Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 Let's Party Tonight ! ∞ Anastasia

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Atsuhito Shimaru
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MessageSujet: Let's Party Tonight ! ∞ Anastasia    Mer 13 Mar - 15:44

    Fiou... Donner un cours de Classique à des élèves qui ont un bon niveau après avoir dormi à peine plus de deux heures et demie, c'était dur. J'étais content que ça soit fini. Mes élèves, qui avaient remarqué que j'étais à la masse, n'avaient pas arrêté de me dire qu'il fallait que je me repose au lieu de danser. Mais je ne les avais pas écoutés, c'était encore moi le prof après tout ! Je ne voulais pas être un prof comme les autres. Enfin, je ne pouvais pas l'être, ça c'était certain, car, niveau pédagogie et professionnalisme, je méritais un zéro pointé. Ce que je veux dire, c'est que, je me rappelle de quand j'étais étudiant ici, et les professeurs qui enseignaient des disciplines sportives posaient leur arrière train sur une chaise et hurlaient sur nous, les élèves. Ils nous disaient d'aller plus vite, d'être plus concentrés, de ne pas lâcher... Et je me rappelais que ça m'énervait. Eux, ils étaient tranquillement assis, alors que nous, on faisait du sport, et on se dépensait. Leur attitude donnait juste envie de leur répondre un truc malpoli et insolent. Dommage que j'aie toujours été trop respectueux pour m'abaisser à ça. Enfin bon. Tout ça pour dire que moi, en tant que professeur de danse, je dansais avec mes élèves. Certes, il y avait des moments où je n'effectuais pas la chorégraphie, mais c'était pour mieux observer ou corriger mes apprentis danseurs.

    Une fois mon cours terminé -c'était le seul de la journée que je devais donner-, j'étais claqué. Je n'aimais pas prendre ma douche au pensionnat, alors, dès que j'en avais l'occasion, je rentrais chez moi pour me laver. Au moins, à mon appartement, j'étais sûr d'avoir toujours de l'eau chaude et de ne croiser personne. Simple question de pudeur et de confort donc. Je n'étais pas un gros crado, mais je ne transpirais pas des masses, alors j'estimai que mon corps pouvait bien attendre une vingtaine de minutes -le temps que je rentre chez moi- avant de passer sous l'eau chaude.

    Je troquais mes chaussons de danse pour une paire de converses basses noires, et mon collant pour un joggins large. J'avais horreur des collants, mais je n'avais pas vraiment le choix. Quand j'étais aux États-Unis, pour les ballets, c'était imposé, et le coach voulait qu'on en porte obligatoirement lors des répétitions. Alors je faisais pareil pour mes élèves. Enfin bref. Je quittais le pensionnat d'un pas rapide, pressé de rentrer chez moi pour me doucher, manger, et dormir un peu. Il fallait bien que je me repose, car ce soir, comme on était vendredi, j'avais l'intention de sortir boire un coup. C'était une sorte de tradition qu'Amu et moi avions "créée" que de sortir le vendredi soir. Et ce n'était pas parce qu'elle n'était plus là que je devais rester chez moi à me morfondre...

    Une fois arrivé à mon appartement, il était à peu près midi moins le quart, je fonçais sous la douche. Après vingt bonnes minutes passées sous l'eau brûlante, je sortis, enfilai un caleçon, mangeais un bol de nouilles instantanées et allais me coucher.

    Lorsque j'ouvris les yeux, il était vingt et une heures. J'avais pile le temps de me préparer et de manger avant de partir pour être dans les horaires de fête. Je baillais, m'étirais comme un chat, et me levais. Je mangeais un sandwich, pour la forme, car je savais que j'allais boire de l'alcool. Et boire alors qu'on est à jeun, c'est jamais une très bonne idée; l'alcool monte plus rapidement à la tête. Après avoir mangé, je m'habillais. Un jean Levi's bleu, basique, avec un t-shirt à manches courtes col en V gris foncé. Par dessus j'enfilais un pull noir -pas un de ceux qui se passent par la tête, un de ceux qui ont un zip- à capuche, que je laissais ouvert. Au pieds, je remis mes converses, et j'enroulais un foulard bleu autour de mon cou.

    Et voilà, j'étais fin prêt à aller au bar. Mon porte monnaie et mes clés dans une poche, mon portable dans une autre, et j'étais parti. J'arrivais au bar vers vingt deux heures, vingt deux heures trente, et allais directement m'asseoir au... Bar (Haha), sur un des tabourets, et commandais un coca grenadine, je commençais toujours par ça avant d'attaquer l'alcool.

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Anastasia Heacroft


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MessageSujet: Re: Let's Party Tonight ! ∞ Anastasia    Jeu 14 Mar - 21:00

C'était trop dur, beaucoup trop dur.

Il était environ 14h45, le cours d'anglais avait commencé depuis maintenant presque un quart d'heure.
J'avais vraiment de la chance aujourd'hui : matinée libre, début à 14h30 et fin à 17h30. Je pensais être capable de tenir, après tout trois petites heures ce n'était vraiment rien et ce genre d'occasion d'avoir aussi peu de cours - qui plus est tous durant l'après-midi - ne se reproduirait sans doute à peu près jamais.
J'avais beau tenté de me concentrer, de m'intéresser à ce que racontait la professeur, c'était peine perdue.
Mes nausées ne me quittaient pas une seconde, ce n'était pourtant pas faute d'avoir pris mes anxiolytiques et mes anti-vomitifs avant de venir... Mes mains tremblaient, à l'instar du reste de mon corps. L'air me manquait, la pièce semblait rapetisser, les fenêtres devenaient de plus en plus opaque avant de n'être plus que des murs, des murs blancs cassés rappelant ceux des hôpitaux, hôpitaux psychiatriques tels des prisons, prison dans laquelle j'étais enfermée...
Je fermais les yeux, fixant mon attention sur ma respiration comme j'avais appris à le faire pour me calmer. Inspirer, expirer, inspirer... Non, ça ne changeait rien.
Je jetais un coup d'oeil plein d'espoir à l'heure. 14h50.
Putain, ça ne faisait que 5 minutes ? Un rapide calcul mental me permit de déduire qu'il restait encore 2h40. Je me pris la tête entre les mains, rien n'allait... Il faisait beaucoup trop chaud. J'étais comme en plein désert, quand tout un coup un frisson me parcourut l'échine et je fus incapable de cesser de trembler. Je sentis les larmes me monter aux yeux, le coeur au bord des lèvres. En me redressant sur ma chaise, je passais mes bras sous mon bureau et commençait à me griffer violemment l'avant-bras droit de la main gauche, tout en tâchant de rester discrète. C'était une des rares choses qui parvenait parfois à m'offrir quelques minutes de répit, mais cette fois cela ne fonctionna même pas. Une première larme coula le long de ma joue, putain j'étais d'un pathétique, même pas foutue d'aller en cours... Je me dégoûtais profondément.
D'un coup, une voix me tira de ma torpeur.

"Anastasia, are you ok ?" demanda la professeur, visiblement pas rassurée d'avoir une élève dans un état aussi pitoyable.

Je sentis tous les regards se poser sur moi, c'en fut trop. Mortifiée, je marmonnais une vague excuse en rassemblant mes affaires aussi vite que je le pus.

"No, sorry, I got to go... I'm really sorry..."

J'attrapais mon sac d'une main et quittais la salle de classe aussi vite que possible. Je sortis du pensionnat et pris une route au hasard, presque en courant comme pour fuir cet établissement. J'avais envie de laisser cette immense déception derrière moi, je n'étais qu'une putain d'incapable doublée d'une lâche. Heureusement, la prof ne pourrait décemment pas abandonner ses élèves pour me poursuivre. J'aurais sans doute des ennuis en rentrant, mais n'avais absolument pas envie d'y penser dans l'immédiat. Les rues défilaient, inconnues, aux noms incompréhensibles à mes yeux. J'étais complètement perdue, et c'est à bout de souffle que je me laissais tomber à genoux sur le bitume. Je pourrais aussi bien crever là, noyée dans mes larmes, dans mon chagrin. Mais ce serait beaucoup trop facile, n'est-ce pas, Folie ?
Certains passants me dévisageaient. J'aurais sans doute fait pareil à leur place, cela ne me dérangeait même pas. Je m'assis sur le bord du trottoir, les genoux repliés contre moi, tête baissée.
Qu'est-ce qui avait bien pu merder ?
Je pensais avoir mis toutes les chances de mon côté. J'avais bien étudié le cours, pris mes médicaments, je croyais en moi, je croyais être prête... Qu'est-ce que j'allais faire, maintenant ? Passer pour une ado pseudo-rebelle qui sèche les cours, alors que j'adore les études ? Me faire renvoyer ? Non, tout de même pas pour ça. Être collée alors, peut-être ? Ce serait un putain de comble, pour quelqu'un qui n'est pas fichu de rester sagement dans une salle de classe. Je ne savais pas si je devais en parler aux enseignants, ou à quelqu'un de qualifié... Est-ce qu'une élève à problème telle que moi serait autorisée à rester dans ce pensionnat ? J'y avais pourtant mis tant de bonne volonté, je voulais tellement réussir... Une nouvelle vague de larmes inonda mon visage. Elles allaient sans doute creuser des sillons éternels sur mes joues, graver ce désespoir hurlant sur ma peau. Je ne trouvais pas la moindre solution à mon problème, et commençais à me demander s'il en existait une. De toutes façons, quand bien même je vaincrais cette putain de phobie, il resterait Folie. Folie Ô ma douce, apprécies-tu mon chagrin ? Sers un peu plus mon coeur, je sens ton étau se refermer sur moi... Tes caresses me brûlent et pourtant c'est de la glace qui circule dans mes veines, sensations contraires qui n'ont pour effet qu'une douleur atroce. Tu le sais Ô ma pensée, tu connais mon émoi face à cette tendre souffrance, laisse-moi agoniser encore un peu plus longtemps... Ô ma perdition, offre-moi juste un peu de repos je t'en prie, je suis lasse de tout ceci. Sens-tu le froid qui s'insinue en nous ?

Me rendant compte que j'étais réellement frigorifiée, je levais les yeux. La nuit était tombée, combien de temps avais-je divagué ? La réalité était de retour, trop rude, trop violente pour moi. Le vent soufflait sur mes membres engourdis, je me félicitais intérieurement d'avoir eu l'intelligence de prendre un manteau de fourrure plutôt chaud, qui m'arrivait juste au dessus des genoux. Par contre j'étais moins fière de moi quant au reste de ma tenue, de simples bas avec un short noir, mes bottes de même couleur et un débardeur bleu nuit recouvert de dentelle noire elle aussi, c'était moins malin... Je serrais mon long manteau contre moi en fouillant dans mon sac, à la recherche de quoi arrêter de penser.
Ma main rencontrait tout d'abord quelques cahiers, puis ma trousse, mon porte-monnaie, des mouchoirs, un petit miroir, un briquet, des clopes, une barrette qui traînait... Forcément, je n'avais pas encore eu le temps d'acheter quoi que ce soit d'intéressant à fumer. Génial.
A défaut d'avoir mieux, je m'allumais une cigarette et tirais longuement dessus. La fumée m'apaisait. J'en profitais pour sortir le miroir de mon sac et voir de quoi j'avais l'air. Mon maquillage avait coulé, mes cheveux quant à eux semblaient avoir fait la guerre. Bon. Je m'arrangeais autant que possible à l'aide d'un mouchoir en papier, et une fois toutes traces de ce moment d'égarement disparues, je me levais. Mes premiers pas furent un peu hésitant, je vacillais plus d'une fois. Manquerais plus que mes jambes arrêtent de me porter, ce serait la totale.

Je me mis en quête d'un lieu où me réchauffer. N'importe quoi, un fast-food, un centre commercial, ou... Un bar ?
Je m'arrêtais devant la devanture d'un bâtiment qui semblait en être un. "Butterfly Mirage" était écrit en gros, juste au-dessus de la porte. Amen, enfin des mots qui me sont plus ou moins familiers ! Je jetais mon mégot et entrais à l'intérieur, ce n'était pas bien grand mais très chaleureux. Il y avait quelques tables, et de l'autre côté de la salle le fameux bar.
C'est exactement ce qu'il me fallait, à cet instant je me sentais comme bénie des dieux. J'allais pouvoir boire jusqu'à ne même plus me souvenir de cette journée, et éventuellement avoir un peu de compagnie. Je me sentais terriblement seule, et un peu de contact me ferait le plus grand bien, j'en étais convaincue. J'avais vraiment bien fait de me refaire une beauté tout à l'heure - ou au moins de reprendre forme humaine, ça me faciliterait grandement la tâche.
J'essayais de prendre un air aussi décontracté que possible, le regard légèrement aguicheur. Je jetais un coup d'oeil rapide aux clients et dénichais plusieurs proies potentielles - je trouverais sans doute quelqu'un pour payer mes verres ce soir. Je remarquais un jeune homme en particuliers, sagement assis face au comptoir.
Sa beauté était frappante. Il avait la peau pâle, des cheveux sombres qui se rebellaient légèrement, un visage aux traits fins et un tee-shirt en col V qui laissait deviner une magnifique musculature. Il me tentait bien.
Je décidais donc de m'asseoir au bar, sur un tabouret libre juste à côté de Proie, le surnom que je lui attribuais mentalement. Je m'y rendis d'une démarche féline, et en m'installant lui adressais un sourire chaleureux.

"Bonsoir !" dis-je en prenant soin de le regarder dans les yeux, d'une voix aussi sensuelle que possible lorsque l'on ne s'exprime pas dans sa langue maternelle. J'osais espérer que mon accent serait "mignon", ou du moins qu'il ne serait pas parfaitement ridicule.
J'eus ainsi l'occasion de l'observer un peu plus en détail, et remarquais qu'il avait des yeux d'un bleu incroyable. J'étais éblouie par la beauté de son regard. Je me rendis aussi compte qu'il semblait un peu plus âgé que moi, mais ce n'était clairement pas un soucis, au contraire. Son visage évoquait la douceur, la sensibilité, ce jeune homme avait tout l'air d'être une personne bien.

Parfait. J'avais enfin l'impression que cette journée finirait mieux qu'elle avait commencé - que ce soit grâce à l'un des hommes de ce bar, ou bien à l'alcool que je ne manquerais pas de boire.
Parce que j'avais la ferme intention de tout oublier, ce soir.

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Atsuhito Shimaru
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MessageSujet: Re: Let's Party Tonight ! ∞ Anastasia    Ven 15 Mar - 18:23

    Un coca grenadine... Haha. C'était une boisson de petit enfant. Mais j'étais tellement habitué à en boire, que je ne cesserai pas cela de sitôt. Durant toutes les années où j'avais été en Europe, puis aux États-Unis, je n'avais pas bu des masses d'alcool. Je passais tellement de temps sur le parquet des différentes salles de danse que je ne pouvais pas me permettre de boire. Surtout qu'Amu ne buvait jamais et qu'elle me reprenait automatiquement lorsque j'avais le malheur de tremper mes lèvres dans un verre qui pouvait contenir de l'alcool. Du coup, j'avais pris l'habitude de prendre du coca avec de la grenadine pour commencer, quand elle me fliquait encore, et après je passais au whisky coca. En général les bars et boîtes de nuit servaient ces deux boissons dans des verres identiques, donc elle ne le remarquait pas. C'était mal de mentir à ma chérie/fiancée, et je l'avais regretté après sa mort. C'était dur de m'apercevoir que jamais je ne pourrais lui expliquer mon petit stratagème... Enfin bon... Mon verre arriva enfin, et je bus une gorgée dedans avant de le reposer, songeur. Je soupirais légèrement. Je n'étais pas fatigué, mais la soirée s'annonçait bien morne et longue. Sauf si je me saoulais aux alcools forts, et que je me transformai en épave d'ici deux petites heures au minimum...

    « Bonsoir ! »

    Une voix féminine venait de m'interpeller, et je clignais des yeux plusieurs fois, le temps de sortir de mes pensées avant de me tourner vers elle en passant une main dans mes cheveux pour les écarter de devant mon visage. La demoiselle se perchait sur le tabouret près de moi tandis que je plaquais un magnifique sourire -qui avait déjà fait bien des ravages- sur mes lèvres. En me tournant vers elle, une chose me frappa. La première chose que je regarde chez une femme -que j'aie en face de moi, évidemment-, sont ses yeux. Et ceux que possédaient la jeune femme étaient d'un gris magnifique. Vraiment intéressant. Je ne pus m'empêcher de planter l'azur de mes yeux dans l'argent des siens pour lui répondre.

    « Bonsoir charmante demoiselle. Vos yeux sont magnifiques. »

    Certes, faire un compliment sur les yeux faisait gros lourd, mais les siens reflétaient une incommensurable tristesse. On aurait dit, rien qu'en regardant ses yeux, qu'elle portait un poids énorme sur les épaules. Mais tout cela n'étaient que des suppositions... Je cessais de fixer ses prunelles grises, pour reporter les miennes sur son corps. Elle était... Très belle. Je pourrais même dire sexy. Sa tenue me laissait deviner un corps qui pouvait être sympathique à parcourir du bout des doigts, ou avec les lèvres... Mais qu'est-ce que je pensais moi? Des conneries... Et je n'avais même pas encore commencé à boire. Je bus encore une gorgée de ma boisson enfantine avant de m'adresser de nouveau à la jeune femme.

    « Tu cherches quelqu'un de volontaire pour te payer un verre je suppose? »

    Mes mots avaient été prononcés sur un ton taquin. Je ne savais pas si j'étais proche de la vérité ou pas, mais en revanche, je savais que rares étaient les jeunes filles qui avaient suffisamment de cran pour aller aborder un homme. J'en imposait pas des masses mais quand même. Enfin bon. Ça faisait toujours plaisir d'être abordé par une charmante créature.
    A son accent, je devinais qu'elle était étrangère. Mais je m'en foutais un peu. Du moment qu'elle restait compréhensible, je m'en sortirais. Et si elle était anglophone, ça ne serait pas regrettable non plus, étant donné que j'étais parfaitement bilingue. Sans me départir de mon sourire, je repris d'une voix aussi douce et suave qu'auparavant.

    « Je crois que je vais donc être volontaire. Moi c'est Atsuhito. Toi? Et qu'est-ce que tu veux boire ?»

    Je n'aimais pas ne pas avoir de nom à mettre sur un visage. Alors je le demandais d'emblée. Et comme j'allais lui offrir un verre, j'espérais que ce soir je pourrais me défouler, boire, et m'abandonner. Mais pour l'instant, je n'esquissais aucun geste vers elle, pour ne pas la brusquer, même si elle ne me semblait pas farouche.

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MessageSujet: Re: Let's Party Tonight ! ∞ Anastasia    Mar 19 Mar - 1:38

Il me fallait un verre, et vite.

En fait, il me fallait surtout quelque chose pour me détendre. N'importe quoi. Un truc pour occuper mes mains, un objet à placer entre mon interlocuteur et moi. C'était con, mais je me sentirais bien plus protégée. Actuellement les mains jointes, coudes sagement posés sur le comptoir, je me sentais comme en danger.
Le bar m'avait l'air bien plus rempli qu'un instant plus tôt lorsque j'étais entrée. Je me sentais observée, mais pas dans le bon sens de la chose. Dévisagée serait plutôt le mot. J'avais cette désagréable impression de n'être qu'une bête curieuse, qu'une malade en qui on pourrait lire comme en un livre ouvert. Mes nausées refaisaient surface, sans que je ne m'explique vraiment pourquoi. Sans doute le fait qu'il y ait autant de monde, ce sentiment d'oppression... Je n'avais pourtant rien d'une agoraphobe, peut-être était-ce à cause de cette journée trop chargée en émotion... Le stress n'avait pas complètement disparu, la déprime non plus.
Je tâchais de garder mon calme. Ça pourrait très bien passer d'ici quelques minutes, le temps que je m'habitue à cet environnement. Je me concentrais de nouveau sur le jeune homme à mes côtés, je ne devais pas perdre le nord.
Je ne m'inquiétais pas du fait qu'il puisse se rendre compte de mon malaise, qui n'était pas encore assez fort pour être visible. Qui plus est, lorsque l'on passe sa jeunesse en banlieue, on apprend bien vite qu'il est important de paraître puissant en toutes circonstances. Ne jamais laisser ne serait-ce qu'entrevoir une faille, jamais... J'étais donc passée depuis bien longtemps maître en l'art des apparences, et gardais un visage tout à fait serein malgré mon trouble.

Mon regard semblait avoir attiré l'attention du jeune homme. Parfait. Je dois d'ailleurs avouer qu'inexplicablement, ses yeux azurs m'apaisaient. C'était léger, mais je m'en rendais compte tout de même ; étrange sensation que de se sentir rassurée simplement pour un doux regard... Peut-être que son sourire au charme dévastateur y était aussi pour quelque chose. Je vis ses fines lèvres se mouvoir avant de réussir à écouter ce qu'il me disait, accaparée par la douceur qui s'en échappait comme une aura, je les imaginais tendres et sucrées...

"Bonsoir charmante demoiselle. Vos yeux sont magnifiques."

Je lui adressais un sourire des plus charmeurs en remerciement, décidant de jouer à fond la carte de la séduction. De toutes façons, dans mon état actuel il m'était bien plus simple d'être aguicheuse que chaleureuse... Même si je dois avouer que de manière générale, jouer les femmes fatales était plutôt plaisant. Amusant, même.
J'osais espérer qu'il n'avait pas remarqué mon instant d'égarement sur ses lèvres tentantes. Quoique, au moins il se douterait qu'il me faisait un certain effet - en supposant que mon approche n'ait pas suffi. Il but une gorgée de la boisson qu'il avait devant lui, que je supposais être un whisky coca ou quelque chose du genre, et reprit la parole.

"Tu cherches quelqu'un pour te payer un verre je suppose ?"

Je souriais de plus belle, j'aimais ce ton légèrement taquin et il m'arrivait d'ailleurs très souvent d'en user, en plus ce jeune homme avait visiblement tout compris. Par ailleurs je remarquais qu'il avait une très belle voix, de celles que l'on peut écouter des heures durant sans jamais s'en lasser ; une voix suave et un accent que je trouvais plutôt plaisant. Certes, techniquement ici c'est moi qui ai un accent, mais mes oreilles habituées au français ne l'entendaient pas comme ça.
Sans me laisser le temps de répliquer, il enchaîna.

"Je crois que je vais donc être volontaire. Moi c'est Atsuhito. Toi ? Et qu'est-ce que tu veux boire ?"

Attendez, pause. Quoi ?
Ce son à mi-chemin entre l'insulte et l'éternuement était un prénom ? Je ne savais même pas si je serais capable de le prononcer. Bon, j'allais devoir faire avec. Je trouverais bien un astuce, lui faire répéter serait impoli et malvenu. Surtout que même s'il le faisait, je n'étais pas sûre de saisir....
Qui plus est, il avait soulevé une question très importante. Qu'allais-je boire ce soir ?
Mentalement, je passais en revue ce que j'aimais. Est-ce qu'ils avaient des alcools particuliers ici, au Japon ? Il faudrait que je me renseigne, mais ce serait pour une autre fois. Ce soir, ce serait du whisky. J'en avais bien besoin.
Je parcourais du regard les bouteilles alignées derrière la barmaid, reconnaissant quelques marques. L'alcool, c'est vraiment un truc universel.
Ça me rappelait comment et pourquoi je m'étais retrouvée ici. Ce violent échec, la fuite, l'avenir qui s'assombrissait chaque seconde... Putain, fallait vraiment que je me reprenne. Divaguer seule ce n'est pas si grave, mais le faire en bonne compagnie c'était franchement limite. Je ne savais pas s'il l'avait remarqué, après tout ce n'était qu'une ou deux secondes de fragilité, mais déjà bien trop à mes yeux.
Je repris contenance tant bien que mal, sauvant les apparences autant que je le pouvais. Malheureusement, à l'intérieur le combat n'était pas achevé. Je quittais le bar des yeux pour les noyer dans le bleu de ceux de Proie, lui lançant le regard le plus puissant et troublant de mon répertoire. J'espérais que cela suffirait à lui faire oublier mon moment d'absence, dans le doute j'inclinais très légèrement la tête et me mordis doucement la lèvre avant de lui répondre :

"Anastasia, enchantée. Eh bien, si c'est si gentiment proposé, je prendrais bien un double whisky. Merci beaucoup."

Je ne le quittais pas des yeux, m'assurant de capter son attention. Discrètement, j'en profitais pour sortir de ma poche un anti-vomitif - mes nausées s'étaient bien un peu calmées, mais je préférais vraiment ne rien risquer ce soir. Ça allait me rasséréner, et ce ne serait vraiment pas de trop. Je détachais enfin mon regard pour le reporter sur la serveuse tout en glissant le médicament sous ma langue d'une façon on ne peut plus naturelle. C'était pour moi presque une habitude, et je m'étais par ailleurs rendue compte que lorsque l'on faisait les choses comme si elles étaient normales, elles choquaient moins que si l'on avait tenté de les dissimuler.
En attendant de recevoir mon verre, je ressentais le besoin d'occuper mes mains. Une cigarette, ce serait parfait. Je me demandais si la loi permettait de fumer dans les lieux publics ici, pour le moment aucune trace de fumée à l'intérieur du bar. Eh bien, c'était l'occasion d'entamer la conversation avec le jeune homme.

"Tu saurais si, par hasard, on peut fumer ici ? Je suis arrivée il y a peu, je ne sais pas encore vraiment ce qui est... Accepté."

J'avais pris soin de faire une pause en fin de phrase, peut-être saisirait-il l'allusion. Je n'en étais pas sûre, mais c'était une façon comme une autre de flirter sans être trop directe. Bon, certes, on avait vu largement mieux niveau subtilité... Au moins s'il comprenait, mes intentions seraient claires et quoi qu'il en soit, je me disais que je devais plutôt lui plaire, étant donné qu'il allait me payer un verre.
Vivement que ce dernier arrive, qu'il referme enfin cette plaie hurlante et que mes peurs se taisent, au moins jusqu'à demain. Qu'il emporte mon stress, mon passé, mon présent et mon avenir, que je puisse enfin oublier, emportée par ses vapeurs.
Je n'étais pas sûre de réussir à glisser discrètement un anxiolytique dans mon verre par contre. Dans le fond ce n'était pas plus mal, ce genre de mélange n'était sans doute pas conseillé - pourtant j'adorais ça. J'avais déjà réussi à prendre mon autre médicament, c'était le plus important...
J'eus une soudaine envie de m'enfuir. Mais non, je ne devais pas le faire. Se reprendre, vite.
Je tiendrais jusqu'au verre. Il fallait y croire, après tout l'homme face à moi avait l'air de valoir le coup. J'enlevais mon long manteau de fourrure et me sentis immédiatement plus à l'aise. Finalement, le débardeur, ce n'était pas si mal - j'avais l'impression d'être libre, de respirer à nouveau. Je passais ma main dans mes cheveux machinalement, et posais ledit manteau sur mes genoux.

"Il fait bien meilleur ici !" dis-je en souriant, n'ayant pas trouvé de meilleure tournure de phrase pour me justifier.

Je me voyais mal balancer "il commence à faire chaud", ça aurait pu être mal interprété... Faire des avances oui, mais avec un minimum de classe. Là, ça aurait sans doute été déplacé, à deux doigts du "bonsoir moi c'est Anastasia, j'ai chaud, tu veux un strip ?"
Y'a pas à dire, j'avais bien fait de réfléchir avant de l'ouvrir cette fois.

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