Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 A quoi bon vivre... [PV Misato]

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Rei Akimera
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MessageSujet: A quoi bon vivre... [PV Misato]   Mer 27 Fév - 19:45

Trust in me
Tatoe hodoketemo
Kioku wa kizuna wo kesenai
Will you trust in me
Yubisaki de tadoru hoshi mieru deshou

Cette chanson qui résonne encore et encore dans ses oreilles depuis maintenant 1 mois jour pour jour… La mort d’un être cher en est la cause, encore une fois. Non, c’est seulement le souvenir de Katsuo qui lui fait cet effet. Elle n’a perdu personne enfin pas de vivant à proprement parlé. Vous vous demandez de quoi je parle ? C’est officiel à présent, Rei Akimera est redevenue complète ; une seule personne et non plus 3. Ses deux personnalités ont enfin disparues pour laisser à la jeune fille le pouvoir de changer. Changer me direz-vous… certainement impossible pour cette demoiselle qui ne pense qu’à se blesser, blesser les autres ou encore se réfugier dans la drogue et la nicotine pour tout simplement oublier. Oublier quoi ? Toute sa vie qui n’est juste qu’un ramassis d’ordure d’après elle.

Bref, la voilà en ce jour de pluie, à traîner dans les rues habillée en jupe et débardeur sans la moindre veste à capuche à ses côtés pour la protéger ne serait ce qu’un peu de la pluie. Elle est là, marchant sans but précis avec son casque sur les oreilles, à broyer du noir pourrait-on le voir et le dire. Elle s’arrête de temps à autre pour regarder le ciel en soupirant puis se remet à marcher. Rei pourrait aller très loin comme ça… mais non, elle se rend seulement chez son psy pour une séance. Le seul qui ait réussit cet exploit de la faire parler et c’est aussi grâce à lui que ses deux personnalités ont disparu. Un dieu en quelque sorte pour la demoiselle.

Bref, elle en ressort deux heures plus tard puis regarde son portable pour l’heure : 18h. A-t-elle perdu toute sa journée à traîner dans le froid et la pluie puis ensuite ce rendez-vous. Rei réfléchit alors par la suite à où elle pourrait aller. Elle irait bien en boite de nuit mais c’est un peu tôt à vrai dire pour pouvoir aller danser. La jeune fille décide alors après de bonnes minutes à réfléchir, de rentrer au pensionnat pour se changer et se détendre un peu en jouant de la guitare. Elle n’a d’ailleurs plus le goût au chant et a complètement tout plaqué. Cette dernière passa alors comme toujours par le parc mais bien sûr avec le temps qu’il faisait personne. Rei rentra alors puis une fois dans sa chambre partie prendre une douche bien chaude. Ses colocataires ayant presque tous disparus, se retrouve alors toute seule. Puis sortie de la douche, la demoiselle partit s’habiller, mettant un jean troué avec des bottes cloutées ainsi qu’un corset rouge sang et s’installa sur son lit pour commencer à jouer. Elle reprit cette chanson qu’elle aime et déteste à la fois. Cette chanson si triste…

Trust in me
Tatoe hodoketemo
Kioku wa kizuna wo kesenai
Will you trust in me
Yubisaki de tadoru hoshi mieru deshou

A croire que ça va carrément virer en dépression… Enfin, elle se décida à arrêter de jouer puis prit sa veste et ses affaires puis passa par la case manger à la cafétéria, où elle retrouva quelques amis délinquants à elle. Cette dernière se délecte alors de leur compagnie, laissant toutes ses pensées négatives et déprimantes de côté, se sentant un peu plus légère. Finalement, elle opta pour aller dans les ruelles ; son lieu préféré. Rei sait bien qu’elle n’y rencontrera à son avis personne et surtout personne à tabasser mais sait-on jamais ! Profita ensuite de la cour intérieur pour se fumer une cigarette bien méritée puis vit que le temps semblait vraiment ne pas du tout s’améliorer. L’orage faisait place à la simple pluie de la journée. Elle s’en fichait, elle irait quand même dans les ruelles. Seule, comme toujours, Rei délaissa alors ses amis puis prit le chemin des ruelles en prenant tout son temps. Après tout, elle l’avait. Ce n’est pas comme si elle allait encore sécher les cours du lendemain.

Une fois arrivée dans les ruelles, elle en profita pour s’assoir contre le mur malgré la pluie et les éclairs qui faisaient rages. Rei attendait… quelque part elle savait que quelqu’un se montrerait mais pas comme elle l’avait prévu. En effet, pas loin de 2h plus tard, un garçon de grande taille et assez baraqué venait d’entrer dans cette ruelle. Grâce à l’éclair qui surgit quelques instants après, il put reconnaître Rei. Et en retour, la jeune fille put reconnaître celui qui était son pire ennemi, celui qu’elle connaissait depuis le centre de redressement. Soit il l’avait suivi, soit c’était un pur hasard. Elle n’eut pas vraiment le temps de se poser de question qu’elle se releva en vitesse, le gars ayant commencé à surgir devant elle assez rapidement. Il la prit par le cou la tenant fermement, lui assenant un coup de batte dans les côtes. Rei savait qu’elle avait toujours été impuissante face à lui, même quand Yoru était là pour l’aider. Il la terrorisait, il lui faisait peur au plus haut point…

Elle n’avait pas pu se défendre au mieux, le gars en était fier et s’en alla, la laissant baigner dans son sang. Que s’est-il passé n’est-ce pas ? N’ayant pas de couteau ou autre arme à portée de main, Rei dût parer les coups à mains nues, se prenant plusieurs coups de battes puis des coups de couteaux, la laissant juste pratiquement à l’agonie. La jeune fille était là à terre, à moitié inconsciente se tenant les côtes en espérant que personne ne vienne ou du moins qu’on lui assène le dernier coup pour que tout le monde soit délivré d’une horreur comme elle. Elle était tombée bas : plus aucun rêve, se demandant juste pourquoi elle traînait encore par ici, se sentant abandonnée par ceux qu’elle aime, même plus le goût de se battre pour vivre.

Plusieurs heures plus tard, elle crut voir une silhouette apparaître entre deux éclairs. Rei se préparait comme déjà au pire, se demandant qui c’était et qu’allait-il lui faire. Elle osa d’une petite voix prendre la parole.

« Qui… est… là ? »

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Hum:
 


Dernière édition par Rei Akimera le Mar 12 Mar - 11:57, édité 1 fois
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Kamenashi Misato


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MessageSujet: Re: A quoi bon vivre... [PV Misato]   Mar 12 Mar - 1:20


Spoiler:
 


J'attends . Quoi ? Je n'en sais pas plus que vous, j'attends c'est tout.
Cela doit faire déjà cinq mois que je suis dans ce pensionnat dans cette ville loin de tout et j'avoue que je n'ai pas connu grand chose hormis les murs de cette chambre ,et rare sont les fois où je croise mes colocataires. Et évidemment, les murs blancs de nos « chères » classes de cours où nous écoutons sans cesse des professeurs incompétents nous sortir d'une traite des choses qui ne serviront peut-être pas pour le futur. Cela fait cinq mois que j'erre dans les couloirs, dans les ruelles sans rien trouver qui puisse m'intéresser vraiment.

Alors j'attends. J'attends mais sans savoir quoi.
Ça viendrait forcément un jour n'est-ce pas ? Ça viendra de loin et me prendra toute entière et je me sentirais mieux à cet instant mais pour le moment, j'attends. Ce qui est lourd dans le fait d'attendre, c'est l'acte en lui-même... Rester là, sans n'avoir nulle chose à faire d'autre que cela, s'ennuyer à mourir, malgré toutes ces choses autour de nous , là pour nous satisfaire. Qu'est-ce que ça peut être troublant de se sentir lésé alors que nous faisons ce que nous aimons le plus, dans mon cas : jouer .

Assise sur ma chaise, les pieds sur le dossier et la tête en appui sur mes genoux, je tiens la manette des deux mains et enchaîne combo sur combo, le regard posé sur l'écran... Je m'ennuie terriblement. Pourtant c'est DEVIL MAY CRY ! Et on ne peut s'ennuyer en incarnant Dante, le fils d'une ange et d'un démon mais un peu humain.. enfin c'est compliqué les origines de Dante aussi compliqué que les raisons de mon ennui actuel, ça me ronge de l'intérieur. Ça fait deux heures que je joue ans aucune envie, sans aucune joie.. Je soupire, ça me fait chier de ne pas comprendre pourquoi je suis dans cet état !

Avant de tout niquer, limitons les dégâts, j'éteins la télévision et ma console. Prendre l'air, ça me fera le plus grand bien. Alors j'enfile un vieux jean à trou et un débardeur noir, chope mon sweat-shirt et après avoir passé une main dans mes cheveux pour les ébouriffer un peu, je mets mes converses et sort de ma chambre à la lenteur d'un escargot.

Le soleil se couche lentement à l'extérieur, c'est étrange... Je me serais coupé du monde à ce point ? Je n'avais même pas remarqué que la pluie s'était mise à tomber, tant pis je ne retournerais pas me changer, ce serait une perte de temps. Je marche dans les couloirs, descendant les marches quatre à quatre, il faut que je sorte d'ici avant que ce mal continue de me ronger !
Mon pas s'accélère, mon souffle aussi.. L'effort physique, très peu pour moi en temps normal mais si je ne sors pas, je risque de suffoquer jusqu'à ne plus savoir qui je suis... je marche de plus en plus vite, les bâtiments autour de moi s'incendient à mesure que le soleil se couchent... Ils prennent une teinte orangée parfois rouge sang.. je le regarde en marchant, je sens la pluie tomber sur le sol mais n'affectent en rien ce paysage...Et puis le ciel virent très vite au gris, il n'y a plus un seul rayon. Seulement la pluie et le vent qui me fouette le visage. Je marche, mes converses inondées , faisant un bruit désagréable pour moi.

Allez marchons, marchons encore vers un lieu dont je ne sais rien.. Qui sait peut-être trouverais-je une chose qui va me changer les idées ? Une chose qui me fera pensé à autre chose qu'à cette chose que j'attends... Cette chose dont je ne sais rien mais qui est bien là, et que j'attends.
Un bruit, un déchirement sonore s'effectue soudain, je lève les yeux aux ciel.. Le tonnerre, l'orage et la pluie de plus en plus battante, le vent de plus en plus violent … J'ai mal mais j'avance , j'ai mal mais je ne veux pas m'arrêter sinon l'ennui me rongera de nouveau , je ne veux pas m'arrêter et que le temps me rattrape, cet enfoiré est là pour nous rappeler le pire quand on s'y attend le moins.

J'ose lever les yeux lorsque j'entends une petite voix faible, une voix qui ne m'est pas inconnue … Je l'ai souvent entendue pour ne pas dire toujours, mais cela me paraît étonnant. J'avance lentement, plus j'avance et plus elle m'est distincte.

Blessée au sol, elle semble tellement inoffensive vu de haut … je continue de m'approcher et m'accroupis à quelques centimètres d'elle. Ma main vient toucher sa joue et je souris un peu en déclarant :


« _ Je dirais qu'on t'a bien amochée...Rei. Serais-ce ainsi que tu..prends un nouveau départ dans ce pensionnat ? »

Je souris et regarde ses blessures, devrais-je appeler les urgences, parce que je ne pourrais pas la bouger sans avoir peur de lui faire encore plus de mal . Je soupire et farfouille mes poches mais rien ...putain comment on peut être aussi conne pour oublier son téléphone ?!
Je fixe Rei, m'approchant d'elle et fouille sa poche, chope son téléphone et compose le numéro d'urgence :


«  _ Bonjour, j'ai mon amie qui est blessée. Ramenez vous... Oui s'il vous plait... on est au XXX . »

Je raccroche en fixant Rei. Nous n'avons jamais réellement été amies mais … je l'appréciais, elle était comme moi. À l'attente de quelque chose pour égayer sa misérable vie ..Mais quoi, on ne le savait pas.
Je m'asseyais alors près d'elle en silence, la tête en appui sur le mur et déclara d'une voix calme :


« _ Alors ..Tu m'explique qui t'a foutu dans cet état ? Ou alors, tu vas continuer à rester silencieuse ? »

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MessageSujet: Re: A quoi bon vivre... [PV Misato]   Mar 12 Mar - 12:54

Je voyais l'ombre de la silhouette se rapprocher de moi ; je n'étais pas encore sûre de son identité et surtout de ce qu'elle voulait, jusqu'à ce qu'elle soit à côté de moi et qu'elle prenne la parole tout en mettant sa main sur ma joue. Bizarrement, sa main était froide. Je ne sais pas si c'est le fait que je suis ammochée comme pas possible et surtout dans ces ruelles, en pleine nuit d'orage.

« _ Je dirais qu'on t'a bien amochée...Rei. Serais-ce ainsi que tu..prends un nouveau départ dans ce pensionnat ? »

Reconnaissant la voix de la personne en question, j'ouvris presque de grands yeux. Misa... Comment avait-elle réussi à me retrouver ? Non, ces questions attendraient plus tard en fait. Misa, avec qui... je ne dirais pas qu'on est vraiment amies mais quelque part, on se ressemble et on s'entend assez bien, surtout pour les quelques jeux vidéos auquels je joue. Je la suivais du regard, puis senti qu'elle fouillait dans mes poches pour trouver mon portable. Je la laissais faire, je ne pouvais déjà pas tellement bouger et c'était aussi une personne spéciale, pour ne pas vouloir la tabasser tout de suite.

Elle appelait les urgences ; j'allais encore me retrouver là-bas. Oh bah, avec le dossier médical que j'ai et du fait que cette fois-ci, je me suis repentie sur la drogue, je devrais éviter de faire un retour sur la case « Désintox ». C'en est juste ironique. En attendant que les secours arrivent, je suivais toujours Misa du regard, qui s'était à présent assise contre le mur de la ruelle.

« _ Alors ..Tu m'explique qui t'a foutu dans cet état ? Ou alors, tu vas continuer à rester silencieuse ? »

Tss... elle me connaissait presque trop bien ; moi qui d'habitude m'enfonçait dans le silence pour éviter que l'on vienne encore me cherche des noises. Je crois que si je veux vraiment changer, je pense qu'il va falloir que je lui donne mes explications. Ce qui m'a foutu dans cet état... dire que même Yoru n'aurait rien pû faire. Mon trouble de la personnalité a été guéri grâce à mon amour disparu. Je pris une grande respiration, me tenant de nouveau les côtes et tout en la regardant, je décidais de me jeter à l'eau.

« Korf... j'ai.. disons rencontré quelqu'un de mauvais... korf... et ouais... un nouveau départ... »

J'avais vraiment du mal à dire une phrase... c'est fou... Un nouveau départ tabassée dans les ruelles ; c'est vraiment ce que j'appelle le pas de bol. Mais je crois que ça m'a en quelques sortes vidée, je me sens mieux. Je vous l'avoue c'est bizarre de penser comme ça. J'aurais voulu en rire vraiment. Si j'avais été extérieure à moi-même, je crois que j'aurais moi-même honte de mon état dans lequel je me trouve. Cette sorte de descente en enfer pour mieux remonter.

« Hé Misa... korf... je te remercie... »

J'ai remercié quelqu'un... je veux en changer, enfin je doute que cette chère Misa soit très surprise que je l'ai remercié. Je sais que je n'ai jamais été vraiment très gentille avec elle, même si je l'aime bien. Je sais pas, le changement tant attendu, je crois […].

Après un long moment, je me sentis perdre connaissance. Je ne dirais exactement combien de temps mais à mon réveil, j'étais dans une chambre d'hôpital avec une perfusion au bras forcément et des bandages de partout. Je sentis par ailleurs que mon corps me faisait mal, tellement mal qu'il me serait encore impossible de bouger. Arg pourquoi... enfin, je crois que déjà ça va un petit mieux. En tout cas, je n'ai pas l'air de me trouver en désintox, c'est déjà un bon début. Essayant au mieux de me réveiller et éviter de me brûler les yeux par la lumière aveuglante de la pièce aussi blanche que pure et dangereuse, je me décidais ensuite à regarder autour de moi. Misa avait-elle filé ? M'avait-elle laissé là ? Quelque part, je commençais à paniquer un peu.

« Misa... t'es là ? Je peux sortir quand ? »

Oui la panique de me retrouver alitée dans un lit pendant des jours et des jours sans savoir vraiment quand je pourrais sortir. Je ne sais d'ailleurs même pas si j'ai articulé et parlé suffisamment bien et fort pour me faire entendre. Je me sens tellement perdue que j'ai l'impression de voir flou...

[HRP : finalement j'ai été super inspirée alors j'ai répondu !^^ et j'ai repris un style d'écriture que je préfère]

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Kamenashi Misato


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MessageSujet: Re: A quoi bon vivre... [PV Misato]   Mar 12 Mar - 21:51

Spoiler:
 


Le silence.
Voilà ce qui règne en maître entre nous tandis que j'attends une réponse de Rei, encore affalée sur le sol, couverte de blessures. Je ne sais pas quoi dire, j'attends . Je ne suis bonne qu'à ça me direz-vous...Bonne à attendre qu'elle daigne me dire ce qui ne va pas et qui est le salaud qui lui a fait autant de mal. Je ne suis pas son « amie » à proprement parler mais je suis assez, comment dire, nous avons tellement un caractère similaire qu'elle n'a pas besoin de parler pour que je comprenne sa douleur. Je la ressens dans chaque partie de mon corps rien que de les voir ça me déchire le cœur.

Elle parle, oui je vous assure avec des syllabes et des phrases, elle parle pour me dire qu'elle a rencontré quelqu'un relativement mauvais et prononça de nouveau mes mots concernant son nouveau départ... Je souris discrètement, au moins elle arrive légèrement à parler. Ça prouve qu'elle va s'en sortir même si c'est avec...de nombreuses séquelles.
Je reste toujours dans ma position, je me demande ce que foute les ambulanciers.. Ils se touchent ou quoi ?! On prend pas trois milles ans pour venir sauver une vie quoi, espèce de branleurs !

La voix de Rei résonne de nouveau à mon oreille, une dernière sonorité qui vient du cœur.. Du cœur... oui, je n'aurais pas pensé que le mien raterait un battement en l'entendant me remercier. Rei qui remercie , c'est le monde à l'envers. Rei à mes yeux était le genre de personne qui n'était faite que pour se battre contre les autres et, tellement bourrée d'orgueil, n'acceptait jamais d'utiliser la Politesse. Les mots « merci » et « pardon » étaient bannis de son vocabulaire... Je le pensais, moi je suis comme ça, après tout. Mais bon, nous n'étions peut-être pas si similaires. Enfin,...non nous étions similaires et ce simple « merci » avait dû lui demander un effort sur-humain.
Je tourne légèrement la tête vers elle mais elle s'est assoupie...Merde. Faut pas qu'elle dorme ! Je la secoue mais elle ne réagit pas, elle devrait pourtant, saleté de blessure. Je la secoue, essaie de voir si elle respire ou autre, je touche son pouls mais je ne suis pas médecin et j'ai du mal à savoir s'il est encore là ou pas. Putain Rei, t'as pas intérêt à clamser ou je te jure que e viens te chercher dans les enfers pour avoir osé crever en étant soudainement gentille ! Je soupire et la pose, quand j'entends enfin les sirènes dans la rue perpendiculaire à la nôtre. Je lève les yeux, un air paniqué doit s'afficher sur mon visage car lorsque l'ambulancier daigne enfin sortir de sa voiture, il me fixe en déclarant :


«  _ Ne t'en fais pas petite, nous allons sauver ta sœur. »

J'ai envie de sourire mais ce sont des larmes qui coulent sur mes joues. Je les laisse s'occuper de Rei et monte près d'eux sans un bruit... Le médecin semble aussi paniqué que moi mais également fasciné, comme si je venais de lui donner la nouvelle anomalie qui pourrait changer le monde. Il toussa en me fixant et dit :

« _ Elle ne se réveillera que dans une semaine, histoire de faire baisser la douleur....Ta sœur va survivre, c'est même un miracle vu les côtes fêlées... »

Je le fixe, je n'ose pas dire quelle n'est pas ma sœur...Quelque chose me pousse à rester près d'elle. Sûrement que j'ai peur pour elle et que je m'assurer que tout ira bien. Alors...j'ai passé une semaine à venir, à faire des aller-retour entre le pensionnat et ici, même si elle était dans le coma, je venais lui raconter les derniers faits divers, les derniers potins et je lui lisais des idioties ou encore je jouais près d'elle...
Rei se réveillera demain, voilà ce que je me répétais sans cesse mais chaque jour était un désespoir et j'avais peur … Deux semaines au lieu d'une, je me sentais seule... bien que nous étions inconnue l'une pour l'autre, sans...elle je me sentais seule.
Deux semaines , une de trop.

Je décidais d'aller engueuler le médecin qui roucoulait avec une de ses infirmière dans la pièce d'à coté.


« _ Hé ! Vous m'aviez dit une semaine ! Pourquoi elle ne se réveille pas ! Je veux qu'elle se ré veille vous m'entendez ?!
_ nous avons eu quelques complications,...on doit attendre que les effets des médicaments et des cicatrisations se fassent.
_ Je m'en fiche ! Réveillez ma sœur, elle doit paniquer à l'intérieur !!! je veux qu'elle se réveille, vous croyez qu'on est riche et qu'on va payer la peau du cul pour votre hopital à deux balles ! Faites votre boulot, ou je vous assure que je me plains de vous à la supérieure ! »

le médecin me fixe de façon un peu étonné. Quoi ?! Parce que j'ai un visage angélique, j'ai pas le droit d'avoir une grande gueule ?! Beh merde, si y'avait plus de gens comme moi, y'aurait moins de cons comme lui. Je soupire et fixe le médecin :

« _..Elle me manque. »

Il sourit, satisfait apparemment de ma réponse et se dirige vers la chambre de Rei où il se met à s'occuper d'elle, me sommant d'attendre à l'extérieur pour qu'il puisse faire convenablement son boulot. Je soupire, reste les fesses sur un de ses fauteuils inconfortables de la salle d'attente. Quand il revient un sourire au lèvre, je me sens vivre de nouveau et n'attends pas qu'il me parle pour courir à la chambre de Rei... Elle m'appelle, elle me cherche.. Moi , pas quelqu'un d'autre.

Je me surprends à me jeter à genoux près de son lit, tenant sa main, je souris et la pose sur ma joue :

«  _Je suis là . »

Elle me demande quand elle va sortir, je n'en sais fichtrement rien, j'ai déjà lutté pour savoir quand elle se réveillera, chaque truc en son temps. Je la regarde :

«  _ Je ne sais pas mais je vais me renseigner dès que possible. »

La voir éveillée, me soulage. Je souris comme un idiote, gardant sa main contre ma joue.

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MessageSujet: Re: A quoi bon vivre... [PV Misato]   Mer 13 Mar - 13:48

Argh... je détestais me retrouver ici... J'ai dû attendre quelques minutes je crois en attendant de sentir la présence de Misa près de moi. Elle tenait à présent ma main, que je sentis contre sa joue. Je ne sais pas du tout combien de temps je me suis retrouvée inconsciente mais apparemment suffisamment de temps pour qu'elle ait l'air paniqué comme ça.

«  _Je suis là . 

Je laissais ma main contre sa joue, ayant encore beaucoup de mal mais je la regardais ; j'arrivais à la voir beaucoup mieux à présent.

«  _ Je ne sais pas mais je vais me renseigner dès que possible. »

Je lui fis un sourire ; bon, je crois que c'est raté pour la sortie dès mon réveil, ce qui est entièrement logique d'ailleurs. Je lui serrais sa main comme si je ne voulais pas qu'elle parte. Depuis combien de temps ais-je été trop seule pour vouloir me raccrocher aux gens comme si c'était l'absolue priorité ? Pourquoi devenais-je comme ça ? Certes, je voulais changer mais n'était-ce pas encore prématuré ? Tant de questions qui se soulevaient dans mon esprit. Je n'arrivais pas à y voir suffisamment clair pour décider ce qui était bien ou pas.

Un moment plus tard, en tournant la tête vers la porte, j'y vis le médecin qui entrait dans la chambre. Ah bon... que va-t-il encore m'annoncer ? Et surtout quelques temps après mon réveil ? Ils sont tous chiants ces médecins à venir dès que vous êtes à peine réveillé pour vous sermonner ou blablater sur votre état physique global.

« Ah Mlle, vous m'avez l'air mieux réveillé. Tant mieux parce que je dois vous dire que vous avez vraiment eu de la chance, encore une fois... Seulement, avec vos côtes félées, je ne vous dis pas que la guérison va prendre longtemps. »

Ouais ouais... je sais bien que j'ai encore eu de la chance, je n'arrête pas de me le dire. Ironie pure. Mais je voyais bien que le médecin n'avait pas du tout envie de partir et aussi qu'à son air grave, je suppose qu'il avait encore quelque chose à me dire.

« C'est d'ailleurs un miracle que vous vous soyez tout de suite réveillée après que l'on vous ai sorti de votre coma artificiel. Vos blessures et la cicatrisation sont loins d'être soignées et par ailleurs, vous avez trop de coupures présentes sur vos bras. Je ne vous dis que vous devrez faire très attention, surtout concernant vos côtes. »

Attendez là... J'ai manqué un morceau non ? J'ai bien compris ? J'ai été pendant un temps dans le coma ?? Je regardais Misa un peu perturbée et aussi paniquée. Est-ce qu'elle savait des choses que j'ignorais ? Il fallait à tout prix que je lui demande. Je laissais le médecin finir de parler ; il me laisserait sortir dans la semaine, suivant comment mon état se présentait. Il m'administra d'autres antidouleurs par perfusion puis nous laissa toutes les deux. Je regardais à nouveau Misa, essayant de bouger le moins possible à cause de mes côtes félées puis lui fit un petit sourire. Enfin, le moment était certainement très mal choisi mais je ne savais pas quoi faire comme expression ne serait-ce que pour la rassurer un peu.

« Misa... j'ai été longtemps... dans le coma ? Enfin comment j'ai pu en arriver là ?... »

Je lui faisais part de mes inquiétudes, je pense qu'il était normal. Je savais qu'elle n'aurait pas voulu que je me mure encore dans le silence et que je fasse comme si tout allait bien. Me revoilà à rester des heures dans ce lit, dans cette pièce trop blanche et à manger je ne sais quoi encore d'infecte... Enfin, je suis quasi sûre que mon repas va se terminer au liquide pendant quelques jours puis enfin quand ça ira beaucoup mieux, je pourrais manger du solide. Je me mis à rire légèrement.

« Quelle ironie du sort, je me retrouve encore là et je sais par ailleurs... que mes os seront encore plus fragiles une fois guéris... je suis vraiment conne d'être sortie ce jour-là... »

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