Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 Les caresses tendancieuses des cigarettes allumées. [Lewin]

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Evelynn K. Osadani


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MessageSujet: Les caresses tendancieuses des cigarettes allumées. [Lewin]   Dim 12 Mai - 18:06

Les caresses tendancieuses des cigarettes allumées.
Elles glissent sur mes doigts, et je suce le papier.
Ma langue roulant contre les courbes.
Dessinant les droites.



    Et le roulement du vent claquaient les cheveux des filles qui traversaient la cour ; déliant les mèches, dans des nuances brunes ou rousses. Perdant mon regard dans la contemplation des décolorations ou des rajouts asiatiques, je laissais un sourire s'esquisser sur mes lèvres, pour une grimace entre la moquerie et le ravissement. Contempler l'humain relevait d'un jeu qui ne pouvait pas me lasser, et dans cette attitude figée que j'avais adopté pour mon divertissement, je régnais comme un petit seigneur sur tous ces étudiants qui ignoraient et dans leur normalité, vaquaient à leurs occupations. Humains, si merveilleux humains, qui riaient, parlaient, dansaient, engueulaient ou criaient. Ils étaient tous là, conscients d'exister, mais jamais assez à mes yeux. Je vins caresser mes lèvres d'un revers du pouce, pour apprécier la satisfaction du sourire, la satisfaction de l'être réjoui. Tout simplement. Joie, ô, joie.

    « Eyh, Evelynn ? »

    Kuro affichait ce large sourire qu'on les enfants qui se préparent à dévaliser le placard à bonbons. Je concentrais mon attention sur mon camarade, considérant qu'il était le seul depuis quelques années avec qui j'appréciais passer du temps. Quoiqu'il ne correspondait aucunement à mes idéaux de victoires, et je savais qu'il ne rêvait pas non plus de terminer entre mes griffes, pour un soir. Je gonflais mes lèvres dans une moue boudeuse, qu'il prit comme une sorte de signal à la continuation de son injonction.

    « Tu serais capable de kidnapper quelqu'un, là? »

    Les prunelles fendues sous la surprise, je le contemplais, incrédule. Aucune expression ne vint trahir ses traits graves, et doucement, le sourire moqueur que j'avais ciselé sur ma bouche s'étira en une grimace plus pointue, plus violente encore. Un sourire gigantesque d'une joie enfantine. J'exultais.

    (…)

    Froissant entre mes doigts le sac de toile, le regard bordant chaque visage humains, je déambulais en traversant la foule de ces élèves rassemblés. Midi sonnerait d'ici quelques instants, et dans une déferlante organisée, ils se conduiraient tous vers le self. Là, dans la cohue, j'agirais en fonction de mes désirs. Dicté par mes volontés, je choisirais le sujet de mon défi lancé, et je me chargerai de le kidnapper. Simplement par amusement. Comme un chien sur ma piste, Kuro me suivait, sa tête brune restant à tâcher ma cognition, tandis que je valsais entre les mouvements, sans me décider encore. Ils étaient tous là, disponibles pour mes jeux, chacun libre de mon être, mais pourtant tous cible de mon intérêt. Lequel allais-je choisir ? Lequel prendre ? Une fille ? Une fille et sa fragilité douce ? Une fille aux longues jambes recouvertes par des chaussettes en coton blanc ? Une fille que j'embrasserai avec douceur, pour sécher ses larmes, et humer l'odeur de ses cheveux froissés par mes doigts ? Ou un garçon ? Un garçon si fort, si robuste, encore tout plein de sueur d'une séance de musculation ? Rires, rires ! Je riais, je riais tellement ! Mes yeux enflammés par ce plaisir si soudain du jeu qui s'offrait à moi, qui me mettait en contact avec l'Humanité toute entière. Je les comprendrais tous, un jour. Un jour, je saurais tout ce qu'ils sont. Ce qu'ils deviennent.

    Et midi qui sonne, midi qui hurle.

    Mon corps raidit par la brusque excitation, bousculé soudain par l'armée de fourmis affamée, je les contemplais, avec fascination. Tous, tous. Tous ces humains qui criaient à l'appétit. Je les comprendrais tous. Pas celle-là. Non, pas une fille, finalement. Pas une fille, parce que sinon elle hurlerait, et ça attirerait l'attention. Non, non.

    Celui-là. Le brun, là. Le brun, qui a l'air si ailleurs, si rêveur et si perdu dans la cohue. Je m'approchais de lui, en gloussant, ignorant le fait qu'il me remarque ou non. Ce brun aux yeux si plongés dans cette autre réalité, ce brun si déplacé dans un monde de mouvement. Je lui imposerai tout. Ma force, ma violence, ma cognition et mon âme. Tout, tout. Absolument tout. Me ruer sur lui, comme un chat le ferait sur un oiseau, je plongeais le sac sur sa tête, crochetais ses poignets, et l'arrachait à la normalité de l'instant, pour l'inviter à danser dans mon jeu. Je le trainais, avec violence, avec fulgurance, pour l'enlever à tout ce bruit et ces déplacements, pour le trainer dans les couloirs de ma propre folie, dans les corridors de ma propre hilarité, et finalement, le jeter derrière une porte random. Apparemment, considérais-je en claquant la porte après l'avoir bousculer contre le sol, et refermant mes doigts sur la poignée, il s'agissait du sous-sol du pensionnat. Voilà. Kidnapping achevé, excitation du jeu passée. En un premier temps, je venais de choisir ma proie. En un second temps, arriverait t-il à se remettre ? Qu'en avait t-il pensé ? Avait t-il eu peur ? Je ne me souvenais pas exactement de ses réactions lorsque je lui avais mis le sac de lin sur la tête. Me maudissait t-il ? Craignait t-il pour sa vie ? Est-ce qu'il n'en avait rien à faire ? Est-ce qu'il ferait en sorte de me supplier pour me laisser sortir ? Est-ce qu'il pleurerait ? Est-ce que son visage se déformerait dans un chagrin monstrueux, pour laisser couler sur ses joues des larmes amères, des larmes de souffrance ? Je posais mon front contre la porte, ma respiration venant heurter le panneau de bois. La porte ne s'ouvrait pas de l'intérieur. Enfermé dans le noir, je l'imaginais patauger dans une recherche de sens ou de logique. Eyh. Comment aurais-je réagi, moi, si nos rôles avaient été inversés ? J'aurais certainement ri. Ri jusqu'à tomber de fatigue. Ri de la situation, de cette drôle de situation. C'était si amusant, en fait. Si perfide et si délicieux. Je caressais la porte, en entendant des mouvements de l'autre côté.

    « Est-ce que tu as peur du noir ? »

    Doucement, je tapotais contre la surface du panneau de bois, pour lui indiquer ma présence, pour lui indiquer que je restais là. Nous allions jouer à un jeu. Je serai son bourreau, et lui serait mon amusement. Comment allait t-il prendre cela ? Comment allait t-il réagir ? Essaierait t-il de menacer ou de supplier ? Je ricanais, gloussant dans cet amusement.

    « Comment t'appelles tu, « chéri » ? »



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Tu miaules pour moi ?
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Lewin Rainer


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MessageSujet: Re: Les caresses tendancieuses des cigarettes allumées. [Lewin]   Dim 12 Mai - 23:14

Tu soupires. Tu te grattes la nuque. T'écoutes la prof. Tu regardes l'heure.
Tu soupires. Tu te grattes le front. Tu détourne ton regard de celui de la prof. T'oublies de regarder l'heure.
Tu l'écoutes toujours.
Tu roules des yeux. Tu te passes une main dans les cheveux. T'observes le tableau. T'analyses l'horloge de la classe.
Mais t'oublies de regarder l'heure.
Tu clignes des yeux. Les dix minutes d'un cours qui t'intéresse pas resteront toujours les plus chiantes.

Cinq minutes sont passées. Il est midi moins cinq, tout juste. La fin des cours, surtout celle qui donne le droit au repas, fait du bruit. Mais toi tu trouves que ce repas est dégueulasse. Alors t'as choisi d'acheter une salade. En plus d'être meilleur que la cantine, c'est presque diététique. Bravo Lewin. Mais on passera outre tes habitudes alimentaires. La salade d'aujourd'hui est tout simplement extraordinaire. C'est pas comme si tu mangeais comme ça tous les jours. Des fois, même, t'oublies. Et puisque t'as ton repas, pas besoin de te dépêcher, donc, pour remballer tes cahiers et stylos. Pas besoin d'arriver le premier au self, ni de courir pour éviter de passer deux siècles dans la queue. Tu peux même attendre que l'amas qu'est ta classe soit sorti pour y aller au calme. Mais cette prof te lancerait un regard rouge sanglant. Elle ferait baisser d'un point ta note, peut-être. Enfin t'y penses, et tu préfères pas tester. Ta note est trop précieuse pour qu'on y touche. Alors tu choisis de te presser un p'tit peu. Tu cales tout ça dans ton sac, puis le lances sur une de tes épaules. Jamais les deux. C'est sûrement trop difficile. Articulant un mauvais « au r'voir », tu passes la porte pour aller t'entrainer dans le bordel de ceux qui vont à la cantine. Ceux qui vont à la cantine. A la cantine. Haha. Bah pas moi, hinhin. Et tu t'avances vers un endroit où tu pourrais profiter de ta salade tranquillement. Tu cherches surtout à sortir de la foule pour le moment. T'aimes pas ça. Alors pour la deuxième fois de la journée, tu te presses encore un peu, ton regard cherchant les bords de l'amas d'écoliers. Tu te grattes la nuque. Rah putain, qu'on me laisse bouger un peu. La sonnerie te prévient que midi est là. Ton ventre appelle ta salade. Tu te fais plonger dans le noir par onnesaitquel putain de hasard. Ça doit être une vanne. Alors tu réagis pas. Tu penses à ta salade. Mais on t'emmène. C'est peut-être pas une vanne. Ou si c'en est une, elle est dégueulasse. Et tu te dois de répondre salement aux vannes dégueulasses. Hum. Est-ce que t'es vraiment censé avoir une réaction ? Ca parait absurde. Y a encore deux secondes tu pensais à ta salade diététique. Et encore deux secondes avant, tu cherchais une place pour manger ta salade diététique. Est-ce que t'es censé donner des coups de pieds dans le vide ? Tu pourrais prendre le dessus, là maintenant alors que c'est peut-être une simple putain de vanne. Est-ce que tu dois mettre l'inconnu à terre maintenant, ou est-ce que tu peux attendre histoire de t'accorder quelques secondes de réflexion ? Est-ce que tu peux te ridiculiser dans la foule en hurlant à la mort ? Non, ça on efface, tu peux pas. Sa violence te crispe. Mais 'faut pas. Est-ce que t'as le droit de trembler ? Non, ça on vire aussi, t'as pas le temps d'y penser. Dans la foule, t'oses pas te débattre, et est-ce que c'est trop tard ? Mais trop tard pour quoi ? Putain, ta tête bouillonne de questions débiles, ça t'énerve encore plus. Tu sais même pas si t'as réagi aux yeux du violent qui se colle à toi, et si ça se trouve la foule t'a même pas vu. Tu tires instinctivement sur tes poignets que des doigts pervers enserrent. Des doigts, ouais. A l'instant, t'oublies de te demander à qui pourrait appartenir ces doigts. Tu te demandes si c'est pas un jour de blague, mais pourquoi ça serait un jour de blague ? On te connait pas, c'est pas à toi qu'on fait la blague. Stop.

Tiens, les couloirs. Tu sens la froideur, et ça résonne. Ça résonne donc si on crie, ça résonne encore plus. Tu commences à te débattre, tirant plus violemment sur tes poignets, traînant l'inconnu jusqu'à réussir à le claquer contre un mur quelconque. Mais il a le dessus, ce bâtard. Tant pis, tu l'y claques encore. Et il te tire encore. Et toi tu tires sur tes poignets. Tu te démènes, tu t'agites dans tous les sens que ton corps peut supporter. Ça mène à rien, de jouer l'animal en cage comme ça. T'y gagnes seulement un peu en dignité. La pâle preuve que t'es pas rien. Sa violence te fait déglutir, et t'essaies encore de t'en aller. Mais c'est plus la froideur des couloirs que tu sens. Et tu perds l'équilibre. Tu connais plus. La porte fait un drôle de bruit. Et t'entends sa respiration. Vous devez être seuls alors. Tu fais tourner tes poignets, vires ce sac puant de ton front sans prêter attention à l'endroit où il attérit. Tu t'étires. Mais t'es pas calme du tout. T'as un petit canif dans ta poche. Fiou. Tu entrouvres tes lèvres pour lâcher un plat soupir d'apaisement qui vient prendre prendre le dessus sur la respiration trop ordinaire de l'inconnu. C'est un contraste étrange entre la situation et vous. T'es pas essoufflé. T'attends la suite.
▬ Est-ce que tu as peur du noir ?

Tu plisses les yeux. Est-ce que tu as peur du noir ? Tout humain doté d'un minimum d'instinct a peur du noir. C'est simplement un automatisme de méfiance, pas une altération propre à un comportement isolé. Tu peux pas dire non parce que l'angoisse due à l'inexploré est bien là. D'ailleurs, elle commence à se faire sentir sérieusement. T'as peur du noir, Lewin ? T'as peur du noir comme un humain piqué au pif a peur du noir. Mais est-ce que là, t'aurais pas un peu plus peur qu'un humain simplement doté d'instincts innés de survie ? T'as un petit canif dans ta poche.

▬ Jusqu'à ce qu'il me bouffe la gueule, je pense pas.

La provocation, c'est l'assaisonnement parfait. Tu peux pas t'empêcher d'en mettre un peu partout, hein Lewin ? Ne serait-ce qu'une graine, un brin, une goutte. Ça risquerait parfois d'être dommage pour toi. Y a un moment où la goutte fait déborder le vase, autant qu'il puisse contenir. T'essaies d'imaginer sa réponse en te frottant les poignets. Peut-être qu'il essaiera de te traumatiser du noir, pour que la simple pensée d'un endroit sombre finisse par te mette dans une situation carrément dérangeante et t'assomme sous l'angoisse de l'obscurité. Peut-être qu'il va juste se marrer. Et s'il t'approche, tu le vois pas arriver. Tu vérifies dans quelle poche est le canif. Cette situation a trop d'issues pour que tu puisses toutes les imaginer autant qu'elles sont. Alors t'imagines le pire. Au moins, si le meilleur arrive tu seras content. Quelle philosophie. T'enlèves ta veste. Et cet enculé se fout de ta gueule. Tu t'aides de tes mains appuyées au sol pour reculer et même assis, t'adosser contre le mur. T'as déjà un repère, aussi mince qu'il soit et aussi inutile qu'il puisse sembler.

▬ Comment t'appelles tu, chéri ?
▬ Va te faire foutre.

Tu te frottes une dernière fois les poignets. Tu sais dans quelle poche est ton canif. Tu te lèves avec prudence, posant des petits pas sur le sol gelé, et t'appuyant aux murs qui te tombent sous la paume de la main histoire d'éviter de partir dans la mauvaise direction. Il fait trop noir, bordel de merde. Tu te grattes le menton. Et tu trouves ton agresseur. A ton tour.
Tu serres ta main gauche durement fermée sur le col de son teeshirt et lui retournes sèchement le dos contre le mur où t'as attéri quelques minutes juste avant. T'as horreur de faire ça. Mais t'aimes le claquement sec de sa colonne vertébrale contre le mur. Ton sang s'explose contre tes tempes, sur ta jugulaire, à la pliure de tes coudes, et tu le sens partout. T'abhorres ce genre de situation. Il est coincé entre le mur et toi. Effleurant l'extrémité de son oreille de d'un souffle lancinant, tu trouves ta position et lui laisses quelques secondes pour se crisper. Tu lui exploses ton poing droit dans le ventre. Tu chopes ses cheveux de ce dernier poing, tirant dessus pour lui coller l'arrière du crâne au même mur. ▬ T'aurais une idée de justification pour m'expliquer ce que je fous ici ? T'oublies pas dans quelle poche est ton canif. C'est la droite.

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