Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 Les ruelles sont bien tristes les soirs d'orage...

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Kyota Katsunobu


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MessageSujet: Les ruelles sont bien tristes les soirs d'orage...    Ven 16 Nov - 20:13

    Le tonnerre résonnait, déjà depuis un moment derrière la fenêtre de sa chambre. Ses colocataires étaient tous sortis et il se retrouvait seul, recroquevillé dans son lit. Il avait ramené ses genoux contre son torse et avait plongé sa tête dans le creux formé. Il se laissait ainsi bercé au rythme des gouttes qui venaient se jeter sur sa fenêtre en un fracas bien audible qui donnait l’impression qu’elles allaient traverser la barrière de verre d’un moment à un autre. Les yeux clos, il se demandait pourquoi il était si seul mais en trouvait bien vite la réponse. Il n’aimait pas le monde, la foule. Par-dessus tout, il détestait les filles. Toutes ces filles qui ne l’approchaient que pour son visage enfantin et efféminé qu’il déteste tant. Ces filles qui ne l’approchaient que parce qu’il avait un style vestimentaire différent de la norme. Il n’était pas habillé à la mode comme les garçons de son âge le sont habituellement. Il ne portait pas non plus de vieux vêtements qui étaient à la mode vingt ans plus tôt. Non, lui, il portait plutôt ce genre de choses que certain mettent à halloween, lors de soirée déguisées. Ce genre de costume un peu idiot, où on se transforme en animal, en monstre, en héro ; où on adopte de style, le mode de vie de cette chose. Aujourd’hui, il avait de la chance, son jumeau n’était pas là. Il ne pourrait pas faire « ça ». Il ne pourrait pas le travestir. Notre jeune homme détestait ça, se faire travestir par son jumeau. Ce dernier adorait son visage féminin et se faisait un plaisir de le vêtir de jupes, de robes et de mignons petits chemisiers auxquels il adorait accorder avec des escarpins à talons.

    Il soupirait. Doucement, il relevait la tête. Dehors, la nuit commençait déjà à tomber. Il était encore tôt pourtant. Il se hissait hors de son lit, debout, sur ses jambes engourdies par l’inactivité de ses muscles depuis plusieurs minutes. Il s’avançait doucement vers la fenêtre où son regard se perdait dans la pluie qui ruisselait sur le bitume. A la manière d’un robot qui n’exprime ni émotions ni sentiments, il se dirigeait vers l’extérieur après avoir prit soin de fermer la porte de sa chambre à clé. Aujourd’hui, il portait simplement une chemise blanche et un jean bleu. A ses pieds résidaient ses converses dont il ne se séparait presque jamais.

    Cela faisait à présent une heure qu’il errait sans but dehors, sous la pluie. Dans une ruelle un peu sombre, il croisait quelques racailles qui le charriaient sur son visage. Il détestait ça, qu’on le charrie sur son visage. Mais il laissait passer. Il ne disait rien. « Regardez le les mecs ! On dirait une fille ! Ouuuuuuh la petite fille à sa maman ! » Il se retournait, leur faisait face. A peine une de ces racailles avaient-elles prononcé le mot « mère » qu’il leur sautait dessus. Le premier reçu un bon coup de poing dans la mâchoire, le second un coup de genoux dans le ventre. Le dernier s’acharnait sur notre jeune homme. Ils échangèrent quelques coups, de plus en plus violents. Et puis, notre garçon lui asséna un méchant coup dans les parties génitales avant de s’enfuir en courant.

    Il courait, courait sans s’arrêter. Dans une rue, dans une autre. A droite, à gauche. Il courait pour oublier. Il pleurait pour cacher ses larmes. Au détour d’une rue, il s’arrêtait brusquement. Il avait faillit heurter une jeune femme très charmante. Il s’inclinait et reculait un peu. Ou du moins essayait. Sans faire attention, les longs cheveux de la demoiselle s’étaient coincés dans sa chaine et dans les boutons de sa chemise. Il regardait la longue chevelure de la demoiselle, sa chemise, puis leva la tête vers la jeune femme. Il tournait un peu le regard et se cachait derrière ses cheveux mouillés qui lui tombait dans les yeux à la manière d’une frange mal coiffée. On ne pouvait pas voir ses yeux. Les mains tremblantes, il essayait de défaire ces mèches tant bien que mal en marmonnant des excuses.
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MessageSujet: Re: Les ruelles sont bien tristes les soirs d'orage...    Dim 18 Nov - 1:39



Kyota & Cassiopea
This Is A Part Of Me

Part One
Plus vide que je ne l’avais jamais vu, le temple ressemblait à un bâtiment fantôme.
Mais je restais là, sous la pluie, fixant l’autel extérieur sans bruit, les yeux dans le flou. Que pensais-je trouver ici ? À vrai dire rien. Que croyais-je pouvoir en priant ici ? Pas plus que si je priais ailleurs. De toute façon, Dieu n’existe pas sinon il règlerait tous les malheurs des gens sur cette Terre. Pourquoi nous aurait-il fait ainsi si ce n’était que pour se régaler d’un spectacle aussi abominable qu’improbable ?!
À cette pensée, je soupirais baissant la tête alors que je m’agenouillais sur le sol détrempé que l’eau ne cessai de recouvrir, déjà trempée jusqu’aux os. Il n’y avait rien à faire, mais j’avais besoin d’avoir l’impression que je pouvais montrer à ma mère que j’étais là, toujours debout, même si je chancelais fortement. Je voulais qu’elle soit fière de moi, qu’elle se rende compte des efforts que je faisais pour ne plus voir le fond, de tout ce que je donnais pour qu’un jour je puisse enfin réellement apercevoir les rayons du Soleil.
Je restais là quelques instants, fermant les yeux, les mains solidement liées par mon espoir mourant mais combattant pour ne plus avoir à luter face à tout ce qui m’entourait. Si seulement tout pouvait être simple et clair comme de l’eau de roche. Puis, je me mis à chanter à voix basse, comme pour que là-haut, on m’entende crier tout ce qui ne pouvait plus durer. Que l’on m’aide enfin à être utile pour les gens qui m’entouraient et qui ne s’en sortait pas. J’avais de l’espoir et de la niaque pour un régiment entier, alors pourquoi personne n’en voulait ?

Me relevant quelques instants plus tard, les larmes aux yeux, je les levais pour regarder le ciel noir où grondait l’orage. Je regardais cet Éden perdu sous les couches de pollution et les appels désespérés de dizaines de milliers de personnes. Y’avait-il encore un espoir que l’on s’en sorte vivant ?
Je repartis donc du temple, la tête basse, regardant mes pieds, j’avançai d’un pas mal-assuré. Je savais que tout cela ne servait à rien mais j’avais besoin de telles idioties pour avoir l’impression que je n’étais pas transparente de dans ce paysage hostile.
Mon jean était totalement collé à mes jambes, l’eau qu’il avait absorbée le rendant presque oppressant pour ma peau. Mon haut à manches longues noires collait le moindre millimètre de ma chair alors que la pluie ruisselait sur mes cheveux qui s’étaient collés de chaque côté e mon visage. J’enclenchais mon mp3, mettant mes écouteurs dans mes oreilles alors qu’une musique que je n’avais pas choisie se mit en route. N’ayant pas l’envie de changer, je la laissais, rangeant tant bien que mal l’appareil dans ma poche arrière gauche de jean.

Je marchais au rythme de la mélodie, chantonnant quelques passages alors que les gens sous leurs parapluies me prenaient pour une folle à lier. Mais n’ayant que faire du regard des autres, je me mis à chanter plus fort, dansant un peu alors que je sautais à pieds joints dans les flaques d’eau.

« This is the part of me
That you're never gonna ever
Take away from me, no ! »

J’avançai jusque dans des ruelles plus sombres et plus angoissantes pour certains, alors que j’étais encore et toujours dans ma bulle, ne voulant plus m’occuper que de moi pendant quelques instants. Oublier qu’il existait d’autres choses que tout cela dans ce monde. Non, pour l’instant c’était moi et moi seul dans les flaques d’eau alors que la pluie continuait de tomber à torrent.
Puis, je redressais la tête et me rendis compte un peu par hasard que je venais de me paumer s’en m’en rendre compte. Je soupirais, n’ayant qu’une crainte : ne pas retrouver mon chemin. Pas un chat à l’horizon alors que j’enlevais les écouteurs de mes oreilles et éteignait mon mp3. Comment j’allais faire moi maintenant ?! J’avais l’air fine…
Je me mis à marcher rue après rue, tentant tant bien que mal de retrouver un seul coin par lequel j’étais passé mais ne vain. Je n’avais pas fait attention à ce qui m’entourait tout à l’heure. Je ne pouvais maintenant que m’en prendre à moi-même. En plus, je n’avais même pas pris mon portable.

Et là, un jeune homme qui devait avoir à peu près mon âge était arrivé en courant, manquant de peu de me percuter de plein fouet. Il s’inclina pour s’excusa mais embarqua par la même occasion une de mes mèches de cheveux. Je le vis, complètement perturbé, tentant tant bien que mal d’enlever mes cheveux de ses boutons et de sa chaine alors qu’il ne cessait de s’excuser à voix basse.
Posant mes mains sur les siennes, je les enlevais du nœud avant de le défaire lentement mais contentieusement.

« Ne t’inquiète pas, ce n’est rien. »

Je souriais doucement, mon visage affichant une expression presque paisible malgré le fait que j’étais totalement perdue. Finissant de démêler les nœuds, je lui rendis sa liberté avant de relever les yeux, me rendant compte que quelque chose n’allait pas. On avait presque l’impression qu’il s’était battu. N’osant pas l’embêter alors que je ne le connaissais pas, je lui dis simplement d’une voix claire mais douce :

« Je m’appelle Cassiopea et toi ? Tu es au Pensionnat Rayen toi aussi ? Il me semble déjà avoir ton visage quelque part… » dis-je ne me remémorant toutes les fois où j’avais pu croiser ses cheveux blonds et son visage qui semblait angélique mais que je ne pouvais qu’entrapercevoir derrière ses cheveux mouillés.

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Kyota Katsunobu


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MessageSujet: Re: Les ruelles sont bien tristes les soirs d'orage...    Lun 26 Nov - 22:08

    Le soleil commençait à décliner. On ne pouvait le voir que rarement, quelques rayons traversant parfois légèrement les épais nuages. Mais déjà, la nuit se faisait ressentir. Le vent devenait plus froid, le ciel s’assombrissait un peu plus qu’il ne l’était déjà. Avec son innocence, il la regardait à la manière d’un enfant qui vient d’ouvrir un cadeau de noël. Qui était-elle et surtout, comment savait-elle pour le pensionnat ? En réfléchissant à peine quelques secondes, la réponse paraissait évidente. « Toi aussi », suggérait en effet qu’elle y logeait elle aussi. Sans doute une des nombreuses élèves de cette pension sans fin. Lorsqu’il se promenait, il avait tendance à se perdre tellement les couloirs n’avaient pas de fond. A ses yeux, rien n’était important. Entre ces murs, il ne se sentait pas chez lui. Il n’était pas à sa place. On le regardait comme on regarde un animal dans un zoo, on le touchait comme s’il était un chat, un chien. Les groupies de son jumeau le rendaient fou. C’était une des raisons pour lesquelles il refusait de sortir de sa chambre en dehors du temps scolaire. Non seulement son lit était très possessif et très jaloux de ses cahiers de cours qu’il passait six à huit heures à cajoler, mais en plus et surtout, il détestait le contacte avec les autres gens. Timide, il se refusait ne serait-ce qu’un contacte visuel. Il n’échangeait que très rarement des regards, de peur d’être regardé de haut, d’être insulté, malmené. Il avait peur du regard des autres. Ce dernier était lourd, les gens ne mesuraient pas le poids de leurs paroles. Ils ne savaient pas à quel point il avait pu souffrir, ils ne savaient pas à quel point son mode de vie lui permettait de s’évader, de se sentir mieux.

    En jetant un coup d’œil rapide vers cette inconnue, il pouvait constater qu’elle était d’une beauté assez rare. Elle ne ressemblait pas à ces nouvelles adolescentes habillées courts, se pavanant à la manière de girafes constipées. Elle n’était pas comme toutes les autres, montées sur dix centimètres de talons sur lesquels elles ne tiennent même pas. Elle avait de longs cheveux bruns, des yeux assortis qui ressortaient assez bien. Elle était grande, mais juste comme il le faut. Ni trop, ni pas assez. Oui, « ni trop, ni pas assez ». Cette expression seule suffisait à la décrire entièrement. Il s’attardait sur son visage. Elle avait une expression douce et calme. Jamais, ô grand jamais, il n’avait vu une pareille expression chez une fille. Tout le temps, il se faisait poursuivre par des groupies affolées qui criaient comme si leur vie en dépendait. A vrai dire, c’était les seules fois où il apercevait des filles, préférant les évitées, de peur qu’elles ne soient toutes comme « elle ».

    Il n’osait pas répondre à sa question. Il ne se hasardait pas ouvrir la bouche, lui adresser la parole, lui dire son nom. Son nom, si peu de chose sur lui, juste ce qui pourrait le qualifier. Mais non, il en était hors de question. Non pas qu’il ne voulait pas, il n’y arrivait pas. Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas parlé à une demoiselle. Il gardait la tête baissée, essayant de ne pas croiser son regard tout en essayant de poser les yeux sur elle. Il avait là comme une sorte d’admiration pour elle. Elle avait résisté à cette mode de filles qui se ressemblent toutes. Il laissait échapper un sourire, comme pour se donner du courage. Il releva légèrement la tête en prenant toujours garde à ne surtout pas croiser ses yeux.

    « Kyota. Oui, j’y suis arrivé il y a peu de temps… »

    Il se cachait derrière ses cheveux aussi mouillés que lui. Sa chemise blanche, qui ne l’était plus, laissait transparaître son torse et ses bras fins. Il fit un pas en arrière et regardait le sol. Il sentait ses joues rosir à cause de la timidité. Mais ce fut de courte durée, déjà, les frissons l’envahissait.

    « Pardon. Pour ça. », dit-il simplement en désignant ses cheveux d’un geste du doigt en prenant soin de ne pas les toucher. Les filles n’aiment pas que l’on touche à leurs cheveux, il paraît…

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MessageSujet: Re: Les ruelles sont bien tristes les soirs d'orage...    Dim 13 Jan - 15:12



Kyota & Cassiopea
The way of my Heart

Part Two
La pluie ne rendait pas mon moral plus sombre qu’il l’était déjà. Après tout, la pluie ne cessait de tomber depuis quelques jours et cela ne m’étonnait même plus de voir le ciel pleurer encore et encore à cause de son impuissance face à ce monde qui se cassait la figure. Mais que pouvait-on y faire si ce n’est le regarder plonger sans bruit, alors que la plupart des personnes qui le peuplait ne pensaient qu’à eux et encore à eux. Le monde était égoïste, tellement égoïste que s’en était écœurant. Je ne me trouvais pas moins égoïste, non… Juste plus consciente de cette part sombre de moi qui faisais que j’aidais à ma manière à faire ployer cette terre déjà en souffrance.

Devant l’autel du temple, je priais pour ma mère, en espérant intérieurement qu’elle soit fière de moi malgré toutes mes erreurs et mes comportements excessifs. Mais je n’y pouvais rien, elle me les avait légués, elle qui, d’après mon père, était une femme qui ne faisait jamais dans la demi-mesure et qui adorait qu’on la remarque, que ce soit en bon ou en mauvais. Peut-être était-ce pour cela que je lui ressemblais tant ?! Peut-être que je voulais être comme cette femme que j’admirais tant et que je n’avais pourtant jamais eu la chance de rencontrer.

Me mettant à chanter à voix basse, je voulais que tout là-haut on m’entende et que l’on aide ce monde qui n’en pouvait plus. C’était la moindre des choses que je pouvais faire. Mais pourquoi personne ne daignait prendre les choses en main ? Je ne comprenais pas pourquoi personne n’assumait ce poids, certes lourd, mais pas insurmontable. Me redressant, je partis du temple, la pluie ne cessant de tomber alors que mes larmes ne cessaient de vouloir sortir de mes yeux. Mais je les retenais, ayant bien trop peur que quelqu’un s’en aperçoive. Mettant mes écouteurs dans mes oreilles, tandis que j’allumais mon mp3.

Sortant du temple, je glissais l’appareil dans la poche arrière de mon jean totalement collé à ma peau. Je marchais lentement sous la pluie, mes cheveux collants mon visage pâle à la fois à cause du froid mais surtout à cause de mes pensées qui ne cessaient de tourner en rond. Je me demandais toujours la même chose sans trouver de réponse probable et valable. Il n’y avait juste personne qui osait reprendre le monde en main alors que le peuple mondial ne demandait qu’une main tendue.
Chantant sous cette pluie battante, je sautais dans les flaques d’eau qui ne cessaient de s’agrandir, un peu comme une petite fille espiègle l’aurait fait. Les passants, bien cachés sous leurs parapluies me prenaient pour une folle bonne pour l’asile mais je n’en avais que faire.

« This is the part of me
That you're never gonna ever
Take away from me, no ! »
chantais-je tandis que je continuais d’avancer en sautillant dans les flaques pleines d’eau.

J’avançai lentement mais surement, ne me pressant pas, car même si j’allais attraper la mort à rester ainsi sous cette pluie rageuse, je m’en contrefichais et je n’avais qu’une envie : me changer les idées.

« I chased your love around a figure 8,
I need you more than I can take,
You promise forever and a day, and then you take it all away,
And then you take it all away,

So lovers hold on to everything, and lovers hold on to anything,
So lovers hold on to everything, and lovers hold on to anything. »


Je n’arrêtais de chanter chacune des mélodies qui passaient les unes après les autres dans mes oreilles tandis que je m’enfonçais dans les ruelles sombres de Rayen. Totalement dans ma bulle, je ne me rendais pas réellement compte que le danger pouvait rôder autour de moi. Et à vrai dire, cela ne m’inquiétait pas plus que cela. Quand je relevais la tête pour regarder autour de moi, je ne reconnus rien. J’avais l’air de quoi moi maintenant que j’étais totalement paumée… Arrêtant la musique, je rangeais l’appareil dans ma poche arrière avant de marcher un peu approximativement vers les rues qui me semblaient être plus vivantes que celle dans laquelle je me trouvais.
Cherchant dans mes poches je ne trouvais pas mon portable que j’avais délibérément laissé au lycée tout à l’heure. Mais quelle cruche je faisais….

Et alors que je croyais totalement paumée, je vis un jeune homme d’à peu près mon âge débouler à toute vitesse vers moi. Il manqua de peu de me faire tomber. Celui-ci s’excusa vivement, s’inclinant pour s’excuser encore une fois mais mes cheveux s’étaient coincés dans ces boutons et sa chaîne. Il essaya de les enlever alors que ces mains tremblaient complètement vu son embarras. Je posais délicatement mes petites mains sur les siennes, en les repoussant gentiment avant de lui dire :

« Ne t’inquiète pas, ce n’est rien. »


Il cachait son visage derrière ces mèches blondes. Malgré tout, je vis son visage s’empourprer. Je souriais gentiment, mon visage affichant un air calme et serein malgré le fait que je sois totalement perdue. Je continuais de défaire les nœuds nous liaient un peu contre notre gré. Je voyais qu’il me fixait comme si je l’intriguais. Mais je ne réagissais pas, préférant ne pas trop alourdir sa timidité déjà bien présente. Ce jeune homme qui semblait si innocent, si gentil n’était pas comme tous les autres. Il y avait quelque chose en lui que je n’avais que rarement senti. A vrai dire, je n’avais ressenti cela que chez Rin. C’est bien cela qui m’intriguait moi aussi.

« Je m’appelle Cassiopea et toi ? Tu es au Pensionnat Rayen toi aussi ? Il me semble déjà avoir ton visage quelque part… » lui demandais-je essayant tant bien que mal d’alléger un peu l’atmosphère qui nous entourait de son aura sombre et malveillante.

Le coin était réputé comme assez mal fréquenté, mais pour autant, je me sentais presque en sécurité. Allez savoir pourquoi…

« Kyota. Oui, j’y suis arrivé il y a peu de temps… »

J’acquiessais d’un geste de la tête aussi doux que mon sourire. Je commençais à venir à bout de tous ces nœuds.

« Pardon. Pour ça. » me dit-il en pointant du doigt mes cheveux, comme si il n’osait pas les toucher.

Je continuais de sourire, cette fois plutôt amusé par sa réaction.
Une fois que je nous eus délivrés, je souriais replaçant mes cheveux derrière moi avant de lui dire :

« Ne t’en fais pas, c’est de ma faute après tout je n’ai qu’à pas avoir les cheveux aussi longs » rigolais-je.

Je le regardais dans les yeux avant de continuer d’une voix toujours aussi douce :

« Alors comme ça tu es à Rayen. Bin tu vas peut-être pouvoir m’aider alors. A vrai dire, je me suis un peu perdue parce que je ne faisais pas trop attention à la direction que je prenais… Tu saurais par où il faut rentrer ou pas ? »
demandais-je un peu embêtée.

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