Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 Let it flow like a mud slide.

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Lewin Rainer


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MessageSujet: Let it flow like a mud slide.   Mar 11 Déc - 17:28

3h47. Il fait noir. Et là seule chose qui est réelle autour de toi, c'est le silence.
Y a tout juste cinq secondes, t'avais le nez collé contre... tu sais pas trop quoi. Mais c'était juste infect... ou non. C'était peut-être magique... ou juste normal. Non. C'était pas normal. C'était plutôt complètement hors de ta réalité. Ça sentait quelque chose, et ce quelque chose te rappelait la lumière et l'inconnu. C'était flou mais l'odeur était putain de forte. T'as pas souvent fait de cauchemar de ce genre, parce que tu sais qu'en te réveillant, ton coeur bat trois fois plus vite qu'habituellement à cause des rêves comme ceux-là; alors qu'à tes réveils habituels, tu sais directement pourquoi t'es dans le noir, ou pourquoi y a une lumière éblouissante qui vient te brûler les yeux quand tu les ouvres. Et tu sais en déduire l'heure, et si t'es en retard ou non. Et tu sais pourquoi t'entends seulement le silence. Ou pourquoi t'entends que des gens qui parlent loin. Mais là, tu savais rien.
Il faisait noir et pendant bien cinq minutes, t'as essayé de te rendormir pour continuer ce "rêve" qui t'intriguait trop. En fait, tu savais pas trop si c'était un rêve, ni si tu dormais. Tu pensais à rien. Mais t'as préféré refermer les yeux pour tenter de retourner cinq secondes en arrière. Ça a pas marché. T'as dû somnoler deux minutes de plus. Mais t'y a bien cru pendant un moment qui semblait plutôt long. Mais y avait les battements de ton cœur. Ils ralentissaient pas. Et tu crevais de chaud. Ça t'empêchait de te rendormir. Tu t'es retourné. Dix fois. Ou deux. Ou peut-être pas du tout. Et tu t'éloignais de plus en plus du moment de ton rêve. Alors il devenait de moins en moins flou et tu comprenais de mieux en mieux que c'était juste un rêve ou un cauchemar.
3h55. Il fait encore noir. Et maintenant que t'es à peu près dans la réalité, tu tends la main pour attraper ton portable-lampe de poche sous ton lit. Tu peux enfin te lever, attraper le jean de la veille dans le noir et bientôt casser le silence en l'enfilant. Parce que vu ta discrétion et la finesse que tu mets dans tes pas, les trois personnes qui dorment dans la même chambre que toi ne risquent pas de rester immobiles bien longtemps. Et voilà que tu trébuches sur onnesaittropquoi. Dans ta tête, tu mets ça sur le compte du fait que t'es pas super bien réveillé. Mais bientôt t'y penses plus, parce que trébucher deux fois, se cogner trois fois le pied, se prendre une fois le mur, c'est pas seulement parce que t'es mal réveillé. Tu fais pas trop gaffe non plus.

Ce début de milieu de nuit a affecté ton humeur, d'autant plus que ça t'arrive pas souvent alors autant en profiter pour avoir le droit d'être de mauvais poil. Voilà de la lumière. Il est 3h58, pourtant tu te sens en forme parfaite. Tu penses d'abord à descendre doucement les escaliers pour arriver à la cuisine, éclairant les marches avec la lumière trop faible pour servir de lampe de poche. Une fois arrivé, tu siffles deux verres d'eau pour te rafraîchir. Ça va déjà mieux. Mais t'es bien tout seul et c'est pas comme si tu voulais vite retourner au lit.Alors les coudes sur la table, la joue collée sur une paume, tu restes un peu assis sur la chaise en réfléchissant vaguement à ce que tu vas faire, et à ton cauchemar. Tout ce qui fait parti de ton sommeil et les théories là-dessus, t'y crois pas. T'es pas du genre à cogiter sur des choses qui s'oublient vite. Alors pourquoi t'y repenses là ? C'est inutile. T'avais presque oublié. Et à cette heure-là, t'es censé être crevé. Mais t'aimerais bien savoir pourquoi t'as rêvé de ça, même si t'as bien une petite idée; en imaginant que la lumière et l'odeur inhabituelle, c'est la liberté. Tu t'arrêteras là pour aujourd'hui. De toutes façons, t'y penseras plus demain. Ni jamais. Mais t'es toujours pas super bien réveillé, alors forcément les premières choses, celles qui te viennent à l'esprit au réveil, semblent les plus importantes.
4h07. La lumière est un peu éblouissante, finalement et tu commences à avoir envie de fermer tes yeux plutôt que de penser à quelque chose de compliqué. Mais tu veux vraiment pas retourner dormir, alors t'enchaînes avec un verre, puis deux de Coca. Et tu retournes flâner dans les couloirs. Si t'étais fumeur, t'aurais pu aller passer quelques dizaines de minutes à cloper au frais pour te détendre et passer le temps sans même réfléchir. T'y penses souvent, mais la clope c'est pas pour toi. Trop cher. T'as mieux à payer que de la merde qui te fait rentrer dans la norme des moutons d'actualité. Et tu veux pas que tes fringues puent. Y a tout pour t'en éloigner.
Alors tu continues de visiter les couloirs de nuit. Mais faut dire qu'au bout d'un quart d'heure, tu commences à en avoir sérieusement marre. A force des nuits comme ça où l'idée de retourner au chaud sous sa couette est déjà abandonnée, tu les connais par coeur, les couloirs. Et c'est pas les journées pleines de cours qui vont te les faire oublier. Les cours, ouais. Au moins t'auras pas à te lever demain. Rien de plus motivant, tu vois ? C'est facile avec toi. Finalement tu t'arrêtes devant la porte au numéro de ta chambre avec ton habituelle face de merlan frit mal coloré. Et tu réfléchis. Avec la lumière éblouissante de la cuisine et ces aller-retours dans le pensionnat, ta fatigue s'est complètement envolée. Et cette fin de nuit t'as fait transpirer. Alors t'abaisses doucement la poignée en face de toi et vas chercher de quoi te sécher après la douche, parce t'auras rien d'autre à faire. C'est comme les petits vieux et la solitude, qui comblent les trous d'ennui extrême en allongeant leurs activités habituelles. Pour avoir l'impression d'avoir des choses à faire. Tu commences déjà à mal finir. Mais c'est pas l'heure d'y penser. La serviette sous le bras, tu fais demi-tour, choppes un sweat au passage et files à la douche sans te forcer à être discret. T'as bien dû réveiller trois personnes du couloir en ces trente secondes. M'enfin bref. C'est pas ton problème. Enfin pas pour l'instant. Et tu files sous l'eau.

Une douche nocturne après un cauchemar, ça fait toujours du bien. Surtout quand on a dormi dans sa sueur. Il manquerait plus que t'aies le pensionnat à toi tout seul, pour que ça soit parfait. Mais rêve pas Lewin, t'es pas seul, y a toujours quelqu'un pour te remettre à ta place. Actuellement, tu dois juste faire doucement parce que même si les élèves peuvent pas te faire bien plus de mal qu'avec une petite baston énervée, il est 4h26 et y a les pions. C'est comme s'ils savaient tout. C'est vrai que y a toujours un crétin pour aller parler de ce qui le regarde pas. Et t'as franchement pas envie de resté collé pendant une journée de libre. Ça bouffe vraiment le moral. Alors en te réchauffant et en faisant gonfler les factures du pensionnat sans y accorder une pensée, tu t'éclates sur du Smash Mouth, mais à voix basse; et même avec ton vieil accent allemand tu te fais un petit concert de trois chansons. Et puis oublie pas que même si personne te voit faire le con, t'es quand même sous la douche; et l'eau, ça glisse. Et puis une quatrième, et ainsi de suite. Le temps commence à passer vite.
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Arthur Madeck


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MessageSujet: Re: Let it flow like a mud slide.   Jeu 10 Jan - 21:06

Eternel indolent et incurable rêveur, Arthur était de ce genre de type à se laisser bercer par les vicissitudes de la vie sans jamais intervenir. Sa flegme, qu’un maelström aurait eu peine à ébranler, s’agitait néanmoins en ce soir de veillée. Car s’il ne subissait aucun des tracas communs aux Hommes, comme le stress et toutes ces merdes qui empoissonnent, un émoi l’écrouait chaque vendredi : celui du dernier verre de whisky. Quand le boire ? Comment le boire ? Comment en profiter pleinement ? Ces questions hebdomadaires qui tracassaient un jeune roi incapable de faire taire son désarroi, se voyaient jumelées, dans les faits, avec la peur irraisonnée du lendemain de soirée. Celle-ci n’était pas celle de la gueule de bois : cela faisait bien longtemps qu’il était rôdé. Non, elle venait de ce qu’il avait surnommé, non sans un certain lyrisme, le lendemain du malandrin. Le malandrin, ce type un peu lourdingue, qui t’attrape et te balance sans élégance : « Tu sais pas ce qu’il s’est passé, juste après que tu sois parti te coucher...! ». Plus que le coma éthylique, Arthur avait peur de cet enfoiré qui lui rapporterait tout ce qu’il avait loupé. Alors, il préférait perdre sa soirée accoudé au comptoir, plutôt que de risquer un quelconque déboire.

Arthur jeta un coup d’œil à sa montre : trois heures quarante quatre. Était-il venu le temps de commander un dernier verre? Après un bref regard lancé par-dessus son épaule, l’adolescent jugea que le dernier verre serait celui qu’il tenait déjà entre ses paumes. Le jeune homme fit alors signe au tavernier, pour lui faire comprendre qu’il désirait régler. En attendant d’être confronté à la somme astronomique des vendredis soirs, Arthur chercha des yeux une autre source de ses déboires. Après quelques instants à scruter la salle enténébrée, il localisa la jolie serveuse à quelques pas de lui, affairée à effacer les dernières traces de cette soirée agitée. Toute la nuit, il n’avait cessé d’essayer de la draguer, tandis qu’elle s’était amusée à le rembarrer. Il aurait pu contempler longuement cette jeune femme, certainement fille de putain égyptienne et de Dieu grec, mais un mouvement sur sa gauche retint son attention. C’était le tavernier, la facture dans les mains. Le Breton tira alors son portefeuille de sa veste et, tout tendant sa carte bancaire au tenancier du bar, déplora le fait que ce soir, il rentrerait seul. Cela l’attristait singulièrement, non pas qu’il fut nymphomane et qu’il avait un lourd désir d’étancher sa soif de chair. À vrai dire le cul, ce n’était qu’une excuse. Non, cela l’ennuyait particulièrement car être esseulé était synonyme, pour lui, de longues heures à tenter de retrouver le chemin du pensionnat. Car s’il était capable de faire rimer ses phrases sans grand peine, aucun sens de l’orientation ne coulait dans ses veines. Incapable de se remémorer visages et lieux, il n’était pas rare qu’il divague une heure ou deux, avant de retrouver, par chance, le chemin de sa chambrée. Ce n’est pas qu’il était particulièrement sot (quoique...) : c’est seulement qu’il ne voyait pas l’intérêt de retenir des choses aussi futiles.

Une fois ses dettes réglées, le jeune homme gagna la ruelle faiblement éclairée. Une fois n’est pas coutume, il se dirigea vers un restaurant au service rapide. Ce n’est pas qu’il aimait manger ces produits aux couleurs louches, c’est plutôt parce qu’il n’en avait pas le choix : rien d’autre n’était ouvert à cette heure-là.

Le petit restaurant étant bondé de jeunes éméchés et de vieux désabusés, Arthur n’eut d’autre choix que de s’assoir aux côtés d’une femme aux traits tirés. Habituellement, il appréciait partager une table avec les parias de la société, ceux que l’on pute ou clodo, parce que, tout comme eux, il se foutait bien des chemins socialement acceptés. Néanmoins aujourd’hui, la proximité de cette prostituée le crispait. Non pas parce que l’alcool l’avait aigri, mais parce qu’il avait acheté une soupe. Arthur avait cette étrange manie depuis son plus jeune âge de tracer des chemins dans la soupe et de tout tenter pour retarder leur dissolution. Cette activité, somme toute enfantine, lui demandait néanmoins une parfaite solitude. En effet, sa concentration équivalant son sens de l’orientation, un rien pouvait le distraire : une respiration, un bruit de papier froissé, et c’est toute son attention qui s’effondrait. Conscient qu’il serait incapable d’ignorer la marginale, Arthur abandonna très vite l’idée de posticher Moïse, salua la jeune femme aux traits fatigués et prit la direction de ce qu’il pensait être le chemin pour le pensionnat. Il passerait le temps en dormant, à défaut de le passer en jouant au Messie.

Le jeune homme n’escalada les grilles du pensionnat qu’à quatre heures passées, après avoir longuement flâné dans la cité encore ensommeillée. Ce soir là, comme tous les vendredis soirs (ou les samedis matins, c’est selon sa perception du temps), il pénétra dans le château puis marcha en direction de sa chambre. Après avoir traversé plusieurs couloirs et monté deux escaliers (trouvés plus par hasard que par talent), le jeune homme se figea. Avait-il bien fermé la porte du pensionnat? Le jeune homme s’accouda mollement à la rambarde, découragé à l’idée de devoir aller vérifier. À vrai dire, ce n’était pas de déambuler dans les escaliers qui le dérangeait, mais plutôt le fait de devoir descendre les escaliers. En effet, comme toute personne, Arthur avait une bête noire. La sienne, c’était les escaliers. Rien de plus, rien de moins.

La descente fut laborieuse mais au bout d’une poignée de minutes, il était en bas. Un choix cornélien s’offrait alors à lui : la porte était à droite ou à gauche de l’escalier ? Incapable de trancher, le jeune homme prit donc... Tout droit. Il déambulait dans les couloirs à la recherche de cette foutue porte, lorsqu’il entendit une voix, quelque peu brouillée par un bruit d’eau sous pression, chantonner un air enjoué. Bercé depuis toujours par les contes et l’esprit abruti par l’alcool, Arthur se persuada très vite que c’était une sirène échouée qui chantonnait dans les couloirs du lycée. Une sirène foutrement enrhumée qui plus est, à en juger par sa voix étrangement grave. Cette idée, somme toute saugrenue, aurait pu être valable s’il avait été pensionnaire à Poudlard et non à Matsuyama. Mais, à défaut de pouvoirs magiques, il avait bêtise et imagination, et habitait alors dans la ville nippone.

Complètement obnubilé à l’idée de rencontrer enfin une créature mystique, le jeune homme poussa la porte d’où venait la voix. Il jeta un coup d’œil furtif vers les lavabos et comprit très vite que s’il voulait voir la sirène, il avait plutôt intérêt à escalader la paroi de la douche. Bien que l’idée de jouer au voyeur ne l’enjouait pas, il se hissa tout de même au-dessus de la paroi. Après tout, ce n’était pas tout les jours qu’il aurait la chance de rencontrer une sirène.

Le choc fut de taille.
Alors qu’il avait toujours été convaincu que les sirènes avaient de longs cheveux roux, il découvrit que celle-ci avait des cheveux courts et, en plus d’être brune, elle avait des jambes. Poilues, qui plus est. Tout aussi déçu que déconcerté, le jeune homme lança à cette sirène peu banale, la tête dépassant toujours de la paroi :


« Merde, mais elle est où ta queue?
Je ne vois devant mes yeux,
Que des jambes étrangement poilues.
Pff, quelle amère déconvenue...
»


À ces mots, le jeune homme secoua la tête de droite à gauche, complètement déboussolé. Alors comme ça, les sirènes avaient des jambes poilues et des cheveux bruns. Les marins bretons s’étaient bien foutus de sa gueule.
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