Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 » Kohaku Luke Autret.

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MessageSujet: » Kohaku Luke Autret.   Jeu 6 Déc - 16:09



Alors,qui es-tu ?

- Noms & prénoms : Kohaku Luke Autret
- Âge : 18 ans
- Nationalité : Japonaise (origine Française)
- Orientation sexuelle : Bi

- Année scolaire ou profession : 3ème
- Groupe : Anarchists, je pense. Un avis ?
- Pourquoi ce groupe : J’ai longuement hésité entre ce groupe et les Originals. En effet, Kohaku est un grand libertaire, toutefois il n’est pas dans l’opposition perpétuelle avec l’autorité. C’est davantage une quête intellectuelle et personnelle qu’autre chose. Mais comme il a un style de gros punk, on l’y verra mieux chez les Anarchists je suppose.

- Personnage sur l'avatar: Original de Audrey Dutroux

Tu vas m’a-do-rer

Kohaku est une personne plutôt équilibrée dans son genre. Disons qu’il ne donne pas l’impression d’une personne torturée ou rebelle. Enfin, à condition de le connaître un peu. Il est vrai qu’avec son look de punk, il serait tentant de le classer dans la catégorie des jeunes en crise. En réalité, c’est quelqu’un de tout à fait charmant et agréable. Il est aimable, patient et se plie généralement à l’autorité des adultes sans discuter. De plus, c’est une personne dotée d’un calme et d’un sang froid remarquable. Il se met rarement en colère et il en faut beaucoup pour le décontenancer. Ce trait est sans doute sa plus grande qualité.
C’est quelqu’un de très libre intellectuellement. Un concept qui est d’ailleurs au centre de ses préoccupations. Il cherche à atteindre un libre arbitre total, à être maître de sa vie et de ses actes, ainsi que de ses idées. Il n’hésitera donc pas à étendre le champs de ses connaissances, afin d’avoir toute la maîtrise sur un sujet et ainsi se forger sa propre opinion sur les choses. Ses goûts sont également très variés. En matière de musique par exemple, il écoute aussi bien du rap que de la variété ou du rock (et adore inexplicablement Andrea Bocelli. Comme quoi…) et ceci est valable dans bien des domaines. En outre, il s’intéresse à la littérature, l’art en général et la bande dessinée, mais aussi quelques domaines de la science tel que la biologie ou l’astronomie qui le fascine, par les questions métaphysiques et existentielles qu’elles soulèvent.
Si Kohaku semble capable de déployer une énergie considérable à ses propres intérêts, ce n’est pas forcément le cas des études imposées par le programme scolaire. Et s’il se plie généralement à l’autorité des adultes (c’est la que le mot « généralement » était important) il lui arrive de tout refuser en bloc. En d’autres termes, avec lui c’est selon l’humeur. Il peut passer sa première heure à aligner des équations au tableau en cours de math et dormir les deux suivantes en histoire. Il n’y a pas forcément de logique à cela. Son indépendance traite parfois du « je m’en foutisme ». Dans ces moments la, les remarques des adultes ne peuvent rien y faire. Il se débrouille toujours pour rattraper son retard. Etant une personne intelligente, il n’a jamais eu de gros problèmes pour cela jusqu’à présent. Quoiqu’il ait été forcé de s’assagir ces dernières années avec l’augmentation de la difficulté des programmes.
Kohaku est également quelqu’un de très sociable. Il aime sortir, faire la fête, fréquenter des personnes différentes. Etant lui-même quelqu’un de très original, il ne juge pas par le style, ou l’apparence. Il aime repousser ses limites en soirée, poussé par l’alcool et les drogues qu’il consomme volontiers. En amour il papillonne. La fidélité n’est pas toujours son fort, il s’en désole parfois, même s’il se décrit lui-même comme trop jeune pour se prendre la tête avec des engagements. Enfin, il n’a rien d’un coureur de jupons (ou de caleçons) non plus. Disons que pour une raison ou une autre, l’engagement l’effraie. Est-ce si extraordinaire pour un jeune de 18 ans ?
En d’autres termes, Kohaku est un garçon qui croque la vie à pleines dents, bien dans sa peau et dans sa tête et même s'il garde en lui certains démons, il veille à ne pas se laisser abattre et à aller de l'avant.

Le sosie de Brad Pitt ! Au moins

Kohaku est un personnage. Son look passe rarement inaperçu. Ce que l’on remarque en premier chez lui est sans doute sa coiffure. En effet, il arbore une superbe crête ébène. Alors pour schématiser, ses cheveux sont rasés sur les cotés et longs au milieu. Les mèches à l’arrière de son crâne sont assez longues pour être tressées ou nouées et tombent au milieu de ses omoplates.
En plus de cet attribut de bon gros punk de base, il collectionne les piercings. Rien que sur le visage il en a un bon nombre : un à l’arcade sourcilière, un à la cloison nasale (septum) deux à la lèvre inférieure (labrets décalés) ; il a des écarteurs sur les lobes des oreilles (8mm) ainsi qu’un industrial et un dernier entre les deux sur la courbure extérieure de l’oreille. Il a également les deux tétons percés. Toutefois, Kohaku ne porte pas toujours tous ses piercings en même temps. Il lui arrive d’en retirer un ou deux (ceux du visage essentiellement) en fonction de son envie du moment.
Pour continuer dans le registre des originalités, citons ses nombreux tatouages. La aussi c’est freestyle. Ses deux bras sont agrémentés de motifs variés et colorés. On note des tournesols, des fraises, des hirondelles, des figures géométriques, des symboles, une constellation, des éléments de bande dessinée et plusieurs mots ou phrases calligraphiées. Dans son dos, deux poissons rappellent son prénom japonais, Kohaku, qui évoque une sorte de carpe japonaise.
Spoiler:
 
Passons maintenant à ce qui est naturel chez lui. Kohaku possède des traits métissés, dont transparaît davantage la partie occidentale. Son teint est clair, ses yeux ont une forme légèrement en amande et de couleur bleue (parfois gris selon la luminosité ambiante). Ses traits sont fins tout en restant virils. Les arrêtes de son visage sont marquées. Le menton et la mâchoire sont dessinés sans être proéminents. Son nez est droit et fin (non pas épaté comme celui des asiatiques). Ses pommettes sont hautes et saillantes.
Physiquement Kohaku est élancé. Sa musculature est sèche. Elle transparaît comme tout jeune homme de son age, mais n’est pas spécialement développée. De taille, Kohaku est plutôt grand par rapport au japonais moyen. Il mesure 1m87. Son torse forme un beau V, il a les épaules larges, ce qui lui donne de l’allure.

Pour finir, il est utile d’évoquer le style vestimentaire du jeune homme. En la matière, c’est comme dans la tête : il n’y a pas de loi. Kohaku est capable des pires excentricités. Un kilt, des vêtements féminins, un costume de gorille… Il est capable de tout. Enfin, qu’on se rassure, il n’a rien de tout cela dans sa garde robe (quoique, vous seriez surpris). Son style est en accort avec le reste, un peu punk. Il possède les éternels basics : les T-shirts noirs et jeans troués. On compte également une veste en cuir… Quelques chaînes, bagues et colliers pour égayer le tout, un peu de verni noir sur les ongles, et en avant !

D’où venons nous ? Où allons nous ?

Japon, maison d’édition « Rouge Fuji », 1991.

« Envoyez moi mon rendez vous de 11 heures Aemi, je vous pris.
-Il arrive Mr Autret.
-Très bien, merci Aemi.
Daniel Autret se tenait assit derrière l’imposant bureau de la filiale des éditions Rouge Fuji. La maison française cherchait depuis quelques temps à ouvrir son catalogue de bande dessinée à la culture nippone, mouvement en vogue porté par quelques personnages emblématiques, balancés en boucle sur les chaînes pour enfants. Daniel avait toujours été un amoureux de voyage. Célibataire et sans enfants, il s’était immédiatement porté volontaire pour s’établir au Japon pendant un temps et dénicher les talents qui feraient le succès des éditions Rouge Fuji.
Ce matin, il recevait Fukami Miyazaki. Une jeune mangaka encore peu connue, mais dont les collaborateurs faisaient bons éloges. A ce que l’on disait, elle avait longtemps été artiste, avant de se lancer dans le manga. De la calligraphie ou des estampes. Il ne se souvenait plus très bien.
Daniel, comme à l’habitude, s’alluma une cigarette et sorti le dossier associé à la jeune femme. Des extraits de ses premières planches se battaient en désordre sous ses yeux. Quand elle entra, il ne décolla pas son regard de son travail. Une manière de tester ses nerfs. Il relèverait la tête ensuite, lentement, et la dévisagerait en silence, jusqu’à ce qu’il décèle une pointe de stress sur son visage. Après ce sera l’avalanche de critiques froides et quand il aura terminé, il la laissera défendre son steak et estimera sa valeur. Une façon de faire stéréotypée et, selon la politique des éditions Rouge Fuji, efficace.
« Bonjour Mr Autret, je suis Fukami Miyazaki. Je vous remercie de me recevoir.
Daniel ne pu s’empêcher de relever la tête cette fois ci et brusquement. La voix qu’il venait d’entendre lui sembla si délicate et si douce que son regard fut inexplicablement attiré vers son émettrice. En l’occurrence, il fut tellement troublé que le silence dédié à effrayer la jeune femme fut consacré à la dévisager. Elle était belle, du moins à ses yeux. Elle dégageait quelque chose d’impalpable, d’éthéré. Comme si une partie de son être ne lui appartenait plus et était à moitié dissoute dans l’air, comme offerte aux divinités de l’art. Daniel tomba littéralement sous le charme. Toutefois, en bon homme d’affaire, il n’en laissa -presque- rien paraître et se ressaisit aussitôt.

Pendant près de deux heures, ils discutèrent. D’abord de l’excellent travail de Fukami qui, il est vrai, brillait par sa maîtrise et sa sensibilité. Puis de tout et de rien. Leurs passions s’entrecroisaient, ils saisissaient ensemble la beauté de l’art et parlaient, parlaient encore et encore, les yeux dans les yeux. Daniel débrancha même l’interphone de son bureau d’un geste discret du pied, souhaitant qu’aucun dérangement ne vienne troubler ce beau moment. Mais, finalement…

« Oh, 13 heures, mademoiselle Miyazaki, je suis navré.
-Appelez moi Fukami et ne vous excusez pas. Une discussion intéressante ne se soucie pas du temps qui passe.
-En effet… Il resta silencieux pendant un court instant de réflexion. Et d’ailleurs je vous propose qu’elle continue, si vous le voulez bien !
-C'est-à-dire…
-Pas ici bien entendu ! J’entends nos estomacs crier famine. Alors, je vous invite à déjeuner ! Qu’en dites vous ?
Fukami marqua sa propre pause, avant de répondre avec malice.
« C’est d’accord, mais seulement si vous publiez mon travail.
-Bien entendu ! Je ne pensais pas qu’il soit utile de le dire. Ce fut au tour de Daniel de provoquer la jeune femme. A moins que vous ne souhaitiez signer immédiatement votre contrat ? Auquel cas je me dépêcherais de le rédiger, pour que nous puissions déjeuner. Il rebrancha son interphone et appela sa secrétaire. Aemi ?! Annulez mes rendez vous de l’après midi, je vous pris.

Un an plus tard, Daniel et Fukami se mariaient en France, dans un château de la Loire.

Japon, hôpital de Tokyo, 15 janvier 1994.


« Venez Mr Autret ! Votre fil est né, félicitation !
Daniel Autret se rua dans la salle d’accouchement, le front en sueur et pâle comme un linge. Le travail avait duré des heures et des heures et il s’était vraiment inquiété. En entrant, il découvrit une Fukami radieuse, bien que visiblement épuisée. Dans ses bras était un linge dont dépassait seul un petit visage. Le regard du père nouveau oscilla longuement entre sa femme et son fils. Constatant son état, Fukami lui dit en riant :
« Regarde, comme il est beau.
-Il… Il est parfait ma chérie.
Le médecin se permit de prendre la parole, un formulaire à la main.
« Tenez, voici le formulaire de naissance. C’est le moment de donner un prénom à ce petit bonhomme.
Fukami et Daniel échangèrent un regard. Ils s’étaient beaucoup disputés à ce sujet. Daniel souhaitait un nom occidental, tandis que Fukami désirait un prénom japonais. Finalement, ce fut Daniel qui céda, sans rancune.
« Tu as bien travaillé mon amour, c’est à toi de choisir le prénom.
-Oh ! Elle sourit. Hé bien, dans ce cas… Ce sera Kohaku !
-Kohaku ? Ça ne fait pas un peu… poisson ?
-Et alors ? Elle rie de nouveau. Tu sais combien j’aime les carpes de notre bassin… Ce sont elles qui me donnent l’inspiration. Je passe des heures à admirer leur mouvement. Elles sont si calmes et si vives en même temps. Oui, ce sera Kohaku ! De toute façon, c’est moi qui choisi !
Ils partagèrent tout deux un éclat de rire et Daniel approuva. Quant au prénom qu’il avait choisi, il le plaça simplement en seconde place. Kohaku Luke Autret était né.

Japon, petite maison de la banlieue de Tokyo, 2004


Kohaku, dix ans, ouvrit la porte de sa maison l’air contrarié. Son visage et ses coudes étaient égratignés. Il entra en trombe dans le salon et, n’y trouvant personne, fit le tour de la maison. Finalement, il trouva sa mère prostrée au bord du bassin aux carpes. Ces dernières se mouvaient en rond dans l’eau et allaient parfois boire l’air de la surface dans un clapotis tranquille. Fukami avait la main dans l’eau, immobile. Elle laissait les carpes l’atteindre et glisser le long de ses doigts blancs. Kohaku croisa les bras, droit derrière elle. Voyant qu’elle ne réagissait pas à sa présence, il se racla la gorge, comme le font les enfants.
« Wataru m’a encore tapé aujourd’hui ! J’en ai marre ! Tout le monde se moque de moi ! Ils m’appèlent « le poisson » !
Un lourd silence retomba sur leurs têtes. Fukami finit tout de même par le briser, dans un murmure.
« Les carpes sont belles, tu ne trouves pas ? C’est une chance de porter un nom qui évoque une jolie chose…
-Je m’en fiche des carpes ! Je les déteste !
A ces mots, Kohaku saisit un caillou et le lança au milieu du bassin, dispersant les poissons dans un ballet désorganisé. Il renchéri, plus en colère que jamais.
« D’ailleurs c’est ta faute si on se moque de moi ! C’est toi qui as choisi ce prénom pourri ! Je te déteste aussi ! Voila !
Il leva le nez avec la bouche serrée et les bras croisés très haut. Après un moment, sa mère se retourna lentement. On découvrit son visage fatigué, cerné. Elle avait pleuré. D’une voix fébrile, elle murmura.
« Kohaku… Ton père est parti.
Le visage de l’enfant se décomposa tandis que sa mère se laissa aller à quelque sanglot. Il fit quelques pas vers elle, maladroit.
« Oh… Maman…

Peu après, le divorce fut prononcé. Kohaku resta chez sa mère. Il ne revit son père qu’un an plus tard, en France, à l’occasion des vacances. Mais Fukami ne se remit jamais de cette séparation et sombra doucement dans une profonde dépression.

Japon, collège de la banlieue de Tokyo, 2008


« Madame Miyazaki, je me dois de vous avertir. Votre fils prend une très mauvaise tangente.
-Une très mauvaise… oui.
Fukami Miazaki, anciennement Autret, se tenait assise en face du directeur. Ses traits étaient tirés, comme d’habitude. Elle avait l’air totalement ailleurs. Le directeur, un homme assez strict, l’avait bien remarqué. Il en venait à se demander si elle l’écoutait seulement. Toutefois, il continua sur sa lancée, un feuillet en main.
« Le relevé de ses absences est consternant, Madame Miyazaki. Encore, votre fils se contenterait de sécher les cours… Mais non ! Il vient ! Sauf que ce n’est pas en salle de classe qu’il traîne. Rendez vous compte ! J’ai ici un rapport du surveillant. Il est question de consommation de cigarette dans les toilettes ! Et la un autre : dégradation de matériel ! Et ici : non respect de l’uniforme scolaire, il est venu avec un piercing en classe ! Enfin, c’est consternant !
-Consternant… oui, oui… consternant.
Le directeur ôta ses lunettes d’un air sérieux, affichant un calme olympien.
« Madame… Votre fils manque de cadre. Il a besoin d’une autorité paternelle. Que pense votre mari de tout cela ?
-Mon mari ? Elle sembla s’éveiller. Il est parti. Nous ne sommes que tous les deux à la maison… avec mon fils.
-Je vois. Hé bien, il est temps de redresser la barre Madame Miyazaki. Autrement, je crains que nous ne devions renvoyer votre fils. Il n’est pas trop tard. Kohaku est en pleine crise d’adolescence, il a quatorze ans. Il cherche les limites. Donnez les lui, tout rentrera dans l’ordre.

Japon, maison de la banlieue de Tokyo, 2008


« M’man ? Qu’est ce qu’on mange ce soir ? Me dit pas que c’est encore des nouilles lyophilisées, parce que je vais péter un câble !
Kohaku se tenait dans l’entrée. Il revenait du centre ville, où il avait traîné avec ses amis une bonne partie de l’après midi. Son allure se rapprochait de celle d’aujourd’hui, à l’exception de la crête, teinte en rouge. Il ne portait encore aucun tatouage et son visage avait des traits plus juvéniles. D’un geste négligent, il balança son sac dans un coin et se dirigea vers le salon.
« M’man…
Fit il d’un ton chargé de reproches. Il s’attendait à la trouver assise sur une chaise à contempler le vide, ou à coté du bassin de carpes en train de peindre. La maison était en désordre. Des sachets de nouille traînaient partout, ainsi que des emballages variés. Il y avait des livres par terre, ouverts, sur lesquels on avait marché, des vêtements entassés. Aux murs, des dizaines de toiles se superposaient. On y voyait autant de poissons peints. Rien qu’à pénétrer dans le salon, Kohaku se senti envahi d’un sentiment d’oppression intense. La maison n’avait plus rien d’agréable. Elle était le reflet d’un esprit d’artiste torturé. Le jeune homme soupira, constatant les dégâts de la journée. Il ramassa son livre d’histoire, dont une page avait été arrachée, puis épinglée au mur. On y voyait la fameuse toile de Hokusai, celle avec la vague et le mont Fuji.
« Mais putain… Sérieux… Fit il en soupirant d’exaspération. M’man ? Ma-man !
Le jeune homme continuait d’appeler, passant tantôt la tête par les portes, tantôt dehors. Il fini par se résoudre à monter dans sa chambre. En passant devant la salle de bain, dont la porte était grande ouverte, il se figea.
« Maman ?
A terre gisait Fukami, inconsciente. Il y avait une boite de pilule éclatée au sol. Les comprimés blancs étaient répandus partout. Kohaku se rua dans la pièce, l’attrapa par l’épaule et la secoua.
« Maman ? Maman ? Putain !
Il dégaina son téléphone portable et appela les secours.

On sauva sa mère, mais il apparut qu’elle garderait des séquelles irréversibles de cet accident. Kohaku refusa la thèse du suicide. Par déni sans doute. Il avançait qu’elle s’était trompée de dosage, qu’elle n’avait pas fait exprès. Elle était si distraite…

Japon, hôpital de Tokyo, 2009


« Si seulement j’étais rentré plus tôt… Si je n’avais pas passé ma soirée dehors à traîner…
-Allons, tu n’y es pour rien mon garçon. Cela fait un an maintenant, abandonne ta culpabilité.
-Je ne lui ai laissé aucun répit. Mon père l’a quittée et je n’ai fait que de lui poser des problèmes.
-Tu prends tout sur toi Kohaku. Tu étais bien jeune quand c’est arrivé, quand ton père est parti. Tu voulais l’attention de ta mère, qu’elle te réconforte. Tu en avais besoin toi aussi.
Kohaku passa une main distraite dans ses cheveux. En face de lui était le psychologue qui le suivait depuis l’accident. Ce dernier tapotait son calepin de note avec le bout de son stylo.
« Ta mère a perdu de son autonomie. Elle a besoin d’une aide constante. Pourtant, tu as refusé qu’une infirmière vienne s’occuper d’elle. Tu te charges de l’entretien de la maison, des repas. Tu as pris un travail afin de participer aux frais… Tu ne penses pas en faire suffisamment ?
-Je ne pourrais jamais réparer ce que j’ai fais.
-Il n’y a rien à réparer Kohaku. Tu dois accepter que ce ne soit pas ta faute. Accepte le fait que ta mère allait mal, que ce serait arrivé de toute façon. Te punir de cette manière n’est pas la bonne solution.
-Mmh…
-Ecoute, il y a une clinique très bien qui pourra la prendre en charge. C’est sur l’île de Shikoku. C’est une petite structure. Les pensionnaires sont très bien encadrés. Ta mère pourra même continuer à peindre. Pour toi, il y a un pensionnat à Matsuyama, c’est à coté. Tu pourras lui rendre visite très facilement. Je crois qu’il est temps pour toi de te recentrer sur ta propre vie.
-Heh… C’est bien, mais je n’y tiens pas.
-Je crains que tu n’ais pas le choix mon garçon… Ton père a décidé pour toi.
-Mon père ?
-Oui. Pourquoi cela t’étonne ?
-Je ne sais pas… Il avait pas l’air très concerné ces derniers temps.
-Je vois. Même si tu le vois rarement, ton père reste ton tuteur légal. Ainsi il peut prendre ce genre de décision pour toi… étant donné que ta mère ne peut plus s’en charger. D’ailleurs, il va revenir s’installer au Japon quelque temps, afin de veiller sur toi.
-C’est un peu tard…
-Laisse lui une chance. Il est parti, c’était entre ta mère et lui. Maintenant il revient pour toi. Attend au moins de voir avant de le juger. Il sait combien c’est compliqué pour toi, en ce moment. Tu devrais parler avec lui.
-On verra.
-Bien. Nous allons en rester là pour aujourd’hui. On se revoit dans deux semaines.

Peu après Kohaku fut admit au pensionnat Rayen, pour sa seconde année. Bien que les débuts, avec son père d’un coté et sa mère en clinique de l’autre, furent chaotiques, il fini par retrouver l’équilibre, dans une vie simple au milieu d’adolescents de son âge. De plus, les efforts de son père ne le laissèrent pas insensible. Il prévenait à tous ses besoins et veillait scrupuleusement sur son ex femme en finançant son admission à la clinique. Le jeune homme semblait de nouveau épanoui.
Cette année, il entre en dernière année de lycée. Tout semble aller pour le mieux.

Epilogue : clinique en bord de mer, Shikoku, 2010


« Salut maman ! Comment ça va aujourd’hui ?
Fukami était assise au bord d’un bassin de carpe. Elle peignait ses poissons chéris à l’encre de chine, sur une toile étendue. Voyant son fils arriver, elle murmura avec un sourire délicat.
« Kohaku…
Elle ne lui adressa aucun regard. Celui-ci était toujours vide. L’artiste qu’elle était s’était envolé à jamais dans un monde de chimère. Elle qui avait toujours été à moitié offerte aux divinités de l’art… Le jeune homme n’en était plus troublé. Il avait compris.
« Tu dessines toujours le même poisson, hein ? Le tancho, celui avec son point rouge sur la tête.
Fukami resta silencieuse, ne répondant que par un léger tressaillement de pinceau. Alors, le jeune homme sorti de son sac une tige de bambou, qu’il lui présenta.
« Tu te souviens, quand j’étais petit ? Tu me parlais des tatouages traditionnels japonais. Ceux que l’on fait avec des tiges de bambou comme celle-ci ?
Cette évocation suscita beaucoup d’agitation chez la femme, qui se tourna vers lui en fixant l’objet de ses yeux avides. Elle s’en saisit ensuite avec délicatesse, comme s’il s’agissait d’un objet très précieux. Kohaku sourit. Il continua.
« Je me demandais… Est-ce que tu m’en ferais un ? Je serais un peu comme ta toile… En quelque sorte.
Le jeune homme ôta son T-shirt et se tourna, présentant son dos, lisse et pâle comme une étoffe de soie.

Depuis ce jour, deux poissons ornent le dos du jeune homme. Le premier est un tancho regardant vers le ciel, le second un ginrin showa koi, aux multiples taches rouges et noires, qui observe le premier. Des volutes semblent les relier.


C'est l'heure d'enlever les masques.. !

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MessageSujet: Re: » Kohaku Luke Autret.   Jeu 6 Déc - 20:45

Boumboumbidouu ! Bienvenu chez nous.
Alors, si j'ai bien comprit, tu es arrivé au pensionnat il y a deux ans donc ? Je n'y vois pas d'inconvénient.
Je valide ton code, tu auras ta couleur au passage d'un(e) admin(e) ! ;)

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MessageSujet: Re: » Kohaku Luke Autret.   Jeu 6 Déc - 21:08

Merci Ringo !
Il est arrivé en seconde année. Je me suis permit cette liberté, pensant que si cela posait un problème je n'aurais qu'à modifier, c'est un détail peu important de l'histoire. Enfin si ça va, tant mieux.
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MessageSujet: Re: » Kohaku Luke Autret.   Jeu 6 Déc - 21:39

De rien :)
Je comprend ! Pour moi ça ne pose pas de problème. Si quelqu'un a quelque chose à redire, il te le fera savoir de toute manière :)

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