Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 Je cours à ma perte... {PV : Kyo Shin}

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MessageSujet: Je cours à ma perte... {PV : Kyo Shin}   Mer 23 Jan - 16:30

Mon heure de liberté hebdomadaire allait commencer. Le seul avantage à avoir été malade pendant des années, étai qu'à présent j'étais dispensée de ce cours auquel la plupart des filles se rendaient dans un état de démotivation intense : le cours de sport. Mais moi, j'aurais quand même bien aimé pouvoir avoir un corps un peu moins flasque, mou, et dépourvu de forces. Que ferais-je le jour où je me retrouverai dans une situation délicate et où je devrai me défendre? Je serais impuissante. Il m'arriverait malheur, forcément. On pouvait vraiment dire que j'étais une petite demoiselle sans défense. Mais je n'aimais pas penser à cela. J'avais tendance à penser au pire depuis que j'étais arrivée au japon, et c'était tout sauf judicieux. ça me donnait presque envie de rentrer à Londres... J'ai bien dit presque. Jamais je ne rentrerai à cause de mes simples pensées un peu effrayantes. Il en faudrait beaucoup plus pour me faire rentrer à la maison. Je commençais seulement à goûter à la « Vraie » vie, et je n'allais pas rentrer de sitôt dans ma prison dorée. Père et mère le savaient : le Japon était le pays de mes rêves. Pour cela que je les avais tannés avec mon voyage jusqu'à ce qu'ils cèdent et me laissent enfin partir, ouvrir mes ailes et explorer un monde que je savais à ma portée, mais dont j'ignorais tout.

Dans tous les livres, le monde était décrit. Surtout dans les œuvres réalistes des écrivains français, comme Emile Zola, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant ou encore Honoré de Balzac. Tous ces auteurs m'avaient permis de mieux m'imaginer le monde... Et de parfois m'en faire peur par leurs descriptions bien trop crûes et précises des choses. Là, je pense surtout à Thérèse Raquin, de Zola. Il décrivait une morgue, et les cadavres qui s'y trouvaient d'une manière bien trop... Réelle. Qui m'avait fait faire des cauchemars durant un long moment, même si c'était son but... Et puis, autre chose était souvent décrite dans les romans. L'Amour. Le vrai, le beau, « avec un grand A » comme ils le disaient la plupart du temps. Mais moi, avec mon isolement et ma solitude, je ne savais pas ce que c'était. J'aurais tant aimé, moi aussi, pouvoir connaitre cette sensations, ces papillons dans le ventre, et ces vibrations de plaisir charnel. Mais... C'était quoi le plaisir charnel au juste? Un homme et une femme qui s'accouplaient afin de se reproduire? Oui, j'avais vu ça dans mes livres de Sciences de la Vie & de la Terre, mais pour ce qui était du reste... Rien. Depuis que j'étais à Rayen, j'avais bien vu des couples s'embrasser et s'enlacer -ce qui m'avait, bien évidemment gênée-, sans pour autant que je comprenne leur gestes. Jamais personne ne m'avait étreinte. Pas même mes parents. Chose pour le moins étrange, qui ne m'avait pas véritablement dérangée... Jusque là. Je ne m'apercevais que maintenant du manque d'amour et d'affection dont mes parent avaient fait preuve envers moi, et ça faisait soudainement un grand vide quelque part en moi... Une sorte de manque. Peut-être.

Profitant d'avoir du temps de libre devant moi, je me dis que je ne réviserai pas pour le moment. Et puis, nous étions vendredi... J'aurais tout le Week-end pour réviser... Oh mon dieu. Qu'est ce que je pensais? L'effet de la liberté me grisait tellement que je me mettais à dire, penser, et faire n'importe quoi... J'allais dans ma chambre pour être un peu mieux couverte. Pour le moment, je ne portais qu'une jupette d'étudiante avec des chaussettes hautes, et un petit chemisier. Mais avec ça, j'allais mourir de froid si je voulais aller explorer Matsuyama. Je troquais donc mes chaussettes par des collants en polaire, et mis un pull en laine par dessus ma chemisette. Mon long manteau noir vint se superposer à tout cela... J'enroulais une écharpe bleue foncée autour de mon cou, et plantais un béret de la même couleur sur ma tête, laissant ma frange et quelques mèches de mes cheveux gris et lisses en dépasser. Je mis des bottines noires, et quittais enfin le pensionnat.

Le vent froid fouettait mon visage, et de la buée se formait sur mes lunettes. Engonçant mes mains dans mes poches pour les protéger du froid, je marchais sans but précis, tournant lorsque j'en avais envie, sans trop réfléchir. Et mes pas commencèrent par me mener vers une avenue, de cette avenue, je traversais la galerie marchande jusqu'à arriver à un parc. Oh, qu'il était beau. Des pelouses vastes, des enfants qui jouaient, et... Des flocons de neige qui se déposaient sur le paysage qui m'environnaient. Les enfants poussèrent des cris de joie, et mes yeux s'ouvrirent en grand. C'était si beau... Je restais un long moment à contempler les flocons blancs... Jusqu'à ce que le froid s'infiltre jusque dans ma moelle et que je me mette à trembler. Ce ne fut qu'à ce moment là que je m'aperçus que je ne savais pas comment rentrer au pensionnat... Oh non... Mon regard fit de nouveau le tour du parc, à la recherche de quelqu'un qui pourrait m'indiquer le chemin. Mes yeux se posèrent sur un jeune homme, qui devait avoir 18-19 ans, et dont le visage me disait quelque chose. Il était au pensionnat ! Il pourrait m'aider à retrouver le chemin pour rentrer ! Mais comment l'aborder... ? Avec ma timidité, ça ne serait pas simple. Mais je pris mon courage à deux mains, et me dirigeais vers lui, les joues rosies par le froid, et grelottant.

« Heu... B-bonjour.. Je... Vous pourriez m'indiquer le chemin pour retourner au pensionnat Rayen, s'il vous plaît? Je crois que je me suis perdue... »
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Kyo Shin


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MessageSujet: Re: Je cours à ma perte... {PV : Kyo Shin}   Dim 10 Fév - 18:36

La vitre froide recueille mon souffle emplit de chaleur, laissant son empreinte par une mince nuée de buée, floutant la vue qui s’offrait à moi auparavant… J’effleure ce verre, mes doigts faisant fuir ce voile parasite, et à nouveau, tout s’offre à moi. Recroquevillé sur moi-même, tout mon être tremble et mon esprit vacille. Mon corps, nu, subit l’ardeur des basses températures, sans pouvoir se réchauffer, ne serait-ce que quelques peu. Cette immense pièce vide n’y changera rien… Blanche, sa seule lumière est fournie par les multiples fenêtres qui l’arborent. Tout est si calme, apaisant. Et pourtant tout me tétanise, m’effraye. Et c’est ici, au bord des vitres, dans un coin de la pièce, que j’ai trouvé ma place, dans cet étrange monde, trop neutre et clos pour m’accueillir…

Aucun bruit ne pouvait interrompre mes songes et mon regard contemplait avec ferveur l’agitation extérieure. Toute cette population, enfermée dans un engrenage crée par la société. Tous, chiens à la botte des normes, courant après tant d’idéaux fictifs et persuadés d’avoir une personnalité unique, propre à eux-mêmes. Tant de pantins, et si peu me remarquent. Lorsqu’un regard se pose sur moi, je peux y lire le reflet d’un personnage étrange au cœur mort, qui n’est autre que mon propre reflet. Et ces yeux, ce sont eux qui m’ont enfermé avec haine entre ces murs si froids, dans ce monde si glacial… J’aimerais leur hurler ma rage, mais... A quoi bon ? Le verre ferait taire ma voix… Et une fois de plus, rendrait mes sanglots inutiles…

Et soudain, ma vue perçoit ce revers, différent… Sur cette même vitre, je perçois mon reflet. Il m’arrive comme un retour de flamme et me brûle les ailes… Je m’observe, longuement, et sens, tel un poison, ce dégout qui me saisit. Ce n’est pas mon apparence luxurieuse que j’observe, mais ce qu’il y a à l’intérieur. Tout ce que j’y lis est détestable. Les termes les plus odieux se glissent en moi alors que les traits de mon visage se durcissent. Je veux qu’il disparaisse de ma vue… Mais il subsiste. Et mon regard se retrouve alors dans l’incapacité de s’en détacher. Mais… Il me faut une solution. La seule qui m’apparaît est définitive, tranchante. Elle met un point final à mes soucis et les signe à l’encre rouge avant de m’achever. Violemment ou en douceur… Ma solution, je la choisirais saisissante de force, de cicatrices. Ma solution est finale. Ma solution se susurre en 4 lettres. Ma solution est la mort.

Avec rage, je me lève, encore tremblant… Mes pas se dirigent vers la porte, mes yeux ne quittant pas la poignée… Lorsque ma main se pose sur celle-ci, je la force à s’incliner, me donnant accès à un long couloir, dont les murs sont bordés de miroirs. Je m’y observe longuement… Mes cheveux tombent en mèches rebelles sur mon regard implacide. Mes lèvres charnues sont entrouvertes. Mon corps se dessine saillant de muscles et terriblement chaud… J’avance jusqu’à l’armoire qui marque la fin de ce couloir. L’ouvrant avec vivacité, mes yeux parcourent avec rapidité son contenu… Un léger sourire apparaît enfin sur mes lèvres… Après un habillage rapide, je décide de retourner à nouveau face à ce miroir. Ce corps qui était si charnel et luxurieux se dessine désormais élégant et sensuel… Un simple t-shirt gris anthracite, au col en V laissant apparaître des pectoraux sculptés, agrémenté d’un veste ample en cuir au multiples fermetures, certaines ouvertes, d’autres fermées… Un jean noir, ample, froissé, déchiré, avec de multiples chaînes au niveau de la hanche gauche, était rentré dans de hautes bottes noires, lacées mais relâchées, recouvrant la moitié de mon mollet.

Après un dernier sourire charmeur à l’encontre de mon reflet, je descendis avec rapidité dans la rue, jetant un dernier regard à l’enseigne du bâtiment.

-" Hmpf… Décidemment… Faut croire que les putes sont moins sauvages au fil du temps… "

Allumant une cigarette avec dédain, je remarquais ces flocons échouant avec fierté sur le sol… A croire que le vent glacial avait été suffisant pour laisser apparaître la neige… J’avançais, sans but… Le temps filait et fondait, comme la neige… Et les avenues, les ruelles, les galeries, les parcs défilaient sans réel intérêt de ma part… Jusqu’à ce que… Une voix fluette m’interpella. Elle s’adressait apparemment à moi. Et me demandait de l’aide pour rentrer à Rayen… Mon regard se glissa sur l’origine de cette voix, et quelle ne fut pas ma surprise en la découvrant…

Une fillette maigrichonne, dans le style écolière de films. Des cheveux courts, au carré, des petites lunettes et des yeux couleur noisette. Waouh… Comment ça se peut ça ? Comment peut-on avoir le courage, ou la folie, je ne sais pas, de s’aventurer dans un parc, en pleine nuit, en étant aussi frêle ? Aussi vulnérable ? Mais… Qui s’en serait plaint ? Sûrement pas moi… La fixant avec un regard aussi sombre que possible, soufflant ma fumée mentholée à son visage, je lui glissais en douceur, une voix suave presque étouffée échappant de mes lèvres…

-" Pourquoi je devrais t’aider ? Si tu t’es perdue, moi je ne le suis pas. Donc, en l’occurrence, ce ne sont pas mes soucis. "
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MessageSujet: Re: Je cours à ma perte... {PV : Kyo Shin}   Lun 11 Fév - 20:25

Je ne me sentais pas franchement maline à devoir demander mon chemin à un inconnu, comme ça. Surtout qu'aller vers les gens n'était pas dans mes habitudes, mais là, avec ce froid qui me transperçait tel des lames d'épées et la nuit qui était en train de s'installer, je n'avais pas vraiment le choix, ma timidité avait dû passer au second plan, derrière ma volonté de rentrer. Qui est-ce qui saurait ce qu'il pourrait m'arriver, une fois la nuit tombée, une fois qu'il ferait aussi noir que dans un four? Comme je me l'étais déjà imaginé dans la journée, il pourrait m'arriver n'importe quoi, et je ne pourrais me défendre. Mais comment? Je ne me promenais pas avec une bombe lacrymogène dans mon sac, ni avec une bombe au poivre ou autre artifice d'autodéfense du genre. Ça allait être compliqué de m'en sortir si je tombais sur quelqu'un plein de mauvaises attentions. Mais bon. Ici, à Matsuyama, les gens ne me semblaient pas être du genre à me manger toute crue, je n'avais pas vu de personnes qui paraissaient trop "méchantes" ou autre. Á part quelques racailles au pensionnat, qui se battaient et posaient problèmes au prof, Matsuyama me semblait être un coin tranquille.

« Pourquoi je devrais t’aider ? Si tu t’es perdue, moi je ne le suis pas. Donc, en l’occurrence, ce ne sont pas mes soucis. »

J'ouvris de grands yeux surpris, ne m'étant pas attendue à une réponse de ce genre. Visiblement, je ne m'étais pas adressée à la bonne personne... Le jeune homme semblait être bel et bien un étudiant, étant donné qu'il disait qu'il savait où il était, mais il n'était pas des plus aimables... Il n'avait pas l'air décidé de m'aider, me demandant même pourquoi il le ferait, d'une voix grave en me soufflant sa fumée au visage, me faisant esquisser un pas en arrière, toussant un peu. Je n'avais jamais fumé, ni n'en avait ressenti l'envie... Peut être à cause de mon isolement? J'avais souvent vu mon père avec une pipe, mais jamais une cigarette, et l'odeur, ne me dérangeait pas. Mais par contre, le fait d'avoir de la fumée ainsi projetée sur mon visage m'est assez désagréable. Je remis une mèche mouillée de mes cheveux correctement, l'écartant du carreau de mes lunettes, la faisant passer au dessus d'une des branche de ces dernières pour la caler. Mon corps était pris de frissons, et mes mains étaient complètement rougies par le froid. Un peu plus et j'allais me mettre à claquer des dents, mes membres tremblant déjà ... Maudit métabolisme incapable de résister au froid ! Tout en soufflant sur mes mains pour essayer de les réchauffer, j'en profitais pour détailler mon interlocuteur, n'osant pas lui répondre au vu de la manière dont il m'avait adressé la parole. Il était grand, beaucoup plus que moi en tous cas... Je lui arrivai sous l'épaule, et ses yeux d'un beau gris métallisé me regardaient presque méchamment. Il était vêtu d'un simple t-shirt anthracite, par dessus lequel il avait une veste noire. Par contre, comment est-ce qu'il ne pouvait ne pas avoir froid...? Ce géant m'intriguait et je le trouvais plutôt... Beau? Son t-shirt moulait son torse et ses muscles apparent, me faisant rougir -même si ça ne devait pas se voir à cause du fait que mes joues soient déjà rouges par la faute du froid- et baisser la tête. Pourquoi est-ce que je le reluquais comme ça au juste? Peut être pour compenser le fait qu'il ne soit pas très poli. C'est pour cela que, je lui répondis enfin en tentant de lui expliquer ma situation d'un ton plus qu'intimidé. Je remis mon bonnet en place en balbutiant.

« Tu... Vous... Excusez-moi, je ne voulais pas vous déranger... Simplement qu'il commence à faire nuit et que j'ai peur de rentrer seule dans le noir... Je... Excusez-moi encore une fois, je vois bien que je vous ai dérangé au mauvais moment ... Je... Vais me débrouiller pour rentrer... »

J'avais parlé beaucoup, et je m'apprêtais à repartir, finissant ma réplique simplement dans un souffle.

« Mais ce n'était tout de même pas une raison de me parler de cette manière... »

Je remis mon béret correctement, et me tournai pour commencer à rentrer. Au bout de trois pas, je m'arrêtais d'un air un peu paniqué. J'étais vraiment totalement perdue...
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