Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 La solitude comme pénitence, la dualité comme purgatoire [PV Ichigo Niji]

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Iaroslav Karamazov


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MessageSujet: La solitude comme pénitence, la dualité comme purgatoire [PV Ichigo Niji]   Lun 18 Fév - 1:39

Suis-je déjà venu sur cette plage ? Je ne sais plus. Je devrais m’en souvenir, pourtant. Il ne faudrait jamais oublier. Perdre la mémoire est bien triste.

Voici maintenant quelques années que le dernier souvenir semblable s’est tarit, me semble t-il. Ce devait être dans le Nord. Ce devait être ailleurs. Par chez moi, très certainement, même si je ne peux décemment pas avouer avoir quelque chose qui ressemble à cela. Home sweet home… J’ai tout abandonné il y a bien longtemps. Du coup, je dirais bien que cette dernière fois remonte au continent. Elle date de mes jeunes années, lorsque je pouvais nonchalamment marcher sur les quais, au bord de l’eau, dans l’air marin et iodé, dans cette atmosphère revigorante. Je ne pense pas qu’il faille mentir en prétendant que c’était hier. Car c’était il y a des lustres.
Il y avait, à l’époque, une blonde. Son prénom m’échappe. Son accoutrement également, même si je songe qu’elle devait être chaudement vêtue. Sa voix, son accent, tout est parti. Seule sa pâle chevelure me reste dans les yeux. Et je la vois, ou crois le faire, en tournant maintenant la tête. Pourtant, il n’y a rien. Autour de moi, le néant. De part et d’autre de cette berge, rien. Alors j’avance, lentement, dans cette brise hivernale. Point de froid pour m’arrêter. Pas de neige ni de pluie. Seulement ce fond, ce souffle paisible qui me saisit. Je suis bien, là. J’aimerais y rester bien plus loin qu’après la fin du monde.
Seulement, les plaisirs, comme tout le monde le sait, ne durent qu’un temps. Il ne faut les confondre avec le divin bonheur. Un bien vaut pour l’instant. Le bien vaut pour longtemps. Quoique tous les deux ne s’éternisent, finalement. On en reviendrait presque au même, si l’être et l’avoir ne se montraient si différent. Trop souvent, je préfère l’un à l’autre, pourtant. Ah…
Soupirant, j’inspire et me relâche lentement. Là est un banc mais je ne m’y poserai pas. Ce serait un coup à prendre froid. Le mouvement est vital. Il donne le souffle et la force. Il me préserve des rigueurs de l’hiver. Loué soit le mouvement. Maudits soient ceux qui lui privilégient autre chose, qu’il s’agisse de l’action, de l’argent, du pouvoir ou… bref. Je ferme les yeux après les avoir levé au ciel et croise mes mains derrière ma tête. Je vais ainsi, lentement mais sûrement. A deux pas de là, les vagues heurtent tranquillement la plage. Moi, j’entrechoque des songes qui ne servent qu’à rien. Je m’en fiche, au moins, ils me servent à moi. Je n’ai pas envie de rentrer. Je préfère avancer, sans me presser ni stresser outre-mesure.
Au loin, je vois un couple de passant. Mais cela ne dure pas. L’un a beau aller vers la plage, il s’arrête vite dans le sable et remonte. Deux secondes plus tard et déjà ils ne sont plus dans le coin. C’est l’idéal. Je peux continuer à errer à mon gré. Puisse celui-ci ne jamais trouver de fin, et ma vie dépendre entièrement de ma bonne volonté. Amen.

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MessageSujet: Re: La solitude comme pénitence, la dualité comme purgatoire [PV Ichigo Niji]   Lun 18 Fév - 22:13

L'hiver fait déprimer, dit-on. Certaines personnes, pleines de vie et de motivation n'en sont pas atteintes par ce manque de soleil et de degrés. Comme moi, en temps normal. Mais le départ de mon super poussin, mon colocataire et seul ami, m'avait enfoncée profondément dans les abysses de la solitude. Certes, c'était plus ou moins par choix, mais ça ne faisait jamais du bien. J'étais là, bêtement perchée sur le rebord intérieur de ma fenêtre, le front collé au carreau tandis que mon esprit flottait loin, bien loin. Dans la chambre régnait une atmosphère tendue et électrique. Ma faute, une fois de plus. À l'annonce du départ d'Ikura, les autres colocataires avaient limite sauté de joie, ce qui m'avait exaspérée ; donc, une fois qu'il était parti j'avais réglé mes comptes. Et dans ces moments là, tact et délicatesse, je ne connais pas. Je ne connais que mon point de vue et mes nerfs. Donc bon. J'en avais marre. Je n'avais plus que deux options : soit je partais du pensionnat pour vivre dans un appartement, mais pour cela il me faudrait un travail, et me connaissant je finirais par me faire virer pour manque d'assiduité, ce qui rendait cette option-ci impossible. Soit j'essayais de soudoyer un surveillant ou un membre du personnel un peu plus "haut gradé", pour pouvoir changer de chambre. Ça paraissait beaucoup plus simple à exécuter. Mettre mes atouts en avant était l'une des choses que je parvenais le mieux à faire. Mais parfois, je me retrouvais dans des situations peu enviables. Du genre se retrouver avec un grand bonhomme russe, fort et avide de pouvoir, coincée dans une salle de classe, une nuit alors que j'avais été récupérer mes écouteurs que j'avais perdus dans la journée. Au final, je ne les avais jamais revus, mais ce fut un mal pour un bien... Un bon moment -quoiqu'un peu interrompu par des souvenirs agressifs-, pour la perte de mes oreillettes fétiches. Oui, j'avais été bien dans les bras de ce quasi inconnu, et j'aurais aimé qu'il fasse ce qu'il avait dit, c'est-à-dire, de prendre soin de... Moi? Mais qu'est-ce que je me mettais à me dire moi? Être bien ou pas dans les bras de quelqu'un, ou contre lui est quelque chose de très subjectif. Tout dépend de l'humeur, des envies, de l'ambiance du moment tout comme dudit quelqu'un. Je quittais mon point d'observation car j'avais froid. Le pensionnat avait beau ne pas être trop mal isolé, mais en restant assise près d'une fenêtre un long moment, on pouvait sentir un léger courant d'air glacé venir de l'extérieur. Ne tenant pas à rester dans ma chambre, je décidais d'aller à la plage. Je ne savais pas pourquoi, mais j'en avais envie, presque besoin. La plage est un lieu qui d'après moi est parfait pour exprimer une sorte de mélancolie mêlée à de la tristesse.
Plantée devant mon armoire je cherchais des vêtements. J'optais pour un jean slim noir, un haut blanc "basique" (col en V et manches trois quarts), et par dessus, un pull en laine gris foncé, dont les manches étaient un peu trop longues pour moi, ainsi qu'une écharpe grosse écharpe noire, toujours en laine, dans laquelle je pouvais cacher mon visage jusqu'au nez. Pour enfiler tout cela, je passais dans la salle de bain. J'avais vraiment une mine de déterrée. Peut-être étaient-ce les nuits blanches à répétition? Peut-être étaient-ce mes entrainements de danse qui avaient repris de manière intensive qui m'épuisaient? Peut-être était-ce le froid, l'hiver? Peut-être... Peut-être... Encore et toujours des peut-être. C'était frustrant. Mais toujours était il que j'avais une petite mine. Je me préparais en vitesse, sans prendre la peine de me maquiller ou de batailler avec mes longues boucles blondes qui me tombaient à présent dans le bas du dos. Chaussant des converses basses noires à la hâte, je sortis du pensionnat, non sans attraper mon portable et mon iPod au passage.

Je marchais vite. Et arrivais donc bientôt à mon but. La plage était chaque fois plus belle. Le sable presque blanc, et l'étendue d'eau qui se présentaient à mes yeux étaient magnifiques. Je me déchaussais sans perdre de temps, et, pieds nus, mes converses à la main, je remontais le bas de mon jean en le pliant jusqu'à mi-mollets avant de me mettre à marcher vers la mer. Elle était glacée, et lorsque j'y glissais un orteil, un frisson me parcouru de bas en haut. Mais, m'habituant à la fraicheur, je finis par commencer à marcher un peu en direction des rochers. Une fois arrivée, je m'assis sur l'un deux, ramenant mes genoux contre ma poitrine et regardais les vagues devant moi. Ces derniers temps, la solitude me pesait. Je ne m'en étais que rarement plainte auparavant, mais à présent, ça devenait dur de tenir toute seule. J'avais l'impression de retomber dans l'infernale spirale d'isolement dans laquelle je m'étais murée après la séparation avec Kakeru...

Mon regard se porta sur la plage alentour. Une silhouette, au loin me rappela quelqu'un... Je pris le temps d'essayer de me remémorer à qui elle appartenait... Le russe ! Le russe de la salle de classe ! Mais d'aussi loin, je n'en étais pas sûre. Bon... J'allais me laisser tenter par le diable. Je me relevais doucement, grelottant. Je recommençais à me déplacer doucement, toujours avec mes chaussures à la main. En arrivant près de lui, sans pour autant m'approcher de trop, je fus sure, et ma voix trahit ma surprise, sans que j'y aie vraiment réfléchit...

« I... Iaroslav?! »

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Iaroslav Karamazov


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MessageSujet: Re: La solitude comme pénitence, la dualité comme purgatoire [PV Ichigo Niji]   Mar 19 Fév - 1:04

Il est des jours où l’on ferait mieux de rester couché. Cela, c’est une certitude. Et je pense que, jusqu’à présent, du moins jusqu’à ce que cette blonde surgisse, c’est ce que je comptais persister à songer. La vie est une série d’épreuves sensées nous faire sentir vivant. L’ennui, c’est que ces batailles contre le vent sont généralement bien trop difficiles pour être surmontées d’un seul coup. Habituellement, on y perd, soit son âme, soit un peu de fierté, soit patience. Pour ma part, à lutter pour me dépêtrer des méandres de ma vie, j’avais du égarer ma santé mentale. Evidemment, quand on y regarde à deux fois, ce n’est pas grand-chose. Surtout me concernant, puisque je ne devais pas être mieux avant, de toute façon. Mais tout de même. Je rouspétais parfois intérieurement contre mon manque de sérieux et de raison. Enfin bon…
Je n’ai jamais eu envie ni besoin de me formaliser, et je ne pense pas que c’est à ce moment précis qu’il convient de s’en préoccuper, quoi qu’il en soit. Sain d’esprit ou non, je voyais cette gamine approcher. Etait-ce possible ? La déraison me jouerait-elle des tours ? Je clignais des yeux plusieurs fois, histoire d’être un peu moins mal assuré, et ralentissais lentement ma course. Ainsi, c’était bien elle. La tenue hivernale camouflait en grande partie son corps, mais je ne pouvais me tromper. Sa voix, sa taille, sa crinière, tout convenait. Même ses formes que je détaillais silencieusement d’un regard de haut en bas, avant de revenir à ses yeux. C’était bien elle. C’était cette petite dont le nom m’échappait encore un instant. Hmm… Deux secondes sans réaction. Trois. Quatre. Merde, comment s’appelait-elle, déjà ? Cinq, six, sept.

« Toi… »

C’était dit lentement. Heureusement, je pouvais ainsi bénéficier de plusieurs secondes supplémentaires pour tenter de masquer cet oubli honteux. Comment diable pouvais-je ne pas me rappeler du nom de cette petiote égarée dont j’avais gentiment abusé en lui murmurant des mots doux ? Ce n’était certes pas un viol, mais le coup pouvait quand même être marquant. La preuve, j’avais son prénom sur le bout de la langue, tout comme l’impression de sentir le goût de son corps.

« Hmm… »

J’avançais vers elle. Il fallait camoufler à tout pris mon manque de mémoire morte. Tous mes neurones fonctionnaient à toute allure. Si l’air marin n’avait été aussi frais, peut-être aurais-je pu craindre la surchauffe. Mais il n’en fut rien. Arrivé à moins d’un mètre de sa personne, je baissais les yeux sur elle et retenait difficilement les mains dans les poches de ma veste. En fait, je l’observais, mais déjà une semi-tonne de scénarios trottaient dans ma tête. Qu’allais-je faire ? Lui sauter dessus ? La gifler ? Lui tourner autour ? Toucher ses fesses ? Lui sourire ? M’en retourner ? L’attraper ? La pousser ? Tomber moi-même à genoux ? Hmm…

« Tu veux ? »

Demandais-je enfin. Ce devait être la technique suprême. J’évitais de ce façon de paraître pour un « oublieur de prénom » et pouvait très bien ne pas paraître surpris du tout de la retrouver là. Gérer le naturel, le simuler et le mettre en avant, voilà un talent qui me convenait plutôt bien. Essayons-le le temps que ça durera. Pourquoi une gamine comme elle s’en offusquerait, de toute manière ?

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MessageSujet: Re: La solitude comme pénitence, la dualité comme purgatoire [PV Ichigo Niji]   Mar 19 Fév - 19:18

Il n'avait pas semblé surpris en me voyant. Chose étrange, car il avait prit du temps avant de parler. Peut-être fallait-il simplement qu'il me remette? Peut-être m'avait-il oubliée? Non. Il avait dit qu'il ne m'oublierai pas, et même, il n'avait pas le droit de m'oublier. Que ce soit en bien ou en mal, il fallait qu'il se rappelle de moi. J'avais été suffisamment insupportable comme partenaire pour marquer un esprit. Quoique. Il semblait prit dans ses pensées tout en parlant, et même si je ne le connaissais pas, j'avais cru déceler dans son regard, ne serait-ce qu'il instant, de la surprise. Puis une légère confusion. Mais ç'avait été tellement bref que j'en venais à me demander si je n'avais pas rêvé ou imaginé. Il n'était pas comme la dernière fois où je l'avais vu. Ou pas de la même humeur alors... Car il était plus souriant. Plus provocateur. Alors que là il semblait d'humeur moyenne... Voir maussade.

Moi aussi je le regardais. Je le fixais plutôt. Mais le vent froid qui soufflait face à moi, me força à baisser la tête pour éviter que mes yeux trop clairs et sensibles ne pleurent à cause de ce souffle glacé. Ce souffle se glissait d'ailleurs dans mon cou, et glaçait mes mains au passage. J'essuyais mes yeux, et soupirais. Je sentais encore son regard sur moi. On aurait dit qu'il voulait que quelque chose soit marqué sur mon front. Je tiltais enfin, relevant le visage. Je fis un pas vers lui, essentiellement pour m'abriter du vent, avant de relever la tête pour le fixer droit dans les yeux.

« Te fatigue pas trop. J'm'appelle Ichigo. Faut croire que ta mémoire fonctionne moins bien que ce que t'as entre les jambes coco. »

Acide, oui. Déjà que j'étais un peu fatiguée et mal lunée, alors m'apercevoir que la seule personne dont j'avais apprécié l'étreinte depuis bien longtemps avait peut-être oublié mon nom m'atteignait plus que ça ne l'aurait fait en temps normal. Je refis un pas, puis un second, mais cette fois ci vers la mer. Je lâchais mes chaussures, puis me laissais tomber à côté, sur les fesses, comme un tas. Même au travers de mon jean, je sentais le sable froid et un peu humide. C'était ni agréable, ni désagréable. ça m'était indifférent en fin de compte. Je me mis dans ma position fétiche, ramenant mes genoux vers ma poitrine et les entourais de mes bras puis posais mon menton dessus, regardant la mer. Depuis quelques temps, j'avais l'impression d'avoir la poitrine prise dans un étau. Que mes côtes allaient finir par être broyées par... La pression de l'air environnant? Ou tout simplement la pression de mes regrets et de ma frustration. Oui, j'étais frustrée. Frustrée d'avoir repris la danse mais d'avoir perdu trop de ma souplesse et de mon endurance, cela faisait... trois semaines que j'avais repris, et je ne quittais la salle de danse que lorsque l'on me forçait. Je voulais récupérer mon ancien niveau, et pour cela j'étais presque prête à tout. Je frottais mon genou gauche qui avait prit un peu cher, ce qui me forçait à me mettre en arrêt forcé. Le nouveau prof me l'avait clairement dit, il ne voulait pas me revoir tant que je ne serais pas totalement rétablie et tant que je ne dormirai pas des nuits complètes. Pas gagné gagné en somme. Donc avant de reprendre, j'avais du temps à tuer. Je jouais avec le sable entre mes orteils, construisant un espèce de petit château devant moi. Le bruit d'une vague qui se brisa un peu plus fort que les autres me tira de mes pensées, et je lâchais, sans même vérifier que le blond était toujours là. Je sentais une présence derrière moi, mais ça aurait pu être n'importe quoi, une mouette, un chien, ou lui.

« T'avais pas dit que tu m'oublierais pas à la base? »

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MessageSujet: Re: La solitude comme pénitence, la dualité comme purgatoire [PV Ichigo Niji]   Mer 20 Fév - 0:48

Il est vrai que, dans un premier temps, je ne l’avais pas remise. Mais cela faisait partie des choses les moins essentielles, à vrai dire. Et je ne comptais absolument pas faire tout un cas de cette histoire. Au contraire, je me contentais d’arquer légèrement un sourcil en l’observant, avant de la voir bientôt passer près de moi. Non pas que j’ai de la rancune ni que je trouve sa façon de me faire remarquer ma faiblesse déloyale, je n’étais certainement pas étonné, mais il fallait bien réagir. Lui prouver qu’elle avait tort serait déjà une bonne base. Même si ce n’était pas la vérité. Une seule option pouvait s’avérer payante et suffisamment distrayante pour moi, dans la continuité : j’ai toujours raison. Voilà mon crédo.

« Bien sûr que je ne t’ai pas oubliée… »

Je m’étais retourné, la suivant uniquement des yeux lorsqu’elle était passée, pour finalement arriver à ses côtés. A la seule différence que je restais debout. Zyeutant cette mer aussi calme que moi, je constatais combien ma personnalité pouvait se montrer attenante aux vagues. Oui, j’étais comme le souffle du vent dans les flots. Une montée en tension progressive, que beaucoup prennent pour un jeu, mais qui en a noyé plus d’un.

« C’est précisément parce que c’est le cas que j’ai soigneusement veillé à ne pas tomber sur toi pour te protéger. N’est-ce pas ce que je t’avais dit ? Te protéger, oui… mais de moi, avant tout. »

Voilà, ça pouvait très bien suffire. Evidemment, elle pouvait aussi n’être pas satisfaite et riposter. Peut-être même que je m’y attendais. Mais puisqu’à chaque mot existe une parade, pourquoi aurais-je manqué cette occasion de partager un petit combat simple et dérisoire avec elle ? Pour rien au monde je ne fuyais les joutes que j’étais sûr de gagner. Parce que, quoi qu’il arrive, j’y gagnerais quelque chose.
Levant les yeux au ciel, je prenais une longue inspiration. Quelques secondes de répit encore. Quelques temps de concentration, d’évaluation de la situation et… je m’en retournais.

«Si tu tiens à souffrir, je ne t’en empêcherai pas. Tu peux venir. Mais même si tu en es à te trainer dans le sable et la poussière, tu es sûrement toujours mieux qu’à me suivre et me laisser exercer mes pulsions malencontreuses sur ta fragile carcasse. »

En disant cela, je m’étonnais légèrement sur la teneur de ce dernier terme. Carcasse… moui. C’était assez moyen. Surtout après y avoir goûté et avoir voulu sucer toute la chair et la moelle sur ces os délicats. Je n’avais rien de mal à dire de sa personne, en fait. Un peu trop gamine et pleurnicharde à mon goût, mais bon. On n’y peut rien. Les hommes sont la raison, les femmes sont la nature. Les hommes parlent, les femmes pleurent. Quand les uns débordent et se montrent naturels, ils sont blessants. Quand les autres se laissent aller à penser pour exprimer leur point de vue, c’est la catastrophe. Que chacun reste dans ses pénates. C’est pourquoi je me mettais à partir, lentement mais sûrement, non sans quelques ultimes regards à son attention en m’éloignant, à peu près tous les deux pas et demi…

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MessageSujet: Re: La solitude comme pénitence, la dualité comme purgatoire [PV Ichigo Niji]   Mer 20 Fév - 20:38

Non mais... Pour qui est-ce qu'il se prenait celui là? Il croyait vraiment que j'allais lui courir après pour qu'il revienne? Tss. L'espoir fait vivre. C'était abusé. Pourquoi se comportait-il comme ça, hein? Si je n'étais qu'une carcasse, comme il le disait si bien, pourquoi avait-il été jusqu'à me posséder comme il l'avait fait? Pourquoi est-ce qu'il m'avait fuit depuis ce moment qu'on avait passé dans la salle de classe? Ah, si, ça je savais. Soi disant pour me protéger de lui... J'aurais aimé pouvoir être dans ça tête pour pouvoir savoir ce qu'il pensait. Une frustration supplémentaire venait se rajouter au lot. Je me relevais, et tournais le dos à la mer pour le regarder partir.

« HEEY. Nan mais ho, qu'est-ce que tu crois? Que je vais te courir après et me jeter à tes pieds? Et ben t'as qu'à t'en aller, parce que je suis pas ce genre de fille ! »

J'avais haussé le ton pour qu'il puisse m'entendre. À présent, il était à cinq, six mètres de moi. Je ne voulais pas qu'il parte tant que je n'aurais pas dit ce que j'avais à dire. Bon, en fait, je n'avais pas grand chose à lui dire, mais son attitude m'avait chiffonnée. Pour moi, l'honnêteté était une chose importante, alors le fait qu'il n'ait pas voulu admettre qu'il avait oublié mon nom me décevait. Enfin bon, je m'en foutais un peu, ce n'était qu'un détail. Ce n'était pas le premier à m'oublier, donc je ne lui en tenais pas vraiment rigueur. Après, ses mots avaient été un peu blessants. Le reconnaître n'était pas pour moi une chose évidente à cause de ma fierté démesurée. Je soupirais et levais les yeux au ciel. D'un côté, j'aurais aimé aller le rattraper et lui dire que j'avais mal pris le fait de pas le voir depuis notre petite aventure, mais d'un autre j'avais envie de lui montrer que j'étais plus forte que ça. Plus forte que l'envie de me retrouver contre son corps chaud. Je m'empourprais, et secouai la tête avant de recommencer.

« Je crois que, si tu te sens obligé de m'éviter, c'est parce que TU as peur de souffrir. Il me semble t'avoir déjà dit, la dernière fois que nous nous sommes vus, que je me fichais de souffrir non? Si j'avais vraiment voulu éviter d'avoir mal, tu penses sérieusement que j'aurais couché avec toi? Que j'me serais laissée aller comme une gamine dans tes bras? Que je t'aurais laissé m'attraper quand je m'étais roulée en boule? Et ben nan ! J'ai peut-être des mœurs légères, mais je couche pas avec le premier con venu, quoique là, je commence à me le demander ! »

Je repris mon souffle. J'avais parlé fort, encore une fois, et, en cours de route, j'avais faillit faire un pas vers lui, mais je m'étais ravisée. Je n'allais pas céder, pas avant lui. Je ne savais pas comment il allait réagir, car je ne le connaissais pas assez. Mais toutefois, je savais qu'il pouvait parfois être violent et agressif. Quoique, je lui avais montré que moi aussi je pouvais mordre. Enfin bon. Je tirais sur une de mes boucles blondes en soupirant. J'étouffais un bâillement, celui-ci trahissant mon manque de sommeil.

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