Le Pensionnat Rayen est un RPG manga où tu incarnes un adolescent de quinze ans et plus ou un adulte du personnel, dans un pensionnat remplis d'élèves aux caractères bien divers. Entres originaux, musiciens, gothiques, sportifs, pom-pom girls, neutres, racailles, emos, artistes et punks, trouveras-tu ta place ?



 
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 C'était bien malin d'arriver en pleine nuit...

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Bahlam Kishibi


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MessageSujet: C'était bien malin d'arriver en pleine nuit...   Lun 21 Jan - 22:26

Le froid. Il fait froid, et il fait noir. Des petits éclats tranchants stagnent dans le ciel. Si tu regardes franchement, tu apercevras qu'elles bougent, les étoiles - ou plutôt non, la Terre bouge, ce qui fait que l'impression que les étoiles décrivent un cercle concentrique titille la rétine. Je sors une cigarette, et je l'allume. L'air est glacé et des petites volutes de fumée dansent en même temps que j'expulse le nuage nocif, bourré de nicotine usé.
Les sens sont plus clairs, je crois.
Je roule légèrement les épaules. Elles sont encore endolories à force d'avoir porté des sacs tout le long de la journée. Les valises ont été expédies, mais je ne me sépare jamais de mes bagages à main. Plutôt mourir. Habitude acquise à force d'être ballotée de ville en ville. Je reprends le sac posé au sol, puis écrase le mégot sur le bitume. Bon.
C'était bien malin d'arriver en pleine nuit, me morigénai-je. Mademoiselle ne veut pas faire comme tout le monde, s'évite les bousculades des adolescents en faisant du covoiturage. Super idée, Bahlam. Magnifique.
Oula.
Ce campus, c'est... J'en sais rien en fait, j'y crois pas; il y a un petit instant je déambulais dans les couloirs, et hop, je me retrouve embarquée dans un dédale infini de carrelage. Les toilettes.
Y a pas à dire, c'est bien fichu. Je veux dire, là où j'étais avant, c'était un pauvre petit lycée public dont les portes étaient défoncées et parfois couvertes de graffitis, allant de grandes déclarations d'amour à deux balles jusqu'aux lettres d'insultes envers cette prof aux cuisses de baleine. Si une baleine peut avoir des cuisses. Wait, c'est bien un mammifère, non ?
Bref. Toujours est-il que je suis paumée.
Hé, ça me rappelle un peu Harry Potter, où Poudlard est si grand qu'on s'y perd. Amusée, je mimai une baguette magique avec mon doigt, murmurant pour moi-même "Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises." Hélas, pas de Carte du Maraudeur se matérialisant devant moi. Dommage. J'ai toujours eu un faible pour ce genre de bêtises. La faute au dieu de l'imagination qui s'est penché sur mon berceau quand j'étais gamine.

Je me rafraîchis le visage dans le noir. C'est une minuterie ici; et ça marche au détecteur de mouvements. Je ne sais pas si cette machine a vu mes gestes, quoi qu'il en soit, je m'asperge la face d'eau dans le noir. Ça va. C'est pas grave. C'est assez sympa, je sens que je vais m'y plaire.
Je ne sens pas franchement bon.
Et vu le bruit de l'eau qui coule et qui frappe le carrelage, je déduis qu'il y a des douches, ici. Je suis bien pensionnaire, non ? Il n'y a pas l'air d'avoir un couvre-feu. J'ai croisé plusieurs jeunes, la plupart en groupe, emmitouflés dans des gros manteaux et massés les uns contre les autres, pour se protéger du froid. Je les ai vus, mais eux pas.
Tant mieux. Ce n'est pas que je n'aime pas faire de nouvelles rencontres, mais à environ une heure où les honnêtes gens sont couchés, c'est pas trop mon truc. Où alors il me faut de la musique. Beaucoup, beaucoup de musique. Des lumières, froides, qui font apparaître les gens sous leur jour le plus laid. Comme ça, on peut sélectionner les plus beaux sans avoir de mauvaises surprises le lendemain matin. Pas de crises cardiaques en te demandant qui est cet étranger à la face hideuse partageant ton lit.
Une douche ne me fera pas de mal... Surtout que l'odeur ici, de vagues effluves de shampooing à la pêche, m'allèche autant que le ferait un repas d'ogre comme ma mère sait si bien les faire.

Je jette des coups d’œil furtifs autour de moi. C'est-à-dire que je cherche un endroit où mettre mon handbag en sûreté. Allez Rayen, tu dois bien avoir des cachettes, non ? Une Salle sur Demande ?
Sans cesser de chercher, je défais la fermeture Éclair du sac de sport, et farfouille pour sortir quelques vêtements propres. Un débardeur un pull. J'ai déjà un jean. Du gel douche. La flemme de me laver les cheveux. Je tombe de sommeil quand même, parce que l'heure est bien avancée dans la nuit, et que tous les cafés ingurgités et cigarettes fumées n'y feront rien, le sommeil alourdit implacablement les paupières.
Je dépose le sac dans un recoin d'ombre, m'assure qu'il est en sécurité, puis retire mes rangers.
Sans un mot ni un regard en arrière, j'entre en chaussettes sur le sol carrelé. Mouillé - et glacé ! 'tain, y a pas d'eau chaude ici, chier !
Je grimace. C'est rude, le froid, surtout sur la paume des pieds. Les humains, ça peut supporter, je suppose, un seau d'eau glacée sur les joues, les mains, les cuisses - mais le torse ou les pieds et c'est le compte à rebours pour la mort par hypothermie qui démarre. Patinant à travers les cabines, j'essaie d'attirer l'attention du détecteur de mouvements. Qui ne me remarque pas. Bon...
Et puis je vois la lumière.
Aha, très drôle. Les douches des garçons sont allumées. Et je vois la vapeur. J'étouffe un cri de joie et me précipite à l'intérieur, me fichant éperdument de voir quelque queue ou appareil génital masculin du genre. Je veux juste de l'eau chaude, par pitié.

Mais évidemment, comme je suis si douée pour me faire remarquer quand il le faut [et ceci ne s'applique pas à toi, fichu détecteur de mouvements] je glisse sur le sol mouillé et m'étale de long en large. Sweat-shirt trempé, je me relève en maugréant, le visage rouge d'humiliation. Les pommes de douche fouettent leur eau devant mes genoux.
Deux pieds nus, rosis par la chaleur, apparaissent en face de moi. Des pieds féminins.

Hé, si ça se trouve, elle est nue, ou juste vêtue d'une serviette ?
Un petit coup d’œil discret ne [me] dérangera pas...
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Jolene Evans
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MessageSujet: Re: C'était bien malin d'arriver en pleine nuit...   Mar 22 Jan - 20:21

Un début de soirée qui s'annonçait franchement mal. J'étais étendue dans ma chambre, mais super poussin était absent, et je ne pouvais pas supporter mes autres colocataires. Pourquoi? Ben je sais pas moi... Probablement à cause de leur manière de nous regarder, Ikura et moi lorsque nous "jouions". Enfin bref, toujours était il que je ne pouvais pas les blairer, donc j'allais me préparer pour sortir. Une robe. Courte. Moulante. Noire. Évidemment, j'avais mit un collant en dessous, histoire de pas trop passer pour une catin, même si c'était ce que la plupart des gens pensaient de moi. Une paire d'escarpins talons, une pochette et puis... Voilà. Une fois dehors, je compris la grossièreté de mon erreur. Au secours, il faisait un froid glacial. Bon... Pour me rassurer et tenter de surpasser cette sensation piquante, je me dis que j'aurais plus chaud après avoir bu quelques verres et frustré quelques mecs.

Une fois au bar, je n'eus pas besoin de faire beaucoup de choses pour attirer les mecs comme des mouches ; simplement de m'accouder au bar, légèrement penchée en avant, et de minauder en faisant tourner ma paille dans ce que je faisais passer pour un whisky coca, mais qui était dépourvu de la première substance que je viens de citer. Nan mais ho ?! J'allais pas commencer à boire de l'alcool avant d'avoir repéré une cible non? En parlant de cible... Il me sembla bien qu'un jeune homme me considéra comme telle... Aha, pauvre de lui. Je le laissais venir à moi et me regarder. J'avais détourné la tête, faisant mine de ne pas l'avoir vu, pour le laisser m'aborder. S'ensuivit un dialogue aussi long qu'inutile, nous savions lui et moi où nous mènerait cette petite conversation... Après avoir échangé les amabilités d'usage, nos prénoms, âges respectifs et compagnie, il profita d'une chanson un peu plus... Chaude pour se rapprocher brusquement, enroulant un de ses bras autour de ma taille. Biiien... Il était plutôt entreprenant, ce qui n'était pas pour me déplaire. Après, il y avait entreprenant et entreprenant. Il y avait le type qui faisait des câlins, des bisous et qui discutait mine de rien, et celui dont le corps et les attitudes disaient clairement « J'ai fin, je veux baiser, t'es bonne, tu m'tailles une pipe et plus si affinités poupée? ». La première catégorie me plaisait et la deuxième... Aussi. Au moins je pouvais jouer avec, sans me gêner, et sans aucun scrupules. Sadique, moi? Voyons. Tout n'est qu'une question de point de vue : Tu dis sadique, je dis rancunière. La vengeance est un plat qui se mange froid, ou, dans mon contexte, en se refroidissant... Besoin d'un dessin? Je le chauffe, jusqu'à ce qu'on arrive jusqu'au moment... Crucial, et là, je m'en vais, le laissant sur sa faim et lui rappelant qu'il a un poignet pour pouvoir se soulager tout seul comme un grand. Enfin bon... Je divague... Après ce rapprochement, je me mis à rouler des hanches pour que nous commencions à danser doucement mais surement, dans une sorte de collé-serré très sensuel qui attirait bien des regards...

« J'aime j'aime
Tes yeux, j'aime ton odeur
Tous tes gestes en douceur
Lentement dirigés
Sensualité

Ouh stop un instant
J'aimerais que ce moment
Fixe pour des tas d'années
Ta sensualité
»

Après une chanson sur laquelle je m'étais un peu plus frottée contre lui en chantant doucement sur le refrain, je sentis une... Bosse sur mon ventre... Ohmondieu. Il n'avait visiblement pas été indifférent à ma petite danse... J'éclatais de rire, sans prendre en compte la gêne qu'il pouvait ressentir. Ichigo la garce était là.

« Aha. Alors mon coco, on bande? Dis donc... Il t'en faut peu pour être heureux hein ! Bref, tu m'saoules en fait. J'vais rentrer, bonne fin de soirée... ! »

Je m'étais écartée de lui, et sortis du bar, sous l'oeil goguenard des habitués qui raillaient mon partenaire de danse et reluquaient mon derrière. Le frustré se pointa à la porte du bar pour me dire au revoir d'une manière fort charmante.

« HÉÉÉÉ. Espèce de petite allumeuse, la prochaine fois que j'te vois, tu peux être sur que j'vais te baiser avec tellement de force que ton ventre sera troué ! »

Je lui répondis par un éclat de rire encore plus cristallin que le premier, tentée de répliquer qu'avec sa petite excroissance masculine je ne sentirai rien, mais ça risquerait de beaucoup trop l'énerver, et en talons aiguilles, courir pour échapper à un type furieux, c'est pas ce qu'il y a de plus simple à faire. D'ailleurs, le froid avait recommencé à me transpercer de part en part. Je rentrais donc au pensionnat au pas de course.

Une fois rentrée, j'étais frigorifiée, et après avoir enlevé mes escarpins -dont le tac-tac sur le sol me ferait bien vite repérer par un surveillant-, je fonçais à la douche après avoir fait un bref crochet par ma chambre. Ma serviette, mon gel douche et mon shampoing sous le bras, je ne tentais même pas d'aller dans les douches des filles, et allais directement dans celle des garçons. Évidemment, à cette heure ci, j'étais seule. Je pris ma douche en repensant au gars du bar... J'aurais aimé pouvoir le frustrer un peu plus, mais hélas, il appartenait à la deuxième catégorie des entreprenants. Un cri me fit sortir de ma douche, je ne pris que le temps d'enrouler ma serviette autour de moi pour voir qu'est-ce qui ou qui est-ce qui avait produit ce bruit.

Je tombais nez à nez avec une jeune femme, mignonne, et trempée. Ses vêtements l'étaient aussi. Je lui tendis une main avec un petit sourire.

« Hey, tu t'es pas fait trop mal? Le carrelage ici est très glissant... Moi aussi j'en ai fait les frais, et c'était pas très agréable. Au fait, j'm'appelle Ichigo ! »

Elle était charmante, mais avait l'air de mauvais poil. Oh et puis zut. Au pire je saurais la détendre...

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Je parle en #501819
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Bahlam Kishibi


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MessageSujet: Re: C'était bien malin d'arriver en pleine nuit...   Sam 23 Fév - 21:58

Ce n'est pas comme si ça c'était mal passé. Look, Bahl. It's all good.
Cette fille a des mains d'une femme de quarante ans.
On dirait que ces paumes sont trop expérimentées. Je ne sais pas. Tout dans la douceur de ce geste est léger et sensuel - mais, pourquoi ai-je juste... l'impression... que c'est...
... une catin ?
Je secoue la tête pour chasser ces pensées. Pas bien, Bahl. Je souris - parce que c'est la seule chose à faire quand quelqu'un propose son aide - et m'empare de cette main. Le contact me fait frissonner. Bon, d'accord. J'ai les mains gelées et les siennes ardentes, c'est sûr que ça crée des étincelles - ou de la buée, peu importe - mais cette peau est indécemment trop douce.
Je sais les miennes rugueuses, sèches et rêches, et je devine les frissons que je déclenche chez mes partenaires. Mais là, pour - une simple... empoignée de mains...? - juste ça, je me sens terriblement mal à l'aise. Cacher, couper mes mains, disgrâces qui n'auraient pas dû toucher les siennes.
Je dois être une sale perverse, fétichiste des mains; mais que lui dire ? Je ne peux pas me mettre debout en face d'elle, et dire, sur le ton de la plaisanterie, "Hé, salut, tu ne connais pas mon nom mais je meurs d'envie de lire les lignes de ta main !" ni lui dire "Tu as des mains sexy". Bref.
Diantre, les jolis yeux aussi.
Ah, non ! Je ne vais pas commencer à créer une description dithyrambique de ses globes oculaires, merde !
Et pourtant si, je suis tentée de le faire - sauf que je ne vais pas le faire, ha ! Déçus, hein ? ... mais à qui suis-je en train de m'adresser ? Tu es en train de perdre la boule, Bahl; le choc sur la mâchoire, peut-être ? Déjà, parler à la deuxième personne dans sa tête, c'est malsain ! Tu as un trouble de la dissociation, ma fille !

Ses cheveux ondulés sont collés à ses joues par l'humidité. Je déglutis, parce que je ne sais trop que dire. Terrible première impression pas vrai ? Pourtant c'est celle-là la plus importante ! Alors sois un homme et cause, pour l'amour des nuggets !

- Ce serait sympa de jouer au hockey ici, c'est certain. Bonsoir, saluai-je. Moi, c'est Bahlam Kishibi. Ravie de te rencontrer, Ichigo. Même en ces circonstances atténuantes pour ma crédibilité.

Et voilà, exactement le genre de speech dont elle se serait passée. Servi avec un sourire sincère, le genre qui montre les dents, retroussé sur un côté.
Ichigo a vraiment de belles mains. Maintenant, à savoir si elle plus qu'une future mannequin-de-mains en herbe.

- Je suis nouvelle ici, indiquai-je. Les filles d'ici sont-elles diurnes pour que leurs douches soient éteintes la nuit ?

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