’étais à moins qu’elle ne l’ait jamais su. Pour finir, je lui donnais un coup de pied au niveau de ses genoux ce qui la fit tomber. Je me décidais enfin à la relâcher. Elle ne se releva pas immédiatement, certainement trop humiliée. Voulait-elle que j’aille plus loin ?

Je regardais Quincy n’avait pas non plus encore vu toutes mes facettes. Il était colérique, certes mais il n’était pas le seul. Un duo explosif … Deux personnes semblables, je marchais vers Quincy et me plaçais devant lui. Je lançais un dernier regard vers la fille qui nous fixait. Elle était dans la même école que nous mais je doute qu’après ça, elle veuille dire quoi que ce soit nous ce qui expliqua le fait qu’une de mes mains se posa sous le menton du jeune homme et que je l’embrassais. La jalousie était un très mauvais défaut mais c’est elle qui avait commencé ce jeu puéril. Je n’avais pour habitude de rentrer de ces enfantillages mais c’était tout simplement différent de d’habitude. Je ne lui avais toujours pas répondu mais voulait-il vraiment que je le réponde ? Voulait-il entendre ce que j’avais à dire ? Prêt à supporter un refus ? Pour le moment je vivais le présent et je n’avais aucune envie de gâcher ce moment alors par pitié, je priais pour qu’il ne me redemande pas immédiatement une réponse juste pour que je puisse encore profiter de ses lèvres et de la chaleur de son corps.


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Dim 25 Nov - 23:59

La fougue. Une des caractéristiques principales de Quincy. Il vivait ce qu’il voulait vivre. Il disait ce qu’il voulait dire. Sans pensé aux conséquences. Parfois cela profitait à sa vie, et parfois cela le mettait dans des situations uniques. Il avait déjà assisté à des combats de filles. Il y avait bien sûr beaucoup moins de technique ou de force, mais pas moins de violence. Les femmes se battaient beaucoup moins souvent, il en fallait beaucoup pour qu’elles en arrivent à là. Et ce soir, c’était l’une de ces situations. Quincy, impuissant, regardait le bras levé de son coup d’un soir. Allait-elle frapper ? Et qu’allait faire Suzuki ? On pouvait sentir la pression monter de plus en plus, elle allait forcément atteindre le sommet. Tout se passa très très vite, et Suzuki tenait les cheveux de sa victime, gardant un air impassible comme à son habitude. Spectateur, Quincy restait là, sans trop savoir comment réagir, les combats de filles étaient tellement rares, que cela en devenait presque un spectacle. Suzuki maitrisait totalement la situation, elle ne perdit pas son sang-froid, telle une cynique habituée des combats.

« Tu voulais me dire quelque chose ? Je te conseille de dégager de ma vue et j’espère pour toi ne pas te revoir de sitôt si tu ne veux pas que je fasse de ta vie un enfer tant psychologiquement que physiquement au point que tu regrettes ta venue à Rayen. Tu sais, l’ambulance est déjà là alors une personne ou plus ou en moins … »

La bouche légèrement entrouverte, Quincy était un peu surpris de Suzuki, la voir se défendre ainsi telle une lionne défendant son territoire était… très agréable. Oui, c’était ça, il trouvait ça diablement sexy. Cette dernière, une fois certaine d’avoir vaincu sa cible, se dirigea vers Quincy et porta le coup de grâce, en l’embrassant. Il mit trois bonnes secondes à réagir, mais il finit par serrer Suzuki contre lui, faisant parcourir lentement ses mains un peu partout sur son corps. Ce baiser était le meilleur de tous ceux auquel il a pu avoir droit avec elle, car ici, il désirait et était désiré. Pour le moment, il avait complètement oublié ses précédentes phrases, mais le baiser de Suzuki avait était interprété comme une réponse. Même si elle-même ne le savait pas, il y avait plus que du « jeu » dans ce bisou. Pendant ce baiser Quincy prit conscience qu’il parlait trop vite, il y avait encore tellement de questions sans réponse : comment lui faire oublier Nabuo ? Comment réagira-t-elle face à tous ces clips vidéo où Quincy était entouré de bimbos ? Comment allait-il réagir aux avances des autres filles au corps de rêve, qu’il avait l’habitude de côtoyer dans son milieu ? Même avec toutes ces questions, l’avis de Quincy n’avait pas changé, il la voulait. Mais il savait désormais que c’était bien trop dangereux pour elle, pour lui et pour son honneur. Après en avoir quand même bien profité, il arrêta le baiser doucement, sans trop d’envie. Comme si une force invisible l’obligeait à se stopper. Une fois terminé, il regarda vers le ciel, mit sa capuche, rigola un coup, le genre de rire qu’on se faisait à soi-même, puis dit :

« Hum…C’est vraiment bon… »

Un temps. Il fouilla ses poches et donna un autre téléphone à Suzuki.

« Si tu veux me joindre, il y a tous mes numéros là-dedans, ne les met surtout pas sur internet hein ! »

Il passa à côté de Suzuki pour partir, et en partant il dit d’un ton calme en faisant un petit signe de main :

« Va t’amuser avec qui tu as envie Suzu ! Tu ne seras jamais un coup d’un soir pour moi, quand tu voudras changer… t’as mon phone… Oh et… »

Un temps.

« Dis bonjour à Nabuo de ma part la prochaine fois que tu le verras… »

D’après Quincy, voilà comment on se battait contre un fantôme.

*Que penses-tu de ça Nabuo hum ? Je sais qu’tu étais surement sincère et tout et tout… Mais toi et moi… On ne sera jamais amis…*

Il avait compris que Suzuki utilisé des hommes avec qui elle n'avait aucune attache pour tenter d'oublier Nabuo. Et savoir ça, ne faisait qu'augmenter la haine qu'il avait envers ce fantôme, même si ce n'était pas de sa faute, c'était de sa faute. Je sais compliqué. Il allait lui faire oublier, oh oui, vous pouviez en être sûr. Et Quincy refusait catégoriquement d’être un coup d’un soir. Du moins, avec Suzuki. Il allait tout faire pour lui faire oublier, ce Nabuo. Maintenant qu'il avait trouvé son ennemi, vers qui tourner sa rage, il pouvait la contrôler. Mais il avait tout le temps devant lui pour aider Suzuki et ces choses ont souvent besoin de temps. Aujourd’hui il avait était clair avec elle, elle savait désormais qu’elle n’était pas indifférente a ses yeux. Mais si elle ne pouvait s’y résoudre, il n’allait pas arrêter de vivre pour autant. Il serait là pour elle, seulement si elle, en avait envie. En clair, derrière cette phrase il y avait : « Nabuo est mort, je suis en vie. » Son cœur saignait, mais c’était un sourire qu’il avait sur le visage. Il aida son plan cul a se relevé, et parti avec elle, bras sur l’épaule…

*Pour moi, tu ne seras jamais un plan cul… J'ai tellement peu de respect pour ces femmes...*

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Suzuki Daichi


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Lun 26 Nov - 0:46


« Qui apaise la colère éteint un feu ; qui attise la colère, sera le premier à périr dans les flammes »



Encore. Il faut dire qu’aujourd’hui, petit Quincy était moins entreprenant que les fois précédentes et cela me rendit … perplexe. Je n’étais pas facile et une fois que j’avais eu ce que je voulais, je ne donnais jamais plus de nouvelles tel un … fantôme. Exactement, un fantôme. Mais, bien qu’il ait prolongé notre baiser, c’est également lui qui l’arrêta, encore. J’avais presque l’impression qu’il se retenait avec moi. J’avais de plus en plus l’impression d’être la seule à prendre du plaisir … alors que ça devrait être l’inverse non ? L’obsédé qui essayait de mater mon cul et qui n’arrêtait pas de dire que j’étais bonne, c’était lui, pas moi. La dernière fois sous la douche, il avait également était très entreprenant alors sérieux, j’étais perdue. Était-il vraiment si sérieux que ça au sujet de moi ? Impossible. Je le regardais, faisant comme si de rien était alors qu’une centaine de questions me traversaient l’esprit. Il remit sa capuche et se mit à rire légèrement comme s’il repensait à quelque chose.

« Hum…C’est vraiment bon… »

Il me tuait littéralement. Il voulait être avec moi y a une semaine, aujourd’hui il dit que je lui plais et quand je viens vers lui, c’est tout ce qu’il dit ? En fait … je me demandais s’il avait compris mon mode de fonctionnement mais il n’était vraiment pas facile à cerner, tout comme moi, d’ailleurs. Mais lui non plus, moi qui pensais que l’être le plus difficile à déchiffrer était la femme. Il fouillait dans sa poche et me tendit un téléphone que je pris entre les mains. Que voulait-il que je fasse avec ça ?

« Si tu veux me joindre, il y a tous mes numéros là-dedans, ne les met surtout pas sur internet hein ! »

Pourquoi un téléphone ? Ne pouvait-il pas agir comme tous les êtres normaux et simplement me donner un ou deux numéros ? N’empêche que je me mis à sourire tout en regardant ce téléphone. Je n’étais pas du genre à appeler et la seule raison pour laquelle j’avais encore un téléphone était parce que j’avais trop de photos de Nabuo dessus. Tiens, mais dans celui-là, il n’y aurait aucune photo … Pouvais-je vraiment me servir de ça alors que la seule chose à laquelle je tiens n’y est pas ? Je relevais la tête pour le lui rendre mais il passa à côté de moi et se dirigea vers l’étudiante encore au sol tout en me faisant un signe de la main.

« Va t’amuser avec qui tu as envie Suzu ! Tu ne seras jamais un coup d’un soir pour moi, quand tu voudras changer… t’as mon phone… Oh et… Dis bonjour à Nabuo de ma part la prochaine fois que tu le verras… »

À quoi jouait-il ? Il était sérieusement en train de jouer avec mes nerfs. Je resserrai de plus en plus fort le téléphone entre mes doigts comme pour canaliser ma haine. Il était en train de parler d’un mort et je devais lui passer le bonjour ? Je ne suis plus allée sur sa tombe depuis … depuis 1 mois déjà. Chose rare car avant j’y allais chaque jour. Et quoi, il croyait tout savoir parce que mon copain était mort ? Ma sœur est atteinte d’une maladie grave liée au cœur et je suis une sœur indigne car j’en ai rien à foutre, j’suis indépendante depuis l’âge de 10 ans parce que mes parents ne se sont jamais occupés de moi mais lui, il venait et me parlait de ma vie comme s’il pouvait y changer quelque chose. Toujours aussi égoïste … Pour finir, ma rage augmentait en le voyant aider la fille avec qui il avait couché et repartir avec elle. C’était le comble. Et après, je devais l’appeler ? Je pouvais faire ce que je voulais, c’est bien ce qu’il avait insinué ? J’avais tellement envie de lui débiter toute ma haine. Et quoi, pourquoi je devais me gêner, il ne l’avait encore jamais fait avec moi jusqu’à présent pour sortir des conneries les unes plus grosses que les autres.

Pour lui, tout était réglé, je le reverrai un autre jour et puis voilà. Il continuerait à traîner à droite, à gauche avec celle-là puis celle-ci et quand je voudrais, je l’appellerai et tel un chevalier il comptait venir m’aider ? Il rêvait totalement, je n’étais pas ce type de fille, s’il n’avait pas remarqué. Il n’attendait jamais que je lui réponde et quand je veux le faire, il se barre. La facilité, Quincy, ne fonctionne pas avec moi.

D’un pas déterminé je les rattrapais et me plantais devant eux, lançant un regard noir d’abord à l’intention de Quincy puis de l’autre dont j’ignorais toujours le prénom.

« Ton putain de téléphone, tu le reprends, j’en ai pas besoin »

D’un geste brusque, je balançais le phone contre son torse, il n’avait qu’à le rattraper. C’est lui qui prétendait me vouloir mais c’est moi qui devant lui courir après ? Et puis quoi encore ? Sans gêne, je poursuivis tout en les fixant d’un regard menaçant.

« Et surtout, surtout … Ne dis plus jamais à une fille que tu la veux si après tu te barres avec une autre fille ! Donc si j’ai bien compris, tu me veux, je suis pas le coup d’un soir mais les autres, tu couches avec mais pas moi … Tu renonces vite ! Tu sais quoi ? J’ai pas besoin d’un type qui ne respecte pas ce qu’il dit ! Ne reparle plus jamais de Nabuo alors qu’il est mort, oui je l’ai dit ! IL EST MORT alors fou lui la paix tu crois que je lui parle encore ou quoi ? Comment je pourrai, il est plus là ! Et encore une chose, tu ne sais absolument rien de moi et tu sais quoi Mister Quincy ? Ta vie m’inspire tellement que je vais faire comme toi à partir de demain, je vais me taper tellement de mecs au point de plus connaître leur prénom. Mon nom sera associé au mot bonne, je n’ai pas attendu ton autorisation pour coucher avec des mecs !»

D’accord, la fin de ma phrase était inutile mais j’étais tellement en colère. Et puis l’idée ne me déplaisait pas tant que ça puisque je devais oublier Nabuo et qu’il me rappela bien que j’étais célibataire et que je pouvais faire ce que je voulais. Bien sûr, la semaine pendant laquelle je n’avais pas vu Quincy il ne s’était rien passé avec d’autres types mais je voulais juste qu’il réalise à quel point j’étais loin d’être un objet et qui plus est, il m’énervait à être frivole alors s’il l’était, je pouvais l’être tout autant rien avoir à me reprocher. Serai-ce donc là, la fin de notre relation à peine naissante ?

En tout cas, une chose était sûre, la brunette qu'il tenait dans ses bras ne broncha pas une seule fois.


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Quincy N. Turner


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Lun 26 Nov - 2:15

Un sourire sur son visage, Quincy était fier de sa petite stratégie. Il s’attendait à une réaction de Suzuki, mais il ne s’attendait pas à une telle colère. Il ne voulait pas qu’elle lui coure après, il ne voulait pas qu’elle parte, il voulait simplement qu’elle prenne conscience de ce qu’elle ressentait pour lui. Et si pour ça il devait la pousser un peu, il le ferait. Pour le coup c’était déjà fait, après que ses derniers mots est était prononcé, un léger silence s’installa dans la petite ruelle. Puis des bruits de pas rapide, elle arrivait. Suzuki se positionna en face des deux et lança un regard noir, pour le moment, Quincy était calme, tout se passait comme prévu. Il fallait qu’elle-même s’étonne de sa propre réaction, qu’elle comprenne enfin que de voire Quincy avec d’autres filles lui faisaient quelque chose, peu importe la longueur de leur relation. Tout comme voir Suzuki avec d’autre homme le tuait. Et pour ça il allait là mettre en colère, la colère était parfaite pour ce plan, car une personne en colère n’a plus de limite et dit tout ce qu’elle pense réellement.

« Ton putain de téléphone, tu le reprends, j’en ai pas besoin »

Dit-elle en balançant l’objet dans les mains de Quincy. Ce dernier le rattrapa avec difficulté, prit par surprise.

« Et surtout, surtout … Ne dis plus jamais à une fille que tu la veux si après tu te barres avec une autre fille ! Donc si j’ai bien compris, tu me veux, je suis pas le coup d’un soir mais les autres, tu couches avec mais pas moi … Tu renonces vite ! Tu sais quoi ? J’ai pas besoin d’un type qui ne respecte pas ce qu’il dit ! Ne reparle plus jamais de Nabuo alors qu’il est mort, oui je l’ai dit ! IL EST MORT alors fou lui la paix tu crois que je lui parle encore ou quoi ? Comment je pourrai, il est plus là ! Et encore une chose, tu ne sais absolument rien de moi et tu sais quoi Mister Quincy ? Ta vie m’inspire tellement que je vais faire comme toi à partir de demain, je vais me taper tellement de mecs au point de plus connaître leur prénom. Mon nom sera associé au mot bonne, je n’ai pas attendu ton autorisation pour coucher avec des mecs !»

Un léger rictus était affichait sur les lèvres de Quincy, mais il ne le montrait pas trop, pour ne pas énerver sa belle plus que ça. Oui il était content qu'elle montre autant de colère, cela voulait dire que la situation ne lui était pas indifférente. Quincy devait utilisé se genre de stratégie pour pouvoir lire en elle, car elle était tellement complexe et neutre. Il la connaissait peut être mieux qu'elle ne le pensait. Le silence s’était installé. Quincy la regardait intensément, comme pour voir si elle avait encore quelque chose à ajouter. Apparemment elle avait terminé. Quincy avait complètement oublié la demoiselle qu’il lui tenait le bras, il n’y avait que Suzuki et lui. Il prit une inspiration et expira. Avec un air calme et décontracté, il dit :

« Tout d’abord… Il a était écrit nulle part que j’allais coucher avec cette demoiselle… Ensuite… tout savoir ou ne rien savoir de ta vie ne changera rien à mes sentiments… Je – te veux. Coucher avec toi ? (rire) Vraiment ? Alors c’est ça qu’tu veux ? Qu’on baise et que demain on est le même gène qu’après un plan cul ? Moi j’veux pas, on a déjà commencé par la fin une fois, on va pas recommencer. Mais t’inquiète pas, je vais tout faire pour que ce moment arrive rapidement ! »


« Pour moi tu ne seras pas comme elle »

Dit-il en montrant la fille à ses côtés

« Et pour toi je ne serai pas comme lui »

Cette fois-ci en montrant l’ambulance derrière lui. Il s’avança de Suzuki avec un pas lent et augmenta légèrement le volume de sa voix :

« Je pense que tu me connais assez bien à ce niveau-là, ouvre moi tes jambes et je te fermerai mon cœur ! »

Il plaça sa main droite sur la joue de Suzuki et ajouta :

« Donc quand toi aussi tu auras envie de moi, de la même façon que moi j’ai envie de toi, c’est-à-dire… pas un soir, dans un bar, avec de la vodka dans le nez… Tu n’auras qu’à m’appeler et je viendrai en courant, mais en attendant je suis et tu es libre de faire ce qu’il te plait. »

Il se retourna, fit deux pas, puis se stoppa à nouveau. De dos il finit avec :

« Oh… Et si tu fais vraiment tout ce que tu as dit, ce ne sera pas le mot « bonne » qui te sera attribué, mais un mot bien plus vilain… »

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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Lun 26 Nov - 22:08


« Qui apaise la colère éteint un feu ; qui attise la colère, sera le premier à périr dans les flammes »



Non mais il faut croire que Mister Quincy ne savait pas la dangerosité à laquelle il se livrait en se jouant de moi. N’avait-il pas appris qu’une femme bourrée et en colère pouvait réagir très mal et être plus que désagréable. Et surtout, dire tout ce qu’elle pense réellement. Apparemment, il s’amusait bien car il afficha un petit rictus qui m’agaçait au plus haut point genre si j’avais pu lui sauter dessus puis l’étrangler, je l’aurai fait. Et je ne rigolais pas, mes yeux le fixaient d’un air si terrifiant qu’ils ne valaient mieux pas qu’ils se transforment en révolver. Et quelque chose me faisait dire qu’il n’avait pas encore compris les limites qu’il ne devait pas dépasser avec moi. Suicidaire ? Peut-être.

« Tout d’abord… Il a était écrit nulle part que j’allais coucher avec cette demoiselle… Ensuite… tout savoir ou ne rien savoir de ta vie ne changera rien à mes sentiments… Je – te veux. Coucher avec toi ? (rire) Vraiment ? Alors c’est ça qu’tu veux ? Qu’on baise et que demain on est le même gène qu’après un plan cul ? Moi j’veux pas, on a déjà commencé par la fin une fois, on va pas recommencer. Mais t’inquiète pas, je vais tout faire pour que ce moment arrive rapidement ! »

Comme si j’en avais quelque chose à faire qu’il couche avec la fille qui l’accompagnée ou non, ne l’avait-il déjà pas fait ? Cette réflexion me fit sourire, mais le genre de sourire qu’il ne valait mieux pas que j’affiche. Un sourire si ironique que l’on comprenait immédiatement que mes pensées n’avaient rien très sympathiques. Mais en plus, ça le faisais encore rire ? Il se foutait de moi ouvertement pour là je ne sais plus combientième fois, ça en était rageant. Il n’y avait aucun moyen que je couche un jour avec lui, aucun, même pas dans ses fantasmes. Non, il n’avait même plus le droit de me voir en rêve. Il poursuivit mais je paraissais plus désintéressée que jamais.

« Pour moi tu ne seras pas comme elle »

Ajouta-t-il en pointant du doigt l’étudiante à côté lui. J’étais déjà prête à lui répondre du tac-au-tac que c’était sûr que ça n’allait jamais arriver, je n’avais aucune envie de lui mais il reprit avant que je n’ai le temps de le rembarrer.

« Et pour toi je ne serai pas comme lui »

Cette fois-ci, il pointa du doigt le type dans l’ambulance, ambulance qui commençait à repartir. C’était un comique lui, parce que encore 15 minutes avant il le frappait au sang mais maintenant je pouvais faire ce que je voulais. Mais avant, ça le dérangeait. À croire que ce n’était pas mois qui avait bu mais lui. Il quitta le bras de la brunette et s’avança vers moi mais plus il s’approchait plus mon visage se crispait. Valait mieux pour lui qu’il ne se rapproche pas trop près sinon c’était ma main qui allait atterrir dans sa tronche. Et l’alcool n’était finalement pas si mauvais pour moi que ce que je pensais.

« Je pense que tu me connais assez bien à ce niveau-là, ouvre moi tes jambes et je te fermerai mon cœur ! »

Et là, j’explosais de rire. Non mais pour qui il se prenait ? Était-ce l’alcool qui accentuait mon fou rire ? Mais comme un robinet que l’on tourne, je repris mon sérieux en un instant comme s’il ne s’était rien passé. Il passa sa main sa main sur ma joue, sans un mot, je le laissais faire … juste par curiosité. Ou peut-être était-ce l'accélération de mon rythme cardiaque qui m'empêchait de retirer sa main de ma joue.

« Donc quand toi aussi tu auras envie de moi, de la même façon que moi j’ai envie de toi, c’est-à-dire… pas un soir, dans un bar, avec de la vodka dans le nez… Tu n’auras qu’à m’appeler et je viendrai en courant, mais en attendant je suis et tu es libre de faire ce qu’il te plait. »

Bouche bée, intérieurement, il me rendit verte. Cependant, je restais le plus neutre possible. Je voulais qu’il remarque qu’il pouvait bien dire ce qu’il voulait, ça ne m’atteignais plus. D’accord, j’avais craqué et il était bien content de me voir réagir mais j’avais enfin compris son petit manège. Bien que je l’avais déjà compris avant … je ne lui laisserai pas une seconde satisfaction.

Il retira à nouveau sa main chaude et se retourna. Dos à moi, il fit quelques pas puis se stoppa, avait-il oublié de dire quelque chose ?

« Oh… Et si tu fais vraiment tout ce que tu as dit, ce ne sera pas le mot « bonne » qui te sera attribué, mais un mot bien plus vilain… »

Plus vilain ? Je me mis à sourire, assez amusée que l’on puisse m’insulter et sans réfléchir, je me mis à lui répondre sur un ton ironique bien qu’il était dos à moi.

« Quoi ? Tu veux dire que l’on pourrait m’insulter de salope ? Qu’est-ce qui est pire ? Frigide ou salope ? Ah non, attend je ne veux pas entendre ce mot de toi. Tu es très mal placé pour me dire quoi que ce soit sur le fait que je sois soûle ou que je tourne parce que n’es-tu pas l’exemple parfait de ce type de comportement … »

J’aurai encore voulu en rajouter mais mon ventre commençait à me faire un mal de chien. Le genre de douleur qui est signe que tu vas bientôt gerbé si tu as bu. Comme je l’ai déjà dit, certaines personnes bourrées sont joyeuses, d’autres tristes ou méchants et il y encore ceux qui dorment … Moi, l’alcool n’avait aucun effet direct sur moi à moins que je vois vraiment 1 bouteille. Là je n’avais bu que … 3 ou 4 verres … 5 ? Non pas 5 … quoi que … non même ! Que je bois un peu ou beaucoup, je vomissais toujours le lendemain pour je ne sais quelle raison, brusquement, ça remontait. Mais ce soir, je sentais que ça n’allait pas tarder. Pourquoi ? J’avais entendu dire que l’énervement ou le stresse pouvait également faire vomir. Ce qui était bien lorsque l’on vomissait de l’alcool et non d’une gastro, c’était que c’était rapide et direct. Par contre, l’inconvénient était que c’était vraiment désagréable de vomir de la vodka et très humiliant.

Second coup dans l’estomac, je posais ma main sur mon ventre par reflexe mais je la retirais rapidement. Personne ne devait savoir que je sentais mal, ce serai me mettre dans une situation de faiblesse et Quincy tirait assez l’avantage de la situation. D’un pas moins déterminé et plus lent que lorsque je les rattrapais, je retournais vers l’entrée du bar. La fierté était un très mauvais défaut mais juste pour l’agacer autant qu’il l’avait fait et pour avoir gâché ma parte de jambe en l’air de ce soir, plus pour m’avoir dit que si j’ouvrais mes jambes il fermerait son cœur, j’allais lui montrer comme c’est désagréable de se montrer indécis avec une femme.

D’accord, j’étais sur le point de vomir mais j’arrivais encore à me retenir quelques minutes, cela suffisait. Je dépassais le rappeur et passais devant lui. Mes yeux parcoururent toutes les silhouettes des garçons présents en train de fumer devant l’établissement. Mon regard s’arrêta sur un mec qui ne venait pas de Rayen, du moins, je ne crois pas … je m’approchais de lui et me plaçais vraiment très près de lui, frôlant son épaule avec la mienne. Je lançais un dernier regard vers l’étudiant qui me regardait car j’avais pris soin que cela se passe sous ses yeux. Ma main vint se poser sur son épaule, l’obligeant à se baisser. Je lui chuchotais quelques mots, inaudibles pour l’afro mais qui faisait bien rire mon nouveau partenaire. Provocante ? J’étais très têtue mais ça, il le savait déjà, non ? Il se colla à moi et déposa un baiser sur mon front. Je profitais de ce moment pour passer ma main sur ses fesses et je glissais ma tête vers son cou où je commençais à y déposer des baisers. Son parfum était fort … trop pour quelqu’un qui se sent déjà mal. Cela me donnait encore plus mal à la tête … c’était si différent de l’odeur de Quincy. Pas désagréable, non, il sentait bon mais pas autant que lui … et quand je parlais de lui, je parlais bien de Quincy car inutile de dire qu’en un an, je n’avais strictement plus aucune idée de l’odeur que pouvait avoir Nabuo … C’est bien lui qui avait dit que je pouvais ce que je voulais ? C’est bien lui qui prétendait qu’il me voulait mais qui avait couché avec la fille à côté de lui et ce n’était de loin pas la seule. Qu’il voit que c’est agaçant quand on nous prend pour une conne ou dans son cas, un con. Et encore, j’étais tellement occupée que je n’avais pas le plaisir de voir le visage du garçon. Allait-il encore réagir ? J’en doutais, il allait certainement partir avec l’autre fille, je n’aurai toujours pas pris son numéro et rien n’aura changé si ce n’est que je serai certainement malade demain et absente en tant que surveillante.


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Mar 27 Nov - 1:54

La justice. On aimait ce mot seulement lorsqu’il était de notre côté. Que ce soit les histoires finissant de manière juste, ou le tribunal censé représenter la justice. Quincy l’avait beaucoup fréquenté durant sa vie, peu importe le sens. Parfois des équipes ennemies venaient se venger pour rétablir leur justice, parfois son équipe allée en démolir une autre pour rétablir leur justice. Ou encore, dans un contexte différent, aller témoigner, ou être accusé au tribunal pour rétablir la justice de je ne sais qui. Ah si… Du gagnant au procès… Son ressenti pour ce mot était très étrange, il ne l’aimait pas, mais le désirer. Il voulait une justice, mais il voulait sa justice… Un peu comme Suzuki en ce moment. Il ne l’aimait pas, n’aimait pas ses réactions et l’emprise qu’elle avait sur lui, mais l’aimait et la désirait pour des raisons encore inexplicables.

« Quoi ? Tu veux dire que l’on pourrait m’insulter de salope ? Qu’est-ce qui est pire ? Frigide ou salope ? Ah non, attend je ne veux pas entendre ce mot de toi. Tu es très mal placé pour me dire quoi que ce soit sur le fait que je sois soûle ou que je tourne parce que n’es-tu pas l’exemple parfait de ce type de comportement … »

Décidément il ne comprenait pas cette fille. Quincy lui avait pourtant montré qu’il était prêt à détruire son portable pour lui prouver qu’il ne voulait personne d’autre qu’elle. Il avait simplement aidé la fille à se relever comme elle avait donné un verre dos au gars de l’ambulance. Elle aimait la violence ? Elle en voulait ? En allant fricoter avec ce débile, elle jouait avec le feu… Non ce n’était pas suffisant, disons qu’elle jouait… toute nue avec le feu. Il était vrai que Quincy n’était pas le meilleur pour se faire comprendre, surtout lorsqu’il était question de sentiments, mais n’avait-il pas réussi ? Chacun de ses mots avait encore plus énervé Suzuki, mais pas dans le sens voulu, il ne voulait pas une relation de défis avec elle, ce genre de relation finissait toujours par le fatiguer. Non, il voulait quelque chose de stable et de confortent, mais il ne connaissait pas le chemin à prendre pour y parvenir. Son plan de la colère était un échec total, Suzuki pensait toujours qu’il voulait coucher à droite à gauche et elle fricotait toujours avec des imbéciles ? Tout ce qu’il venait de se passait avait bien eu lieu ? Où tournait-il en rond ? Quoi qu’il en soit il fallait changer quelque chose à tout ça. La violence ne marchait pas… Voilà ce que disait la logique de Quincy… La colère fonctionne et devait être exécutée pour sauvegarder ton honneur… Voilà ce que lui chuchotait sa rage voyant le comportement de Suzuki. Mais elle disparut. En deux secondes. Pourquoi ? Parce qu’il comprit que là ce n’était pas le mec, mais Suzuki qui méritait un châtiment, mais il ne lèverait jamais la main sur elle. Il n’y avait aucune raison d’être énervé, alors pourquoi cette boule dans sa poitrine dansait entre ses poumons et son cœur ? C’en était trop ! C’était donc avec un visage crispé par la haine, la peur et la tristesse, que Quincy s’approcha du jeune homme, le releva brusquement en lui arrachant limite le col. C’était comme si son visage excusait ses actions. Mais avant d’avoir pu entreprendre n’importe qu’elle brutalité le jeune homme le poussa violemment contre la voiture derrière lui. Ses cinq autres potes ne se levèrent pas tous en même temps, surement pour ne pas alarmer la police. D’abord, deux vinrent aider leur pote, en tenant les bras de Quincy. Ils l’emportèrent plus ou moins discrètement dans la fameuse petite ruelle en essayant de faire passer ça pour des mecs aidant leurs potes un peu trop bourrés. Les trois restant assis ne perdirent pas leur temps pour venir les rejoindre. Ces six individus donc, était enfaite des potes de la précédente victime de Quincy, c’était d’ailleurs pour ça qu’il ne faisait pas partie de Rayen. Quincy se débattait comme il pouvait, mais ils étaient tous plus costaud et surtout plus nombreux. La violence attisait la violence, ce n’était pas un secret. Une fois au centre de la sombre ruelle, ils formèrent un petit cercle autour de lui, et la plus grande gueule commença a parlé, eux aussi, avait pris pas mal de verre :

« Alors petit enfoiré ! Tu crois qu’ tu vas venir jouer au rappeur ici hein ? En tabassant qui tu veux ? On n’a cherchait qui a démoli notre pote toute à l’heure, et vus le sang qu’il y a sur tes fringues je paris que c’était toi ! »

Il restait effectivement des résidus de sang sur la manche et le pantalon de Quincy, il avait surement dû le remarquer quand Quincy l’avait chopé par le col. Jusqu’à maintenant, il avait fait attention à ne pas trop rester dans le champ de vision de la police, mais si ce n’était pas eux les plus dangereux ? Quincy connaissait que trop bien ce genre de situation, il ne fallait pas parler, il fallait attaquer le premier. Il ne voulait pas être humilié devant Suzuki, il fallait qu’il gagne. Il courut vers celui en face de lui, celui qui parlait depuis le début et enchaina une série de coups de poing rapide. Ce dernier pris de surprise perdit l’équilibre et tomba en arrière. Mais voilà les seuls coups que Quincy avait pu placer. Deux lui chopèrent les bras pendant qu’un autre enchainait des coups dans le ventre. Une fois à terre ils commencèrent à le marteler de coup au sol. Cela durant une bonne minute, mais pour Quincy s’était bien plus. Une fois terminée ils se reculèrent tous de quelque pas. Des rires et des insultes. Puis finissent par partir, en passant devant Suzuki il dit :

« Tu ferais mieux de venir avec nous, cette salope n’est pas un homme ! »

Recroquevillé sur le sol, Quincy tenta de se relevait, il ne pouvait pas rester coucher devant Suzuki. À l’aide du mur, il se releva, seul, et même si elle venait l’aider, il la repousserait. Il se tenait donc la, debout au milieu de la ruelle, gueule en sang, vêtement déchiré et recouvert de poussière :

« Noon !! Vous ne savez pas qui vous avez touché bande d’enculer !! Vous êtes mort !! »

Cria-t-il avec rage, il toussa, perdit presque l’équilibre, replaça sa veste correctement, regarda Suzuki et dit d’un ton calme :

«C’était des filles ? Parce que leur coup ne m’ont rien fait… »



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Ce sentiment d'avoir tout... Et ... rien à la fois.
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Suzuki Daichi


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MessageSujet: Re: Il faut croire que le destin s'amuse bien | privé   Mar 27 Nov - 20:58


« Qui apaise la colère éteint un feu ; qui attise la colère, sera le premier à périr dans les flammes »



C’en était trop, cette odeur était écœurante et me soulevais le cœur. Je m’arrêtais donc et reculais afin de regarder mon jouet qui n’était qu’une simple distraction de 5 minutes mais ça il le savait déjà. Celui qui l’ignorait, c’était mon petit rappeur en herbe mais lorsque je me retournais, je le vis plus derrière moi. Où était-il passé ? Partit ? Je devrais certainement en faire de même, après tout, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi qu’il m’ait laissé tomber, je faisais tout pour qu’il me déteste. Mais à peine tournais-je la tête que je vis Quincy agrippait le type par le col, le soulevant contre le mur par la même occasion. Tout s’enchaînait très vite et inutile de dire que lorsque j’étais soûle, je n’avais nullement le temps de réagir. Je voulais crier, attraper Quincy par le bras pour qu’il cesse, je ne voulais pas qu’en ça en arrive là de nouveau à cause de moi bien que je l’avais bien cherché mais mon estomac me faisait de plus en plus mal. À peine avais-je relevé mon visage que j’entendis un bruit des plus … inattendu. Quoi ? Je ne percutais même pas tout de suite que c’était Quincy qui venait de se faire propulser contre la voiture. Merde, j’aurai voulu l’aider mais des mecs étaient plus rapides que moi. Se connaissaient-ils ? Vu ainsi, on aurait presque dit des potes mais quel genre d’amis étaient-ils pour l’emmener dans une vieille rue perdue ? Je les suivis, en retrait. D’abord deux puis six étaient autour de lui. D’ici, je n’entendais pas ce qu’ils se disaient à l’afro alors je voulus me rapprocher mais mon corps se rendit, refusant d’avancer … Non, pas ça !

Quincy frappa le premier celui qui venait de lui parler, que je n’avais pas compris d’ailleurs. Pour le moment, ça allait mais ils étaient bien trop nombreux et déjà que je me sentais mal, la vue du sang était plus que fatale. Qu’est-ce que j’étais stupide ce soir, plus que stupide ! Je m’en voulais tellement, le genre de regrets que t’avais beaux t’excuser un millions de fois, cela ne changerait rien. Je voulais aller le rejoindre mais je ne pouvais plus avancer, mes jambes ne répondaient plus à mon cerveau. J’étais pétrifiée. J’aurai du me douter que Quincy avait des réactions excessives et j’avais fait exprès de le provoquer. Pourquoi est-ce que je l’avais provoqué ? J’en savais rien, surement pour qu’il ne m’adresse plus jamais la parole. Oui, parce que je n’arrivais pas à la détester ou à l’ignorer comme les autres. L’indifférence ne marchait pas avec lui alors je me suis dit que s’il me haït ou qu’il se lasse de tourner en rond, il abandonnerait et cela m’aurait démontré que j’avais raison et qu’il n’était pas un mec sérieux. Le problème, s’était que pour le moment les choses avaient pris une tournure tout à fait différente. Et maintenant, il était trop tard.

Deux types attrapèrent Quincy, un de chaque bras. Je ne pouvais pas voir ça sinon ma colère aurait explosé à leur tête. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce n’était pas de me faire taper dessus que j’avais peur mais plutôt de qui pourrait nous aider ensuite. C’était pitoyable à dire mais bourrée, j’étais encore plus inutile que la norme. Je fermais les yeux, entendant chaque coup comme un supplice. Puis plus rien, je ne rouvris pas immédiatement les yeux. Ils semblaient bien rire de la situation, ce n’est qu’une fois à ma hauteur que je regardais Quincy … était-ce bien lui ? Je sentais les larmes me monter aux yeux. J’étais tellement désolée pour lui. Tout était de me faute mais en plus je n’avais servie à rien, c’était à moi de prendre les coups et non à lui. La plus grande gueule, celui que le rappeur avait frappé en premier, s’arrêta à ma hauteur.

« Tu ferais mieux de venir avec nous, cette salope n’est pas un homme ! »

Pitoyable. Je sentais ma haine remontait et pas que la haine d’ailleurs … Je jetais à nouveau un œil sur l’adolescent. Je voulus m’avancer vers lui mais il semblait ne pas vouloir de mon aide. Je connaissais ce genre de regard … Par ma faute, sa fierté avait pris chère mais il pouvait être fier d’être resté contre 6 types. Ouai, ce n’était pas la tapette dans l’histoire. À l’aide du mûr, il se releva bien qu’il ne tenait pas bien l’équilibre. Ses beaux vêtements étaient déchirés et son visage couvert de sang. Il ne pouvait pas rentrer comme ça ! Le jeune homme était fou de rage et leur lancer encore un regard menaçant après ce qu’ils venaient de lui faire subir.

« Noon !! Vous ne savez pas qui vous avez touché bande d’enculer !! Vous êtes mort !! »

Sa colère était perceptible à sa voix mais il n’avait plus la force d’aller les rattraper, il arrivait à peine à marcher. Encore adossé contre le mur, il replaça sa veste et attira son attention sur moi.

«C’était des filles ? Parce que leur coup ne m’ont rien fait… »

Je le regardais et … ce n’était pas drôle du tout mais sa manière de réagir me fit sourire. Qu’il était stupide avec son égo surdimensionné. Non, il n’avait pas mal … s’il le disait. J’arquais un sourcil et fit « non » de la tête. C’est sûr, ça ne lui avait rien fait. Mais je n’allais pas laisser passer ça. D’accord, je n’étais pas aussi courage que lui mais pourquoi est-ce que tout devait se régler avec les poings ? On se débrouille aussi quand on est une fille. Je regardais Quincy dans un sal état, m’en voulant terriblement mais j’aurai tout le temps de m’excuser … mais je n’avais pas le temps. Ma tête et mon ventre me faisaient encore un mal de chien mais ce n’était rien à côté du rappeur alors je devais rester forte encore un peu. Je lui souris et lui lançais un clin d’œil.

« Reste ici, je reviens dans 2 minutes ! … Bon … tu peux pas aller bien loin ?! »

Plaisantais-je. C’était pas très drôle mais je n’avais pas pu me retenir puis je m’éloignais, pas trop puisque le groupe de pseudos mecs virils était encore là à rire. Je me dirigeais vers celui qui avait insulté Quincy et parlait de manière assez forte pour que tous ceux qui étaient dehors puisse avoir la chance d’entendre ce que j’avais à dire.

« Entre nous, la plus salope ici c’est toi parce que lui, il n’a pas eu besoin de ses potes pour le défendre et quand sans eux … tu serais très mal en point alors à ta place je fermerai ma grosse gueule ! »

Son visage était crispé. Il était vraiment en rogne que je lui foute la honte devant ses amis qui eux même commençaient à réfléchir à la situation. Je n’avais pas tort du tout mais même plutôt raison. J’avais même parlé assez fort pour que Quincy l’entende et que son égo reprenne du poil de la bête. Bon dans 2 secondes, j’étais une bête morte mais les flics étaient juste en face alors avant qu’ils n’aient le temps de faire quoi que ce soit, j’agitais les bras en direction de la police pour qu’elle vienne, d’un air paniquée !

« Aidez-moi ! Ils ont voulu voler mon sac et c’est eux qui ont frappé le type avant ! »

Inutile de dire que lorsqu’ils virent une blonde en détresse, ils accoururent pendant que les autres ils … tiens, ils n’étaient plus là ! Ils couraient vites. Les flics les poursuivaient alors c’était une bonne chose. Mais … une autre moins bonne arrivait. J’allais vomir ! D’un pas rapide, j’eus juste le temps de me placer au-dessus de la poubelle, tenant mes cheveux en arrière. Heureusement que c’était de la Vodka et pas de la Téquila parce que ça aurait encore plus affreux. Le genre de détail qu’on s’en passe et qui ne faisait pas féminin du temps. C’est dans ces moments-là que j’étais heureuse d’être une fille avec un sac à main car j’avais toujours une bouteille d’eau et un paquet de chewing-gum bien que prendre un chewing-gum après avoir gerbé donnait encore plus mal au ventre, je n’aurai pas voulu que Quincy meurt à cause de mon halène. Quoi que … dans l’état où il était, il s’en fichait probablement. Je pris quelques gorgée mais laissais la moitié, rinçant plusieurs fois la bouche avant de recracher à chaque fois l’eau et pour finir je pris 5 chewing-gums en même temps. Terrible le goût menthe.

Lentement, je retournais vers le noir en lui tendis le reste de ma bouteille. Il pouvait soit la boire soit en foutre sur la visage et je fouillais un instant dans mon sac à main avant de sortir un paquet de mouchoir.

« Si ça peut te servir … Je suis désolée ! Bon … on va à l’hôpital alors ? »

À peine avais-je prononcé le mot « hôpital » qu’il refusa catégoriquement. Je ne pouvais pas non plus le laisser rentrer au pensionnat avec cette tête. Je ne voyais plus d’autres solutions … bien que ce n’était pas celle que je préférais.

« Bon … Allons alors chez moi ? »

Je n’aimais pas cette idée car je n’avais encore jamais invitée personne. On peut dire que Quincy sera le premier. Non, jusqu’à présent je n’avais encore autorisé personne à y entrer. Ça allait être assez bizarre … Je me plaçais à côté du jeune homme et plaçais son bras par-dessus mon épaule pour qu’il prenne appuie sur moi bien que j’étais plus petite que lui.

« Fais pas ton mec viril et laisse-moi t’aider … déjà que ce sera la seule fois que je vais t’aider. Et en plus sens toi honorer, tu seras le premier à pouvoir venir dans mon appart’. »

Le taquinais-je. C’était étrange comme je pouvais être incompréhensible, folle de rage puis sympa … Oui, j’étais complexe à cerner mais une fois que c’était fait, on pouvait facilement deviner quel genre de personne j’étais. Je faisais tout pour que l’on me rejette ou que l’on ne me prete aucunes attentions, habituée à être inexistante depuis mon enfance avec mes parents, mais quelque fois je ne pouvais pas m’empêcher de laisser ressortir la vraie moi, celle qui aimerait que tout le monde aille bien. Cela dure souvent peu de temps mais ça me rappelais l’épisode au Mac Do avec ses jouets. Je m’étais en voulu de les avoir jetés alors je lui en avais acheté d’autres … En fait, ces derniers temps, j’étais plus souriante qu’avant bien que je ne trouvais pas encore la raison … Ou que je ne voulais pas la connaître.


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