Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 « Oups... » [Aiko]

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Kyota Katsunobu


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MessageSujet: « Oups... » [Aiko]   Ven 28 Déc - 20:24

    Un groupe de jeunes gens qui marchait dans la rue. Il était tard ce soir là ; pas loin des deux heures. Deux blondinets, une rousse, une brune, un brun rentraient ensemble en fanfaronnant. Enfin, tous fanfaronnaient, sauf l’un des deux jeunes blonds. Il était en retrait, surveillant son frère, l’autre blond. C’était vendredi. Et pour fêter le début des vacances, ils étaient sortis en groupe. Ils avaient trainé un long moment au centre commercial. Puis, à la nuit tombée, ils s’étaient dirigés vers le bar. Durant plusieurs heures, ils avaient bu jusqu’à en être totalement saoules. Tous, sauf lui. Sauf ce grand timide resté seul au comptoir, les surveillant de loin de peur que son frère en fasse trop. Avec un jus de fruit entre les mains, il était resté là à fixer un point qui n’existait peut-être même pas. Voir son frère entouré de fille, il avait horreur de ça. Mais il détestait encore plus d’être lui-même entouré de groupies. D’accord, il fallait l’avouer, les oreilles de loup attiraient particulièrement l’attention en ce vendredi de début de vacances scolaires. D’ailleurs, ils avaient croisé bon nombre de personne rentrant passer les fêtes en famille. Le pensionnat s’était presque totalement vidé. Seuls restaient les personnes ne souhaitant pas rentrer, n’ayant pas de famille ou ayant des soucis avec eux. Seul à son comptoir, il soupirait… Lui non plus ne rentrerait pas cette année…

    Deux heures trente sonnaient à l’église du village voisin. Celle de Matsuyama avait déjà cessé de sonner depuis bien longtemps. Le groupe de pensionnaire passaient les portes d’entrées de Rayen en chantant des chansons joyeuses. « Faites gaffe bande de con… » A quoi bon de toute manière, ils ne semblaient pas vouloir se calmer et arpentaient à présent les escaliers menant au premier étage. Le blondinet éméché et la petite brune se tordaient de rire en tentant de gravir les vingt-trois marches qui les séparaient de la plate forme entre les deux étages. « On va se faire chopper… » Il soupirait. Et soupirait plus fort lorsqu’il s’aperçu que son jumeau se roulait par terre en riant. A son tour, il grimpait les marches quatre à quatre. Le second étage fut atteint au bout de vingt minutes d’ascensions baignant dans les larmes des rires mal étouffés des adolescents. Les jumeaux étaient au fond du couloir. Avant de l’atteindre, ils passèrent devant la chambre de la rousse qui les accompagnait. Devant la porte de sa chambre, elle attendait que celui qui était en retrait passe. Elle souhaitait lui dire au revoir. Elle le regardait dans les yeux avec un sourire fixé sur le visage.

    « Merci pour la soirée ! J’espère qu’on se reverra très vite, Kyota ! »

    Elle avait déposé un baiser sur sa joue et s’engouffrait à présent dans sa chambre. Kyota essuyait sa joue comme si on venait d’y déposer une infection, une bactérie. Une groupie de plus attirée par ces oreilles qu’il aime beaucoup pourtant. Il avançait d’un pas décidé vers sa chambre. En poussant la porte, il vit les trois autres membres du groupe affalés sur les lits. La brune et son jumeau s’étaient endormis à peine posé sur le lit de Kyota. Le jeune homme restant était étalé de tout son long sur le lit d’Henri, leur colocataire. Heureusement que ceux-ci avaient déserté pour Noël… « Faut qu’j’sorte putain… » Prit de nausées Kyota s’échappait de la chambre en courant vers les toilettes les plus proches.

    Trois heures sonnaient à présent. Le visage humide des larmes qu’il avait tenté de caché par de l’eau froide, Kyota avançait dans les sombres couloirs du pensionnat. Il avait sommeil, sa vue se troublait, sa tête tournait. Il repensait à cette soirée, à ces filles qui n’avaient cessé de leur tourner autour comme s’ils étaient des morceaux de viandes. Il avançait jusqu’au bout du couloir et regagnait sa chambre. Deux lits de chaque côté, quatre bureaux et armoires s’entassaient dans la pièce décorée au goût de chaque locataire. Deux des quatre lits étaient prit dont le sien, occupé par son frère et sa nouvelle conquête. Kyota se laissait tomber sur le premier qu’il eut à disposition. Il se glissait sous les couvertures et passaient ses bras autour de sa peluche.

    « C’est doux… C’est chaud… Hm… ça chatouille le nez… J’ai bien fait d’amener cette peluche avec moi… Elle est grande… Elle tient chaud la nuit… » Kyota senti son esprit s’ouvrir. Les yeux clos, il était parfaitement réveillé. « Euh, attend… Putain mais j’ai pas de peluche ! »

    A présent, il avait les yeux parfaitement ouverts. Dans ses bras, une jeune fille. Une adolescente d’à peu près son âge. Il la connaissait qui plus est, ils étaient dans la même classe. Il se redressait alors un peu, essayant de comprendre ce qu’il faisait dans son lit, alors qu’il ne connaissait même pas su numéro de chambre… Il fut rapidement captivé par cette fille, qui dormait paisiblement semblait-il. Elle semblait avoir un sommeil imperturbable ; elle semblait pourtant tellement fragile. Comme une poupée de porcelaine. « Putain Kyota réveille toi. C’est qu’une fille. Elle n’vaut pas mieux que les autres groupies qui aiment ces putains d’oreilles de loup ! » Il n’en restait pas moins attendrit par cette personne. Il se surprit à rougir et tournait la tête avant de se recoucher dos à elle, la mine boudeuse. « Qu’est-ce que je suis en train de faire… » Il se redressait. « Mais je n’devrais même pas être ici ! » Il soupirait. Sans doute avait-il un peu trop bougé ; sans doute avait-il pensé un peu trop fort ; mais il la sentait à présent bouger. Et rapidement, il la voyait ouvrir les yeux avec douceur avant de le regarder avec de gros yeux.

    « Ce-C’est-C'est pas DU TOUT ce que tu crois Motahi-chan ! »

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MessageSujet: Re: « Oups... » [Aiko]   Sam 29 Déc - 0:48

    Les cours se finissaient, les vacances de Noël débutaient et le calvaire que vivait Aïko n'allait pas en s'améliorant... Le vide qui se creusait en elle était plus grand de jour en jour, et les fêtes de fin d'année étaient ce qu'elle supportait le moins. Cette période de l'année lui faisait ressentir, plus que d'habitude, le manque insupportable de ses parents. Qu'allait-elle faire pendant ces deux longues semaines où elle ne devrait pas aller en cours? Ce n'était pas qu'elle y allait souvent, mais au moins, en temps scolaire, elle avait toujours une solution de repli en cas d'ennui... Mortel. C'était le cas de le dire. La mort. Ce que la jeune femme recherchait à présent. Son objectif. Mourir. Pourquoi donc rester dans un monde où les gens ne se faisaient que souffrir mutuellement? Où ils s'abandonnaient? Où ils se plaignaient constamment sans savoir pourquoi? Elle avait donc tenté d'échapper à cette vie monotone, triste et morne qu'était la sienne en tentant de se suicider à plusieurs reprises... Mais jamais elle n'avait réussit à atteindre ses objectifs. Il y avait toujours eu quelque chose ou quelqu'un pour se mettre entre elle et sa mort.

    Dans le couloir, quelqu'un la percuta, ce qui la fit sortir de ses pensées bien funestes. Le type qui l'avait percutée était immense, et s'en alla en riant après avoir considéré l'air apeuré et craintif que Koko afficha après qu'il l'aie attrapée par les épaules pour ne pas qu'elle tombe. Il s'était excusé, et enfui. Il fallait qu'elle se remette en cause se dit-elle. Elle effrayait même un inconnu et le faisait fuir. Une fois dans sa chambre, elle s'assit sur son lit, adossée au mur, et resta ainsi durant plus d'une heure, à simplement observer ses colocataires qui faisaient leurs bagages pour partir en vacances. Malgré qu'elle n'aie tissé aucun lien avec eux, le fait de les voir tous partir ainsi la chiffonnait un peu. Peut-être était-elle simplement jalouse? Jalouse de les voir partir. Jalouse de voir qu'ils avaient une famille qui les attendait, alors qu'elle, elle n'avait que Nino. Et encore, cette dernière travaillait la plupart des vacances...

    La jeune femme aux cheveux d'ébènes était donc seule dans sa chambre, qui, pour une fois était dans un état convenable, et non pas dans un état de bordel habituel. Regardant l'espace vide au milieu de sa chambre, elle alla se changer. Troquant sa tenue du jour pour une plus confortable. Un jogging ample, et un débardeur. Elle attacha ses cheveux, et commença par s'échauffer tout en douceur, mais avec toutefois une certaine difficulté. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait fait du sport, et elle était encore un peu raide de cette longue pause. La souplesse, dit on, est une chose qui doit s'entretenir, mais Aïko n'eut pas de problème avec ça. Une fois qu'elle sentit que son corps était chaud, elle attaqua les choses "sérieuses". Un équilibre. Elle le tint longtemps, avant de retirer un de ses bras et... Patatras. Elle tomba une première fois. Un seul de ses bras ne suffisait plus à la maintenir en équilibre. Mais, têtue comme elle était, elle ne voulait pas rester sur un échec aussi cuisant que celui ci. Elle tenta de faire un pont, mais retomba sur le dos. Deuxième chute. Mais elle ne voulait pas s'avouer vaincue. Une tentative de roue qui s'acheva par un misérable tas au sol. Troisième chute. Elle entama un enchainement simple, pour passer à plus compliqué, et ce fut la Quatrième chute. Chacune de ses rencontres avec le sol était, au fur et à mesure plus brutale et douloureuse pour elle. Ça n'était pas soutenable ; c'était épuisant aussi bien du point de vue physique que du point de vue psychologique. C'était douloureux sous les deux angles. Elle avait des bleus, et ça lui faisait mal, mais le pire dans tout cela était qu'elle n'arrivait plus à rien. Qu'elle se sentait minable. Cinquième chute. Elle s'écroula au sol, restant ainsi prostrée, pleurant. S'en était trop pour elle... Si elle n'arrivait même plus à faire de la capoeira, s'en était fini d'elle. Elle alla prendre une douche, espérant que ça la calmerait. Ce que ça fit avec plus ou moins de succès. Après cela, elle avala un bout de pain, refusant de manger plus. En ne se nourrissant pas, elle espérait que son corps lâcherait de lui même, mais le problème était que son métabolisme était plus résistant que prévu... Une fois de retour dans sa chambre, elle enfila son pyjama : un pantalon en coton, à l'effigie de Minnie avec un haut manches trois quarts, avec le même personnage. Exténuée, elle alla se glisser sous ses draps, pour dormir. Ce qu'elle prit beaucoup de temps à faire... Elle écouta de la musique jusqu'à une heure du matin, avant de se laisser couler dans les bras de Morphée.
    Peut être l'effort physique qu'elle avait fait un peu plus tôt dans la soirée l'avait totalement assommée? Toujours était il qu'elle dormit comme une masse et qu'elle ne sentit donc pas l'intrus la prendre comme une peluche... Enfin, bien sûr qu'elle le sentit. Elle sentit des bras chauds autour d'elle, une étreinte confortable, agréable, qui la fit se sentir bien. Au début, elle crut même que Kaito était revenu, mais elle s’aperçut bien vite que ce n'était pas son ex-fiancé. Ce n'était pas le genre de câlins qu'il lui faisait... Mais lorsque l'étreinte cessa, elle commença à sortir de sa torpeur, si bien que, lorsqu'un mouvement un peu brusque eut lieu dans son lit elle souleva doucement ses paupières, avant d'ouvrir ses yeux en grand, reconnaisant un des garçons de sa classe avec qui elle avait déjà parlé...

    « Ce-C’est-C'est pas DU TOUT ce que tu crois Motahi-chan ! »

    Elle alluma la lumière, la dirigeant vers un coin vide de la chambre pour ne pas s'aveugler et n'avait pas les yeux en face des trous, ce qui fit qu'elle réagit de manière totalement inhabituelle. Au lieu de se mettre à hurler et de virer l'intrus, elle lâcha d'une voix incrédule, reconnaissant le jumeau Katsunobu.

    « Kyo... Kyota? Mais... Qu'est-ce que tu fous dans mon lit? Et... Et pourquoi t'as des putains d'oreilles de loup sur la tête? »

    Et si c'était... Kyota qui l'avait prise dans ses bras? Elle paniqua, et se tassa contre le mur, dos à ce dernier, les genoux rassemblés sur sa poitrine, un air apeuré peint sur le visage, comme réveil, elle avait connu mieux... Elle avait peur de se mettre à pleurer, sous le coup de la panique...

    « Attends... C'est toi qui m'a prise dans tes bras? Tu... Qu'est-ce que tu me veux...?!»

    Elle le regardait, totalement ahurie. Se demandant pourquoi il était là, et si... Et si le câlin qu'elle avait cru recevoir, ça n'avait pas été qu'un rêve?!



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Kyota Katsunobu


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MessageSujet: Re: « Oups... » [Aiko]   Sam 29 Déc - 16:24

    D’un geste rapide la jeune femme avait allumé la lumière et l’avait dirigé vers un coin de la pièce. Il se cachait à l’aide de ses mains. Il cachait ses yeux ; il cachait son visage. Il aurait préféré se retrouver dans le lit d’une groupie, au moins il ne l’aurait pas effrayée… NON ! Il était bien mieux ici que dans le lit d’une de ces folles qui lui saute dessus à la première occasion. Soit, une groupie n’aurait pas été effrayée. Mais elle aurait plutôt voulu lui faire des choses pas catholiques. Oui… Il était décidément bien tombé. Cette chambre était la meilleure sur laquelle il pouvait tomber. Maintenant, il suffisait juste d’expliqué à la jeune locataire ce qu’il faisait ici… Mince affaire, n’est-ce pas ?

    Kyota soupirait à nouveau. Ou plutôt, il prenait une grande inspiration qu’il expirait avec autant de grandeur à peine quelques secondes plus tard. « On se calme… Caaaaalme… Comment expliquer… ‘’Salut Aïko, tu vois je ne suis pas un gros pervers qui n’en veut qu’à ton cul ! Pense pas ça surtout hein ! Non, non voyons, tu me connais ! Je me suis juste lamentablement trompé de chambre !’’… Ouais et puis je lui explique comment que j’étais totalement clean hier soir en rentrant mais que je me suis planté comme un boulet ? Putain je suis un boulet… » Il ouvrit la bouche, mais aucun son ne voulu en sortir. Il tendit une main vers la jeune fille en tremblant. De quoi avait-il peur ? Pour dire vrai, il n’en savait rien. Sans doute qu’elle le déteste, qu’elle le foute à la porte. Il repensait alors à la manière avec laquelle il l’avait prise dans ses bras. Il sentait encore la douceur de sa peau dénudée par son pyjama remontant durant son sommeil. Il entendait encore son souffle paisible, sentait ses cheveux venir lui chatouiller le nez. Le rouge lui montait aux joues lorsqu’il se surprit à penser que c’était vraiment agréable comme sensation. Face à elle, les joues rosies et l’air honteux, il la détaillait de haut en bas. Du moins, de ce qu’il voyait. Elle était recroquevillée sur elle-même, apeurée. Ses longs cheveux foncés se baladaient dans le vide, ils n’étaient pas coiffés, pas attachés, mais elle n’en restait pas moins vraiment jolie. Ses yeux clairs trahissaient sa peur. Il la regardait avant de baisser la tête. Comment allait-il faire pour la rassurer ? Il n’était pas doué avec les gens. Et habituellement, il n’aimait pas les filles, au contraire, plus il les évitait et mieux il se sentait. Aïko était la seule avec qui il avait eut une conversation, même très courte. Elle était la seule avec qui il parlait un tout petit peu. Pour lui, elle était différente. Peut-être qu’elle était un peu comme lui. Peut-être qu’elle aussi, elle n’aimait pas les personnes du sexe opposé. Il se souvenait l’avoir souvent vue seule, presque jamais (voir jamais) accompagnée de qui que ce soit. Une solitaire peut-être ? Il ne la connaissait pas assez pour pouvoir le dire. Pourtant, au fond, il aurait aimé qu’elle soit un peu comme lui… Pas pour les même raisons, c’est vrai. Mais qu’elle ne soit proche que de très peu de personne.

    « J-Je… Attend ! N’ai pas peur… S’il-te-plaît… Je… Je suis désolé… C’est stupide, mais je me suis trompé de chambre… » Il se grattait la tête avant de la baisser, honteux. Il tournait le regard. « Oui, c’est moi… Pardon pour ça… Pardon pour tout… » Il relevait la partie supérieur de son corps, affichant un sourire un peu forcé. « Je… Je ferais mieux de partir… N-Non ? »

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MessageSujet: Re: « Oups... » [Aiko]   Sam 29 Déc - 18:16

    Si elle avait pu disparaitre dans un trou de souris, elle l'aurait immédiatement fait. Elle se sentait totalement idiote et désemparée, face à ce jeune homme qui ne paraissait pas mieux qu'elle. Que se passait-il? Il était tout rouge, et elle aussi devait sûrement l'être. Ses beaux yeux bleus la passaient au rayon X, et il semblait songeur. Elle même était profondément ancrée dans ses pensées... Et si... Et si l'intrus n'avait pas été Kyota, que ç'avait été... Kaito? Qu'aurait-elle fait? Et si ç'avait été un inconnu? Quelle aurait été sa réaction...? Elle l'aurait jeté de son lit, comme un malpropre. Mais alors... Pourquoi n'avait-elle pas déjà foutu Kyota dehors alors? Peut-être qu'il fallait le temps qu'elle se réveille correctement. Qu'elle réalise ce qu'il venait de se passer. Ou ce qu'il ne s'était pas passé. Il tendit un bras tremblant vers elle, avant de se mettre à parler d'une voix totalement différente de d'habitude .

    « J-Je… Attend ! N’ai pas peur… S’il-te-plaît… Je… Je suis désolé… C’est stupide, mais je me suis trompé de chambre… Oui, c’est moi… Pardon pour ça… Pardon pour tout… »

    Il s'était... Trompé de chambre?! Avait-il bu? Fumé? S'était-il drogué? Non... Ça ne semblait pas être son genre... Il paraissait si différent des autres... Il... Il détonnait. Non pas que c'était mal! Ça non. D'après Aïko, plus il était différent, mieux c'était... Il n'était pas aussi ouvert et extraverti que son frère. Il était toujours en retrait, comme s'il voulait se cacher, comme s'il ne voulait pas être remarqué par les groupies. Il paraissait être totalement mal à l'aise en société, et encore plus avec les personnes du sexe opposé... Tout comme elle.

    « Je… Je ferais mieux de partir… N-Non ? »

    NON! Il... Elle ne voulait pas qu'il parte. Pas qu'il la laisse. Malgré sa réaction un peu angoissée et excessive, elle se sentait presque bien... Si on ne comptait pas le fait qu'elle aie peur qu'il lui saute dessus. Il ne fallait pas oublier que, même s'il était différent des autres, il n'en restait pas moins un homme. Une chose d'une espèce irrespectueuse. Mais bon... Il fallait qu'elle arrête. Son côté impulsif pris le dessus. Une de ses mains glacées alla attraper un des poignets de Kyota, ses doigts s'enroulant autour de lui d'une manière totalement... Naturelle? Comme si c'était leur place... NON! Elle secoua la tête à son tour, la baissant pour venir poser sa tête sur son menton avant de lâcher honteusement, d'une petite voix.

    « N-Non... Tu.. Restes.. S'il te plait.. Si tu veux je veux dire ! »

    Il allait croire qu'elle voulait qu'il reste... Mais... Est-ce que c'était vrai...? Koko releva la tête vers lui, plantant son regard dans le sien et posant la question qui lui brulait les lèvres.

    « P-pourquoi...? Que... Pourquoi tu m'as prise dans tes bras...? »
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Kyota Katsunobu


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MessageSujet: Re: « Oups... » [Aiko]   Sam 29 Déc - 20:21

    Il allait croire qu'elle voulait qu'il reste... Mais... Est-ce que c'était vrai...? Aïko releva la tête vers lui, plantant son regard dans le sien et posant la question qui lui brulait les lèvres.

    « P-pourquoi...? Que... Pourquoi tu m'as prise dans tes bras...? »

    « Alors là, tu me poses une colle poulette… Comment te dire… J’n’en sais rien. J’n’sais même pas c’que j’fou là… Je ne sais pas comment je suis arrivé ici. Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi ton lit. Je ne sais pas pourquoi je ne me suis pas rendu compte que je n’étais pas dans ma chambre. Je ne sais pas pourquoi je t’ai prise dans mes bras comme une peluche alors…que je n’ai même pas de peluche… » Kyota restait surprit par l’intervention favorable d’Aïko. Jamais encore une fille ne lui avait proposé de resté dans son lit. En fait, jamais il n’avait été dans le lit d’une fille… Mais là n’était pas la question. Le fait est qu’à présent, elle ne semblait pas vouloir qu’il s’en aille. Et elle le tenait par le poignet de sa main froide, presque glaciale. « Elle a pas de sang dans les mains ou quoi ? » L’espace d’un instant, il s’imaginait passant les mains de la demoiselle dans son dos, sous son t-shirt, histoire qu’elle les réchauffe un peu et qu’elle le refroidisse un peu… Mine de rien, cette histoire l’avait sacrément retourné… « Nan mais… A quoi je pense moi… C’est pas le moment de penser ce genre de chose putain ! »

    Avec délicatesse, il se remit sur le lit, tâchant de s’installer un peu confortablement sans pour autant paraitre prendre ses aises. Avec maladresse il s’adossait au mur, les jambes repliées sur lui, manquant de tomber plus d’une fois. Il guettait sa jeune amie sans pour autant la fixée, quand quel cas il se serait mit à rougir.

    « Je… ne te dérange pas ? »

    Alors que la réponse à sa question arrivait, il ne pu retenir un bâillement. En regardant sur le réveil électrique, il s’aperçu qu’il n’avait dormir que deux heures tout au plus. Il lui fallait au minimum cinq heures… En réalité, il ne dormait jamais plus de cinq heures, son sommeil étant trop agité par les souvenirs de son enfance chez ses parents. Juste le fait de penser à dormir lui donnait des frissons. Mais la nuit passée, l’orage l’avait tenu éveillé. Ayant enchaîné tout de suite avec une journée de cours de six heures, il était à présent bien fatigué. Sans doute était-ce une raison au fait qu’il se soit trompé de chambre et endormi aux côtés de la belle aux bois dormants sans s’en rendre compte… Il laissait tomber sa tête contre le mur en frissonnant comme un enfant.

    « J’avais… besoin de chaleur. A défaut de couverture, j’ai trouvé une peluche… Pardon pour ça. »

    Kyota était un garçon assez timide et renfermé. Pourtant, parfois, il avait envie de jouer. Il aimait bien chercher un peu la bagarre, agir sur de simples impulsions… Et finalement finir plein de sang… La main droite de Kyota a agie seule lorsqu’elle vint se poser sur sa propre joue sous les yeux ébahis d’Aïko qui ne comprenait pas pourquoi le jeune homme s’était auto-claqué. Il essuya ses yeux puis afficha à nouveau un sourire forcé. Sourire forcé qui se transformait en vrai sourire. Il s’empara du poignet d’Aïko et l’attira avec douceur jusqu’à lui. Il la gardait dans ses bras plusieurs minutes avant de rougir de manière à se retrouver parfaitement assortie à sa cravate. Il la lâchait alors sans pour autant la repousser. Elle était bien ici, finalement… « Putain mais à quoi je pense moi… QU’EST-CE QUE JE FOU ? Hein ? Je pense trop ? Ouais, c’est ça… Bientôt je vais lui rouler une pelle qu’elle va rien piger et moi non plus. Putain mais pourquoi je rougis ? Merde… MERDE ! MAYDAY ! MAYDAY ! ARGH ! Non, j’veux pas qu’elle s’éloigne. N-Nan ! Nan mais… Mais… MAIS MERDE CERVEAU A LA CON ARRÊTE DE PENSER ! Calme Kyota… Calme… Respire… Voilà… Caalme… Zen… Qu’est-ce qu’il se passe… ? » Il reposait sa main doucement dans le dos de la demoiselle, comme pour l’empêcher de partir dans pour autant l’obliger à rester. « Pardon… »

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MessageSujet: Re: « Oups... » [Aiko]   Sam 29 Déc - 23:52

    Les yeux dans les yeux, elle attendait sa réponse. Elle le détailla longuement, son visage efféminé et fin mais pourtant relativement beau. Elle était parfaitement consciente d'avoir un homme, un jeune homme en face d'elle, même si ses réactions étaient timides et gênées, il était fort. Très. Depuis qu'il était arrivé, des rumeurs circulaient comme quoi il s'était battu plusieurs fois... Elle se demandait si c'était vrai. A voir sa carrure, à le croiser dans la rue, on dirait immédiatement oui. Mais, Aïko, qui le voyait un peu plus en "détails", qui avait déjà eu le loisir de lui parler, même peu, restait hésitante sur la question. Une grosse brute pouvait-elle se cacher sous cette apparence fragile? Ou un grand timide se cachait il dans le corps de grand garçon? Elle aimerait pouvoir tisser un lien avec quelqu'un... Elle aimerait avoir quelqu'un à qui parler. Avec qui être dans ses mauvais moments. Quelqu'un qui la prendrait dans ses bras pour la rassurer et la consoler.

    « Je… ne te dérange pas ? »

    Elle ne s'était même pas aperçue que Kyota était venu s'asseoir à côté d'elle, adossé au mur lui aussi. Il... L'avait prise pour une peluche?! Hein? Elle ne comprit pas... Une peluche? Une peluche c'était chaud, doux, et on aimait la serrer dans ses bras. La jeune femme aux longs cheveux d'ébène savait très bien qu'elle n'était pas du tout comme ça. Maigre, trop maigre, et osseuse comme elle l'était, plus personne ne la serrait dans ses bras. Sans compter sur le fait qu'elle avait toujours froid... Elle le considéra avec effroi lorsqu'il se gifla tout seul. Mais... Mais pourquoi faisait-il cela? Elle allait se ramasser un peu plus sur elle même lorsqu'elle se sentit attirée contre lui. Elle étouffa un cri de surprise, et resta sans bouger. Elle ne voulait plus bouger. Plus quitter cette douce chaleur qu'il dégageait... Mais il relâcha l'étreinte, au moins aussi rouge qu'elle. Il s'excusa encore une fois, pour le total désarroi de la jeune femme. Il la prenait dans ses bras, et puis, après la lâchait en s'excusant... Qu'est-ce que ça voulait dire? Et encore un de ses gestes la perturba... Alors qu'elle allait elle aussi s'écarter, il posa sa main dans son dos, la faisant tressaillir. Elle avait baissé les yeux, en secouant la tête. Puis, après un long moment de silence et d'inaction qu'elle avait passé à regarder la joue de Kyota, elle posa sa main dessus. Là où il s'était giflé. Elle approcha son visage et ses lèvres tout doucement, pour y déposer un baiser, mais, lorsqu'elle sentit les cheveux du blondinet l'effleurer, elle recula brusquement, se rendant compte de l'erreur qu'elle allait faire.

    « Putain mais... Qu'est-ce qui me prend...?! Qu'est-ce que je fais...? Et... Et pourquoi est-ce que tu t'es mis une claque...?! »

    La question n'était pas adressée à l'intrus, non. Aïko se l'était posée à elle même, mais elle l'avait fait à voix haute. Une bourde de plus venait d'être commise. Par elle. Son regard craintif s'était levé vers celui de son camarade. Elle se mordillait la lèvre, inquiète. Puis, réagissant encore une fois de manière impulsive, elle retourna se lover contre lui, en tremblant, et en laissant la main qui était sur sa joue glisser autour de ses épaules, puis autour de son corps. Ses tremblements s'accentuèrent. Le contact avec ce corps si chaud lui faisait peur. Mais elle n'osait pas s'en détacher, elle avait l'impression... D'avoir besoin de chaleur, de se réchauffer auprès de quelqu'un. Et le quelqu'un qui était près d'elle en ce moment était Kyota.

    « N-Ne t'excuse pas... C-C'est plutot à moi de m'excuser... Pousse moi si je te dérange... Et.. Et si tu veux, tu.. Tu peux rester dans mon lit pour cette nuit.. Je.. Pense pas pouvoir me rendormir... »

    Les yeux toujours clos et son visage toujours blottit contre lui, respirant son odeur. Agréable... Sucrée. Entêtante...

    « C'est... Gentil de m'avoir p-prise pour une peluche... Ça faisait longtemps que... Que j'avais pas été... Complimentée... »

    Sur la fin de sa phrase, sa voix s'était étranglée. Elle était au bord des larmes.
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Kyota Katsunobu


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MessageSujet: Re: « Oups... » [Aiko]   Mar 1 Jan - 22:35

    Elle approcha son visage et ses lèvres tout doucement, pour y déposer un baiser, mais, lorsqu'elle sentit les cheveux du blondinet l'effleurer, elle recula brusquement, se rendant compte de l'erreur qu'elle allait faire. « Euh attend… Elle fou quoi là ? Pourquoi qu’elle se recule ? Je n’veux pas qu’elle se recule moi… »

    C’était un jeune homme, lourdement appuyé sur la tête de lit de la demoiselle chez qui il s’était introduit par erreur. Cette même méprise l’avait jusque là mené à une drôle de situation. Il s’était réveillé avec sa camarade de classe dans les bras et se surprenait même à penser que cette sensation était agréable. Le blondinet n’arrivait pas à penser clairement. Son esprit était embrouillé par la situation. Dès qu’il essayait de se concentrer et de parler clairement, il revoyait les images de ses mains caressant doucement la peau délicate d’Aïko. Ces images le faisaient rougir, encore et encore. Le fait qu’elle se soit approchée si près l’avait surprit. Il avait ouvert de grands yeux, avait de nouveau rougit de manière à se retrouver de la même couleur que sa cravate. En plus de rougir de cette manière, il sentait la chaleur monter en lui. Cette chaleur lui rappelait celle qui l’envahissait lorsqu’il se préparait à taper sur quelqu’un. Mais il tapait uniquement lorsque c’était nécessaire. Il ne se battait jamais pour le simple plaisir de taper sur des faibles. Mais cette ardeur qui l’envahissait était différente de celle qu’il ressentait d’habitude. Il avait une envie, oui. Il voulait déposer ses lèvres sur celle de la demoiselle aux cheveux d’ébène. A peine eut-il le temps d’y songer qu’il ouvrait les yeux. « Et merde… Les gestes ont dépassé la pensée… » En effet, en ouvrant les yeux il s’aperçu qu’il était tout simplement en train d’embrasser cette si jolie demoiselle. Il se détachait doucement, plongeant son regard dans le sien en rougissant de nouveau. Sans doute était-elle aussi surprise que lui car pas un mot de sorti de sa bouche. Son regard en disait long sur ce qu’elle ressentait à ce moment précis. Elle était perdue, aussi perdue que lui… Et il ne fallut pas longtemps pour que les larmes envahissent son visage.

    Kyota paniquait. Il n’avait pas voulu la faire pleurer, loin de là. Il commençait à s’agiter dans tous les sens. Elle avait déjà faillit pleurer deux fois depuis leur réveil. Sa voix était étranglée, il avait l’impression qu’elle parlait entre deux sanglots. Sanglots qui n’avaient pas daignés couler jusque là. Le blondinet la regardait avant de la prendre dans ses bras en tremblant un peu.

    « Je suis désolé… Je ne voulais pas… Te faire pleurer… »

    C’est alors que le destin s’emmêla. A force d’avoir trop bougé, Kyota se retrouvait dans une situation légèrement inconfortable, si bien qu’il glissait petit à petit jusqu’à finalement tomber complètement du lit en embarquant la jeune fille avec lui. Il se frotta la tête d’une main, avant de se retrouver nez à nez avec elle. Il rougit à nouveau, affichant un sourire timide. « Je sens qu’elle va me gifler… Mais c’pas grave. Je m’en fou. Pis… J’suis pas si mal comme ça… Et puis merde… J’en reviens toujours à penser des trucs louches ! Marre… Pis merde, hein. » Il glissa ses mains sur son dos en rougissant encore.

    « Euh… Oups ? »

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MessageSujet: Re: « Oups... » [Aiko]   Mer 9 Jan - 18:40

    Là, blottie toute contre Kyota, Aïko avait l'impression d'avoir de nouveau six ou sept ans. Comme quand elle était avec son père, et qu'il la prenait dans ses bras, ou qu'il lui racontait des contes de fée avec de belles histoires d'amour. Mais non. Son cœur n'aurait jamais battu aussi fort si elle avait été contre son père. C'était une sensation étrange, mais pas forcément désagréable. Ravalant ses sanglots et ses souvenirs, elle fut tirée de ses pensées par le blondinet qui gigotait. Elle releva le visage vers lui. Il avait les yeux fermés. Et sans qu'elle comprenne bien ce qu'il se passe, les lèvres du jeune homme vinrent se poser sur les siennes. Chaudes. Douces. NOON. Il l'avait embrassée. Elle avait gardé les yeux grands ouverts, totalement choquée, hébétée et surprise. Tout se bousculait dans sa tête... Elle avait presque... Apprécié?! Non. Non. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait plus. Elle ne voulait plus. C'était impossible qu'elle puisse se sentir bien avec qui que ce soit... Et pourtant... Les larmes se mirent à couler sur ses joues, un véritable torrent envahit son visage. Les sanglots trop souvent réprimés s'échappèrent en petits gémissements de détresse.

    « Je suis désolé… Je ne voulais pas… Te faire pleurer…

    Elle le regardait au travers du rideau flou que formaient ses larmes. En réalité, elle ne le voyait plus vraiment, l'eau s'écoulant de ses yeux. Mais le jeune homme eut un réflexe qui la surprit. Elle ne le pensait pas capable d'une telle chose... D'un tel geste de.. Tendresse? Il la prit dans ses bras avant qu'elle ne puisse se recroqueviller. Et, se retrouvant -une fois de plus- dans les bras de l'intrus, elle tenta de se calmer. Mais elle n'en eut pas le temps. La position devant être inconfortable pour le jeune homme, et comme elle était à moitié avachie sur lui, ils glissèrent, jusqu'à finir au sol sans que Koko aie vraiment pu comprendre de quoi il en retournait vraiment. Enfin bon. Toujours était il qu'ils se retrouvèrent au sol, nez à nez, Aïko dessus et Kyota dessous.

    « Euh… Oups ? »

    Elle était presque attendrie par son air de petit garçon innocent. Un petit garçon innocent qui venait de poser les mains dans son dos. Elle le fixa, les yeux grands ouverts. Scrutant son visage, elle ne vit rien. Rien qui ne puisse lui permettre de comprendre ce qu'il se passait. Tout était si... Emmêlé? Et si, le fait qu'il ait atterri dans sa chambre n'était en fait qu'un prétexte, qu'un mensonge..? Et si Kyota lui avait menti? Qu'en fait, c'était un gros pervers avide de sexe? Et s'il avait bien caché son jeu? Mais oui bien sûr... Et avec des scies on coupe du bois... Mais qu'est-ce qu'il lui prenait? Kyota n'était pas ce genre de connard, pas ce genre de garçon. Il était timide et renfermé. Comme elle... C'était d'ailleurs ce qui l'avait tout de suite intriguée. Elle essuya ses yeux en tirant ses manches sur ses paumes de main, et en les essuyant à la manière d'un enfant. Elle en avait marre d’être émotive et de pleurer pour un rien... Ne s'étant pas encore dégagée de sur le blondinet, elle "roula", sur le côté. En fait; elle décala simplement ses fesses de sur lui, au sol. Restant encore suffisamment proche pour que ses mains restent dans son dos. Cette sensation de chaleur lui faisait du bien, étant donné qu'elle avait mal à cause des chutes de la soirée...

    Elle baissa la tête, pliant ses jambes en tailleur. Ses hoquets de tristesse la faisaient trembler et parfois sursauter un peu. Mais elle ne pleurait plus. Lorsqu'elle sentit que le jeune homme commençait à enlever sa main, elle se tourna vers lui, et la lui prit pour la reposer sur ses flancs. Entre son dos et son ventre. Sa main était immense par rapport à son corps... Elle en était presque choquée. La paume de la main du jeune homme était à moitié sur son ventre, et le reste de sa main et ses doigts était dans son dos, arrivant presque au milieu de celui ci. La position était de nouveau étrange... Kyota était allongé au sol, entre le lit et Aïko. Cette dernière était donc assise en tailleurs, et la main du jeune homme l'englobait. Il n'avait qu'à tirer un peu et elle serait de nouveau contre lui.

    « Tu.. P-pardon... C'est p-pas ta faute.. J-je pleure pour rien.. »

    Elle ne voulait pas revenir sur le sujet du baiser. Elle ne savait pas quelle mouche avait piqué le jeune homme, et ne voulait pas non plus le savoir forcément.

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Kyota Katsunobu


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MessageSujet: Re: « Oups... » [Aiko]   Sam 26 Jan - 18:07

    Quelle avait été cette étrange sensation qui l’avait poussé, lui, à l’embrasser, elle. Cette personne, cette fille qu’il ne connaissait pas réellement. Avec qui il n’avait encore rien partagé hormis un repas ou deux. Avec qui il n’avait échangé que quelques mots au cours de divers intercours durant lesquels il pouvait voir la tristesse au fond de ses yeux. Avec qui il n’avait échangé qu’un nombre total de deux sourires. Il la regardait souvent, pourtant. Il la regardait qui guettait au dehors, à la manière de quelqu’un qui attend une autre personne pour une chose importante. Il avait lu dans ses longs soupires à quel point elle était seule, à quel point on l’avait blessée, à quel point elle était faible sans quelqu’un à ses côtés. C’est sans s’en rendre compte qu’il avait commencé à s’intéresser à elle. Pourquoi ? Lui-même ne le savait pas. Il passait la majeure partie de ses heures de cours à la regarder, il lui arrivait même de penser à elle, principalement lorsqu’il était seul, en soirée avec son frère ou encore, au moment qu’aller se coucher. Parfois même, il se touchait affectueusement les parties en pensant à elle. [Je sors \o/]

    Il fut été le premier surprit de la voir fondre en larme, puis de remettre sa main sur un de ses flans, au niveau de sa taille. Un seul geste et hop ! Elle serait de nouveau assez près de lui pour qu’il puisse l’embrasser à nouveau. « ça recommence… A quoi je pense encore… Pourquoi elle, pourquoi comme ça… ? Je… J’ai envie de recommencer… Oh, et puis, pourquoi pas après tout… » Pourtant, ses mains refusaient d’agir comme son cerveau le leur disait. Elles restaient immobiles, comme si elles avaient peur de la briser en milles morceaux. On pourrait même dire qu’elles faisaient n’importe quoi. En effet, tandis que la main droite était sur un des flans de la jeune femme, la main gauche s’approchait de son visage où elle séchait les larmes qui coulaient. Puis, elle lui prit une main, la droite. Enfin, elle attira la demoiselle jusqu’à ce qu’elle soit totalement avachie sur le jeune homme. Il posa ses yeux sur le plafond, entourant Aïko à nouveau de ses immenses bras. Il la regardait par de furtifs coups d’œil de peur de croiser son regard plein de fureur. C’était en réalité pour ne pas croiser ses larmes. Il ne voulait pas la rendre malheureuse, mais visiblement c’était assez loupé. Kyota lui caressait doucement la tête avec une de ses mains, reniflant le parfum enivrant de ses cheveux si doux, si soyeux. Il fermait les yeux, se laissant bercer par les battements de cœur de l’adolescente.

    « Je suis désolé de t’avoir… Embrassée… Enfin, pas de t’avoir embrassée loin de là, tout le contraire d’ailleurs. Enfin non pas le contraire ! Euh si, non ! SIII ! Oui enfin je sais pas ce qu’il m’a prit mais j’ai… aimé… ? Quoi qu’il en soit, pardonne moi pour t’avoir fait pleurer… »

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